par archi » sam. 15 déc. 2012, 19:15
Aline-Marie a écrit :La volonté elle-même peut être malade. Je pense à tous les types de dépendances ou addictions : à des substances,
au jeu, les achats dits compulsifs, à des pratiques sexuelles. Dans ces cas-là, la volonté accepte bel et bien de se livrer
par exemple à la boisson ou autre chose; mais cette volonté est-elle pleinement libre ?... Non !
Dans de tels cas, la personne est souvent divisée jusque dans sa volonté car elle voudrait sincèrement être libre, et
en même temps, de par la dépendance, elle veut continuer tel acte. Ce n'est pas simple. C'est surtout une souffrance
incroyable, sans parler que les addictions portent souvent les personnes qui en souffrent à des actes qui peuvent
répugner, amener son entourage à la juger comme "vicieuse", alors qu'elle est simplement malade. Comment toutes ces
personnes seront-elles jugées ? Sont-elles condamnées d'office ? Quelle espérance et quelle miséricorde pour elles ?...

Bonjour Aline-Marie.
Si je me réfère aux avis que j'ai reçus à pas mal de reprises en confession à propos de comportements addictifs et compulsifs (et peccamineux), pour faire simple, vous n'êtes pas vraiment responsable de chaque acte (vous étiez sans doute responsable la 1ere fois que vous avez mis le doigt dans l'engrenage, encore faut-il juger selon le cas du degré de conscience de la gravité de l'acte à ce moment-là, mais c'est le passé, une fois le péché confessé, l'addiction subsiste, et la volonté est souvent amoindrie voire impuissante dans ces conditions), mais vous êtes responsable des moyens que vous mettez en oeuvre contre ce péché.
Ca commence par reconnaître la gravité de l'acte et d'avoir sincèrement la volonté d'arrêter (même si dans le même temps la tentation avec ses atours séduisants rend les choses difficiles). Et ensuite, autant que possible, prendre les moyens de lutter contre. Les armes classiques contre le démon et ses tentations, ses "pompes" comme le dit la liturgie, ce sont d'une part la confession régulière, de l'autre le jeûne, la prière et la pénitence.
Je sais, c'est difficile, encore plus dans le monde actuel...
Saint Paul nous dit clairement que la vie chrétienne est une ascèse et un combat. Et je sais que je ne suis certainement pas un modèle d'ascétisme

mais je n'abandonne pas la partie.
In Xto,
archi.
[quote="Aline-Marie"]La volonté elle-même peut être malade. Je pense à tous les types de dépendances ou addictions : à des substances,
au jeu, les achats dits compulsifs, à des pratiques sexuelles. Dans ces cas-là, la volonté accepte bel et bien de se livrer
par exemple à la boisson ou autre chose; mais cette volonté est-elle pleinement libre ?... Non !
Dans de tels cas, la personne est souvent divisée jusque dans sa volonté car elle voudrait sincèrement être libre, et
en même temps, de par la dépendance, elle veut continuer tel acte. Ce n'est pas simple. C'est surtout une souffrance
incroyable, sans parler que les addictions portent souvent les personnes qui en souffrent à des actes qui peuvent
répugner, amener son entourage à la juger comme "vicieuse", alors qu'elle est simplement malade. Comment toutes ces
personnes seront-elles jugées ? Sont-elles condamnées d'office ? Quelle espérance et quelle miséricorde pour elles ?... :([/quote]
Bonjour Aline-Marie.
Si je me réfère aux avis que j'ai reçus à pas mal de reprises en confession à propos de comportements addictifs et compulsifs (et peccamineux), pour faire simple, vous n'êtes pas vraiment responsable de chaque acte (vous étiez sans doute responsable la 1ere fois que vous avez mis le doigt dans l'engrenage, encore faut-il juger selon le cas du degré de conscience de la gravité de l'acte à ce moment-là, mais c'est le passé, une fois le péché confessé, l'addiction subsiste, et la volonté est souvent amoindrie voire impuissante dans ces conditions), mais vous êtes responsable des moyens que vous mettez en oeuvre contre ce péché.
Ca commence par reconnaître la gravité de l'acte et d'avoir sincèrement la volonté d'arrêter (même si dans le même temps la tentation avec ses atours séduisants rend les choses difficiles). Et ensuite, autant que possible, prendre les moyens de lutter contre. Les armes classiques contre le démon et ses tentations, ses "pompes" comme le dit la liturgie, ce sont d'une part la confession régulière, de l'autre le jeûne, la prière et la pénitence.
Je sais, c'est difficile, encore plus dans le monde actuel... :exclamation:
Saint Paul nous dit clairement que la vie chrétienne est une ascèse et un combat. Et je sais que je ne suis certainement pas un modèle d'ascétisme :s mais je n'abandonne pas la partie.
In Xto,
archi.