par Xavi » lun. 11 mars 2013, 20:30
Quel problème ?
Cher Epsilon, il me semble que nos messages se croisent sans se rencontrer.
Mon message précédent me semblait clair pour écarter toute confusion ou difficulté par rapport à l’Adam biblique.
Par rapport aux dates évoquées par la science, d’autres sujets ont déjà permis de relever les incertitudes des « années » de la Genèse (notamment pour les âges des patriarches) qui se réfèrent aux campements avec des incertitudes aussi grandes que la durée des six « jours ».
Mais, la Genèse paraît situer Adam et Eve en Arménie, il y a environ cinq mille ans longtemps après les évènements que vous évoquez, à une époque du néolithique, où il existait de nombreuses tribus humaines dans cette région où se pratiquait déjà l’élevage et l’agriculture, où des villes commençaient à se construire, où il y avait beaucoup de nomades et de semi-nomades, où l’écriture et le calcul commençaient à se pratiquer.
La manière dont le patrimoine génétique d’Adam et Eve s’est constitué par une longue chaîne causale, comme Saint Augustin l’admettait déjà, n’est en rien détaillée dans la Genèse qui se limite à dire que Dieu a créé l’humain, mâle et femelle, avec la poussière du sol avant de les plonger dans son Eden.
La grande difficulté, pour beaucoup, c’est d’accepter que, dans la réalité concrète de l’histoire de notre monde, l’âme immortelle n’existait pas dès le Big Bang, qu’elle n’est pas davantage apparue naturellement, qu’elle n’existe pas du seul fait de la présence d’homo sapiens, de nos qualités humaines, fussent nos plus belles qualités intellectuelles, affectives ou religieuses.
Il y a eu une véritable création dans l’histoire. Rien ne l’imposait. Cette création a marqué Adam et Eve au milieu d’une espèce dans laquelle ils ont été façonnés. Cette marque, cette vie spirituelle, cette capacité de vivre éternellement avec Dieu, cette immortalité à l’image de Dieu, ils l’ont transmise à toute l’humanité par leur descendance.
Mais, cette création nouvelle n’est pas un droit, ni une réalité imposée par la justice. Il ne suffisait pas aux autres êtres de l’espèce d’Adam et Eve de leur être semblables d’un point de vue terrestre pour considérer qu’ils avaient nécessairement aussi une âme immortelle, comme si une création d’êtres nouveaux à l’image de Dieu aurait été injuste pour des créatures préexistantes. Il n’y avait que des êtres précaires et Dieu a créé du neuf, du radicalement neuf, préparé de toute éternité. Celui qui n’avait pas n’était privé de rien parce que Dieu a créé du neuf !
Mais, sauf si nous rejetons la création de l’histoire concrète avec d’énormes conséquences pour notre compréhension du Christ et de l’Evangile, nous sommes inévitablement confrontés à cette réalité dérangeante que le corps d’Adam et Eve provient de semblables qui n’avaient pas encore une âme immortelle, capable de communion avec Dieu. Et ces semblables, c’étaient des père et mère biologiques mais aussi d’innombrables êtres masculins et féminins de la même espèce avec lesquels des unions et des descendances étaient possibles.
En suivant l’opinion de Saint Jean Chrysostome, dont nous avons discuté dans un autre fil, il me semble que la Genèse elle-même nous raconte (Gn 6, 1-2) que des descendants masculins d’Adam et Eve (nommés fils de Dieu parce que créés à l’image de Dieu) s’unissaient à des filles d’humains, de la même espèce, mais qui n’étaient pas des filles de Dieu, descendantes d’Adam et Eve. Il y a aussi le cas de Caïn qui a constitué une famille et même une ville après s’être enfui au loin.
A ma connaissance, l’’Eglise n’a jamais enseigné qu’il fallait croire que les fils et filles d’Adam et Eve se sont unis exclusivement et incestueusement entre eux pour développer l’humanité.
Mais, par la lignée masculine ou la lignée féminine, tous les descendants d’Adam et Eve sont des humains créés à l’image de Dieu avec une âme immortelle et cette vie s’est répandue en quelques milliers d’années à toute l’humanité partout sur la terre.
Quel problème ?
Cher Epsilon, il me semble que nos messages se croisent sans se rencontrer.
Mon message précédent me semblait clair pour écarter toute confusion ou difficulté par rapport à l’Adam biblique.
Par rapport aux dates évoquées par la science, d’autres sujets ont déjà permis de relever les incertitudes des « années » de la Genèse (notamment pour les âges des patriarches) qui se réfèrent aux campements avec des incertitudes aussi grandes que la durée des six « jours ».
Mais, la Genèse paraît situer Adam et Eve en Arménie, il y a environ cinq mille ans longtemps après les évènements que vous évoquez, à une époque du néolithique, où il existait de nombreuses tribus humaines dans cette région où se pratiquait déjà l’élevage et l’agriculture, où des villes commençaient à se construire, où il y avait beaucoup de nomades et de semi-nomades, où l’écriture et le calcul commençaient à se pratiquer.
La manière dont le patrimoine génétique d’Adam et Eve s’est constitué par une longue chaîne causale, comme Saint Augustin l’admettait déjà, n’est en rien détaillée dans la Genèse qui se limite à dire que Dieu a créé l’humain, mâle et femelle, avec la poussière du sol avant de les plonger dans son Eden.
La grande difficulté, pour beaucoup, c’est d’accepter que, dans la réalité concrète de l’histoire de notre monde, l’âme immortelle n’existait pas dès le Big Bang, qu’elle n’est pas davantage apparue naturellement, qu’elle n’existe pas du seul fait de la présence d’homo sapiens, de nos qualités humaines, fussent nos plus belles qualités intellectuelles, affectives ou religieuses.
Il y a eu une véritable création dans l’histoire. Rien ne l’imposait. Cette création a marqué Adam et Eve au milieu d’une espèce dans laquelle ils ont été façonnés. Cette marque, cette vie spirituelle, cette capacité de vivre éternellement avec Dieu, cette immortalité à l’image de Dieu, ils l’ont transmise à toute l’humanité par leur descendance.
Mais, cette création nouvelle n’est pas un droit, ni une réalité imposée par la justice. Il ne suffisait pas aux autres êtres de l’espèce d’Adam et Eve de leur être semblables d’un point de vue terrestre pour considérer qu’ils avaient nécessairement aussi une âme immortelle, comme si une création d’êtres nouveaux à l’image de Dieu aurait été injuste pour des créatures préexistantes. Il n’y avait que des êtres précaires et Dieu a créé du neuf, du radicalement neuf, préparé de toute éternité. Celui qui n’avait pas n’était privé de rien parce que Dieu a créé du neuf !
Mais, sauf si nous rejetons la création de l’histoire concrète avec d’énormes conséquences pour notre compréhension du Christ et de l’Evangile, nous sommes inévitablement confrontés à cette réalité dérangeante que le corps d’Adam et Eve provient de semblables qui n’avaient pas encore une âme immortelle, capable de communion avec Dieu. Et ces semblables, c’étaient des père et mère biologiques mais aussi d’innombrables êtres masculins et féminins de la même espèce avec lesquels des unions et des descendances étaient possibles.
En suivant l’opinion de Saint Jean Chrysostome, dont nous avons discuté dans un autre fil, il me semble que la Genèse elle-même nous raconte (Gn 6, 1-2) que des descendants masculins d’Adam et Eve (nommés fils de Dieu parce que créés à l’image de Dieu) s’unissaient à des filles d’humains, de la même espèce, mais qui n’étaient pas des filles de Dieu, descendantes d’Adam et Eve. Il y a aussi le cas de Caïn qui a constitué une famille et même une ville après s’être enfui au loin.
A ma connaissance, l’’Eglise n’a jamais enseigné qu’il fallait croire que les fils et filles d’Adam et Eve se sont unis exclusivement et incestueusement entre eux pour développer l’humanité.
Mais, par la lignée masculine ou la lignée féminine, tous les descendants d’Adam et Eve sont des humains créés à l’image de Dieu avec une âme immortelle et cette vie s’est répandue en quelques milliers d’années à toute l’humanité partout sur la terre.