Je suis confronté à une question technique.
Dans ma récitation de l'Office, je m'efforce de respecter, comme c'est la règle - et pour autant que j'en connais les particularités - le calendrier du diocèse où j'habite. En l'occurrence celui de Strasbourg. Donc dimanche prochain 21 Juillet, c'est, dans les 2 formes si je ne m'abuse, la fête de Saint Arbogast, patron principal du diocèse (avec Sainte Odile). La fête du patron principal d'un diocèse est de 1ere classe (selon le système en vigueur dans la FERM, l'équivalent en FORM étant une Solennité) et l'emporte donc sur le dimanche.
(Au passage, je crois que la célébration de la fête patronale du diocèse est une notion complètement tombée dans l'oubli, y compris dans les lieux de culte "tradis", mais passons...).
Le problème est que dimanche prochain, je serai en déplacement dans un autre diocèse.
Quel calendrier suis-je donc censé suivre: celui de mon diocèse de résidence ou bien celui du diocèse où je me trouve ce jour-là?
In Xto,
archi.
Calendrier diocésain et déplacements
Calendrier diocésain et déplacements
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
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Alléluia, alléluia, alléluia.
-
Invité
- Barbarus

Re: Calendrier diocésain et déplacements
C'est le calendrier du lieu qu'il faut suivre. (cf. PGLH n. 243)
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Re: Calendrier diocésain et déplacements
Merci.
Bon, je suis une forme traditionnelle de l'Office, donc il y a peut-être des différences sur ce point avec la PGLH, mais ce sont à priori les mêmes principes généraux et ça donne quand même une bonne base. Concernant la PGLH je lis ceci:
In Xto,
archi.
Bon, je suis une forme traditionnelle de l'Office, donc il y a peut-être des différences sur ce point avec la PGLH, mais ce sont à priori les mêmes principes généraux et ça donne quand même une bonne base. Concernant la PGLH je lis ceci:
Personnellement, je comprends que je dois quand même observer la fête propre, donc celle de mon diocèse d'origine - alors que si ce n'était pas une fête propre, j'aurais le choix. Une autre interprétation?PGLH 241-243 a écrit :a) Le calendrier à employer
L'office célébré au chœur ou en commun doit suivre le calendrier propre, c'est-à-dire celui du diocèse, de la famille religieuse, ou des diverses églises
Les religieux s'unissent à la communauté de l'Église locale pour célébrer la dédicace de la cathédrale et les patrons principaux du lieu et du territoire plus vaste où ils vivent
Tout clerc ou religieux astreint à l'office divin à quelque titre que ce soit, et qui participe en commun à l'Office selon un calendrier ou à un rite autre que le sien, satisfait de cette manière à Son devoir quant à cette partie de l'office.
Dans la récitation solitaire, on, peut observer ou bien, le calendrier du lieu, ou bien le calendrier propre, sauf aux solennités et aux fêtes propres
In Xto,
archi.
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Invité
- Barbarus

Re: Calendrier diocésain et déplacements
Bonjour,
Votre interprétation me semble être la plus logique :
- Soit le calendrier propre exclusivement, i.e. du diocèse sur le territoire duquel on réside habituellement avec, le cas échéant, le propre de l'église habituellement fréquentée ;
- Soit le calendrier du lieu, en ajoutant les solennités et fêtes du calendrier propre tel que défini ci-dessus.
Cela étant, vous ne relevez pas de ces rubriques puisque vous utilisez le Bréviaire romain, mais de celles résultant du Motu Proprio Rubricarum instructum du Bx. Jean XXIII :
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Votre interprétation me semble être la plus logique :
- Soit le calendrier propre exclusivement, i.e. du diocèse sur le territoire duquel on réside habituellement avec, le cas échéant, le propre de l'église habituellement fréquentée ;
- Soit le calendrier du lieu, en ajoutant les solennités et fêtes du calendrier propre tel que défini ci-dessus.
Cela étant, vous ne relevez pas de ces rubriques puisque vous utilisez le Bréviaire romain, mais de celles résultant du Motu Proprio Rubricarum instructum du Bx. Jean XXIII :
Dans la mesure où vous n'êtes, par hypothèse, tenu à aucun titre à la récitation obligatoire du Bréviaire romain à raison de votre état clérical ou religieux, vous devez exclusivement utiliser le calendrier propre, ou bien le calendrier de l'Eglise universelle le cas échéant, selon le principe posé au n. 148.III — Calendrier à employer dans la récitation de l’Office divin
148. L’Office divin s’accomplit selon le calendrier propre ou, à défaut, selon le calendrier de l’Église universelle, comme indiqué aux numéros suivants.
149. Les bénéficiers sont tenus de suivre le calendrier de leur église (n. 53 b).
150. Les membres du clergé diocésain doivent suivre le calendrier de l’église ou de l’oratoire auquel ils sont attachés de manière stable (n. 53 b) ; ou bien, s’ils ne sont attachés de manière stable à aucune église ou oratoire – ou s’ils résident durablement en dehors de leur diocèse – ils suivent le calendrier de leur diocèse en y ajoutent les fêtes du lieu de leur domicile (n. 44) ou le calendrier de leur lieu de séjour.
151. Les religieux de l’un et l’autre sexe qui sont astreints au chœur observent le calendrier de leur maison (n. 56 b) ; ou bien, lorsqu’ils assistent au chœur d’une autre maison de leur Ordre, ils suivent le calendrier de cette maison.
152. Les religieux ayant un calendrier propre, mais qui ne sont pas astreints au chœur, observent le calendrier de leur maison (n. 56 b) ; ou bien, lorsqu’ils récitent l’Office en commun dans une autre maison de leur Congrégation ou de leur Institut, ils suivent le calendrier de cette maison.
153. Les religieux qui n’ont pas de calendrier propre observent le calendrier de leur église (n. 53 b), en ajoutant, cependant, les fêtes propres ou concédées (n. 46).
154. Dans les séminaires et collèges de clercs diocésains confiés à des religieux, pour l’accomplissement de l’Office divin en commun, aussi bien par les clercs que par les religieux qui disent l’Office en commun avec eux, on doit suivre le calendrier du lieu (n. 53 a) en ajoutant les fêtes de l’église du séminaire ou du collège (n. 45), avec en outre la faculté d’ajouter les fêtes du Titulaire ainsi que du saint Fondateur des religieux à qui est confiée la direction du séminaire.
155. Pour l’accomplissement de l’Office divin en commun dans les séminaires et collèges de clercs interdiocésains régionaux, nationaux et internationaux, on doit suivre le calendrier de l’Église universelle en ajoutant les fêtes du Patron principal de la nation, de la région ou province ecclésiastique ou civile, du diocèse, du bourg ou de la cité, ainsi que l’anniversaire de la Dédicace de l’église cathédrale et les autres fêtes effectivement fériées, s’il y en a, ainsi que les fêtes de l’église du séminaire ou collège (n. 45).
Si la direction de tels séminaires est confiée à des religieux, le calendrier de l’Église universelle doit être suivi également par les religieux qui accomplissent l’Office en commun avec les clercs, avec toutefois la faculté d’ajouter les fêtes du Titulaire de l’Ordre ou de la Congrégation ainsi que du saint Fondateur des religieux à qui est confiée la direction du séminaire.
156. Pour l’accomplissement de l’Office divin au chœur ou en commun dans les collèges et maisons interprovinciaux, nationaux et internationaux de religieux, on doit suivre le calendrier propre universel de l’Ordre ou de la Congrégation (n. 55), en ajoutant seulement les fêtes propres de l’église (n. 45) ainsi que celles dont il est fait mention au n. 57.
157. Toutefois, tout clerc diocésain ou tout religieux de l’un ou l’autre sexe – quel que soit l’Office divin auquel il est astreint – qui participe à l’Office in choro ou in communi [célébré] en suivant un autre calendrier ou un autre rite que les siens, satisfait ainsi à son devoir à l’égard de cette partie de l’Office.
De même, celui qui participe aux Vêpres votives de quelque solennité extérieure satisfait à son devoir à l’égard de cette partie de l’Office, pourvu que ces Vêpres soient célébrées dans leur intégralité et en observant les rubriques.
+
- Phileas Fogg
- Censor

- Messages : 126
- Inscription : mar. 29 janv. 2013, 14:21
Re: Calendrier diocésain et déplacements
bonjour
1. spontanément j'aurais dit :
fête selon le calendrier local (i.e. probablement dimanche aprés la Pentecôte)
en ajoutant une mémoire de St Arbogast : à la collecte, ou après le magnificat (avec antienne).
Cet ajout personnel de mémoires notamment si vous pensez que la forme de 1962 n'était pas voulue comme définitive, mais la mise en oeuvre de principes de simplifications de la forme antérieure, pour avoir une base sur laquelle le concile pourrait travailler. Et peut donc se concilier de quelques variations cohérentes avec la forme antérieure.
2. Ceci dit d'aprés le texte que nous produit heureusement Touriste, on peut penser qu'il en va autrement :
mais il me semble que ce n'est pas le point 148 mais 150 qui vise la circonstance en question :
- soit conserver le calendrier du diocèse d'origine auquel on ajoute ce qui se fait localement.
- soit adopter le calendrier local.
Ceci dit on vise l'hypothése d'une résidence durable
et ce n'est pas la circonstance qui est mentionnée dans la question, qui vise un déplacement ponctuel,
lequel il me semble favorise de ne pas changer de calendrier.
Ma réponse spontanée que le principe était de faveur locale,
provient d'une lecture d'un cas de théologie morale :
celle d'un prêtre qui quitterait son diocése pour fêter un saint local d'un diocèse voisin,
motivé par le fait que la discipline y est moins contraignante à ce moment,
et qui revient ensuite dans son diocèse une fois que la discipline y est devenue moins contraignante que chez le voisin.
En ce cas il me semble que la réponse canonique différait de la réponse morale :
canoniquement le prêtre n'est plus tenu des obligations d'un diocèse dans lequel il ne se trouve pas, et peut donc festoyer à chaque fois, y compris la même fête qui se tiendrait à des dates différentes. cependant moralement l'intention est viciée et le fruit de ce deplacement serait douteux.
La circonstance n'est pas rare en France quand on suit la forme traditionnelle, de se trouver en décallage, les calendriers n'étant pas les mêmes non plus que la discipline : vigiles, octaves, notamment.
pour ma part j'ai fais usages des années du rit benedictin traditionnel, et depuis cette année du rit dominicain traditionnel, et dans les deux cas sur la base d'ouvrages antérieurs à 1962 à adapter donc un peu de façon personnelle, et j'en suis trés heureux.
Comme vous l'indiquez Archi, on a perdu pour l'instant le sens de ce qu'est un diocèse, comme du reste, de ce qu'est une communauté paroissiale autour de son curé.
bonne journée
1. spontanément j'aurais dit :
fête selon le calendrier local (i.e. probablement dimanche aprés la Pentecôte)
en ajoutant une mémoire de St Arbogast : à la collecte, ou après le magnificat (avec antienne).
Cet ajout personnel de mémoires notamment si vous pensez que la forme de 1962 n'était pas voulue comme définitive, mais la mise en oeuvre de principes de simplifications de la forme antérieure, pour avoir une base sur laquelle le concile pourrait travailler. Et peut donc se concilier de quelques variations cohérentes avec la forme antérieure.
2. Ceci dit d'aprés le texte que nous produit heureusement Touriste, on peut penser qu'il en va autrement :
mais il me semble que ce n'est pas le point 148 mais 150 qui vise la circonstance en question :
On ennonce donc si je lis bien, pour les diocésains, une posssibilité :150. Les membres du clergé diocésain doivent suivre le calendrier de l’église ou de l’oratoire auquel ils sont attachés de manière stable (n. 53 b) ; ou bien, s’ils ne sont attachés de manière stable à aucune église ou oratoire – ou s’ils résident durablement en dehors de leur diocèse – ils suivent le calendrier de leur diocèse en y ajoutent les fêtes du lieu de leur domicile (n. 44) ou le calendrier de leur lieu de séjour.
- soit conserver le calendrier du diocèse d'origine auquel on ajoute ce qui se fait localement.
- soit adopter le calendrier local.
Ceci dit on vise l'hypothése d'une résidence durable
et ce n'est pas la circonstance qui est mentionnée dans la question, qui vise un déplacement ponctuel,
lequel il me semble favorise de ne pas changer de calendrier.
Ma réponse spontanée que le principe était de faveur locale,
provient d'une lecture d'un cas de théologie morale :
celle d'un prêtre qui quitterait son diocése pour fêter un saint local d'un diocèse voisin,
motivé par le fait que la discipline y est moins contraignante à ce moment,
et qui revient ensuite dans son diocèse une fois que la discipline y est devenue moins contraignante que chez le voisin.
En ce cas il me semble que la réponse canonique différait de la réponse morale :
canoniquement le prêtre n'est plus tenu des obligations d'un diocèse dans lequel il ne se trouve pas, et peut donc festoyer à chaque fois, y compris la même fête qui se tiendrait à des dates différentes. cependant moralement l'intention est viciée et le fruit de ce deplacement serait douteux.
La circonstance n'est pas rare en France quand on suit la forme traditionnelle, de se trouver en décallage, les calendriers n'étant pas les mêmes non plus que la discipline : vigiles, octaves, notamment.
pour ma part j'ai fais usages des années du rit benedictin traditionnel, et depuis cette année du rit dominicain traditionnel, et dans les deux cas sur la base d'ouvrages antérieurs à 1962 à adapter donc un peu de façon personnelle, et j'en suis trés heureux.
Comme vous l'indiquez Archi, on a perdu pour l'instant le sens de ce qu'est un diocèse, comme du reste, de ce qu'est une communauté paroissiale autour de son curé.
bonne journée
ΦΧΦΠ
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