L'annulation de mariage

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Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par ti'hamo » mar. 30 août 2011, 13:57

Je vous parle de cas réels, qui ne sont pas rares, de femmes battues qui, cependant, n'arrivent pas du tout à "décrocher" totalement de leur compagnon - finissant par créer un cycle de fuite/attirance, quasi comme dans le cas de la drogue :
en situation, la femme ressent souffrance et humiliation, mais trouve des excuses à son compagnon violent - lui-même "regrette" ses accès de violence, et alterne les phases de violences et les phases de promesses d'amour et promesses de changement ;
à force, à bout, la femme finit par se décider à quitter ce compagnon violent, mais, une fois loin de lui, culpabilise de l'avoir laissé, remet en doute son choix de le quitter, ressent un certain mal-être à avoir ainsi agit envers quelqu'un qu'elle aimait, et parfois, finalement, revient vers lui ;
lui, promet de changer, est soulagé de la revoir... puis rechute, et rechute, et rechute.

Exactement comme dans le cycle "privation/manque/rechute" dans le cas de dépendance à la drogue ; il s'agit d'ailleurs d'une sorte de dépendance affective de ces femmes vis-à-vis de leur compagnon, dépendance aussi destructrice que la dépendance aux drogues.

Le type de cas que dont je parle ici n'est semble-t-il pas rare, au dire de professionnels confrontés à ce type de situations. Et il se retrouve dans toutes les situations sociales : aussi bien banlieues défavorisées que quartiers huppés (la maltraitance des femmes n'est pas une spécificité des milieux défavorisés).


Je ne vois donc pas du tout en quoi les circonstances que vous me citez (banlieues, chômages...) donneraient une "approche complètement différente" du problème, sur ce point précis : je veux bien cependant que vous m'exposiez plus précisément votre approche sur la question et en quoi elle contredit les faits dont je vous fais part.

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par eldjeuvabi » lun. 29 août 2011, 23:39

ti'hamo a écrit :@Boris
Lorsque vous dites qu'une femme, si elle est battue par son époux, "peut demander la séparation" : en pratique, ce qu'il faut, c'est partir, avec les enfants, et être soutenue par des amis et/ou des associations d'aide - et la demande de ceci ou de cela, on s'en occupe après.

Reste que ce sont, je crois, des situations psychologiques assez compliquées, car il n'a pas l'air rare que la femme qui, étant battue, a quitté momentanément son conjoint, culpabilise, ou ressente comme un presque état de manque, lui trouve finalement des excuses, et retourne vivre auprès de lui. Il me semble qu'en pratique il soit parfois (souvent ?) difficile d'obtenir de la femme qu'elle se sépare complètement de son mari (compagnon, concubin, ou peu importe).

(Ce qui, d'ailleurs, va à l'encontre de l'affirmation de eldjeuvabi qui écrivait qu'on ne connaît pas beaucoup de femmes battues qui retournent auprès de leur conjoint)
moi , ma planète c'est la banlieue , les milieux marginaux , le chomage , les minimexés, la violence au quotidien , croyez moi j'ai une approche totalement différente de la vôtre de la violence conjugale même si je respecte le sacrement de mariage

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par Boris » lun. 29 août 2011, 22:26

Anaisunivers a écrit :
Boris a écrit :Ceci étant dit, nous avons l'exemple de Ste Jeanne de France qui appris à aimer son mari le Roi de France et accepta beaucoup d'épreuve par amour.
Ste Jeanne a aimé le Roi de France ?? J'ai dus mal comprendre la phrase.
Jeanne de France fut mariée au duc d'Orléans qui deviendra le Roi de France à la mort de son cousin (il me semble) et qui alors se mariera avec Anne de Bretagne, devenue veuve, afin de respecter l'engagement permettant le rattachement de la Bretagne à la Couronne.
Ste Jeanne de France naquis et fut baptisée dans ma paroisse : Nogent le Roi.

Néanmoins, son mari ne lui montra pas beaucoup d'estime. Cela ne l'empêcha pas d'être une bonne épouse aimante.

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par ti'hamo » lun. 29 août 2011, 22:13

@Boris
Lorsque vous dites qu'une femme, si elle est battue par son époux, "peut demander la séparation" : en pratique, ce qu'il faut, c'est partir, avec les enfants, et être soutenue par des amis et/ou des associations d'aide - et la demande de ceci ou de cela, on s'en occupe après.

Reste que ce sont, je crois, des situations psychologiques assez compliquées, car il n'a pas l'air rare que la femme qui, étant battue, a quitté momentanément son conjoint, culpabilise, ou ressente comme un presque état de manque, lui trouve finalement des excuses, et retourne vivre auprès de lui. Il me semble qu'en pratique il soit parfois (souvent ?) difficile d'obtenir de la femme qu'elle se sépare complètement de son mari (compagnon, concubin, ou peu importe).

(Ce qui, d'ailleurs, va à l'encontre de l'affirmation de eldjeuvabi qui écrivait qu'on ne connaît pas beaucoup de femmes battues qui retournent auprès de leur conjoint)



@Salésienne
l'évêque a conseillé une annulation : les femmes ont refusé car, même si elles avaient été bafouées, quittées, et que par la force des choses (et du temps), elles n'aimaient plus leur ex-maris, elles considéraient qu'elles avaient réellement vécu un véritable amour (de leur part) et qu'elles ne pouvaient en aucun cas annuler les enfants nés de ce mariage
Il me semble qu'il y a là une mauvaise compréhension de la procédure : d'ailleurs, le terme "annulation" est impropre, c'est plutôt un abus de langage : il laisse entendre qu'il y aurait un mariage et qu'on le rendrait nul, qu'on l'annulerait, comme le fait le divorce.
Or, il ne s'agit pas d'une annulation mais d'une reconnaissance de nullité : on constate et reconnaît que le mariage était nul et non avenu, non valide, au moment même où il était célébré.

(Cependant, même cette précision apportée, je comprends la réponse de ces femmes : cela donne tout de même l'impression de considérer comme "nul et non avenu" tout ce qui s'en est suivi, amour vie et enfants, et, même si c'est une impression et non le sens de la procédure, cela doit être très dur)




Sur le sujet non pas du divorce mais des violences dans le couple, j'étais tombé là-dessus il n'y a pas longtemps. C'est bien fait, à mon sens - ça met assez mal à l'aise, cependant, ce qui est un peu normal vu le sujet.

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par Anaisunivers » lun. 29 août 2011, 22:05

Boris a écrit :Ceci étant dit, nous avons l'exemple de Ste Jeanne de France qui appris à aimer son mari le Roi de France et accepta beaucoup d'épreuve par amour.
Ste Jeanne a aimé le Roi de France ?? J'ai dus mal comprendre la phrase.

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par PaxetBonum » lun. 29 août 2011, 21:24

Boris a écrit :Or notre société est malade de ce manque de volonté. Nous sommes dans une société du moindre effort, du plaisir avant tout et de l'individualisme qui se moque éperdument des autres.
Tout à fait d'accord avec votre intervention

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par Boris » lun. 29 août 2011, 19:59

Cette pratique n'a malheureusement pas disparu, notamment dans l'islam où elle est monnaie courante. Mais c'est un autre sujet.

Il reste que dans certains milieux sociaux, lorsque l'on manque de simplicité, on ne se mélange pas.

Ceci étant dit, nous avons l'exemple de Ste Jeanne de France qui appris à aimer son mari le Roi de France et accepta beaucoup d'épreuve par amour.

Le problème est le suivant, à mon sens : confondre l'Amour avec un sentiment. Les sentiments que nous appelons par abus "amour" sont ceux du désir et du plaisir envers une personne.
L'Amour est tout le contraire : c'est un acte de la volonté. Or tous les philosophes l'enseignent : la volonté est l'opposée des sentiments.
Ces derniers sont des pulsions non maitrisable dans une certaine limite. Il convient de les orienter par notre volonté vers le Bien.

Autrefois, avant l'Amour courtois, les époux apprenaient à s'aimer car le mariage avait été arrangé pour eux dès leur naissance. Nous avons énormément d'exemple de tels mariages heureux.

De nos jours, l'individualisme freine nos contemporains dans cet acte d'apprendre à aimer alors qu'il n'y a pas les sentiments de désir et de plaisir qui jouent leur rôle à plein. L'acte de volonté est donc plus important à faire.
Mais guère plus que pour aimer un frère ou une sœur que l'on ne choisit pas plus.

Or notre société est malade de ce manque de volonté. Nous sommes dans une société du moindre effort, du plaisir avant tout et de l'individualisme qui se moque éperdument des autres (il suffit de voir comment se comportent les automobilistes français).

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par PaxetBonum » lun. 29 août 2011, 18:51

salésienne05 a écrit : Je me demande comment Dieu peut s'engager lorsque les deux personnes se marient en se choisissant pour les mauvaises raisons (faire plaisir à la famille, répondre aux exigences sociales, etc)...
Pour ma part j'ai plutôt l'impression que ces pratiques ont disparues, non ?
On se marie parce qu'on se plaît sans penser à plus et souvent en opposition avec les parents
Ses gens là se séparent dés que la passion première est éteinte
Mais on si on ne choisit pas de tomber amoureux, on choisit d'aimer, c'est volontaire
Et cela n'effleure pas beaucoup ces gens que l'amour est un choix, leur choix

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par Griffon » lun. 29 août 2011, 17:15

salésienne05 a écrit :Je me demande comment Dieu peut s'engager lorsque les deux personnes se marient en se choisissant pour les mauvaises raisons (faire plaisir à la famille, répondre aux exigences sociales, etc)...
Bonsoir Cécile,

Dieu n'a aucun problème de s'engager totalement.
C'est la seule manière qu'il peut faire, sa signature.

Les époux qui s'engagent pour de mauvaises raisons, eux, sont mal engagés.
Ils prennent leur calcul avec eux dans leur couple.
Comme on dit, le ver est dans le fruit.

Pourtant, s'ils avaient la foi !
Oh oui, s'ils avaient vraiment la foi, Dieu sauverait leur mariage.
Dieu a l'habitude de nos calculs, petitesses,... et Il est capable d'en sortir du Bien.
Sauf lorsque nous Lui disons qu'on ne le désire pas.

Cordialement,

Griffon.

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par salésienne05 » lun. 29 août 2011, 15:16

Autour de moi, tous les couples en instance de divorce sont des catholiques pratiquants, avec préparation au mariage solide. Seul écueil : ce sont des personnes qui se sont choisies non pas par amour, mais par "affinités sociales" et affection partagée. J'avais mis en garde un de mes amis, car je restais persuadée qu'il en aimait une autre (mais qui ne correspondait pas aux critères familiaux) : c'est actuellement l'enfer chez lui, il est très malheureux et se demande si finalement, il n'aurait pas du épouser l'autre jeune femme (une de mes amies aussi qui, depuis qu'elle sait qu'il risque de divorcer, est en pleine confusion, même si elle aime tendrement son mari -mais pas autant que celui qu'elle voulait épouser plus jeune). Et des cas comme ça, dans les milieux bourgeois bon teint, j'en ai à la pelle...

Dommage pour Dieu, dommage pour les couples...

Je remercie ma famille d'avoir été assez ouverte pour que je me marie avec un homme issu d'un milieu social opposé au mien. Mon grand-père m'avait dit : "Ma petite, il n'est pas de notre milieu mais c'est un homme solide, bon, honnête, travailleur et aimant, il te rendra bien plus heureuse que n'importe quel autre.Vous avez les mêmes valeurs, alors, si tu l'aimes, fonce !". Evidemment, même sans l'accord de mon grand-père, j'étais sûre que mon mari était fait pour moi mais même les plus "bourgeois" de ma famille n'ont pas sourcillé...

Notre mariage était folklorique et haut en couleurs (nos familles réunies, mélange détonant mais aucun incident à signaler)... Et je remercie le Seigneur tous les jours d'avoir mis sur mon chemin un tel époux :amoureux: !

Je me demande comment Dieu peut s'engager lorsque les deux personnes se marient en se choisissant pour les mauvaises raisons (faire plaisir à la famille, répondre aux exigences sociales, etc)...

Cordialement.

Cécile

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par Boris » dim. 28 août 2011, 20:54

Chère Hélène,

je pense que vous restez trop sur le plan horizontal et pas assez vertical, alors je me permets de compléter votre explication est très bonne.

Merci d'avoir rappelé que c'est une question d'Amour et non un point de moralisme.

Comme cela a été dit plus haut, le mariage est une affaire à 3 : le mari, la femme et le Bon Dieu.
Le Christ nous enseigne (dans l'Evangile du XXIIe Dim. per annum) qu'il faut donner sa vie pour la garder.

En reprenant cette image de donner c'est donner, reprendre c'est voler, le Don de notre personne par Amour est un Don que nous faisons au Bon Dieu dans le mariage et donc au travers de notre conjoint.
Dans le mariage, j'ai besoin de ma femme pour donner ma vie au Bon Dieu, je la lui donne en la donnant à ma femme et en vivant pleinement le mariage.

Il ne faut pas oublier le Bon Dieu dans le mariage : ce qui est ou parait impossible à vue humaine comme l'indissolubilité ne l'est pas pour Lui et permettra alors aux époux de surmonter les difficultés.

Les statistiques le montrent : il y a nettement moins de séparations/divorces dans les couples ayant suivi les "prescriptions" de l'Eglise et une préparation au mariage digne de ce nom. Mais peut-être est-ce l'action du Bon Dieu dans ces couples car Il y trouve sa place ?

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par Hélène » dim. 28 août 2011, 15:47

Tout est dans la question du don. Lorsque les époux se disent oui librement, ils se donnent l'un à l'autre. Et un don est un don. Il est sans repentance. Je ne peux pas me reprendre pour me redonner à un autre. Un coup que j'ai donné, je ne me reprends plus. L'Alliance est scellée. Voilà ce que nos contemporains ne comprennent pas de l'enseignement de l'Église qui est celle du Christ qui a épousé une fois pour toute son Église : Il ne reprendra jamais son Don puisqu'Il s'est livré pour Elle une fois pour toutes. Nous sommes appelés à la même perfection qui n'est rien de moins que la sainteté. Et bien sûr, dans le cas d'impossibilité de cohabitation pour des causes graves (comme la violence conjugale), l'Église admet la séparation des corps tout en gardant un espace d'ouverture pour une possible réconciliation.

Conclusion : ce n'est pas une question de rigidité ou de non-liberté de la part de l'Église mais une question d'Amour, de Don, de fidélité à une Parole donnée et reçue.

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par Boris » dim. 28 août 2011, 15:10

Ce n'est pas moi qui édicte les règles du jeu mais le Christ lui-même.
Je n'ai que l'humilité de les accepter et de tenter de faire mienne la volonté du Bon Dieu qui nous indique le chemin du Bonheur.

Quant à la question d'Anaisunivers : St Paul nous dit que si nous communions en état de "disgrâce", nous consommons notre propre condamnation.

Je pense que communier en état de péché mortel, comme c'est le cas pour M. Sarkozy, c'est bafouer le Bon Dieu et lui cracher à la figure comme en lui disant "je m'en fous de ce que Tu dis et nous a enseigné, je m'en fous de Jésus qui est mort pour me sauver, je n'en fais qu'à ma tête, c'est moi qui décide comment je vais aller au ciel et pas le Bon Dieu".
Mais une part de la responsabilité revient peut être encore plus à celui qui lui donne la communion.
Tout pour les funérailles religieuses de certains hommes politiques soutenant des thèses ouvertement anti-chrétiennes (comme l'ancien maire d’Épinal et président de la cour des comptes).

Ensuite, si certains trouvent ce discours empreint d'intolérance, qu'ils sachent que ce n'est pas mon discours mais celui du Christ, de toute l'Eglise ou tout au moins de son catéchisme, donc de ses enseignements (même si certains prêtres refusent ce catéchisme et font plus de bruit que l'immense majorité des prêtres qui eux l'acceptent).

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par eldjeuvabi » dim. 28 août 2011, 14:21

tolérance zero ; elle est chouette la vie avec vous :( :(

Re: Le divorce à l'église est-il possible ?

par Anaisunivers » dim. 28 août 2011, 14:20

Merci Boris pour ces précisions.
Remarque : certains remariés (par exemple N. Sarkozy le faisait) continuent de communier. Qu'est-ce que ces personnes encourent ?

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