par Kolia Karamazov » sam. 29 août 2015, 11:21
Bonjour Clergerie,
Votre intervention met en lumière une question centrale pour l’avenir de l’Église et de l’Europe.
Je vais tâcher de faire court, bien que « long » ne veuille pas dire indigeste, comme l’a prouvé votre pavé.
Entre 1950 et nos jours, les français se sont détournés peu à peu du catholicisme. Ils lui ont préféré le consumérisme avec lequel il est incompatible. C’est malheureux, mais l’Église ne pouvait rien faire face à ce vaste mouvement d’égarement qu’a connu le troupeau. Les circonstances économiques, techniques, politiques, etc. étaient trop défavorables. Les français ont préféré les idoles au véritable Dieu. Il fallait que cela arrive. Point.
Cependant, cette ère, qui a débuté après la guerre et s’est prolongée jusqu’à nos jours, arrive à son terme. Dégoûté par un excès de consommation et surtout par les conséquences du libéralisme (notamment sur le plan migratoire), les français vont, dans les décennies qui viennent, redevenir réceptifs à la religion.
L’Église sera-t-elle capable de moissonner quand les blés seront mûrs ? Si ses représentants continuent à appeler à la submersion de l’Europe par le tiers-monde, la réponse sera non.
Dors et déjà, de nombreux français, paupérisés, excédés par les mensonges soixante-huitards, sont à deux doigts d’écouter à nouveau la voix du Bon Berger. Il y a un hic cependant. Ils identifient l’Église comme une force (une de plus) qui participe à la destruction de la civilisation européenne.
Ils n’écouteront pas cette Église là.
L’Église, dont le discours sur l'immigration est difficile à distinguer de celui d’un franc-maçon, farouchement anticlérical, comme Jean Luc Mélenchon, est en train de passer à côté de son rôle historique, qui consiste à accueillir le fils prodigue : le Français, qui s’est égaré pendant cinquante ans. Au lieu de faire en sorte que la France redevienne la fille aînée de l’Église, elle prend le parti d’importer des musulmans, avec lesquels elle espère sans doute s'allier dans le cadre d’un « front de la foi » (concept fumeux s’il en est). Cette stratégie est perdante à tous les niveaux. Elle prive l’Église de ses enfants les plus fidèles : les Européens, eux qui pendant plus de 1500 ans ont œuvré à sa grandeur et lui ont donné presque tout ses saints. Et elle prive les Européens d’une Église au moment où ils en ont le plus besoin.
Nous touchons vraiment là à une question cruciale pour l’avenir de la religion catholique et celui de l’Europe. Les deux me semblent d’ailleurs indissolublement liés.
Les Européens ne veulent pas disparaître. Une Église dont le discours va dans le sens de leur disparition, ne peut que de les fâcher gravement avec le catholicisme. A l’heure où, lassés des illusions matérialistes, ils redeviennent sensibles à la transcendance, c’est absolument tragique.
Pour l’avenir de l’Europe, du monde et de l’Église elle-même, il est urgent que la hiérarchie catholique tienne un discours sensé sur l’immigration. C’est à dire un discours qui ne condamne pas une civilisation à mort et un continent au chaos.
Fraternellement.
Bonjour Clergerie,
Votre intervention met en lumière une question centrale pour l’avenir de l’Église et de l’Europe.
Je vais tâcher de faire court, bien que « long » ne veuille pas dire indigeste, comme l’a prouvé votre pavé.
Entre 1950 et nos jours, les français se sont détournés peu à peu du catholicisme. Ils lui ont préféré le consumérisme avec lequel il est incompatible. C’est malheureux, mais l’Église ne pouvait rien faire face à ce vaste mouvement d’égarement qu’a connu le troupeau. Les circonstances économiques, techniques, politiques, etc. étaient trop défavorables. Les français ont préféré les idoles au véritable Dieu. Il fallait que cela arrive. Point.
Cependant, cette ère, qui a débuté après la guerre et s’est prolongée jusqu’à nos jours, arrive à son terme. Dégoûté par un excès de consommation et surtout par les conséquences du libéralisme (notamment sur le plan migratoire), les français vont, dans les décennies qui viennent, redevenir réceptifs à la religion.
L’Église sera-t-elle capable de moissonner quand les blés seront mûrs ? Si ses représentants continuent à appeler à la submersion de l’Europe par le tiers-monde, la réponse sera non.
Dors et déjà, de nombreux français, paupérisés, excédés par les mensonges soixante-huitards, sont à deux doigts d’écouter à nouveau la voix du Bon Berger. Il y a un hic cependant. Ils identifient l’Église comme une force (une de plus) qui participe à la destruction de la civilisation européenne.
Ils n’écouteront pas cette Église là.
L’Église, dont le discours sur l'immigration est difficile à distinguer de celui d’un franc-maçon, farouchement anticlérical, comme Jean Luc Mélenchon, est en train de passer à côté de son rôle historique, qui consiste à accueillir le fils prodigue : le Français, qui s’est égaré pendant cinquante ans. Au lieu de faire en sorte que la France redevienne la fille aînée de l’Église, elle prend le parti d’importer des musulmans, avec lesquels elle espère sans doute s'allier dans le cadre d’un « front de la foi » (concept fumeux s’il en est). Cette stratégie est perdante à tous les niveaux. Elle prive l’Église de ses enfants les plus fidèles : les Européens, eux qui pendant plus de 1500 ans ont œuvré à sa grandeur et lui ont donné presque tout ses saints. Et elle prive les Européens d’une Église au moment où ils en ont le plus besoin.
Nous touchons vraiment là à une question cruciale pour l’avenir de la religion catholique et celui de l’Europe. Les deux me semblent d’ailleurs indissolublement liés.
Les Européens ne veulent pas disparaître. Une Église dont le discours va dans le sens de leur disparition, ne peut que de les fâcher gravement avec le catholicisme. A l’heure où, lassés des illusions matérialistes, ils redeviennent sensibles à la transcendance, c’est absolument tragique.
Pour l’avenir de l’Europe, du monde et de l’Église elle-même, il est urgent que la hiérarchie catholique tienne un discours sensé sur l’immigration. C’est à dire un discours qui ne condamne pas une civilisation à mort et un continent au chaos.
Fraternellement.