Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

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Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par levergero78 » mer. 17 juil. 2013, 8:52

Phileas Fogg a écrit :Essayez !
Dites vous que c'est que c'est peut être une obligation que de lire les contrats de toutes les prestations que vous recevez / prodiguez : achats, location, transports, et même tous les codes, lois et réglements : car nul n'est censé ignorer la loi aprés tout. Vous nous direz comment vous vous en sortez.
IL faut lire surtout les § en tout petits caractères qui sont les plus importants, notamment dans les contrats d'assurance ou les faux gains de certains sites...
La vie chrétienne se base sur le bon sens, de minimis non curat praetor est une des formules utiles.
mais surtout aussi sur le dogmatisme...
bonne journée
Pour vous également.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par levergero78 » mar. 16 juil. 2013, 16:26

vavi a écrit :
Je pense que ce qui doit nous guider est la morale chrétienne - souvent en accord donc avec la loi civile.
Mais quand un maire refuse de célébrer des mariages gays, à mon sens d'un point de vue chrétien, il est tout à fait dans son droit, malgré le fait qu'il affronte la loi civile, au risque d'être poursuivi. Ainsi lorsque notre indépendance par rapport à une "règle" ne saurait causer de tort à la collectivité, cela est à considérer.
Un maire, qui est un officier judiciaire, a l'obligation de respecter les lois qui ont été votées et promulguées.

S'il ne le fait pas, il peut être condamné lourdement et même révoqué.

S'il refuse d'appliquer une loi qui heurte sa conscience ou ses convictions, il doit démissionner.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par vavi » mar. 16 juil. 2013, 14:16

Personnellement, je ne pense pas.
Bien qu'il faille évidemment respecter les lois, je ne pense pas qu'il faille être dogmatique, zélé. Ce serait comme sacraliser la parole de l'Etat, la déifier. On aura plus peur de déplaire à Dieu, mais à la justice du pays.

Les premiers chrétiens refusaient quitte à être condamner de rejeter leur foi et adorer les divinités païennes. Quand bien même l'ordre venait des législateurs ou autre personne influente de la société civile.
Le légalisme c'est la mort de l'esprit au profit du suivi bête de la lettre.
Si demain une loi disait, hommes, faites pipi assis, vous le feriez par soucis de respecter la loi ?

Je pense que ce qui doit nous guider est la morale chrétienne - souvent en accord donc avec la loi civile.
Mais quand un maire refuse de célébrer des mariages gays, à mon sens d'un point de vue chrétien, il est tout à fait dans son droit, malgré le fait qu'il affronte la loi civile, au risque d'être poursuivi. Ainsi lorsque notre indépendance par rapport à une "règle" ne saurait causer de tort à la collectivité, cela est à considérer.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par Phileas Fogg » sam. 06 juil. 2013, 18:05

Essayez !

Dites vous que c'est que c'est peut être une obligation que de lire les contrats de toutes les prestations que vous recevez / prodiguez : achats, location, transports, et même tous les codes, lois et réglements : car nul n'est censé ignorer la loi aprés tout. Vous nous direz comment vous vous en sortez.

La vie chrétienne se base sur le bon sens, de minimis non curat praetor est une des formules utiles.

bonne journée

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par françois67 » sam. 06 juil. 2013, 17:20

Bonjour à toutes et tous,
J'aimerais si possible relancer le sujet car je n'ai obtenu pour ainsi dire qu'une demi-réponse. En gros: doit-on, oui ou non, lire toutes ces conditions, et si oui (ou non), pourquoi?
Merci, bien à vous.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par françois67 » mer. 03 juil. 2013, 11:42

Bonjour à toutes et tous,
Merci pour votre aide. En effet, l'obligation est contractuelle, mais aussi légale puisque selon la loi, il faut remplir ses devoirs contractuels. Mais la question reste: être contraint de lire ces contrats est-il une clause réellement faite pour être appliquée, ou n'est-ce que pure forme? Et dans ce dernier cas, la règle: rendre à César ce qui lui revient n'est-elle pas enfreinte?
Merci, bien à vous.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par Phileas Fogg » mar. 02 juil. 2013, 9:53

Mais ma question concerne le devoir ou pas de lire les diatribes interminables des conditions d'utilisation de Windows par exemple.
cette obligation n'est pas légale mais contractuelle :
pour vous engager il faut que vous sachiez à quoi : quels sont la nature des prestations reciproques, les garanties, les obligations, etc.
Le probléme s'est posé dans le passé de consommateurs qui argumentaient n'avoir pas eu connaissance du contrat pour se dégager de telle ou telle obligation.
C'est pourquoi afin de se garantir le fournisseur vous demande de certifier que vous avez pris connaissance de toutes les clauses. Il n'en va pas seulement pour les logiciels mais aussi pour beaucoup de choses de la vie quotidienne : transports en commun notamment.

La problématique morale n'est donc pas relative à la loi en ce cas.

bonne journée

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par françois67 » lun. 01 juil. 2013, 21:18

Bonjour Phileas,
Ma question ne concernait pas le piratage, qui n'est rien d'autre que du vol, et est un fléau que traquent réellement les grands éditeurs de logiciels, tel Microsoft. Mais ma question concerne le devoir ou pas de lire les diatribes interminables des conditions d'utilisation de Windows par exemple. Honnêtement, personne ne le fait. Pourtant, dans cesdites conditions, il nous est demandé de les lire. Idem pour Google Play, on les accepte néanmoins, etc.
Ces demandes sont pure forme je crois pouvoir dire, elles ne sont je pense pas faites pour être appliquées.
Ce serait gentil de bien vouloir éclairer ma lanterne, merci vraiment. :-)
Bien à vous.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par Phileas Fogg » dim. 30 juin 2013, 22:54

content que mes longs messages trouvent un acceuil positif.

si vous précisez votre question, on pourra essayer d'y apporter une réponse conréte.
En tout cas vous avez déjà un avis sur une copie pirate de Windows et la limitation de vitesse à 130km/h sur autoroute.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par françois67 » dim. 30 juin 2013, 21:09

Bonjour à tous,
Je vous remercie pour vos contributions, et surtout vous Phileas, qui m'avez le mieux éclairé bien que je ne sois complétement sûr de rien.
Bien à vous.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par levergero78 » dim. 30 juin 2013, 14:21

Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir ?
Bien évidemment ! Ne pas le faire c'est risquer d'être traduit devant les tribunaux pour une sanction pénale, amende et/ou prison, voire civile pour dommages et intérêts...

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par NihilEstInHomine » dim. 30 juin 2013, 13:21

Oui, il est vrai que la base de nos idées étant diamétralement opposées, il sera difficile de nous entendre.
Je vous remercie néanmoins pour cet intéressant échange.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par Christophe » dim. 30 juin 2013, 12:20

NihilEstInHomine a écrit :
Bien évidemment, il existe une morale chrétienne. Mais ce n'est pas un dogme, et - à ma connaissance - nul n'est exclu de l'Église (excommunication) à raison de sa non-adhésion à l'enseignement moral de l'Église.
C'est possible, mais la morale entraîne des règles. Du style "il ne faut pas que je mente, c'est un péché". Même si à ma connaissance personne n'a été exclu de l'église pour avoir menti, j'estime qu'il s'agit là d'un comportement dogmatique, puisque l'individu suit les règles morales d'une entité.
Comme chrétiens, nous croyons évidemment à l'objectivité et à la transcendance de la morale : dans une perspective théiste, le bien est l'expression de la volonté divine. Pour autant, il appartient à chacun de discerner en conscience la loi morale que Dieu a - croyons-nous - gravé dans le cœur de chaque homme. « Dieu a laissé l'homme à son propre conseil » (Ecclésiastique 15.14) et « L'oeuvre de la loi est écrite dans leur cœur, car leur conscience en rend témoignage » (Romains 2.14-15). L'Église propose son enseignement, et chacun est libre d'y adhérer ou de ne pas y adhérer, de le suivre ou de ne pas le suivre. Vous êtes bien placé pour le savoir. Même pour les chrétiens, l'adhésion à la théologie morale de l'Église n'est pas une obligation absolue.
La différence, c'est que la morale laïque est un enseignement d'État, obligatoire, qui vise à se substituer aux parents dans leur rôle éducatif.
Que ce soit l'état ou les parents, quelle différence puisque endoctrinement il y a ? Et puis arrêtez, l'état ne va pas mettre un flic dans votre maison pour vérifier que vous ne lui apprenez pas des concepts religieux. Il ne vous enlève pas votre enfant à la naissance, le lâche après l'école etc... certes il a le temps de lui vomir un peu sa propagande républicarde, mais de là à dire qu'il se substitue à vous... c'est exagéré.
La différence, c'est que l'enfant est naturellement placé sous la responsabilité de ses parents, et non pas de l'État. Bien évidemment, il existe des parents défaillants et la société doit pouvoir suppléer en cas de manquement grave de la famille. La différence, c'est que la plupart des parents aiment leurs enfants… (aimer quelqu'un ne signifie rien d'autre que « vouloir son bien »). C'est rarement le cas de l'État.
L'Église n'impose à aucun enfant son enseignement contre la volonté des parents
Par contre, l'enfant peut aller se gratter si il veut donner son avis. Ça me fait penser aux interviews des gamins de cinq ans à la MPT qui ne savaient même pas expliquer pourquoi ils étaient là. C'est pas un peu de l'endoctrinement ça ?
Chacun est libre d'élever les enfants qui lui sont confiés selon sa conscience. Certains parents donnent à leurs enfants une éducation que je ne cautionne pas. Mais au moins, ils ne l'imposent pas à mes propres enfants au mépris de mon autorité parentale. Vous êtes anarchiste, et donc toute autorité vous paraît illégitime. Je suis chrétien, et l'autorité est pour moi légitime dès lors qu'elle respecte l'ordre naturel. En matière d'éducation, ce sont les parents qui sont les dépositaires légitimes de l'autorité.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par NihilEstInHomine » dim. 30 juin 2013, 11:50

Bien évidemment, il existe une morale chrétienne. Mais ce n'est pas un dogme, et - à ma connaissance - nul n'est exclu de l'Église (excommunication) à raison de sa non-adhésion à l'enseignement moral de l'Église.
C'est possible, mais la morale entraîne des règles. Du style "il ne faut pas que je mente, c'est un péché". Même si à ma connaissance personne n'a été exclu de l'église pour avoir menti, j'estime qu'il s'agit là d'un comportement dogmatique, puisque l'individu suit les règles morales d'une entité.
La différence, c'est que la morale laïque est un enseignement d'État, obligatoire, qui vise à se substituer aux parents dans leur rôle éducatif.
Que ce soit l'état ou les parents, quelle différence puisque endoctrinement il y a ? Et puis arrêtez, l'état ne va pas mettre un flic dans votre maison pour vérifier que vous ne lui apprenez pas des concepts religieux. Il ne vous enlève pas votre enfant à la naissance, le lâche après l'école etc... certes il a le temps de lui vomir un peu sa propagande républicarde, mais de là à dire qu'il se substitue à vous... c'est exagéré.
L'Église n'impose à aucun enfant son enseignement contre la volonté des parents
Par contre, l'enfant peut aller se gratter si il veut donner son avis. Ça me fait penser aux interviews des gamins de cinq ans à la MPT qui ne savaient même pas expliquer pourquoi ils étaient là. C'est pas un peu de l'endoctrinement ça ?
En cela, l'Église respecte le « principe de subsidiarité ».
Bah oui, mais à l'arrivée c'est le même résultat, vu que ce que l'église vous dit vous l'enseignez à vos gosses.

Re: Respecter la loi civile jusqu'au légalisme: un devoir?

par Christophe » dim. 30 juin 2013, 10:38

Bonjour
NihilEstInHomine a écrit :Bah, je suis désolé, mais dire qu'il n'y a pas de dogme moral dans la religion... j'ai du mal à y croire.
"Éclairer les consciences", "aider les fidèles à discerner", c'est poser une pensée comme étant la bonne. Après vous pouvez édulcorer le bouzin en disant que c'est "juste un enseignement", mais bon...
Bien évidemment, il existe une morale chrétienne. Mais ce n'est pas un dogme, et - à ma connaissance - nul n'est exclu de l'Église (excommunication) à raison de sa non-adhésion à l'enseignement moral de l'Église.
Et puis d'ailleurs, la morale laïque à l'école, qui nous révulse tous deux, c'est "juste un enseignement". Pourtant, n'avez-vous pas maintes fois désigné ceci comme du bourrage de crâne (à raison, je tiens à le souligner) ? Eh bien en quoi est-ce différent de ce que vous proposez ?
La différence, c'est que la morale laïque est un enseignement d'État, obligatoire, qui vise à se substituer aux parents dans leur rôle éducatif. L'Église n'impose à aucun enfant son enseignement contre la volonté des parents : l'Église œuvre alors comme auxiliaire des parents, non pas comme un substitut. En cela, l'Église respecte le « principe de subsidiarité ».

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