bonjour
1. spontanément j'aurais dit :
fête selon le calendrier local (i.e. probablement dimanche aprés la Pentecôte)
en ajoutant une mémoire de St Arbogast : à la collecte, ou après le magnificat (avec antienne).
Cet ajout personnel de mémoires notamment si vous pensez que la forme de 1962 n'était pas voulue comme définitive, mais la mise en oeuvre de principes de simplifications de la forme antérieure, pour avoir une base sur laquelle le concile pourrait travailler. Et peut donc se concilier de quelques variations cohérentes avec la forme antérieure.
2. Ceci dit d'aprés le texte que nous produit heureusement Touriste, on peut penser qu'il en va autrement :
mais il me semble que ce n'est pas le point 148 mais 150 qui vise la circonstance en question :
150. Les membres du clergé diocésain doivent suivre le calendrier de l’église ou de l’oratoire auquel ils sont attachés de manière stable (n. 53 b) ; ou bien, s’ils ne sont attachés de manière stable à aucune église ou oratoire – ou s’ils résident durablement en dehors de leur diocèse – ils suivent le calendrier de leur diocèse en y ajoutent les fêtes du lieu de leur domicile (n. 44) ou le calendrier de leur lieu de séjour.
On ennonce donc si je lis bien, pour les diocésains, une posssibilité :
- soit conserver le calendrier du diocèse d'origine auquel on ajoute ce qui se fait localement.
- soit adopter le calendrier local.
Ceci dit on vise l'hypothése d'une résidence
durable
et ce n'est pas la circonstance qui est mentionnée dans la question, qui vise un déplacement ponctuel,
lequel il me semble favorise de ne pas changer de calendrier.
Ma réponse spontanée que le principe était de faveur locale,
provient d'une lecture d'un cas de théologie morale :
celle d'un prêtre qui quitterait son diocése pour fêter un saint local d'un diocèse voisin,
motivé par le fait que la discipline y est moins contraignante à ce moment,
et qui revient ensuite dans son diocèse une fois que la discipline y est devenue moins contraignante que chez le voisin.
En ce cas il me semble que la réponse canonique différait de la réponse morale :
canoniquement le prêtre n'est plus tenu des obligations d'un diocèse dans lequel il ne se trouve pas, et peut donc festoyer à chaque fois, y compris la même fête qui se tiendrait à des dates différentes. cependant moralement l'intention est viciée et le fruit de ce deplacement serait douteux.
La circonstance n'est pas rare en France quand on suit la forme traditionnelle, de se trouver en décallage, les calendriers n'étant pas les mêmes non plus que la discipline : vigiles, octaves, notamment.
pour ma part j'ai fais usages des années du rit benedictin traditionnel, et depuis cette année du rit dominicain traditionnel, et dans les deux cas sur la base d'ouvrages antérieurs à 1962 à adapter donc un peu de façon personnelle, et j'en suis trés heureux.
Comme vous l'indiquez Archi, on a perdu pour l'instant le sens de ce qu'est un diocèse, comme du reste, de ce qu'est une communauté paroissiale autour de son curé.
bonne journée