L'annulation de mariage

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Boris
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par Boris »

Bonjour,

de tout ce que je lis, je note beaucoup d'imprécisions.

D'abord, n'oublions pas qu'il y a de nos jours autant sinon plus d'hommes battus que de femmes battues, sauf que le sexe fort en a honte et ne le dit pas et par conséquence la presse n'en parle jamais.

D'autre part, dans les conditions du mariage mentionnées plus haut, il y a l'indissolubilité qui découle de l'enseignement du Christ sur le mariage : "ce que Dieu a uni que l'homme ne le sépare pas".
Autrement, la notion de divorce n'existe tout simplement pas !

Il faut donc partir de là pour pouvoir discuter franchement : le divorce n'existe pas aux yeux de Dieu.
N'oublions l'enseignement contenu dans l'Evangile du 22e Dimanche du "Tempus per annum" (à l'heure où j'écris, c'est ce jour même), les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes car elles sont les pensées de Satan. (le fameux "passe derrière moi Satan" que NSJC dit à Saint Pierre). Mt 16, 21-27.
La notion de divorce est donc à rapprocher de cela.

Par contre, l'Eglise tolère la séparation.
Il y a tout de même péché dans l'affaire car cette séparation est le fruit d'un manque d'amour à un moment donné dans le couple.
Attention à ne pas confondre l'amour avec "faire plaisir" : dans le cas d'un conjoint battu, l'amour doit aller à la dénonciation "publique", soit par une plainte, soit par le fait d'en parler autour de soit.
En cas de péché visible, le Christ nous enseigne qu'il faut : 1) dénoncer le péché auprès du pécheur pour l'amener à changer de comportement, 2) s'il ne le fait pas, demander à un tiers, 3) à la communauté, 4) à la justice.

Cela s'appelle à mon sens la correction fraternelle et est une preuve d'amour : vouloir le bien de l'autre en essayant de lui donner l'occasion de sortir de son péché.

Il y a également les cas de nullité du mariage, c'est à dire qu'il n'y a jamais eu mariage, seulement en apparence. Les 2 derniers Papes ont toujours demandé aux tribunaux ecclésiastiques d'y regarder à deux fois avant de prononcer une telle sentence afin que la complaisance ne soit pas la loi.
Les conditions ont été durcies ces derniers temps, bien que l'aspect psychologique soit entré en lice comme cause de défaut.

Si le sujet est "une femme battue peut-elle divorcer ?", la réponse est : "non, elle peut demander la séparation et continuer à se confesser pour communier, comme tout le monde".

L'excommunication "latae sententiae" (c'est à dire du simple fait d'agir de la sorte sans qu'aucune autorité ecclésiale n'ait à la prononcer) provient du remariage : puisque le divorce n'existe pas aux yeux de Dieu, alors on est toujours déjà marié et le fait de se marier une seconde fois relève de la polygamie et surtout du refus pour et simple du Christ lorsqu'il dit que le mariage est indissoluble. De plus, cette excommunication est bien connue puisque nos contemporains l'utilisent régulièrement comme source de polémique, or le but d'une excommunication est de faire peur : attention, si vous faites une bêtise, vous aurez la fessée. Mais la transgression de cette loi montre que le pécheur se moque complètement de la loi du groupe auquel il dit appartenir (en l'occurrence l'Eglise), et qu'il se moque éperdument de pouvoir communier ou non.
Ce qui fait beaucoup se poser la question de sa foi qui manifestement n'est pas celle de l'Eglise ni celle des Apôtres.
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Boris
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Anaisunivers
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par Anaisunivers »

Merci Boris pour ces précisions.
Remarque : certains remariés (par exemple N. Sarkozy le faisait) continuent de communier. Qu'est-ce que ces personnes encourent ?
Dernière modification par Anaisunivers le dim. 28 août 2011, 14:24, modifié 2 fois.
eldjeuvabi
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par eldjeuvabi »

tolérance zero ; elle est chouette la vie avec vous :( :(
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Boris
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par Boris »

Ce n'est pas moi qui édicte les règles du jeu mais le Christ lui-même.
Je n'ai que l'humilité de les accepter et de tenter de faire mienne la volonté du Bon Dieu qui nous indique le chemin du Bonheur.

Quant à la question d'Anaisunivers : St Paul nous dit que si nous communions en état de "disgrâce", nous consommons notre propre condamnation.

Je pense que communier en état de péché mortel, comme c'est le cas pour M. Sarkozy, c'est bafouer le Bon Dieu et lui cracher à la figure comme en lui disant "je m'en fous de ce que Tu dis et nous a enseigné, je m'en fous de Jésus qui est mort pour me sauver, je n'en fais qu'à ma tête, c'est moi qui décide comment je vais aller au ciel et pas le Bon Dieu".
Mais une part de la responsabilité revient peut être encore plus à celui qui lui donne la communion.
Tout pour les funérailles religieuses de certains hommes politiques soutenant des thèses ouvertement anti-chrétiennes (comme l'ancien maire d’Épinal et président de la cour des comptes).

Ensuite, si certains trouvent ce discours empreint d'intolérance, qu'ils sachent que ce n'est pas mon discours mais celui du Christ, de toute l'Eglise ou tout au moins de son catéchisme, donc de ses enseignements (même si certains prêtres refusent ce catéchisme et font plus de bruit que l'immense majorité des prêtres qui eux l'acceptent).
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Hélène
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par Hélène »

Tout est dans la question du don. Lorsque les époux se disent oui librement, ils se donnent l'un à l'autre. Et un don est un don. Il est sans repentance. Je ne peux pas me reprendre pour me redonner à un autre. Un coup que j'ai donné, je ne me reprends plus. L'Alliance est scellée. Voilà ce que nos contemporains ne comprennent pas de l'enseignement de l'Église qui est celle du Christ qui a épousé une fois pour toute son Église : Il ne reprendra jamais son Don puisqu'Il s'est livré pour Elle une fois pour toutes. Nous sommes appelés à la même perfection qui n'est rien de moins que la sainteté. Et bien sûr, dans le cas d'impossibilité de cohabitation pour des causes graves (comme la violence conjugale), l'Église admet la séparation des corps tout en gardant un espace d'ouverture pour une possible réconciliation.

Conclusion : ce n'est pas une question de rigidité ou de non-liberté de la part de l'Église mais une question d'Amour, de Don, de fidélité à une Parole donnée et reçue.
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
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Boris
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par Boris »

Chère Hélène,

je pense que vous restez trop sur le plan horizontal et pas assez vertical, alors je me permets de compléter votre explication est très bonne.

Merci d'avoir rappelé que c'est une question d'Amour et non un point de moralisme.

Comme cela a été dit plus haut, le mariage est une affaire à 3 : le mari, la femme et le Bon Dieu.
Le Christ nous enseigne (dans l'Evangile du XXIIe Dim. per annum) qu'il faut donner sa vie pour la garder.

En reprenant cette image de donner c'est donner, reprendre c'est voler, le Don de notre personne par Amour est un Don que nous faisons au Bon Dieu dans le mariage et donc au travers de notre conjoint.
Dans le mariage, j'ai besoin de ma femme pour donner ma vie au Bon Dieu, je la lui donne en la donnant à ma femme et en vivant pleinement le mariage.

Il ne faut pas oublier le Bon Dieu dans le mariage : ce qui est ou parait impossible à vue humaine comme l'indissolubilité ne l'est pas pour Lui et permettra alors aux époux de surmonter les difficultés.

Les statistiques le montrent : il y a nettement moins de séparations/divorces dans les couples ayant suivi les "prescriptions" de l'Eglise et une préparation au mariage digne de ce nom. Mais peut-être est-ce l'action du Bon Dieu dans ces couples car Il y trouve sa place ?
UdP,
Boris
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par salésienne05 »

Autour de moi, tous les couples en instance de divorce sont des catholiques pratiquants, avec préparation au mariage solide. Seul écueil : ce sont des personnes qui se sont choisies non pas par amour, mais par "affinités sociales" et affection partagée. J'avais mis en garde un de mes amis, car je restais persuadée qu'il en aimait une autre (mais qui ne correspondait pas aux critères familiaux) : c'est actuellement l'enfer chez lui, il est très malheureux et se demande si finalement, il n'aurait pas du épouser l'autre jeune femme (une de mes amies aussi qui, depuis qu'elle sait qu'il risque de divorcer, est en pleine confusion, même si elle aime tendrement son mari -mais pas autant que celui qu'elle voulait épouser plus jeune). Et des cas comme ça, dans les milieux bourgeois bon teint, j'en ai à la pelle...

Dommage pour Dieu, dommage pour les couples...

Je remercie ma famille d'avoir été assez ouverte pour que je me marie avec un homme issu d'un milieu social opposé au mien. Mon grand-père m'avait dit : "Ma petite, il n'est pas de notre milieu mais c'est un homme solide, bon, honnête, travailleur et aimant, il te rendra bien plus heureuse que n'importe quel autre.Vous avez les mêmes valeurs, alors, si tu l'aimes, fonce !". Evidemment, même sans l'accord de mon grand-père, j'étais sûre que mon mari était fait pour moi mais même les plus "bourgeois" de ma famille n'ont pas sourcillé...

Notre mariage était folklorique et haut en couleurs (nos familles réunies, mélange détonant mais aucun incident à signaler)... Et je remercie le Seigneur tous les jours d'avoir mis sur mon chemin un tel époux :amoureux: !

Je me demande comment Dieu peut s'engager lorsque les deux personnes se marient en se choisissant pour les mauvaises raisons (faire plaisir à la famille, répondre aux exigences sociales, etc)...

Cordialement.

Cécile
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Griffon
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par Griffon »

salésienne05 a écrit :Je me demande comment Dieu peut s'engager lorsque les deux personnes se marient en se choisissant pour les mauvaises raisons (faire plaisir à la famille, répondre aux exigences sociales, etc)...
Bonsoir Cécile,

Dieu n'a aucun problème de s'engager totalement.
C'est la seule manière qu'il peut faire, sa signature.

Les époux qui s'engagent pour de mauvaises raisons, eux, sont mal engagés.
Ils prennent leur calcul avec eux dans leur couple.
Comme on dit, le ver est dans le fruit.

Pourtant, s'ils avaient la foi !
Oh oui, s'ils avaient vraiment la foi, Dieu sauverait leur mariage.
Dieu a l'habitude de nos calculs, petitesses,... et Il est capable d'en sortir du Bien.
Sauf lorsque nous Lui disons qu'on ne le désire pas.

Cordialement,

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par PaxetBonum »

salésienne05 a écrit : Je me demande comment Dieu peut s'engager lorsque les deux personnes se marient en se choisissant pour les mauvaises raisons (faire plaisir à la famille, répondre aux exigences sociales, etc)...
Pour ma part j'ai plutôt l'impression que ces pratiques ont disparues, non ?
On se marie parce qu'on se plaît sans penser à plus et souvent en opposition avec les parents
Ses gens là se séparent dés que la passion première est éteinte
Mais on si on ne choisit pas de tomber amoureux, on choisit d'aimer, c'est volontaire
Et cela n'effleure pas beaucoup ces gens que l'amour est un choix, leur choix
Pax et Bonum !
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Boris
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par Boris »

Cette pratique n'a malheureusement pas disparu, notamment dans l'islam où elle est monnaie courante. Mais c'est un autre sujet.

Il reste que dans certains milieux sociaux, lorsque l'on manque de simplicité, on ne se mélange pas.

Ceci étant dit, nous avons l'exemple de Ste Jeanne de France qui appris à aimer son mari le Roi de France et accepta beaucoup d'épreuve par amour.

Le problème est le suivant, à mon sens : confondre l'Amour avec un sentiment. Les sentiments que nous appelons par abus "amour" sont ceux du désir et du plaisir envers une personne.
L'Amour est tout le contraire : c'est un acte de la volonté. Or tous les philosophes l'enseignent : la volonté est l'opposée des sentiments.
Ces derniers sont des pulsions non maitrisable dans une certaine limite. Il convient de les orienter par notre volonté vers le Bien.

Autrefois, avant l'Amour courtois, les époux apprenaient à s'aimer car le mariage avait été arrangé pour eux dès leur naissance. Nous avons énormément d'exemple de tels mariages heureux.

De nos jours, l'individualisme freine nos contemporains dans cet acte d'apprendre à aimer alors qu'il n'y a pas les sentiments de désir et de plaisir qui jouent leur rôle à plein. L'acte de volonté est donc plus important à faire.
Mais guère plus que pour aimer un frère ou une sœur que l'on ne choisit pas plus.

Or notre société est malade de ce manque de volonté. Nous sommes dans une société du moindre effort, du plaisir avant tout et de l'individualisme qui se moque éperdument des autres (il suffit de voir comment se comportent les automobilistes français).
UdP,
Boris
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par PaxetBonum »

Boris a écrit :Or notre société est malade de ce manque de volonté. Nous sommes dans une société du moindre effort, du plaisir avant tout et de l'individualisme qui se moque éperdument des autres.
Tout à fait d'accord avec votre intervention
Pax et Bonum !
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par Anaisunivers »

Boris a écrit :Ceci étant dit, nous avons l'exemple de Ste Jeanne de France qui appris à aimer son mari le Roi de France et accepta beaucoup d'épreuve par amour.
Ste Jeanne a aimé le Roi de France ?? J'ai dus mal comprendre la phrase.
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par ti'hamo »

@Boris
Lorsque vous dites qu'une femme, si elle est battue par son époux, "peut demander la séparation" : en pratique, ce qu'il faut, c'est partir, avec les enfants, et être soutenue par des amis et/ou des associations d'aide - et la demande de ceci ou de cela, on s'en occupe après.

Reste que ce sont, je crois, des situations psychologiques assez compliquées, car il n'a pas l'air rare que la femme qui, étant battue, a quitté momentanément son conjoint, culpabilise, ou ressente comme un presque état de manque, lui trouve finalement des excuses, et retourne vivre auprès de lui. Il me semble qu'en pratique il soit parfois (souvent ?) difficile d'obtenir de la femme qu'elle se sépare complètement de son mari (compagnon, concubin, ou peu importe).

(Ce qui, d'ailleurs, va à l'encontre de l'affirmation de eldjeuvabi qui écrivait qu'on ne connaît pas beaucoup de femmes battues qui retournent auprès de leur conjoint)



@Salésienne
l'évêque a conseillé une annulation : les femmes ont refusé car, même si elles avaient été bafouées, quittées, et que par la force des choses (et du temps), elles n'aimaient plus leur ex-maris, elles considéraient qu'elles avaient réellement vécu un véritable amour (de leur part) et qu'elles ne pouvaient en aucun cas annuler les enfants nés de ce mariage
Il me semble qu'il y a là une mauvaise compréhension de la procédure : d'ailleurs, le terme "annulation" est impropre, c'est plutôt un abus de langage : il laisse entendre qu'il y aurait un mariage et qu'on le rendrait nul, qu'on l'annulerait, comme le fait le divorce.
Or, il ne s'agit pas d'une annulation mais d'une reconnaissance de nullité : on constate et reconnaît que le mariage était nul et non avenu, non valide, au moment même où il était célébré.

(Cependant, même cette précision apportée, je comprends la réponse de ces femmes : cela donne tout de même l'impression de considérer comme "nul et non avenu" tout ce qui s'en est suivi, amour vie et enfants, et, même si c'est une impression et non le sens de la procédure, cela doit être très dur)




Sur le sujet non pas du divorce mais des violences dans le couple, j'étais tombé là-dessus il n'y a pas longtemps. C'est bien fait, à mon sens - ça met assez mal à l'aise, cependant, ce qui est un peu normal vu le sujet.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par Boris »

Anaisunivers a écrit :
Boris a écrit :Ceci étant dit, nous avons l'exemple de Ste Jeanne de France qui appris à aimer son mari le Roi de France et accepta beaucoup d'épreuve par amour.
Ste Jeanne a aimé le Roi de France ?? J'ai dus mal comprendre la phrase.
Jeanne de France fut mariée au duc d'Orléans qui deviendra le Roi de France à la mort de son cousin (il me semble) et qui alors se mariera avec Anne de Bretagne, devenue veuve, afin de respecter l'engagement permettant le rattachement de la Bretagne à la Couronne.
Ste Jeanne de France naquis et fut baptisée dans ma paroisse : Nogent le Roi.

Néanmoins, son mari ne lui montra pas beaucoup d'estime. Cela ne l'empêcha pas d'être une bonne épouse aimante.
UdP,
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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

Message non lu par eldjeuvabi »

ti'hamo a écrit :@Boris
Lorsque vous dites qu'une femme, si elle est battue par son époux, "peut demander la séparation" : en pratique, ce qu'il faut, c'est partir, avec les enfants, et être soutenue par des amis et/ou des associations d'aide - et la demande de ceci ou de cela, on s'en occupe après.

Reste que ce sont, je crois, des situations psychologiques assez compliquées, car il n'a pas l'air rare que la femme qui, étant battue, a quitté momentanément son conjoint, culpabilise, ou ressente comme un presque état de manque, lui trouve finalement des excuses, et retourne vivre auprès de lui. Il me semble qu'en pratique il soit parfois (souvent ?) difficile d'obtenir de la femme qu'elle se sépare complètement de son mari (compagnon, concubin, ou peu importe).

(Ce qui, d'ailleurs, va à l'encontre de l'affirmation de eldjeuvabi qui écrivait qu'on ne connaît pas beaucoup de femmes battues qui retournent auprès de leur conjoint)
moi , ma planète c'est la banlieue , les milieux marginaux , le chomage , les minimexés, la violence au quotidien , croyez moi j'ai une approche totalement différente de la vôtre de la violence conjugale même si je respecte le sacrement de mariage
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