par ti'hamo » lun. 29 août 2011, 22:13
@Boris
Lorsque vous dites qu'une femme, si elle est battue par son époux, "peut demander la séparation" : en pratique, ce qu'il faut, c'est partir, avec les enfants, et être soutenue par des amis et/ou des associations d'aide - et la demande de ceci ou de cela, on s'en occupe après.
Reste que ce sont, je crois, des situations psychologiques assez compliquées, car il n'a pas l'air rare que la femme qui, étant battue, a quitté momentanément son conjoint, culpabilise, ou ressente comme un presque état de manque, lui trouve finalement des excuses, et retourne vivre auprès de lui. Il me semble qu'en pratique il soit parfois (souvent ?) difficile d'obtenir de la femme qu'elle se sépare complètement de son mari (compagnon, concubin, ou peu importe).
(Ce qui, d'ailleurs, va à l'encontre de l'affirmation de eldjeuvabi qui écrivait qu'on ne connaît pas beaucoup de femmes battues qui retournent auprès de leur conjoint)
@Salésienne
l'évêque a conseillé une annulation : les femmes ont refusé car, même si elles avaient été bafouées, quittées, et que par la force des choses (et du temps), elles n'aimaient plus leur ex-maris, elles considéraient qu'elles avaient réellement vécu un véritable amour (de leur part) et qu'elles ne pouvaient en aucun cas annuler les enfants nés de ce mariage
Il me semble qu'il y a là une mauvaise compréhension de la procédure : d'ailleurs, le terme "annulation" est impropre, c'est plutôt un abus de langage : il laisse entendre qu'il y aurait un mariage et qu'on le rendrait nul, qu'on l'annulerait, comme le fait le divorce.
Or,
il ne s'agit pas d'une annulation mais d'une reconnaissance de nullité : on constate et reconnaît que le mariage était nul et non avenu, non valide, au moment même où il était célébré.
(Cependant, même cette précision apportée, je comprends la réponse de ces femmes : cela donne tout de même l'impression de considérer comme "nul et non avenu" tout ce qui s'en est suivi, amour vie et enfants, et, même si c'est une impression et non le sens de la procédure, cela doit être très dur)
Sur le sujet non pas du divorce mais des violences dans le couple, j'étais tombé
là-dessus il n'y a pas longtemps. C'est bien fait, à mon sens - ça met assez mal à l'aise, cependant, ce qui est un peu normal vu le sujet.
@Boris
Lorsque vous dites qu'une femme, si elle est battue par son époux, "peut demander la séparation" : en pratique, ce qu'il faut, c'est partir, avec les enfants, et être soutenue par des amis et/ou des associations d'aide - et la demande de ceci ou de cela, on s'en occupe après.
Reste que ce sont, je crois, des situations psychologiques assez compliquées, car il n'a pas l'air rare que la femme qui, étant battue, a quitté momentanément son conjoint, culpabilise, ou ressente comme un presque état de manque, lui trouve finalement des excuses, et retourne vivre auprès de lui. Il me semble qu'en pratique il soit parfois (souvent ?) difficile d'obtenir de la femme qu'elle se sépare complètement de son mari (compagnon, concubin, ou peu importe).
(Ce qui, d'ailleurs, va à l'encontre de l'affirmation de eldjeuvabi qui écrivait qu'on ne connaît pas beaucoup de femmes battues qui retournent auprès de leur conjoint)
@Salésienne
[quote]l'évêque a conseillé une annulation : les femmes ont refusé car, même si elles avaient été bafouées, quittées, et que par la force des choses (et du temps), elles n'aimaient plus leur ex-maris, elles considéraient qu'elles avaient réellement vécu un véritable amour (de leur part) et qu'elles ne pouvaient en aucun cas annuler les enfants nés de ce mariage[/quote]
Il me semble qu'il y a là une mauvaise compréhension de la procédure : d'ailleurs, le terme "annulation" est impropre, c'est plutôt un abus de langage : il laisse entendre qu'il y aurait un mariage et qu'on le rendrait nul, qu'on l'annulerait, comme le fait le divorce.
Or, [b]il ne s'agit pas d'une annulation mais d'une reconnaissance de nullité[/b] : on constate et reconnaît que le mariage était nul et non avenu, non valide, au moment même où il était célébré.
(Cependant, même cette précision apportée, je comprends la réponse de ces femmes : cela donne tout de même l'impression de considérer comme "nul et non avenu" tout ce qui s'en est suivi, amour vie et enfants, et, même si c'est une impression et non le sens de la procédure, cela doit être très dur)
Sur le sujet non pas du divorce mais des violences dans le couple, j'étais tombé [url=http://www.bodoi.info/news/2009-07-30/images-de-la-rentree-james-et-sylvain-ricard-saiment-a-la-folie/19380]là-dessus[/url] il n'y a pas longtemps. C'est bien fait, à mon sens - ça met assez mal à l'aise, cependant, ce qui est un peu normal vu le sujet.