par ti'hamo » sam. 12 mai 2012, 15:33
10 ans de fermeture, on comprend aisément le manque, les fantasmes, le vide à combler. Mais comprendre comment naît cette envie ne justifie pas le passage à l'acte (de même que si vous nous disiez être pris d'envies suicidaires, ce pourrait être explicable et compréhensible, sans que ça justifie le passage à l'acte, que nous ne vous conseillerions pas).
Le fait de payer pour des rapports sexuels est plutôt un facteur aggravant : à l'infidélité, on ajoute la marchandisation des êtres et des sentiments.
Comme le fait remarquer Isabelle, décider unilatéralement d'arrêter toute relation physique, c'est déjà, en soi, une infidélité, et une rupture du lien conjugal. Mais là non plus cela ne justifie rien : ce n'est pas parce que son épouse le trompe, par exemple, qu'un homme aurait le droit de la tromper à son tour.
C'est surtout le symptôme d'un gros problème, si je puis me permettre. Comme, dans un couple, nous ne fonctionnons pas pareil ni dans le même langage, peut-être votre épouse manque-t-elle de quelque chose, d'une certaine manière de montrer votre amour, d'une attention marquée d'une façon particulière, et a-t-elle du coup elle-même, de son côté, l'impression d'un manque, d'un vide, ce qui du coup l'aurait dégoûtée ou dissuadée de toute relation physique - car si elle n'en perçoit pas le sens, elle n'en aura aucune envie.
Ce sont là des suppositions, des pistes de réflexions.
(Voir à ce sujet les livres de Gary Chapman sur "les langages de l'amour", cela me semble tout à fait indiqué dans votre cas).
. Lui avez-vous exprimé votre manque, votre blessure (en essayant d'éviter de se montrer accusateur) ? En lui laissant tout le loisir de s'exprimer et de s'expliquer, sans forcément exiger une réponse immédiate ?
. Elle-même, se plaint-elle de façon répétée, ou bien s'est-elle plaint par le passé, de quelque chose, d'un manque, de quelque chose qu'elle aurait souhaité, ou que vous ne faisiez pas ?
. Savez-vous ce qui, elle, lui fait plaisir, ce qui, dans la vie quotidienne et la vie de couple, lui donne de la joie ?
. À côté de ça, (vous n'êtes pas obligé de répondre là à toutes mes questions, c'est un peu personnel, disons que vous pouvez vous les poser par devers vous), dans la vie de tous les jours, conservez-vous malgré tout un lien : est-ce que vous parlez de vous, de ce qui vous plaît, de vos lectures, de vos attentes, de vos souhaits, de votre travail, de vos amis... ? Est-ce que vous partagez des moments ensembles (restaurant, cinéma, selon les goûts de chacun) ?
Quand à la pratique de la chasteté : certes pas facile dans ces conditions (la masturbation elle-même étant déjà contraire à la chasteté, mais vous l'avez vous-même remarqué dans ce que vous exprimez) ; disons qu'il ne faut pas s'en faire une idée de "combat mental" : il ne s'agit pas de rester sur place, inactif, à lutter contre ses envies, mais plutôt - je pense - de s'en détourner en s'occupant l'esprit et le corps dans une activité saine (si vous aviez un jardin, je vous conseillerais d'aller le bêcher, ça éradique tous les vices, colère, luxure, paresse...

)
10 ans de fermeture, on comprend aisément le manque, les fantasmes, le vide à combler. Mais comprendre comment naît cette envie ne justifie pas le passage à l'acte (de même que si vous nous disiez être pris d'envies suicidaires, ce pourrait être explicable et compréhensible, sans que ça justifie le passage à l'acte, que nous ne vous conseillerions pas).
Le fait de payer pour des rapports sexuels est plutôt un facteur aggravant : à l'infidélité, on ajoute la marchandisation des êtres et des sentiments.
Comme le fait remarquer Isabelle, décider unilatéralement d'arrêter toute relation physique, c'est déjà, en soi, une infidélité, et une rupture du lien conjugal. Mais là non plus cela ne justifie rien : ce n'est pas parce que son épouse le trompe, par exemple, qu'un homme aurait le droit de la tromper à son tour.
C'est surtout le symptôme d'un gros problème, si je puis me permettre. Comme, dans un couple, nous ne fonctionnons pas pareil ni dans le même langage, peut-être votre épouse manque-t-elle de quelque chose, d'une certaine manière de montrer votre amour, d'une attention marquée d'une façon particulière, et a-t-elle du coup elle-même, de son côté, l'impression d'un manque, d'un vide, ce qui du coup l'aurait dégoûtée ou dissuadée de toute relation physique - car si elle n'en perçoit pas le sens, elle n'en aura aucune envie.
Ce sont là des suppositions, des pistes de réflexions.
(Voir à ce sujet les livres de Gary Chapman sur "les langages de l'amour", cela me semble tout à fait indiqué dans votre cas).
. Lui avez-vous exprimé votre manque, votre blessure (en essayant d'éviter de se montrer accusateur) ? En lui laissant tout le loisir de s'exprimer et de s'expliquer, sans forcément exiger une réponse immédiate ?
. Elle-même, se plaint-elle de façon répétée, ou bien s'est-elle plaint par le passé, de quelque chose, d'un manque, de quelque chose qu'elle aurait souhaité, ou que vous ne faisiez pas ?
. Savez-vous ce qui, elle, lui fait plaisir, ce qui, dans la vie quotidienne et la vie de couple, lui donne de la joie ?
. À côté de ça, (vous n'êtes pas obligé de répondre là à toutes mes questions, c'est un peu personnel, disons que vous pouvez vous les poser par devers vous), dans la vie de tous les jours, conservez-vous malgré tout un lien : est-ce que vous parlez de vous, de ce qui vous plaît, de vos lectures, de vos attentes, de vos souhaits, de votre travail, de vos amis... ? Est-ce que vous partagez des moments ensembles (restaurant, cinéma, selon les goûts de chacun) ?
Quand à la pratique de la chasteté : certes pas facile dans ces conditions (la masturbation elle-même étant déjà contraire à la chasteté, mais vous l'avez vous-même remarqué dans ce que vous exprimez) ; disons qu'il ne faut pas s'en faire une idée de "combat mental" : il ne s'agit pas de rester sur place, inactif, à lutter contre ses envies, mais plutôt - je pense - de s'en détourner en s'occupant l'esprit et le corps dans une activité saine (si vous aviez un jardin, je vous conseillerais d'aller le bêcher, ça éradique tous les vices, colère, luxure, paresse... :-D )