par spk » mar. 28 févr. 2012, 18:44
Je vous remercie vivement, Jean-Baptiste, de m'avoir lu avec attention. En effet, je ne nie absolument pas les différences entre le christianisme et l'islam, je me suis intéressé à ce qui les unit, ce n'est pas du tout la même chose.
En ce qui concerne la question d'Antestor je n'ai pas répondu, d'une part parce que je ne me sens pas le droit de lui donner des conseils, d'autre part parce que si j'avais répondu j'aurais dit la même chose que la majorité ici. Comme je l'ai déjà dit, je tiens le syncrétisme pour une illusion, or qu'est-ce, sinon mélanger les rites et les prières? Des croyants de confession différentes peuvent donc évidemment prier ensemble, mais il me paraît plus sain que chacun le fasse selon sa religion.
Ceci me ramène à la question du dialogue. J'ai beaucoup apprécié ce qu'a dit lmx à ce propos. Le dialogue ne doit pas nier les différences, bien au contraire il est l'occasion de les regarder en face, sans violence, afin qu'elles puissent être enrichissantes. L'exemple que cite lmx des trois religions du Livre est quelque chose qui m'a souvent agacé moi aussi, quand je l'ai entendu de la part de chrétiens. L'islam est une religion du Livre, pas le christianisme.
Mais ce qui me préoccupe le plus est tout simplement le regard porté sur les musulmans. Si donc je n'aime pas que l'on parle des trois religions du Livre, en revanche je ne vois nul inconvénient à parler des trois monothéismes. Judaïsme, christianisme et islam ont ceci en commun : tous trois affirment l'unité de Dieu. Certes, ensuite viennent les différences. La révélation du Dieu unique ne se fait pas selon le même mode : promesse de l'alliance pour le judaïsme, incarnation pour le christianisme, dictée du livre pour l'islam. Ces différences ne sont pas négligeables, et je ne dis pas que tout se vaut. Mais elles se greffent sur une ressemblance fondamentale.
Or, s'il n'y a qu'un Dieu c'est qu'il n'y en a pas d'autre. L'unité de Dieu ne signifie pas qu'il y a des milliers de dieux mais que ceux des autres ne comptent pas, elle signifie ce qu'elle dit, que Dieu est Un. Qui cherche Dieu ne cherche pas un dieu comme ceci ou un dieu comme cela, qui conviendrait à sa sensibilité, mais cherche à se rapprocher du dieu unique. Encore une fois, cela ne signifie pas que toutes les manières d'essayer de s'en rapprocher se valent. Mais cela implique la grande fraternité des chercheurs de vérité.
Je vous remercie vivement, Jean-Baptiste, de m'avoir lu avec attention. En effet, je ne nie absolument pas les différences entre le christianisme et l'islam, je me suis intéressé à ce qui les unit, ce n'est pas du tout la même chose.
En ce qui concerne la question d'Antestor je n'ai pas répondu, d'une part parce que je ne me sens pas le droit de lui donner des conseils, d'autre part parce que si j'avais répondu j'aurais dit la même chose que la majorité ici. Comme je l'ai déjà dit, je tiens le syncrétisme pour une illusion, or qu'est-ce, sinon mélanger les rites et les prières? Des croyants de confession différentes peuvent donc évidemment prier ensemble, mais il me paraît plus sain que chacun le fasse selon sa religion.
Ceci me ramène à la question du dialogue. J'ai beaucoup apprécié ce qu'a dit lmx à ce propos. Le dialogue ne doit pas nier les différences, bien au contraire il est l'occasion de les regarder en face, sans violence, afin qu'elles puissent être enrichissantes. L'exemple que cite lmx des trois religions du Livre est quelque chose qui m'a souvent agacé moi aussi, quand je l'ai entendu de la part de chrétiens. L'islam est une religion du Livre, pas le christianisme.
Mais ce qui me préoccupe le plus est tout simplement le regard porté sur les musulmans. Si donc je n'aime pas que l'on parle des trois religions du Livre, en revanche je ne vois nul inconvénient à parler des trois monothéismes. Judaïsme, christianisme et islam ont ceci en commun : tous trois affirment l'unité de Dieu. Certes, ensuite viennent les différences. La révélation du Dieu unique ne se fait pas selon le même mode : promesse de l'alliance pour le judaïsme, incarnation pour le christianisme, dictée du livre pour l'islam. Ces différences ne sont pas négligeables, et je ne dis pas que tout se vaut. Mais elles se greffent sur une ressemblance fondamentale.
Or, s'il n'y a qu'un Dieu c'est qu'il n'y en a pas d'autre. L'unité de Dieu ne signifie pas qu'il y a des milliers de dieux mais que ceux des autres ne comptent pas, elle signifie ce qu'elle dit, que Dieu est Un. Qui cherche Dieu ne cherche pas un dieu comme ceci ou un dieu comme cela, qui conviendrait à sa sensibilité, mais cherche à se rapprocher du dieu unique. Encore une fois, cela ne signifie pas que toutes les manières d'essayer de s'en rapprocher se valent. Mais cela implique la grande fraternité des chercheurs de vérité.