par Amour&Responsabilité » jeu. 15 mars 2012, 13:55
Merci Jonastree pour cet article et pour la belle photo de mère Teresa.
Cependant, il me semble que la question de l'euthanasie dépasse largement celle du paraître, il y a avant tout la question de la souffrance terrible de ceux qui demandent à être euthanasiés, et leur peur d'être ressenti comme un poids par leur entourage.
Et dans la volonté d'euthanasier autrui, il y a la peur de la souffrance pour soi, d'être atteint par la douleur de l'autre à travers la démarche de compassion, la fuite devant l'engagement face à l'autre, devant la responsabilité face à son prochain.
Par contre je vous suis totalement sur votre conception de la dignité comme l'accueil de l'être.
Pour moi, mourir dans la dignité, c'est mettre en pratique ce que Jean-Paul II a écrit dans Dives in Misericordiae :
Celui qui sait recevoir le don avec la conscience que lui aussi fait du bien en l’acceptant, sert pour sa part la grande cause de la dignité de la personne, et donc contribue à unir les hommes entre eux d’une manière plus profonde.
C'est accepter la dépendance, accepter le besoin de la présence et de l'aide de quelqu'un pour pouvoir traverser l'épreuve de la douleur.
Aider quelqu'un d'autre à mourir dans la dignité, c'est l'aider à prendre conscience, comme vous le dites, que sa dignité est dans son être, et le lui prouver par le regard que l'on pose sur lui, le fait de comprendre que cela vaut la peine de s'engager auprès de lui, traverser sa souffrance avec lui. Comme mère Teresa à qui certains reprochaient de perdre son temps avec des mourants plutôt que d'aider ceux qui allaient vivre et pourraient transformer plus visiblement leur pays.
Merci Jonastree pour cet article et pour la belle photo de mère Teresa.
Cependant, il me semble que la question de l'euthanasie dépasse largement celle du paraître, il y a avant tout la question de la souffrance terrible de ceux qui demandent à être euthanasiés, et leur peur d'être ressenti comme un poids par leur entourage.
Et dans la volonté d'euthanasier autrui, il y a la peur de la souffrance pour soi, d'être atteint par la douleur de l'autre à travers la démarche de compassion, la fuite devant l'engagement face à l'autre, devant la responsabilité face à son prochain.
Par contre je vous suis totalement sur votre conception de la dignité comme l'accueil de l'être.
Pour moi, mourir dans la dignité, c'est mettre en pratique ce que Jean-Paul II a écrit dans Dives in Misericordiae :
[quote]Celui qui sait recevoir le don avec la conscience que lui aussi fait du bien en l’acceptant, sert pour sa part la grande cause de la dignité de la personne, et donc contribue à unir les hommes entre eux d’une manière plus profonde.[/quote]
C'est accepter la dépendance, accepter le besoin de la présence et de l'aide de quelqu'un pour pouvoir traverser l'épreuve de la douleur.
Aider quelqu'un d'autre à mourir dans la dignité, c'est l'aider à prendre conscience, comme vous le dites, que sa dignité est dans son être, et le lui prouver par le regard que l'on pose sur lui, le fait de comprendre que cela vaut la peine de s'engager auprès de lui, traverser sa souffrance avec lui. Comme mère Teresa à qui certains reprochaient de perdre son temps avec des mourants plutôt que d'aider ceux qui allaient vivre et pourraient transformer plus visiblement leur pays.