Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par prodigal » dim. 25 oct. 2015, 20:32

Que votre parole soit oui quand c'est oui, non quand c'est non.
Je suppose qu'il faut de bonnes raisons pour ne pas suivre ce précepte qui vient du Christ lui-même. Sans doute est-ce le signal d'une intention de traiter les problèmes au cas par cas. A mon humble avis, ce serait sage.

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Xavi » dim. 25 oct. 2015, 20:16

Ne fermez pas les portes !

Le rapport final du synode vient de répondre à cette interpellation.

Attention de ne pas se laisser tromper par des appréciations superficielles que l’on trouve dans certains médias.

Le Pape a ouvert le synode avec le souci d’éviter des contestations de la doctrine et de l’enseignement de l’Eglise. Le voyage a été tempétueux, mais l’objectif a été atteint.

Le cardinal Müller, ce brillant théologien, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, choisi par le Pape Benoît XVI et confirmé par le Pape François, semble avoir été déterminant pour obtenir dans le groupe germanophone un consensus sur un texte qui évite la division et une remise en cause de la doctrine tout en ouvrant les portes aux soucis exprimés par beaucoup d’évêques.

Le paragraphe 85, le plus délicat a certes été rejeté par 80 pères synodaux (sur 265). Il est pourtant conforme à l’enseignement de l’Eglise et ne contient aucun élément nouveau pour celui qui veut bien regarder attentivement.

Il y a les mots et il y a les possibilités d’interprétation que ces mots paraissent pouvoir permettre. Il y a ce qui est dit et ce qui n’est pas dit. Il y a ce qui est dit et ce qu’on peut comprendre.

Tout cela a pu susciter des votes négatifs sans signifier nécessairement un désaccord avec ce qui a été dit au sens strict.

Les votes négatifs ne signifient pas nécessairement que les textes rejetés soient considérés par certains évêques comme contraires ou divergents par rapport à la doctrine de l’Eglise, mais ces votes négatifs peuvent être des avertissements mettant en doute leur opportunité ou leur clarté. Ils demeurent comme un feu orange.

Mais, le texte voté est conforme à la doctrine et à la pastorale de l’Eglise. Cela peut être affirmé sans hésitation, même s'il ne brille pas par sa clarté.

Le rapport final du synode demande un surplus d’intégration des personnes légalement divorcées et remariées sans considérer, de manière explicite leur non admission aux sacrements.

Il évoque de manière détaillée et avec charité les situations d’injustice vécues par beaucoup de ces personnes.

Rien de neuf. Rien de plus. C’est une réponse à une demande pastorale de beaucoup d’évêques.

Le résultat, c’est qu’on a évité une profonde division dans l’Eglise. C’est un moindre mal.

Contrairement à ce qu’écrivent certains médias, l’Eglise n’a pas « assoupli » ses dogmes, ni les perspectives d’accès aux sacrements.

Le rapport final évoque certes un surplus d’intégration et un chemin pénitentiel mais dans une perspective limitée dont les médias parlent peu.

L’intégration et le discernement concernant les personnes légalement divorcées et remariées font l’objet des paragraphes 84 à 86 du rapport final.

Il faut bien lire quel est l’objet de la participation qui est prise en compte : « Leur participation peut s'exprimer dans différents services ecclésiaux : il importe donc de discerner comment les différentes formes d'exclusions actuellement pratiquées dans le domaine liturgique, pastoral, éducatif, et institutionnel, peuvent être dépassées. » (n° 84)

Il faut observer que, dans ce texte, la participation à la vie de l’Eglise des personnes unies par un sacrement du mariage mais légalement divorcées et remariées, se caractérise par un non dit important. Le texte ne contient pas un mot de la participation aux sacrements. Pas un mot.

On ne parle que de discerner les « différentes formes d'exclusions actuellement pratiquées dans le domaine liturgique, pastoral, éducatif, et institutionnel » qui « peuvent être dépassées ». Le texte semble pouvoir viser les lectures au cours de la messe, les services d’acolytes, la collecte, la catéchèse, les cours de religion, la participation aux conseils paroissiaux, à une chorale liturgique, …etc.

En tout cela, l’Eglise doit sans cesse améliorer avec discernement, son accueil et sa charité, surtout à l’égard de toute personne en détresse et certainement à l’égard de tous ceux qui portent une histoire conjugale faite de souffrances et d’échecs.

Mais, le mot sacramentel n’est pas mentionné, ni l’admission à la communion des chrétiens légalement divorcés et remariés. Ils ne sont pas visés, dans le rapport final du synode, dans les formes d’exclusions « qui peuvent être dépassées ».

Ce ne sont donc pas « toutes » les « différentes formes d’exclusion actuellement pratiquées » qui sont considérées et qui doivent faire l’objet d’un surplus d’ouverture et de charité mais seulement les exclusions pratiquées « dans le domaine liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel » , à l’exclusion implicite, semble-t-il, de celle qui est la plus discutée concernant les sacrements.

Les uns diront que la doctrine est ainsi inchangée et préservée puisque la non admission aux sacrements n’est pas remise en cause. D’autres regretteront que la doctrine ne soit pas proclamée et rappelée. En effet, ce qui est ainsi passé sous silence ne perd-t-il pas un peu de sa lumière ?

La réflexion peut se poursuivre dans l'attente d'autres éclairages.

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Marie du 65 » dim. 27 sept. 2015, 19:00

Source: Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/international/20 ... amille.php

A écouter la deuxième vidéo : Le Pape va plancher sur le sujet des Divorcés/remariés!!!

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Marie du 65 » mar. 08 sept. 2015, 16:21

http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... ariage.php

Source le figaro

Le Pape François allège la procédure des procès de nullité des mariages catholiques!!!

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par axou » dim. 23 août 2015, 14:57

Cgs a écrit : Dans ce cas, il est évident que pour le bien des époux, ils ne peuvent plus vivre ensemble. Ils sont donc toujours mariés, mais en situation temporaire de séparation de corps. Comme cette situation n'est pas une situation normale, il convient que chaque époux entame un difficile chemin de conversion et de pardon avant de retrouver la vie commune. Par exemple, pour des cas de violences conjugales du fait du mari, le mari devra entamer un chemin de guérison de cette violence qui est en lui, et sa femme un chemin de pardon envers son mari. Ceci peut évidemment prendre des années, et le soutien des proches est capital en ce domaine.
Bonjour Cher CGS,
je ne sais pas si vous connaissez des cas d'hommes violents qui ont cessé de l'être tout en demeurant en couple. Concernant les cas que je connais et en écoutant les professionnels qui prennent soin des femmes battues, un homme violent avec sa femme ne cesse pas de l'être et la seule chose qui peut éventuellement l'inciter à se soigner et d'entreprendre un long chemin de guérison, c'est de le quitter.
En cas de violence conjugale, il est urgent de quitter son conjoint et de porter plaine contre lui afin de se protéger (il est coupable devant la loi) et de renoncer au rêve sans cesse déçu d'espérer qu'il change. Ce qui n'empêche pas d'entreprendre une chemin de pardon qui est la véritable libération. Pardonner en son coeur ne veut pas dire rester en lien. Il y a environ 300 femmes en France qui meurent tous les ans sous les coups de leur conjoint, des femmes qui ne sont pas parties à temps. Et j'ajouterais, qui n'ont pas su non plus protéger leurs enfants d'une ambiance familiale insoutenable et d'un drame prévisible.

Bien à vous,

Axou

J'ai bien noté que vous parliez aussi de séparation mais en cas de violence physique (voire psychique), envisager la séparation définitive plutôt que la séparation temporaire me parait plus réaliste et plus saine.

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Cgs » dim. 23 août 2015, 9:36

prodigal a écrit : J'avoue que j'ignorais la deuxième possibilité. Pouvez-vous m'en dire plus? Je veux dire : considère-t-on l'union légitime impossible lorsque le conjoint s'y refuse absolument? Ou bien lorsqu'il est violent? D'autre part, en quoi consiste actuellement le chemin de pardon et de guérison dont vous parlez?
Je vous remercie encore.
Bonjour prodigal,

Le cas particulier de séparation de corps n'invalide en rien le mariage religieux, par essence indissoluble. Pour le Christ, et donc l'Eglise, le mariage est indissoluble, mais il peut arriver que la vie commune devienne par la suite impossible pour certaines raisons graves. Par exemple, l'un des conjoints devient fou ou violent.

Dans ce cas, il est évident que pour le bien des époux, ils ne peuvent plus vivre ensemble. Ils sont donc toujours mariés, mais en situation temporaire de séparation de corps. Comme cette situation n'est pas une situation normale, il convient que chaque époux entame un difficile chemin de conversion et de pardon avant de retrouver la vie commune. Par exemple, pour des cas de violences conjugales du fait du mari, le mari devra entamer un chemin de guérison de cette violence qui est en lui, et sa femme un chemin de pardon envers son mari. Ceci peut évidemment prendre des années, et le soutien des proches est capital en ce domaine.

Malheureusement, ceci n'a plus vraiment cours aujourd'hui (si tant est que ce chemin proposé par l'Eglise ait été un jour suivi...). Le divorce dans la loi civile "résout" le problème de façon bien plus drastique : on se sépare sans aucun espoir de retour, et on refait sa vie ailleurs. Ceci ne résout que peu les choses, si l'on prend vraiment la peine de se pencher sur la situation des époux...

J'espère que cela répond à vos questions.

Bon dimanche,

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Cgs » ven. 21 août 2015, 15:33

L'Eglise reconnaît possible la séparation de corps. Je vous invite à lire le Code de Droit Canonique à ce sujet :

http://www.vatican.va/archive/FRA0037/_P42.HTM

(ainsi que les paragraphes précédents et suivants relatifs aux liens du mariage)

[J'expliquerai plus tard si besoin, là je dois y aller...]

Bien à vous,

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par prodigal » ven. 21 août 2015, 12:23

Cgs,
je vous remercie moi aussi de ces précisions. En ce qui concerne l'accès à la communion pour tout fidèle, vous dites :
Cgs a écrit :La règle de l'Eglise est très claire, c'est son ignorance par les fidèles qui pose problème aujourd'hui.
C'est ce que j'ai voulu dire. Il n'y a pour moi pas d'ambiguïté sur ce point.
En revanche, quand vous dites :
Cgs a écrit :Pour pouvoir communier à nouveau, une personne divorcée-remariée civilement doit :
:arrow: renoncer à l'union illégitime, et revenir avec son époux légitime
:arrow: si ce n'est pas possible du fait que l'union légitime n'est plus possible (conjoint fou, conjoint remarié, etc.), une séparation de corps peut être prononcée et un chemin de pardon et de guérison est à trouver.
:arrow: si ce n'est pas possible, du fait de la présence d'enfants (le retour privant de fait les enfants d'un des conjoints), il est demandé aux époux illégitimes de vivre en "frères et soeurs" en étant abstinents.

J'avoue que j'ignorais la deuxième possibilité. Pouvez-vous m'en dire plus? Je veux dire : considère-t-on l'union légitime impossible lorsque le conjoint s'y refuse absolument? Ou bien lorsqu'il est violent? D'autre part, en quoi consiste actuellement le chemin de pardon et de guérison dont vous parlez?
Je vous remercie encore.

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Mac » ven. 21 août 2015, 11:45

Bonjour Cgs :)
Cgs a écrit :...Et surtout, surtout, s'abstenir de juger la situation des gens. Si ça se trouver, Gertrude, divorcée-remariée 4 fois, me précèdera dans le Royaume ! :)
Merci pour ces excellentes précisions . La charité et la vérité ben oui.

En plus Jésus dit ce genre de chose dans l'évangile :

28Que vous en semble? Un homme avait deux fils; et, s'adressant au premier, il dit: Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne. 29Il répondit: Je ne veux pas. Ensuite, il se repentit, et il alla. 30S'adressant à l'autre, il dit la même chose. Et ce fils répondit: Je veux bien, seigneur. Et il n'alla pas. 31Lequel des deux a fait la volonté du père? Ils répondirent: Le premier. Et Jésus leur dit: Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu. 32Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous n'avez pas cru en lui. Mais les publicains et les prostituées ont cru en lui; et vous, qui avez vu cela, vous ne vous êtes pas ensuite repentis pour croire en lui.

Fraternellement. :coeur:

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Cgs » ven. 21 août 2015, 11:27

A prodigal :

Bonjour,

Permettez-moi de corriger quelques éléments inexacts dans vos deux dernières déclarations :
Je suis d'accord, ne serait-ce que par amour de la logique. En effet, c'est la première question si on prend les choses dans l'ordre : une fois qu'on saura, ou plutôt que l'Eglise aura reprécisé, à quelles conditions en général on peut communier, on pourra en tirer les conséquences quant au cas des divorcés-remariés. Il n'a pas dû vous échapper que je parle un peu plus haut de l'indignité, même si je ne dis rien d'original (mais je ne cherche pas à être original).
C'est pourquoi il serait souhaitable que l'enseignement de l'Eglise sur cette question soit rappelé avant tout changement de discipline. Mais ça, cette question de priorité, ce n'est que mon opinion, je ne prétends évidemment pas l'imposer à l'Eglise.
La règle de l'Eglise est très claire, c'est son ignorance par les fidèles qui pose problème aujourd'hui. Auparavant, les personnes étaient catéchisées, donc elles savaient ce que l'Eglise demandait en matière de sacrements. Maintenant, les personnes n'étant plus formées, elles perçoivent la communion comme un dû, un droit - remarquons que toute notre société est marqué par le syndrome du "j'ai droit à" au mépris du reste, l'Eglise ne fait que le subir. Ceci fausse les débats et attristent les personnes. Les ennemis intérieurs de l'Eglise en profitent d'ailleurs pour la faire vaciller sur les principes sacrés du mariage... Bref, un beau sac de noeuds !

Tout l'enjeu du prochain synode, des changements de pastorale en paroisse sur le mariage tient précisément dans le fait qu'il faut pouvoir accueillir les personnes sur ce sujet sensible tout en rappelant clairement la position de l'Eglise. La charité dans la vérité, comme dirait le pape émérite Benoît XVI.

Je la résume en deux points :
:arrow: si le mariage est valide du point de vue de l'Eglise, il est indissoluble ("Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas").
:arrow: l'Eglise accueille toute personne, quelle que soit sa situation. En l'espèce, une personne divorcée remariée civilement (rappelons que cette acception de divorcé-remarié n'a aucun sens dans le mariage catholique, puisque l'indissolubilité implique forcément la non-existence du divorce) peut participer à la vie ecclésiale. Elle peut assister à la messe, participer à la liturgie, demander la communion de désir (i.e. : s'avancer pour recevoir la bénédiction du prêtre au moment de la communion, les bras croisés sur la poitrine), etc.
La loi civile, comme vous le savez, est prise en compte au moment de se marier religieusement. Elle n'est donc pas méprisée. Ceci n'implique aucune confusion ni subordination de l'Eglise. (...)
Et donc, si ceux qui sont en couple veulent retrouver l'accès au sacrement, dans l'état actuel des choses, il leur faut soit abandonner leur nouvelle famille, y compris les enfants nés d'un deuxième lit, soit attendre la mort de leur premier conjoint. Tel est l'état des lieux.
Plus exactement, la loi civile est respectée par l'Eglise du fait que le Christ nous dit bien de distinguer les pouvoirs temporel et spirituel (Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu). Le chrétien doit donc se soumettre à la loi civile.

Toutefois, la loi civile ne fait pas ce qu'elle veut non plus. Elle est soumise à la loi naturelle (donc à la loi divine). Ceci est bien entendu théorique, car les hommes n'en font qu'à leur tête ! Il y a donc souvent un profond décalage entre la loi civile et la loi divine. En matière de mariage, c'est manifeste depuis les débuts de l'Eglise, plus encore depuis la Révolution française où la loi autorise le divorce.

Une même personne peut donc vivre une situation difficile : un état marital conforme à la loi civile, mais contraire à la loi divine. L'enjeu est crucial aujourd'hui pour l'Eglise, car beaucoup de personne sont dans ce cas.

Pour pouvoir communier à nouveau, une personne divorcée-remariée civilement doit :
:arrow: renoncer à l'union illégitime, et revenir avec son époux légitime
:arrow: si ce n'est pas possible du fait que l'union légitime n'est plus possible (conjoint fou, conjoint remarié, etc.), une séparation de corps peut être prononcée et un chemin de pardon et de guérison est à trouver.
:arrow: si ce n'est pas possible, du fait de la présence d'enfants (le retour privant de fait les enfants d'un des conjoints), il est demandé aux époux illégitimes de vivre en "frères et soeurs" en étant abstinents.

Tout ceci est très clair, même si c'est très dur à vivre évidemment. Quand on accueille une personne dans cette situation, la première chose à lui demander est d'exprimer sa douleur à l'Eglise. On peut ainsi comprendre la situation et l'accompagner. Le rappel de la position de l'Eglise vis-à-vis des sacrements viendra ensuite, le plus délicatement possible.

Pour nous, fidèles catholiques en paroisse, les personnes dans cette situation doivent nous rappeler que nous devons retrouver le véritable sens de l'accueil des plus pauvres et de ceux qui souffrent, et arrêter d'en rester aux relations mondaines de paroisse. Et surtout, surtout, s'abstenir de juger la situation des gens. Si ça se trouver, Gertrude, divorcée-remariée 4 fois, me précèdera dans le Royaume ! :)

Bien à vous,

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Mac » ven. 21 août 2015, 10:55

Bonjour Jeremy, :)
Jeremy43 a écrit :Bien sûr que la pédophilie est immensément plus grave mais dans les deux cas ce sont des péchés qui mènent à l'enfer, pour la société la relation entre un homme et une femme non mariée est quelque chose de tout à fait normal, pas pour Dieu, c'est là que je voulais en venir et ce qui nous intéresse c'est Dieu, pas les lois humaines (qui devraient en théorie totalement découler du droit Divin).

Une seule pensée impure non rejetée suffit à nous damner, une seule, c'est pas moi qui le dit mais Jésus et l'Eglise. Je ne cherche pas à accuser qui que ce soit, de quoi que ce soit, simplement à défendre la Vérité. Pour accueillir la Miséricorde, il faut déjà reconnaître que nous sommes pécheurs, que nous sommes profondément malades et pervertis.
Il ne me semble pas que tous les péchés mènent à l'enfer Jeremy, on paye la dette dans certains cas si je me base sur ce verset matthieu 5 "tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou.

Fraternellement. :coeur:

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Jeremy43 » ven. 21 août 2015, 10:39

Bonjour,
Etes-vous sérieux, Jeremy? Vous considérez donc que j'ai péché gravement contre Dieu en avançant l'idée que tous les comportements sexuels ne sont pas équivalents? Vous pensez donc que la phrase de moi que vous citez n'est pas vraie? Donc, pour vous, il faut dire que tout se vaut, que, par exemple, la pédophilie n'est pas plus grave que le flirt poussé de deux fiancés, sinon on va en enfer pour avoir gravement offensé Dieu?
Bien sûr que la pédophilie est immensément plus grave mais dans les deux cas ce sont des péchés qui mènent à l'enfer, pour la société la relation entre un homme et une femme non mariée est quelque chose de tout à fait normal, pas pour Dieu, c'est là que je voulais en venir et ce qui nous intéresse c'est Dieu, pas les lois humaines (qui devraient en théorie totalement découler du droit Divin).

Une seule pensée impure non rejetée suffit à nous damner, une seule, c'est pas moi qui le dit mais Jésus et l'Eglise. Je ne cherche pas à accuser qui que ce soit, de quoi que ce soit, simplement à défendre la Vérité. Pour accueillir la Miséricorde, il faut déjà reconnaître que nous sommes pécheurs, que nous sommes profondément malades et pervertis, moi le premier.
C'est un peu un dialogue de sourds. Jérémy, vous devriez prêtez un peu plus attention à ce que dit Prodigal en détail ; par exemple, il n'a jamais dit qu'il ne voyait pas de mal à une relation stable hors-mariage, mais qu'il y voyait moins de mal qu'à une relation désordonnée.
C'est sûr que c'est un dialogue de sourds et je crois qu'on ne sera jamais d'accord, un moindre mal reste toujours un mal, ce qui compte c'est de rechercher le Bien. Le standard de sainteté que Dieu attend de nous est très haut puisque c'est sa personne, c'est bien pour ça qu'il a envoyé Jésus-Christ l'accomplir, pour que nous vivions de sa miséricorde, mais si on commence à dire que le mal (même moindre) est un bien, on sort de la volonté Divine et du même coup on ne peut pas avoir accès à la Miséricorde car la miséricorde ne vaut que pour les coupables et pour avoir accès à la Miséricorde (qui est Infinie), il y a trois conditions : reconnaître son péché, le détester et avoir la volonté ferme de s'en corriger car le but de l'Incarnation c'est de nous sanctifier.

C'est la Bonne Nouvelle, l'homme n'est plus "obligé" de péché, il a la puissance par la grâce pour vivre une vie digne de sa condition en devenant participant à la nature Divine, fils et filles de Dieu, car là où l'Ancienne Alliance recouvrait le péché sans l'enlever, Jésus Lui l'ôte du coeur en nous connectant à l'Amour Divin et en nous communiquant son Esprit et le Saint-Esprit ne tolère aucune forme de mal, plus l'âme s'ouvre à Lui, plus Il lui montre qu'elle est pécheresse.

Un pasteur protestant avait une belle image, les étoiles sont toujours là la journée mais on ne les voit pas car le soleil brille de mille feux, c'est pareil dans notre âme, la grâce est Toute Puissante mais pour la recevoir il faut reconnaître que nous ne possédons pas la Lumière, le Bien (Dieu Seul est bon) en nous mais que nous avons le péché par contre en propre et reconnaître ça, produit dans l'âme un amour profond et total pour Dieu puisqu'on se tourne totalement vers Lui et la Lumière c'est vraiment la vie de notre âme. C'est un danger énorme de placer l'homme au centre, de faire de la religion un humanisme, ça va à l'encontre de la Vérité (et de l'homme car la créature n'existe pas sans son Créateur) et de la Sainteté de Dieu (ce qui fait qu'on Adore plus puisqu'on rabaisse Dieu alors que c'est l'Être le plus grandiose, glorieux et Bon qui soit et que même les anges les plus saints se voilent les yeux face à Lui). Du coup ça rabaisse tout, ça nivelle tout par le bas et ça ne glorifie pas Dieu.

C'est une grâce immense que de Le servir et même plus, d'être ses amis et même ses enfants, c'est un honneur qui dépasse tout ce que l'Univers peut contenir de bien, c'est tout ce que je cherche à exprimer (et je ne suis pas mieux que quiconque, j'essaie juste sincèrement d'appliquer les Lois de Dieu dans ma vie et ces lois sont vraiment d'une douceur et d'une suavité extrême pour notre âme, y a une joie énorme à suivre les préceptes Divins, on est fait pour ça, ça nous unifie, ça nous harmonise même si on a toujours en nous cette dualité invivable qu'exprime Saint Paul). On en est à discuter des Lois Divines, à vouloir faire comme nos premiers parents... alors qu'on devrait au contraire être extrêmement reconnaissant envers Dieu pour qu'Il ait daigné nous les enseigner en venant prendre chair et en mourant sur une Croix pour nous racheter, "Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui ?".

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Héraclius » ven. 21 août 2015, 10:32

C'est un peu un dialogue de sourds. Jérémy, vous devriez prêtez un peu plus attention à ce que dit Prodigal en détail ; par exemple, il n'a jamais dit qu'il ne voyait pas de mal à une relation stable hors-mariage, mais qu'il y voyait moins de mal qu'à une relation désordonnée.

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par prodigal » ven. 21 août 2015, 9:53

Etes-vous sérieux, Jeremy? Vous considérez donc que j'ai péché gravement contre Dieu en avançant l'idée que tous les comportements sexuels ne sont pas équivalents? Vous pensez donc que la phrase de moi que vous citez n'est pas vraie? Donc, pour vous, il faut dire que tout se vaut, que, par exemple, la pédophilie n'est pas plus grave que le flirt poussé de deux fiancés, sinon on va en enfer pour avoir gravement offensé Dieu?
Je vous invite à mesurer votre exaltation et à méditer les évangiles. Je crois que ces accusations farfelues, outre qu'elles sont blessantes, n'ont rien à faire dans la discussion. En tous cas je me refuse à jouer ce jeu, qui me paraît très néfaste pour votre âme et la mienne, et j'arrête donc de discuter avec vous puisque d'après vous je suis le serviteur du diable.

Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

par Jeremy43 » ven. 21 août 2015, 9:03

prodigal a écrit :
Jeremy43 a écrit :vous dîtes dans un de vos messages que vous ne voyez pas de mal dans une relation conjugale stable dans l'amour hors mariage
Excusez-moi Jeremy, mais je n'ai pas compris à quel message, ou à quel extrait de message, vous faites ici allusion. Pouvez-vous citer les mots qui vous ont choqué?
Bonjour,

Je faisais référence à votre message du 16 août :
Pour ma part, je ne comprends pas qu'on mette sur le même plan une vie sexuelle respectueuse de l'autre, monogame et tempérante (même hors-mariage religieux ou en marge de la loi religieuse) et le fait de se vautrer régulièrement dans la pornographie, voire pire.
Aujourd'hui l'Eglise nous donne une femme exemplaire, Sainte Jeanne de Chantal :
[*] Son mari ayant été tué à la chasse, elle fit voeu de chasteté et, victorieuse d'elle même, elle eut le courage de porter aux fonts baptismaux le fils du meurtrier. Pour ne manquer jamais à son voeu de chasteté, elle le renouvela en gravant au fer rouge sur sa poitrine le Très Saint Nom de Jésus-Christ

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