par Cinci » dim. 29 mai 2016, 17:43
Donc ...
Les autorités lancent des "nous sommes en guerre" ... suggérant que, la guerre contre la civilisation, c'est eux qui l'auraient lancé et que la patrie serait en danger (tous les citoyens) à raison de cet ennemi sournois. Sauf, Gérard Chaliand fait remarquer que nous ne sommes pas en guerre en vérité. C'est faux. Ce qu'un Valls raconte : c'est du bourrage de crâne comme en '14 . Nous ne sommes pas en guerre, les Français ne sont pas en guerre (... pas plus que les Allemands, les Hollandais, les Espagnols, les Italiens, les Polonais, etc.) Il n'y a pas de guerre comme en 1940 non plus ... il n'y a pas de guerre totale qui exige du gouvernement un plein contrôle. L'État français n'est même pas en guerre contre le terrorisme réellement.
En lieu et place
Nous aurions (et là c'est moi qui réfléchit) des gouvernement qui tentent de gérer le chaos, instrumentaliser le désordre, voulant exercer un certain contrôle sur l'exploitation du monde. Le gouvernement français, par exemple, est engagé dans des opérations de police. C'est assez différent, La guerre? Elle est suscitée à l'étranger et suscitée en bonne partie par nos politiciens. La guerre, ce ne sont pas les citoyens français qui la font et ce ne sont pas eux qui la subiront non plus.
L'épisode libyen montre ce qui se passe.
Nos gouvernements commencent par soutenir un camp de rebelles djihadistes, font passer des munitions aux rebelles, paralysent les défenses d'un gouvernement comme celui du colonel Kadhafi, assurent l'Installation sur place d'un certain désordre révolutionnaire, une sorte de chaos que l'on espère être propice au surgissement d'un nouvel ordre des choses (désordre organisé) favorable aux intérêts de la communauté internationale. Ensuite, il s'agit de donner des capacités militaires à la nouvelle centrale administrative, pour lutter contre les rebelles bien sûr. L'idée c'est de pouvoir contrôler le phénomène "guerre", maintenir celle-ci dans certaines bornes et à l'étranger. L'idée c'est d'en profiter, tirer les marrons du feu, limiter les dégâts de "notre" côté.
La guerre contre le terrorisme est un "fake"; le "War on Terror" des Américains un beau mensonge. La guerre contre le "radicalisme islamique de ce n'est pas ça l'islam" est proprement inexistante. Si une telle guerre existerait, le gouvernement canadien par exemple ne conclurait pas un marché avec l'Arabie saoudite, pour lui filer des véhicules blindés (léger), question d'assurer la solidité d'un régime qui est justement le parrain numéro 1 du radicalisme islamique mondiale et du djihadisme.
On n'imaginerait pas non plus le gouvernement de Roosevelt en 1942 organisant une entente avec l'Allemagne du Führer, pour lui filer des trains complets de fournitures militaires, des convois de bateaux comme avec les Russes, tout en prétextant "combattre la terreur nazie" auprès des auditeurs américains à la radio.
Donc ...
Les autorités lancent des "nous sommes en guerre" ... suggérant que, la guerre contre la civilisation, c'est [u]eux[/u] qui l'auraient lancé et que la patrie serait en danger (tous les citoyens) à raison de cet ennemi sournois. Sauf, Gérard Chaliand fait remarquer que nous ne sommes pas en guerre en vérité. C'est faux. Ce qu'un Valls raconte : c'est du bourrage de crâne comme en '14 . Nous ne sommes pas en guerre, les Français ne sont pas en guerre (... pas plus que les Allemands, les Hollandais, les Espagnols, les Italiens, les Polonais, etc.) Il n'y a pas de guerre comme en 1940 non plus ... il n'y a pas de guerre totale qui exige du gouvernement un plein contrôle. L'État français n'est même pas en guerre contre le terrorisme réellement.
En lieu et place
Nous aurions (et là c'est moi qui réfléchit) des gouvernement qui tentent de gérer le chaos, instrumentaliser le désordre, voulant exercer un certain contrôle sur l'exploitation du monde. Le gouvernement français, par exemple, est engagé dans des opérations de police. C'est assez différent, La guerre? Elle est suscitée à l'étranger et suscitée en bonne partie par nos politiciens. La guerre, ce ne sont pas les citoyens français qui la font et ce ne sont pas eux qui la subiront non plus.
L'épisode libyen montre ce qui se passe.
Nos gouvernements commencent par soutenir un camp de rebelles djihadistes, font passer des munitions aux rebelles, paralysent les défenses d'un gouvernement comme celui du colonel Kadhafi, assurent l'Installation sur place d'un certain désordre révolutionnaire, une sorte de chaos que l'on espère être propice au surgissement d'un nouvel ordre des choses (désordre organisé) favorable aux intérêts de la communauté internationale. Ensuite, il s'agit de donner des capacités militaires à la nouvelle centrale administrative, pour lutter contre les rebelles bien sûr. L'idée c'est de pouvoir contrôler le phénomène "guerre", maintenir celle-ci dans certaines bornes et à l'étranger. L'idée c'est d'en profiter, tirer les marrons du feu, limiter les dégâts de "notre" côté.
La guerre contre le terrorisme est un "fake"; le "War on Terror" des Américains un beau mensonge. La guerre contre le "radicalisme islamique de ce n'est pas ça l'islam" est proprement inexistante. Si une telle guerre existerait, le gouvernement canadien par exemple ne conclurait pas un marché avec l'Arabie saoudite, pour lui filer des véhicules blindés (léger), question d'assurer la solidité d'un régime qui est justement le parrain numéro 1 du radicalisme islamique mondiale et du djihadisme.
On n'imaginerait pas non plus le gouvernement de Roosevelt en 1942 organisant une entente avec l'Allemagne du Führer, pour lui filer des trains complets de fournitures militaires, des convois de bateaux comme avec les Russes, tout en prétextant "combattre la terreur nazie" auprès des auditeurs américains à la radio.