Merci et Deo gratias pour tous les ministres de Dieu de qui j'ai reçu des enseignements si précieux. Ils m'ont aidée, puissent-ils vous aider aussi ! Merci au Saint Esprit !
C'est vrai que
riche n'est pas un charisme... Il faudrait déjà clairement définir ce qu'on entend par être riche, et jusque dans quelles profondeurs de nos êtres nous devons traquer l'attachement pour introniser dame Pauvreté.. mais si je naissais très riche matériellement, je m'interrogerais sur ce que Dieu attend de moi, à savoir, deux solutions :
- Tout donner et me faire pauvre (comme les Apôtres, le jeune homme riche, saint François, mère teresa)
- voir comment je puis user de mes richesses dans l'intérêt de Dieu et de ses représentants que sont les pauvres et l'Eglise. (sur le modèle de Zachée, de saint Martin, de frère Jacopa...)
Je me souviens de cette histoire où un riche chef d'entreprise s'était converti au contact de mère Teresa. Dans son enthousiasme, voulait tout larguer. Mais mère Teresa lui a dit que s'il fermait son entreprise il ferait des gens sans emplois... une catastrophe. Alors il a travaillé à convertir son entreprise, intégrant à sa vie des principes chrétiens ouvertement définis comme tels. Il y avait l'aumonier de l'entreprise, des heures de pauses pour ceux qui désirent prier, un relationnel renouvelé à partir de l'Evangile.. Et surtout, une politique économique de l'entreprise totalement gérée à la lumière chrétienne.
Les riches n'existeraient pas si Dieu ne l'avait pas permis. C'est bien qu'ils ont une fonction, un rôle à définir à lumière évangélique non ? Etre riche ne constitue pas un péché mais une tentation constante. C'est vrai que c'est plus difficile... cependant, ici bas, nul n'est exempt de tentations...
Il convient pourtant de toujours rendre grâce quand on ne manque de rien car cela ferait de nous des voleurs et des envieurs d'être dans la misère.
J'aime énormément la vision de Saint Augustin vis à vis de la pauvreté. C'est très équilibré. C'est toute une gestion des petites choses de nos vies quotidiennes qui recèlent parfois de grands combats intérieurs pour la pauvreté... en fait, pour la liberté intérieure.. il l'exprime bien dans sa
Règle. Il parle beaucoup de discerner ce qui est
nécessaire et de ne pas aller au delà. Cette loi guide ma vie. Quand je vais dans un magasin et que je vois quelque chose qui me fait envie (et c'est pervers : c'est souvent des images pieuses, des livres de théologie, des chapelets, des statuettes etc.. ), je me demande toujours en premier : "en as-tu besoin absolument ? est-ce nécessaire ? est-ce qu'il y a un pilote dans l'avion ?"
Pour acheter
Porta fidei, j'ai attendu que mon évêque le conseille. En attendant j'ai rongé mon frein pour m'obliger à discerner correctement si c'était vraiment nécessaire..
Encore une fois, est-ce qu'il y a un pilote dans l'avion ou bien suis-je esclave de mes envies ou de faux raisonnements (c'est bon j'ai assez d'argent alors j'achète, en plus c'est en promo là... etc). Aimer profondément dame Pauvreté nous libère vraiment dans ces cas parce qu'on se dit : "En fait, je ne manque de rien. Pourquoi j'achèterais ça ?"
Ou bien : "là c'est vraiment nécessaire, je suis parfaitement en accord intérieur à la lumière de Dieu. J'achète."
A la maison, se forcer à mettre en commun tout ce qui ne m'est pas absolument personnel peut-être un choix dans la ligne des Actes. Ne rien avoir en double, se contenter du minimum, ne jamais jeter ni gaspiller, me contenter de peu (
"peu, peu" disait toujours Saint Benoît joseph Labre) etc... Ce n'est pas toujours facile, mais si on se mets pas quelques petits thermomètres très matériaux comme ceux-là, alors, comment être bon gestionnaire de la pauvreté du coeur ?
Dans un monastère, un individu peut très bien s'attacher mordicus à l'emploi qu'on lui a confié, à la vue depuis sa cellule, à l'ourlet usé de sa tunique, à une forme liturgique. Celui-là, bien qu'ayant fait de pauvreté (sois disant à l'abri) se comporte comme le riche. Et, quand l'Abbé lui enlève son emploi, lui donne une tunique neuve, ou lui demande de changer de cellule et qu'il s'en va tout triste.... il est le chameau qui a passé la tête par le trou de l'aiguille, et qui est coincé au milieu parce qu'il y a manifestement des choses à l'arrière qui ne passent pas...
La blague de SPK est très drôle, mais c'est sur l'amour que nous seront jugés... Une sainte était très attachée à des images pieuses... Jésus lui a demandé de s'en défaire. Voyant ce que ça lui coûtait, Jésus lui dit : "aimes-tu plus tes images que Moi ?"
C'est Lui notre Souverain Bien...
je vous recopie ici, chers frères, un petit texte plein de finesse humouro-spirituel d'une grande profondeur et très inspiré qui, je l'espère, nourrira vos méditations sur ce beau sujet de la Pauvreté évangélique dans nos vies :
Rapetissons le chameau
Vis à vis de nos richesses (pas seulement de notre argent, mais de tout ce qui encombre nos vies), l'Evangile est très clair :
"Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu." Autant dire impossible !
"Si on ne peut agrandir le trou de l'aiguille, on peut toujours essayer de rapetisser le chameau", s'est écrié un petit malin au fond de l'église après le sermon. Et bien justement, rapetissons notre chameau personnel, celui qui nous fait trop riches et trop encombrés pour entrer dans le Royaume de Dieu. Les bosses du chameau lui servent à faire des réserves. Est-ce que je suis sûr que mes réserves de temps gardé pour moi, mes bas de laine intellectuels, les caisses noires relationnelles sont utiles à ma marche vers le Royaume ? Supprimons les bosses du chameau !
Le chameau a un long cou et une tête dédaigneuse. Est-ce que je suis sûr que mes allures parfois hautaines et supérieures sont bien chrétiennes ? Supprimons la tête et le cou du chameau !
Le chameau a un ventre qui rumine ! que de rumination dans ma vie de riche qui n'est jamais content ! supprimons le corps de chameau !
Le chameau est fait de jeambes osseuses montées sur des pattes larges. n'ai-je pas tendance à mettre largement mes pieds dans les domaines où d'autres pourraient s'épanouir ? Est-ce que je sais faire preuve de délicatesse lorsque je marche près du jardin secret des autres ? Supprimons les pattes du chameau !
La vie chrétienne c'est de se débarrasser du chameau qui encombre ma vie pour le transformer en un mince fil. Un filet de musique légère, délicate et humble qui me relie au Saint Esprit. Une fil rouge sang qui m'attire à la source du Salut et me conduit au Royaume."
Billet du dimanche du chanoine Guy Luisier.
Merci et Deo gratias pour tous les ministres de Dieu de qui j'ai reçu des enseignements si précieux. Ils m'ont aidée, puissent-ils vous aider aussi ! Merci au Saint Esprit !
C'est vrai que [i]riche[/i] n'est pas un charisme... Il faudrait déjà clairement définir ce qu'on entend par être riche, et jusque dans quelles profondeurs de nos êtres nous devons traquer l'attachement pour introniser dame Pauvreté.. mais si je naissais très riche matériellement, je m'interrogerais sur ce que Dieu attend de moi, à savoir, deux solutions :
- Tout donner et me faire pauvre (comme les Apôtres, le jeune homme riche, saint François, mère teresa)
- voir comment je puis user de mes richesses dans l'intérêt de Dieu et de ses représentants que sont les pauvres et l'Eglise. (sur le modèle de Zachée, de saint Martin, de frère Jacopa...)
Je me souviens de cette histoire où un riche chef d'entreprise s'était converti au contact de mère Teresa. Dans son enthousiasme, voulait tout larguer. Mais mère Teresa lui a dit que s'il fermait son entreprise il ferait des gens sans emplois... une catastrophe. Alors il a travaillé à convertir son entreprise, intégrant à sa vie des principes chrétiens ouvertement définis comme tels. Il y avait l'aumonier de l'entreprise, des heures de pauses pour ceux qui désirent prier, un relationnel renouvelé à partir de l'Evangile.. Et surtout, une politique économique de l'entreprise totalement gérée à la lumière chrétienne.
Les riches n'existeraient pas si Dieu ne l'avait pas permis. C'est bien qu'ils ont une fonction, un rôle à définir à lumière évangélique non ? Etre riche ne constitue pas un péché mais une tentation constante. C'est vrai que c'est plus difficile... cependant, ici bas, nul n'est exempt de tentations...
Il convient pourtant de toujours rendre grâce quand on ne manque de rien car cela ferait de nous des voleurs et des envieurs d'être dans la misère.
J'aime énormément la vision de Saint Augustin vis à vis de la pauvreté. C'est très équilibré. C'est toute une gestion des petites choses de nos vies quotidiennes qui recèlent parfois de grands combats intérieurs pour la pauvreté... en fait, pour la liberté intérieure.. il l'exprime bien dans sa [i]Règle[/i]. Il parle beaucoup de discerner ce qui est [b]nécessaire[/b] et de ne pas aller au delà. Cette loi guide ma vie. Quand je vais dans un magasin et que je vois quelque chose qui me fait envie (et c'est pervers : c'est souvent des images pieuses, des livres de théologie, des chapelets, des statuettes etc.. ), je me demande toujours en premier : "en as-tu besoin absolument ? est-ce nécessaire ? est-ce qu'il y a un pilote dans l'avion ?"
Pour acheter [i]Porta fidei[/i], j'ai attendu que mon évêque le conseille. En attendant j'ai rongé mon frein pour m'obliger à discerner correctement si c'était vraiment nécessaire.. :boxe:
Encore une fois, est-ce qu'il y a un pilote dans l'avion ou bien suis-je esclave de mes envies ou de faux raisonnements (c'est bon j'ai assez d'argent alors j'achète, en plus c'est en promo là... etc). Aimer profondément dame Pauvreté nous libère vraiment dans ces cas parce qu'on se dit : "En fait, je ne manque de rien. Pourquoi j'achèterais ça ?"
Ou bien : "là c'est vraiment nécessaire, je suis parfaitement en accord intérieur à la lumière de Dieu. J'achète."
A la maison, se forcer à mettre en commun tout ce qui ne m'est pas absolument personnel peut-être un choix dans la ligne des Actes. Ne rien avoir en double, se contenter du minimum, ne jamais jeter ni gaspiller, me contenter de peu ([i]"peu, peu"[/i] disait toujours Saint Benoît joseph Labre) etc... Ce n'est pas toujours facile, mais si on se mets pas quelques petits thermomètres très matériaux comme ceux-là, alors, comment être bon gestionnaire de la pauvreté du coeur ?
Dans un monastère, un individu peut très bien s'attacher mordicus à l'emploi qu'on lui a confié, à la vue depuis sa cellule, à l'ourlet usé de sa tunique, à une forme liturgique. Celui-là, bien qu'ayant fait de pauvreté (sois disant à l'abri) se comporte comme le riche. Et, quand l'Abbé lui enlève son emploi, lui donne une tunique neuve, ou lui demande de changer de cellule et qu'il s'en va tout triste.... il est le chameau qui a passé la tête par le trou de l'aiguille, et qui est coincé au milieu parce qu'il y a manifestement des choses à l'arrière qui ne passent pas... :-D
La blague de SPK est très drôle, mais c'est sur l'amour que nous seront jugés... Une sainte était très attachée à des images pieuses... Jésus lui a demandé de s'en défaire. Voyant ce que ça lui coûtait, Jésus lui dit : "aimes-tu plus tes images que Moi ?"
C'est Lui notre Souverain Bien...
je vous recopie ici, chers frères, un petit texte plein de finesse humouro-spirituel d'une grande profondeur et très inspiré qui, je l'espère, nourrira vos méditations sur ce beau sujet de la Pauvreté évangélique dans nos vies :
[b][i][size=150]Rapetissons le chameau[/size][/i][/b]
Vis à vis de nos richesses (pas seulement de notre argent, mais de tout ce qui encombre nos vies), l'Evangile est très clair : [i]"Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu[/i]." Autant dire impossible !
"Si on ne peut agrandir le trou de l'aiguille, on peut toujours essayer de rapetisser le chameau", s'est écrié un petit malin au fond de l'église après le sermon. Et bien justement, rapetissons notre chameau personnel, celui qui nous fait trop riches et trop encombrés pour entrer dans le Royaume de Dieu. Les bosses du chameau lui servent à faire des réserves. Est-ce que je suis sûr que mes réserves de temps gardé pour moi, mes bas de laine intellectuels, les caisses noires relationnelles sont utiles à ma marche vers le Royaume ? Supprimons les bosses du chameau !
Le chameau a un long cou et une tête dédaigneuse. Est-ce que je suis sûr que mes allures parfois hautaines et supérieures sont bien chrétiennes ? Supprimons la tête et le cou du chameau !
Le chameau a un ventre qui rumine ! que de rumination dans ma vie de riche qui n'est jamais content ! supprimons le corps de chameau !
Le chameau est fait de jeambes osseuses montées sur des pattes larges. n'ai-je pas tendance à mettre largement mes pieds dans les domaines où d'autres pourraient s'épanouir ? Est-ce que je sais faire preuve de délicatesse lorsque je marche près du jardin secret des autres ? Supprimons les pattes du chameau !
La vie chrétienne c'est de se débarrasser du chameau qui encombre ma vie pour le transformer en un mince fil. Un filet de musique légère, délicate et humble qui me relie au Saint Esprit. Une fil rouge sang qui m'attire à la source du Salut et me conduit au Royaume."
[i]Billet du dimanche du chanoine Guy Luisier.[/i]