par salésienne05 » mar. 10 avr. 2012, 22:18
Malheureusement, dans votre histoire, il manque la charité pure : celle qui consisterait à aider Antoine, même s'il n'en foutait pas une et même s'il était nul au hockey. Car, lorsque des catholiques osent fonctionner au mérite, ils ne sont plus catholiques. Car un catholique sait avant quiconque qu'il n'a en rien mérité que le Seigneur soit crucifié pour lui, qu'il n'a en rien mérité le fait d'avoir la chance d'être catholique.
Le problème est donc : si les personnes bien dotées ne veulent aider que ceux dont ils pensent qu'ils le méritent, comment fait-on avec ceux qui a priori ne méritent rien mais qui sont nos frères en humanité ?
Moi voyez-vous, je dis souvent à mes enfants : "Le monde est comme une famille... dans notre famille, il y a des bien élevés, des moins bien élevés, ceux qui ont du travail, ceux qui n'en ont pas, ceux qui sont hyperactifs, ceux qui sont un peu paresseux. Mais regarde : si l'un de tes frères, de tes cousins, de tes oncles, de tes tantes, de tes cousines, venaient à manquer de quelque chose, même si c'est de sa faute, que ferais-tu ? Mon grand garçon a déjà répondu à cette question : il FAUT l'aider, quelle que soit sa faute. Et si personne ne veut l'aider ? Mon garçon de 7 ans a encore répondu : on devra obliger ceux qui ne veulent pas car ils ne font pas preuve de bonté, et que dans une famille, on a l'obligation d'être bons envers les plus faibles, même ceux qui ne nous plaisent pas. Et avec un sourire : et en plus, on fera plaisir à Marie et à Jésus".
Désolée, je suis catholique, je ne suis pas de droite, pas d'extrême gauche non plus, et j'aime payer des impôts et savoir que mon travail peut aider, même ceux qui ne le méritent pas. Ceci dit, en lisant l'encyclique de Benoît XVI, où il parlait des nouvelles formes d'entreprises (comme les scop ou faisant allusion à l'économie du don développée par les Foccolari), je m'y suis parfaitement retrouvée... Jésus est bien plus dur avec les riches et l'argent qu'avec la sexualité... mais on l'oublie un peu facilement chez les catholiques...
Fraternellement.
Cécile
Malheureusement, dans votre histoire, il manque la charité pure : celle qui consisterait à aider Antoine, même s'il n'en foutait pas une et même s'il était nul au hockey. Car, lorsque des catholiques osent fonctionner au mérite, ils ne sont plus catholiques. Car un catholique sait avant quiconque qu'il n'a en rien mérité que le Seigneur soit crucifié pour lui, qu'il n'a en rien mérité le fait d'avoir la chance d'être catholique.
Le problème est donc : si les personnes bien dotées ne veulent aider que ceux dont ils pensent qu'ils le méritent, comment fait-on avec ceux qui a priori ne méritent rien mais qui sont nos frères en humanité ?
Moi voyez-vous, je dis souvent à mes enfants : "Le monde est comme une famille... dans notre famille, il y a des bien élevés, des moins bien élevés, ceux qui ont du travail, ceux qui n'en ont pas, ceux qui sont hyperactifs, ceux qui sont un peu paresseux. Mais regarde : si l'un de tes frères, de tes cousins, de tes oncles, de tes tantes, de tes cousines, venaient à manquer de quelque chose, même si c'est de sa faute, que ferais-tu ? Mon grand garçon a déjà répondu à cette question : il FAUT l'aider, quelle que soit sa faute. Et si personne ne veut l'aider ? Mon garçon de 7 ans a encore répondu : on devra obliger ceux qui ne veulent pas car ils ne font pas preuve de bonté, et que dans une famille, on a l'obligation d'être bons envers les plus faibles, même ceux qui ne nous plaisent pas. Et avec un sourire : et en plus, on fera plaisir à Marie et à Jésus".
Désolée, je suis catholique, je ne suis pas de droite, pas d'extrême gauche non plus, et j'aime payer des impôts et savoir que mon travail peut aider, même ceux qui ne le méritent pas. Ceci dit, en lisant l'encyclique de Benoît XVI, où il parlait des nouvelles formes d'entreprises (comme les scop ou faisant allusion à l'économie du don développée par les Foccolari), je m'y suis parfaitement retrouvée... Jésus est bien plus dur avec les riches et l'argent qu'avec la sexualité... mais on l'oublie un peu facilement chez les catholiques...
Fraternellement.
Cécile