Bonjour,
Alexandref :
Un simple catéchumène qui souhaite partager sa compréhension relative de la Bible par ses lectures assidues. C'est également moi qui ai écrit hier sur le fil concernant la venue d'Élie.
C'est bien.
Ce récit n'est certes pas vital pour la foi
Quoique ?...
Pas vital pour la foi ?
Alors, si vous permettez : juste faire valoir une remarque.
Si vous parlez du récit de la sortie d'Égypte et de la narration du contexte de l'institution de la Pâque juive : moi je ne dirais pas que ce récit biblique serait
secondaire par rapport à la religion juive, et donc, par ricochet, secondaire aussi par rapport notre la foi chrétienne également.
Je ne le dirais pas
Nombre de biblistes diraient plutôt que le véritable commencement de la Bible c'est "le" récit de Moïse, le récit de la libération d'Égypte. C'est comme le fait, l'inscription dans l'histoire des hommes, la prise en compte du fait que l'Éternel aurait prit fait et cause pour des opprimés contre leurs oppresseurs. Les Hébreux sont appelés à toujours se remémorer ce fait, ne jamais l'oublier. Il n'y a rien de plus central que la fête de Pâque pour les Juifs. il me semblerait à moi aussi en tout cas.
Le point de vue :
C'est vraiment comme le récit fondateur du peuple juif. On comprend toute l'importance que la chose revêt aussi lorsque Jésus lui-même va comme surajouter un sens nouveau à la Pâque juive, en pleine période de célébration de la Pâque justement, le fameux soir précédant son arrestation. Jésus fonde la "nouvelle alliance", étant bien enraciné dans l'ancienne et en référence au même Dieu Sauveur, libérateur. Celui capable de tirer le pauvre, le juste, l'Innocent des griffes de ses ennemis ( la mort, le diable en fin de compte ...).
On parle de violence, mais dans le récit de Moïse c'est le comportement du pharaon d'Égypte qui est proprement diabolique.
C'est le pharaon qui est pris d'une crise d'hybris monstrueuse, démentielle, qui se prend pour Dieu, qui veut tirer une gloire de ce que son injustice à lui devrait faire loi, qui veut asseoir sa fortune sur l'exploitation et la mort des autres. C'est le pharaon qui décide une bonne journée de génocider le peuple hébreux.
Ce que le texte veut montrer c'est que l'injustice et la violence du pharaon se retourne contre lui. Son décret de mort lancé contre les enfant mâles du peuple hébreux lui revient sous la forme de la mort des enfants mâles de son peuple. C'est la ruine personnelle pour le pharaon en bout de ligne, mais de ce qu'il aura voulu entraver le règne de la justice, s'appuyer sur l'injustice, empêcher les Hébreux (entre autres) de pouvoir rendre un culte de louange au Dieu créateur du ciel et de la terre.
Je ne suis pas scandalisé
Personnellement, je ne suis pas tant "scandalisé"par le fait que des violences (Moïse jeune capable de tuer un Égyptien, etc.) puissent être évoquées ici et là dans le texte, comme je suis saisi par
la vérité qui se dégage du texte, si on s'en rapporte au mécanisme de fonctionnement détraqué de tant de régimes oppressifs que l'on aura pu connaître depuis.
C'est stupéfiant de voir à quel point le portrait du pharaon d'Égypte collerait à la personnalité d'un Joseph Staline et bien d'autres dictateurs peut-être moins spectaculaires, même si aussi vicieux dans leur genre.
L'ensemble ne constitue pas un manifeste en faveur du règne de la violence mais le contraire ! On a un Dieu qui tente d'Instiller sa recette pour que les hommes puissent trouver une issue à cette violence, pour réaliser une sortie du régime maléfique.