par Héraclius » ven. 26 août 2016, 15:31
AdoramusTe a écrit :Héraclius a écrit :
Le Cardinal a appellé à un retour massif à l'ad orientem, c'est à dire de l'orientation liturgique de toute l'assemblée et du prêtre dans le même sens. Il a rappellé qu'il s'agissait d'une pratique parfaitement valable, conforme à Vatican II, et qu'elle serait un grand pas en avant pour remettre Dieu au centre de la liturgie de l'Eglise. Il a également déclaré que Sa Sainteté le Pape François lui avait expréssément demandé d'étudier la question d'une "réforme de la réforme" liturgique.
Que pensez-vous de la mise au point de la salle de presse du Vatican qui en a suivi ?
Cela ne semble pas aller dans la direction d'un réforme de la réforme.
J'en pense (1) que les explications du Père Lombardi, basés sur une "exégèse" de PGMR 299 ancré dans de mauvaises traductions (je crois qu'il s'est contenté de reprendre l'argument du Cardinal-Archevêque de Westmister, qui citait la traduction anglaise prétant à confusion) étaient insuffisantes et que (2) la position de S. S. François, dans sa pratique et ses porte-paroles, est assez difficile à discerner. Je doute que le Cardinal Sarah ait menti (et puis il a été nommé à son poste par François, tout de même) mais en même temps on voit mal François prendre à bras de corps la question liturgique.
Par contre, je pense que tout cela a eu un impact positif extrêment important au niveau des médias catholiques de tendance conservatrice qui ont clairement pris la défense de l'ad orientem, particulièrement dans le monde anglophone mais aussi en France (on peut songer à Famille chrétienne, Aleteia, etc...). Or il y a 10 ans, ce genre de questions ne se seraient pas du tout posés pour la ligne des "conservateurs modérés classiques". La question liturgique perd, petit à petit, son aura de "problème traditionnaliste", ce qui est extrêmement positif parce que tout cela met petit à petit fin aux préjugés progressiste très ancrés dans les générations précédentes (le prêtre tourne le dos aux fidèles, etc...) et que la génération à venir sera sans doute beaucoup plus ouverte à la fameuse "réforme de la réforme".
Bref, sur le plan pratique, il ne va rien de passer de très concret, mais cette polémique d'été aura fait connaître les enjeux du "problème liturgique" sous un angle très favorable à beaucoup de gens traditionnelement peu concernés, tout en renforçant le convictions de beaucoup de gens qui pensent comme Son Eminence.
[quote="AdoramusTe"][quote="Héraclius"]
Le Cardinal a appellé à un retour massif à l'ad orientem, c'est à dire de l'orientation liturgique de toute l'assemblée et du prêtre dans le même sens. Il a rappellé qu'il s'agissait d'une pratique parfaitement valable, conforme à Vatican II, et qu'elle serait un grand pas en avant pour remettre Dieu au centre de la liturgie de l'Eglise. Il a également déclaré que Sa Sainteté le Pape François lui avait expréssément demandé d'étudier la question d'une "réforme de la réforme" liturgique.
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Que pensez-vous de la mise au point de la salle de presse du Vatican qui en a suivi ?
Cela ne semble pas aller dans la direction d'un réforme de la réforme.[/quote]
J'en pense (1) que les explications du Père Lombardi, basés sur une "exégèse" de PGMR 299 ancré dans de mauvaises traductions (je crois qu'il s'est contenté de reprendre l'argument du Cardinal-Archevêque de Westmister, qui citait la traduction anglaise prétant à confusion) étaient insuffisantes et que (2) la position de S. S. François, dans sa pratique et ses porte-paroles, est assez difficile à discerner. Je doute que le Cardinal Sarah ait menti (et puis il a été nommé à son poste par François, tout de même) mais en même temps on voit mal François prendre à bras de corps la question liturgique.
Par contre, je pense que tout cela a eu un impact positif extrêment important au niveau des médias catholiques de tendance conservatrice qui ont clairement pris la défense de l'ad orientem, particulièrement dans le monde anglophone mais aussi en France (on peut songer à Famille chrétienne, Aleteia, etc...). Or il y a 10 ans, ce genre de questions ne se seraient pas du tout posés pour la ligne des "conservateurs modérés classiques". La question liturgique perd, petit à petit, son aura de "problème traditionnaliste", ce qui est extrêmement positif parce que tout cela met petit à petit fin aux préjugés progressiste très ancrés dans les générations précédentes (le prêtre tourne le dos aux fidèles, etc...) et que la génération à venir sera sans doute beaucoup plus ouverte à la fameuse "réforme de la réforme".
Bref, sur le plan pratique, il ne va rien de passer de très concret, mais cette polémique d'été aura fait connaître les enjeux du "problème liturgique" sous un angle très favorable à beaucoup de gens traditionnelement peu concernés, tout en renforçant le convictions de beaucoup de gens qui pensent comme Son Eminence.