par Emmanuel Lyasse » mar. 07 août 2012, 11:22
En principe, les protestants reconnaissent la profession de foi du concile de Nicée (le premier concile œcuménique) qui a défini le dogme de la Trinité. C'était le cas de Luther et Calvin.
Mais comme il y a une grande diversité parmi les protestants (ce qui est logique, puisque pour eux ce qu'il faut croire n'est pas défini par une autorité mais tiré par chacun de l'Écriture), il est difficile d'affirmer que tous aujourd'hui partagent cette foi trinitaire.
Au XVIe siècle déjà, à Genève, Servet a été brûlé par Calvin pour avoir nié la Trinité. De nos jours,la plupart des protestants admettent le pluralisme y compris à l'intérieur de chaque communauté ecclésiale.
Puisque ce fil, qui m'avait échappé à l'époque, est remonté, une précision sur ce qui était dit en décembre
Alleluia a écrit :
2/La seconde différence concerne les Ecritures Saintes. En effet, la foi Catholique a pour fondement la Bible et la Tradition (continuité de l'action de Dieu dans le temps), puisque Dieu continue sa révélation au fil des siècles. Les Protestants rejettent la tradition, le fondement de leur foi est la Bible, l'autorité de l'Ecriture a une place primordiale dans leur foi.
Ce n'est pas tout à fait exact. Pour les catholiques aussi, la Révélation a eu lieu une fois pour toutes: elle est close à la mort du dernier Apôtre, et rien n'y sera ajouté jusqu'à la fin du monde.
La différence est que pour les protestants, elle est tout entière dans l'Écriture, alors que pour les catholiques, elle a été confiée à l'Église.
Cela signifie
1) Qu'elle peut comprendre des choses qui ne sont pas explicitement dans l'Écriture, mais auxquelles l'Église a toujours cru. L'exemple le plus évident est la virginité perpétuelle de Marie (Les évangiles disant qu'elle était vierge quand elle a conçu Jésus, mais ne précise pas si elle l'est restée. L'Église croit depuis l'origine que oui, et donc qu'elle n'a pas eu d'autres enfants que Jésus. Pour les catholiques, elle le croit sur le témoignage des apôtres, transmis oralement)
2) Que si la Révélation est close, son interprétation se développe au cours des siècles. Cela vaut par exemple pour le dogme de l'infaillibilité pontificale, proclamé en 1870: ce dogme est fondé sur les paroles de Jésus à Pierre dans les évangiles, mais ce n'est que plus de dix-huit siècles plus tard que l'Église, assistée par l'Esprit, a été en mesure d'en donner une définition s'imposant à tous les fidèles.
En principe, les protestants reconnaissent la profession de foi du concile de Nicée (le premier concile œcuménique) qui a défini le dogme de la Trinité. C'était le cas de Luther et Calvin.
Mais comme il y a une grande diversité parmi les protestants (ce qui est logique, puisque pour eux ce qu'il faut croire n'est pas défini par une autorité mais tiré par chacun de l'Écriture), il est difficile d'affirmer que tous aujourd'hui partagent cette foi trinitaire.
Au XVIe siècle déjà, à Genève, Servet a été brûlé par Calvin pour avoir nié la Trinité. De nos jours,la plupart des protestants admettent le pluralisme y compris à l'intérieur de chaque communauté ecclésiale.
Puisque ce fil, qui m'avait échappé à l'époque, est remonté, une précision sur ce qui était dit en décembre
[quote="Alleluia"]
2/La seconde différence concerne les Ecritures Saintes. En effet, la foi Catholique a pour fondement la Bible et la Tradition (continuité de l'action de Dieu dans le temps), puisque Dieu continue sa révélation au fil des siècles. Les Protestants rejettent la tradition, le fondement de leur foi est la Bible, l'autorité de l'Ecriture a une place primordiale dans leur foi.[/quote]
Ce n'est pas tout à fait exact. Pour les catholiques aussi, la Révélation a eu lieu une fois pour toutes: elle est close à la mort du dernier Apôtre, et rien n'y sera ajouté jusqu'à la fin du monde.
La différence est que pour les protestants, elle est tout entière dans l'Écriture, alors que pour les catholiques, elle a été confiée à l'Église.
Cela signifie
1) Qu'elle peut comprendre des choses qui ne sont pas explicitement dans l'Écriture, mais auxquelles l'Église a toujours cru. L'exemple le plus évident est la virginité perpétuelle de Marie (Les évangiles disant qu'elle était vierge quand elle a conçu Jésus, mais ne précise pas si elle l'est restée. L'Église croit depuis l'origine que oui, et donc qu'elle n'a pas eu d'autres enfants que Jésus. Pour les catholiques, elle le croit sur le témoignage des apôtres, transmis oralement)
2) Que si la Révélation est close, son interprétation se développe au cours des siècles. Cela vaut par exemple pour le dogme de l'infaillibilité pontificale, proclamé en 1870: ce dogme est fondé sur les paroles de Jésus à Pierre dans les évangiles, mais ce n'est que plus de dix-huit siècles plus tard que l'Église, assistée par l'Esprit, a été en mesure d'en donner une définition s'imposant à tous les fidèles.