par Renaud » ven. 28 juil. 2006, 0:23
Bonjours à tous,
Mes références "scientifiques" sont un peu trop brouillones, contrairement à ceux qui se sont exprimés plus haut et que je salue, c'est pour ça que je prend un raccourci.
Le besoin ou le désir de sens, mène à créer des formes. Il y a des formes parce qu'il y a une pensée, autrement dit, du sens. Or je crois qu'il est très juste, même évident, d'affirmer que le sens n'est pas matériel, et c'est bien lui qui compte dans le fond. Sans quoi qu'y aurait-il?
Si j'écris sur une feuille de papier: Je t'aime, il y a bien de la matière le papier et l'encre, ou l'écran, un contraste lumineux dû à la différence de luminosité du papier et de l'encre ou des pixels, puis les photons qui vont activer l'oeil qui va regarder ce papier auront pour effet d'être l' "arche du pont transporteur" de sens entre la forme lumineuse du papier écrit et le sens ou désir atteint de celui ou celle qui le lira, bref tout l'arsenal matériel dont nous n'avons pas, et de loin, finit l'inventaire ici bas. Ainsi, seul le sens compte, et même, c'est lui qui donne sens jusqu'à la compréhension du monde matériel. Sans le sens, ce dernier ne serait rien pour nous.
C'est probablement ce qui manque cruellement à la pensée matérialiste qui, pourtant, n'échappe pas au désir et au sens comme toute la pensée, quelque soient ses objets. La pensée serait première et non pas une structure biologique (cerveau) qui produirait de la pensée. Que la structure biologique produise de la pensée n'est sans doute pas faux, mais cette pensée produite par la structure biologique ne vient pas nécessairement d'elle même, elle lui donne la forme nécéssaire à son état, mais, vu le sens, la structure biologique n'est pas cause d'elle même comme le récepteur-radio n'est pas l'auteur de ce qui résonne dans son haut-parleur. La pensée semblerait autonome et se laisse mettre en forme selon les circonstances. C'est le rôle indispensable de la vie ici bas. Mais alors, "avant" elle, ou "après" elle, la pensée est toujours là. De là à identifier la pensée et son sens avec Dieu, il n'y a qu'un pas! Et la joie.
Renaud
Bonjours à tous,
Mes références "scientifiques" sont un peu trop brouillones, contrairement à ceux qui se sont exprimés plus haut et que je salue, c'est pour ça que je prend un raccourci.
Le besoin ou le désir de sens, mène à créer des formes. Il y a des formes parce qu'il y a une pensée, autrement dit, du sens. Or je crois qu'il est très juste, même évident, d'affirmer que le sens n'est pas matériel, et c'est bien lui qui compte dans le fond. Sans quoi qu'y aurait-il?
Si j'écris sur une feuille de papier: Je t'aime, il y a bien de la matière le papier et l'encre, ou l'écran, un contraste lumineux dû à la différence de luminosité du papier et de l'encre ou des pixels, puis les photons qui vont activer l'oeil qui va regarder ce papier auront pour effet d'être l' "arche du pont transporteur" de sens entre la forme lumineuse du papier écrit et le sens ou désir atteint de celui ou celle qui le lira, bref tout l'arsenal matériel dont nous n'avons pas, et de loin, finit l'inventaire ici bas. Ainsi, seul le sens compte, et même, c'est lui qui donne sens jusqu'à la compréhension du monde matériel. Sans le sens, ce dernier ne serait rien pour nous.
C'est probablement ce qui manque cruellement à la pensée matérialiste qui, pourtant, n'échappe pas au désir et au sens comme toute la pensée, quelque soient ses objets. La pensée serait première et non pas une structure biologique (cerveau) qui produirait de la pensée. Que la structure biologique produise de la pensée n'est sans doute pas faux, mais cette pensée produite par la structure biologique ne vient pas nécessairement d'elle même, elle lui donne la forme nécéssaire à son état, mais, vu le sens, la structure biologique n'est pas cause d'elle même comme le récepteur-radio n'est pas l'auteur de ce qui résonne dans son haut-parleur. La pensée semblerait autonome et se laisse mettre en forme selon les circonstances. C'est le rôle indispensable de la vie ici bas. Mais alors, "avant" elle, ou "après" elle, la pensée est toujours là. De là à identifier la pensée et son sens avec Dieu, il n'y a qu'un pas! Et la joie.
Renaud