par Raistlin » mar. 04 sept. 2012, 9:33
Aldous a écrit :Vous dites que ça sous-entend quelque chose, mais quoi? Ce quelque chose il n'est que dans votre esprit (une fois de plus) moi j'ai juste dit Aux yeux de Dieu ce qui compte c'est comment on mène sa vie
et j'y ai mis à la suite une citation de Saint Augustin qui exprime trés bien qu'on peut penser être dans l'Eglise et être pourtant à côté de la plaque... et être hors de l'Eglise et être pourtant comme dedans (c'est à dire plaisant à Dieu). Tout ça c'est clair non? Et c'est pas moi qui le dit c'est Saint Augustin!
Le sens de ce que vous disiez était donc parfaitement clair (et non pas seulement dans mon esprit) : en gros, peu importe qu'un protestant n'adhère pas aux vérités catholiques (c'était tout de même le contexte), ce n'est pas ça qui compte vraiment au final. Je suis désolé mais c'est le sens qu'ont vos propos
dans le contexte. Encore une fois, si vous ne vous rendez pas compte du sens que peuvent avoir vos paroles, je ne peux rien faire pour vous.
Et si j'ai réagi de la sorte, c'est que c'est précisément ce genre d'idée (que vous partagez ou non) qui a détruit l'évangélisation dans l'Église et qui fait que son activité missionnaire, sauf exception, est proche du zéro absolu. A force de se dire que ce qui compte, c'est qu'on s'"aime" ou qu'on prenne le thé ensemble ou qu’on soit de « chics types », plus personne ne voit pourquoi il est nécessaire - et non pas seulement accessoire - d'annoncer la vraie foi. Pourquoi un protestant devrait-il se convertir s’il croit en Jésus et qu’il fait le « bien » ? Pourquoi un musulman devrait-il se convertir si c’est un homme « bon » ? Voilà où mènent le fait de se dire que ce qui compte, c’est la façon dont nous menons notre vie… sans jamais dire à côté que la recherche de la vérité et son annonce en font partie. En gros, ça revient à faire passer la vérité au second plan. Or Benoît XVI a bien rappelé que charité et vérité marchent ensemble. L’une dépouillée de l’autre se corrompt immédiatement.
Mais cessons ce combat stérile et cherchons les points où nous sommes d’accord plutôt que ce qui nous divise. Effectivement, je vous l’accorde, la façon dont nous agissons dans ce monde compte aux yeux de Dieu, c’est indéniable. Un protestant qui s’efforcerait d’être un authentique disciple du Christ serait sans doute plus agréable aux yeux de Dieu qu’un « catholique » allant à la Messe mais péchant sans vergogne et sans repentance à côté. Effectivement, connaître la vérité ne suffit pas, il faut encore s’efforcer d’en vivre. Mais pour celui qui ne connaît pas la vérité, il ne pourra même pas s’efforcer d’en vivre. Et puis, Dieu étant la vérité autant que le bien, il ne peut désirer pour nous le bien sans la vérité.
Je vous rappelle quand même la question originelle de Mine : a-t-on raison d’être en désaccord entre protestants et catholiques alors que nous partageons l’essentiel ? Je réponds : oui. Bien sûr, nous devons tout faire pour parvenir à l’unité mais les vérités de foi ne sont pas des « nice to have », elles font partie de la vie chrétienne, elles conditionnent notre relation à Dieu.
Cordialement,
[quote="Aldous"]Vous dites que ça sous-entend quelque chose, mais quoi? Ce quelque chose il n'est que dans votre esprit (une fois de plus) moi j'ai juste dit [i]Aux yeux de Dieu ce qui compte c'est comment on mène sa vie[/i]
et j'y ai mis à la suite une citation de Saint Augustin qui exprime trés bien qu'on peut penser être dans l'Eglise et être pourtant à côté de la plaque... et être hors de l'Eglise et être pourtant comme dedans (c'est à dire plaisant à Dieu). Tout ça c'est clair non? Et c'est pas moi qui le dit c'est Saint Augustin![/quote]
Le sens de ce que vous disiez était donc parfaitement clair (et non pas seulement dans mon esprit) : en gros, peu importe qu'un protestant n'adhère pas aux vérités catholiques (c'était tout de même le contexte), ce n'est pas ça qui compte vraiment au final. Je suis désolé mais c'est le sens qu'ont vos propos [u]dans le contexte[/u]. Encore une fois, si vous ne vous rendez pas compte du sens que peuvent avoir vos paroles, je ne peux rien faire pour vous.
Et si j'ai réagi de la sorte, c'est que c'est précisément ce genre d'idée (que vous partagez ou non) qui a détruit l'évangélisation dans l'Église et qui fait que son activité missionnaire, sauf exception, est proche du zéro absolu. A force de se dire que ce qui compte, c'est qu'on s'"aime" ou qu'on prenne le thé ensemble ou qu’on soit de « chics types », plus personne ne voit pourquoi il est nécessaire - et non pas seulement accessoire - d'annoncer la vraie foi. Pourquoi un protestant devrait-il se convertir s’il croit en Jésus et qu’il fait le « bien » ? Pourquoi un musulman devrait-il se convertir si c’est un homme « bon » ? Voilà où mènent le fait de se dire que ce qui compte, c’est la façon dont nous menons notre vie… sans jamais dire à côté que la recherche de la vérité et son annonce en font partie. En gros, ça revient à faire passer la vérité au second plan. Or Benoît XVI a bien rappelé que charité et vérité marchent ensemble. L’une dépouillée de l’autre se corrompt immédiatement.
Mais cessons ce combat stérile et cherchons les points où nous sommes d’accord plutôt que ce qui nous divise. Effectivement, je vous l’accorde, la façon dont nous agissons dans ce monde compte aux yeux de Dieu, c’est indéniable. Un protestant qui s’efforcerait d’être un authentique disciple du Christ serait sans doute plus agréable aux yeux de Dieu qu’un « catholique » allant à la Messe mais péchant sans vergogne et sans repentance à côté. Effectivement, connaître la vérité ne suffit pas, il faut encore s’efforcer d’en vivre. Mais pour celui qui ne connaît pas la vérité, il ne pourra même pas s’efforcer d’en vivre. Et puis, Dieu étant la vérité autant que le bien, il ne peut désirer pour nous le bien sans la vérité.
Je vous rappelle quand même la question originelle de Mine : a-t-on raison d’être en désaccord entre protestants et catholiques alors que nous partageons l’essentiel ? Je réponds : oui. Bien sûr, nous devons tout faire pour parvenir à l’unité mais les vérités de foi ne sont pas des « nice to have », elles font partie de la vie chrétienne, elles conditionnent notre relation à Dieu.
Cordialement,