par Raistlin » mer. 26 sept. 2007, 15:25
Bonjour Metazet,
J'ai beaucoup de mal à comprendre la position de l'Eglise Catholique concernant la sexualité. Je ne vois pas pourquoi (outre la perspective d'une punition divine), tout acte sexuel devrait nécessairement viser l'union et la procréation, à partir du moment où notre vie sexuelle globale tend vers ces finalités.
Tout d'abord, il faut bien comprendre que l'Eglise n'est pas tant contre un type de sexualité que pour l'amour, qu'elle défend et annonce au monde.
Pour l'Eglise, la sexualité n'est pas un acte anodin comme manger ou se gratter le nez. C'est un acte potentiellement créateur qui implique non seulement notre corps mais aussi notre âme, car il exige de nous amour et don de nous-même à l'être aimé : tout le monde vous le dira, le sexe, c'est meilleur quand on aime !
La sexualité est donc sacrée et, lorsqu'elle est vécue correctement, elle nous permet à la fois de participer à l'oeuvre de création de Dieu (en mettant au monde un enfant) et de ne faire plus qu'un, spirituellement et physiquement. La sexualité est donc un chef-d'oeuvre de Dieu que l'Eglise se sent le devoir de protéger.
Prenons un exemple concret : notre hardeur qui va jouer dans un film porno, rien ne l'empêche d'avoir une compagne qu'il va chérir de tout son coeur et des enfants avec elle à qui il donnera une bonne éducation. Alors où est précisément le mal dans ce qui ne constitue au final qu'un aspect de sa vie sexuelle, à laquelle cette dernière ne se réduit pas ?
On ne peut débrancher, dans la sexualité, le corps de l'âme. Et ceux qui tentent de le faire blessent gravement leur âme.
J'ai plusieurs exemples mais en voici un en particulier. Un ami me confiait il y a quelques temps que, pour lui, coucher avec quelqu'un, c'était comme se faire plaisir devant un film pornographique et que c'était sans conséquence. Sauf que une fois qu'il eut une relation stable et sérieuse, il ne put s'empêcher de tromper la personne avec qui il était, causant ainsi de la souffrance et de la rancoeur. Et le pire, c'est que pour lui, ce n'était pas grave car il n'y avait pas de sentiments !
Cordialement,
Bonjour Metazet,
[quote]J'ai beaucoup de mal à comprendre la position de l'Eglise Catholique concernant la sexualité. Je ne vois pas pourquoi (outre la perspective d'une punition divine), tout acte sexuel devrait nécessairement viser l'union et la procréation, à partir du moment où notre vie sexuelle globale tend vers ces finalités.[/quote]
Tout d'abord, il faut bien comprendre que l'Eglise n'est pas tant contre un type de sexualité que pour l'amour, qu'elle défend et annonce au monde.
Pour l'Eglise, la sexualité n'est pas un acte anodin comme manger ou se gratter le nez. C'est un acte potentiellement créateur qui implique non seulement notre corps mais aussi notre âme, car il exige de nous amour et don de nous-même à l'être aimé : tout le monde vous le dira, le sexe, c'est meilleur quand on aime !
La sexualité est donc sacrée et, lorsqu'elle est vécue correctement, elle nous permet à la fois de participer à l'oeuvre de création de Dieu (en mettant au monde un enfant) et de ne faire plus qu'un, spirituellement et physiquement. La sexualité est donc un chef-d'oeuvre de Dieu que l'Eglise se sent le devoir de protéger.
[quote]Prenons un exemple concret : notre hardeur qui va jouer dans un film porno, rien ne l'empêche d'avoir une compagne qu'il va chérir de tout son coeur et des enfants avec elle à qui il donnera une bonne éducation. Alors où est précisément le mal dans ce qui ne constitue au final qu'un aspect de sa vie sexuelle, à laquelle cette dernière ne se réduit pas ?[/quote]
On ne peut débrancher, dans la sexualité, le corps de l'âme. Et ceux qui tentent de le faire blessent gravement leur âme.
J'ai plusieurs exemples mais en voici un en particulier. Un ami me confiait il y a quelques temps que, pour lui, coucher avec quelqu'un, c'était comme se faire plaisir devant un film pornographique et que c'était sans conséquence. Sauf que une fois qu'il eut une relation stable et sérieuse, il ne put s'empêcher de tromper la personne avec qui il était, causant ainsi de la souffrance et de la rancoeur. Et le pire, c'est que pour lui, ce n'était pas grave car il n'y avait pas de sentiments !
Cordialement,