par Didymos » mer. 06 mars 2013, 12:41
françois67 a écrit :le célibat des prêtres ne concerne que le rite latin, les autres comme celui grecquo-romain par exemple garde le droit d'être marié en tant que prêtre. Le célibat a été en Occident instauré définitivement au XIèmes siècle
Même remarque sur cette erreur de vocabulaire que vous avez faite sur un autre post. Ce n'est pas que je sois obsédé par ça, mais précision signifie respect et vérité. Église
grecque-catholique, donc (et rite
byzantin). Merci.
Sur la question de l'obligation du célibat pour les clercs qui reçoivent les ordres majeurs, les choses sont plus complexes que ce qu'on rappelle souvent. Il semble, en effet, que, dès les origines de l’Église, précisément à cause de la citation que vous avez faite et aussi de l'exemple du Christ, les chrétiens considéraient massivement le célibat comme la norme pour les clercs, si bien que pendant des siècles, il n'a pas été nécessaire de fixer cette norme canoniquement.
Les orthodoxes, lorsqu'ils se sont séparés, ont, semble-t-il, pris prétexte à une formalisation de cette norme par le Pontife Romain pour la rejeter comme un abus, et se sont mis à défendre ce qui avait toujours été tenu pour exceptionnel. Pourtant, même chez eux, le célibat est resté très estimé, et aujourd'hui beaucoup de clercs orthodoxes affirment leur préférence pour cette forme de sacrifice.
Il faut encore préciser que, dans l'acceptation générale par l’Église d'avant le schisme, et donc aussi par l’Église catholique d'après le schisme, le célibat obligatoire concernait indistinctement, comme un tout, les trois ordres majeurs, diaconat, presbytérat et épiscopat. Donc, lorsque après Vatican II, la discipline a changé et a permis d'ordonner des diacres mariés, ça n'était pas la restauration d'une pratique ancienne, comme on l'a trop souvent entendu, mais l'institution d'une nouvelle pratique.
Partant de là, puisque cette nouvelle discipline est approuvée, je ne vois pas ce qui empêcherait, effectivement, de l'étendre aux prêtres (les évêques, de toutes façons, ont toujours dû rester célibataires, et c'est universellement admis). Quant à savoir si c'est souhaitable, si le prochain Pape s'attaquera au sujet, ou si je suis personnellement pour, c'est autre chose, et je dois avouer que mon opinion n'est pas faite !
Je dois avouer aussi, humblement, que ça n'est pas à moi qu'il appartient d'en juger, et que ceux qui en décident ont certainement la grâce, l'expérience et les connaissances pour savoir ce qu'ils font.
[quote="françois67"]le célibat des prêtres ne concerne que le rite latin, les autres comme celui grecquo-romain par exemple garde le droit d'être marié en tant que prêtre. Le célibat a été en Occident instauré définitivement au XIèmes siècle[/quote]
Même remarque sur cette erreur de vocabulaire que vous avez faite sur un autre post. Ce n'est pas que je sois obsédé par ça, mais précision signifie respect et vérité. Église [u]grecque-catholique[/u], donc (et rite [u]byzantin[/u]). Merci.
Sur la question de l'obligation du célibat pour les clercs qui reçoivent les ordres majeurs, les choses sont plus complexes que ce qu'on rappelle souvent. Il semble, en effet, que, dès les origines de l’Église, précisément à cause de la citation que vous avez faite et aussi de l'exemple du Christ, les chrétiens considéraient massivement le célibat comme la norme pour les clercs, si bien que pendant des siècles, il n'a pas été nécessaire de fixer cette norme canoniquement.
Les orthodoxes, lorsqu'ils se sont séparés, ont, semble-t-il, pris prétexte à une formalisation de cette norme par le Pontife Romain pour la rejeter comme un abus, et se sont mis à défendre ce qui avait toujours été tenu pour exceptionnel. Pourtant, même chez eux, le célibat est resté très estimé, et aujourd'hui beaucoup de clercs orthodoxes affirment leur préférence pour cette forme de sacrifice.
Il faut encore préciser que, dans l'acceptation générale par l’Église d'avant le schisme, et donc aussi par l’Église catholique d'après le schisme, le célibat obligatoire concernait indistinctement, comme un tout, les trois ordres majeurs, diaconat, presbytérat et épiscopat. Donc, lorsque après Vatican II, la discipline a changé et a permis d'ordonner des diacres mariés, ça n'était pas la restauration d'une pratique ancienne, comme on l'a trop souvent entendu, mais l'institution d'une nouvelle pratique.
Partant de là, puisque cette nouvelle discipline est approuvée, je ne vois pas ce qui empêcherait, effectivement, de l'étendre aux prêtres (les évêques, de toutes façons, ont toujours dû rester célibataires, et c'est universellement admis). Quant à savoir si c'est souhaitable, si le prochain Pape s'attaquera au sujet, ou si je suis personnellement pour, c'est autre chose, et je dois avouer que mon opinion n'est pas faite !
Je dois avouer aussi, humblement, que ça n'est pas à moi qu'il appartient d'en juger, et que ceux qui en décident ont certainement la grâce, l'expérience et les connaissances pour savoir ce qu'ils font.