par VexillumRegis » lun. 28 janv. 2008, 17:33
Dominica III per annum
3ème dimanche du Temps ordinaire
La liturgie de ce troisième dimanche du Temps ordinaire reste dans le sillage du Temps de Noël et de l’Epiphanie. Le thème de la lumière, central à Noël (cf. prologue de saint Jean lu à la messe du jour de Noël) se retrouve aujourd’hui pour évoquer le commencement de la prédication du Seigneur en Galilée, après son baptême dans le Jourdain. Isaïe, dans la première leçon (
L1 ;
Is VIII, 23-IX, 3), prophétise l’aurore de la “
lumière du monde” (
Jn VIII, 12 ; cf. note 1 ci-dessous) en Galilée, “
carrefour des païens” : “
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre, une lumière a resplendi”. Dans l’évangile (
L3 ;
Mt IV, 12-23), saint Matthieu évoque, après l’arrestation de Jean-Baptiste, la venue de Jésus en Galilée, en laquelle “
s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe”. Le thème de la lumière est encore présent avec une particulière insistance dans les antiennes que proposent la dernière édition du
Missale Romanum (1). L’écho de la solennité de l’Epiphanie (royauté divine du Messie et allégeance des rois de la terre) se fait quant à lui entendre dans les pièces grégoriennes proposées par le
Graduale Romanum, et tout particulièrement dans le répons graduel et l’Alleluia (2).
(1) Antienne d’ouverture :
[Ps 95, 1. 6] Cantáte Dómino cánticum novum, cantáte Dómino, omnis terra. Magnificentia et pulchritudo in conspectu eius, potentia et decor in sanctuario eius. | Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière. La splendeur et l’éclat, la puissance et la beauté brillent dans son temple saint !
Le psaume 95 est l’un des psaumes de Noël (messe de minuit).
Antiennes de communion :
[Ps 33, 6] Accédite ad Dóminum et illuminámini, et fácies vestræ non confundéntur. | Ensemble, approchez du Seigneur : resplendissez de sa lumière et sur votre visage il n’y aura plus d’ombre.
Ou
[Jn VIII, 12] Ego sum lux mundi, dicit Dóminus ; qui séquitur me, non ámbulat in ténebris, sed habébit lumen vitæ. | Je suis la lumière du monde, dit le Seigneur, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie.
La communion eucharistique est communication à notre nature humaine de la lumière divine (la grâce) par le corps et le sang précieux et vivifiants de Celui qui, vrai homme et vrai Dieu, est la “lumière du monde”.
(2) Répons graduel :
[Ps 101, 16 V/ 17] Timébunt gentes nomen tuum, Dómine, et omnes reges terræ glóriam tuam. V/ Quóniam ædificávit Dóminus Sion, et vidébitur in maiestáte sua. | Les nations craignent votre nom, Seigneur, et tous les rois de la terre votre gloire. V/ Parce que le Seigneur a bâti Sion et qu’il sera vu dans sa majesté.
Alleluia :
[Ps 96, 1] Allelúia, allelúia. V/ Dóminus regnávit, exsúltet terra : læténtur ínsulæ multæ. Allelúia. | Le Seigneur est roi : que la terre tressaille de joie, que toutes les îles se réjouissent. Alléluia.
Ces chants sont utilisés au 3ème dimanche après l’Epiphanie dans le MR1962.
Mais plus encore que Noël et l’Epiphanie, c’est la fête du Baptême du Seigneur qui, comme dimanche dernier, se poursuit en quelque sorte en cette messe du troisième dimanche de l’année. Ainsi la collecte (3) est très proche, par certaines de ses expressions, de l’oraison d’entrée de la fête du Baptême du Seigneur (cf. note 2
ici, ainsi que le dernier paragraphe du commentaire), à tel point que
dom Patrick HALA se demande s’il “
est possible que l’auteur de cette composition nouvelle ait eu la collecte n° 3 à l’esprit” (4). C’est la voix du Père tout-puissant qui retentit encore : “
Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour” (
Hic est Filius meus dilectus, in quo mihi complacui). Dans la deuxième lecture (
L2 ;
1 Co I, 10-13. 17), saint Paul exhorte les fidèles de Corinthe à mettre fin aux disputes et aux divisions qui les déchirent, et à vivre dans l’unité, “
en parfaite harmonie de pensées et de sentiments” : “
Le Christ est-il donc divisé ? Est-ce donc Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?” C’est au nom très saint de Jésus-Christ que nous sommes baptisés, c’est en Lui, en Sa Passion et en Sa Résurrection, que nous sommes purifiés de la lèpre originelle et régénérés pour une vie nouvelle. Comment le baptême, qui est par excellence le sacrement de l’unité, lui qui nous intègre à l’Eglise qui est une, pourrait-il être cause de division ? C’est pourtant ce qu’il semble s’être passé à Corinthe, où les fidèles se divisaient selon le nom de l’apôtre qui les avait baptisés, d’après ce qu’écrit saint Paul aux versets 14 et 15 (omis dans notre lecture) : “
Je rends grâces à Dieu de ce que je n'ai baptisé aucun de vous, si ce n'est Crispus et Gaïus, afin que personne ne puisse dire qu'il a été baptisé en mon nom.” C’est oublier que ce n’est pas une personne, fusse-t-elle apôtre, qui baptise, mais bien le Seigneur et Son Eglise, que cette personne représente (= rend présente).
(3) Omnípotens sempitérne Deus, dírige actus nostros in beneplácito tuo, ut in nómine dilécti Fílii tui mereámur bonis opéribus abundáre. | [Traduction Dom HALA] Dieu éternel et tout-puissant, daigne diriger nos actions selon ton bon plaisir, afin qu’au nom de ton Fils bien-aimé, nous puissions fructifier en bonnes oeuvres.
Cette collecte est employée au dimanche dans l’octave de Noël dans le MR1962.
Voici les deux autres oraisons de la messe :
La Super Oblata
Múnera nostra, Dómine, súscipe placátus, quæ sanctificándo nobis, quǽsumus, salutária fore concéde. | Seigneur, dans votre bonté recevez nos offrandres, et accordez, nous vous en prions, que par leur sanctification ils deviennent pour nous des moyens de salut.
Cette oraison n’est pas dans le MR1962, mais se trouve dans le sacramentaire de Vérone (*).
La postcommunion
Præsta nobis, quǽsumus, omnípotens Deus, ut, vivificatiónis tuæ grátiam consequéntes, in tuo semper múnere gloriémur. | [Traduction Dom LEFEBVRE] Faites, Dieu tout-puissant, qu’en recevant la grâce par laquelle vous nous communiquez la vie, nous mettions toujours notre gloire en ce don que vous nous faites.
Cette oraison est utilisée au 2ème dimanche après Pâques dans le MR1962.
(4) Dom HALA, Habeamus gratiam. Commentaire des collectes du Temps ordinaire, p. 29, n. 5.
La deuxième partie de l’évangile (lecture longue) peut être interprétée dans un sens baptismal (5). Jésus parcourt la Galilée et proclame “
la Bonne Nouvelle du Royaume” : “
Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche”. Ce faisant, “
il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André”, puis “
deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean”, tous quatre pêcheurs du lac de Galilée. “
Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque, leurs filets et leur père, ils le suivirent.” Tel est le schéma de l’appel que Dieu propose aux catéchumènes qui se tournent vers Lui (
convertere = se tourner vers), d’abord dans le secret de leur âme, puis officiellement par l’évêque du diocèse, lors de l’“
appel décisif”. Dieu nous appelle à Lui : nous devons Lui répondre et, comme les premiers apôtres, abandonner les biens passagers du monde pour nous tourner vers les biens célestes qui demeurent.
(5) La Graduale Romanum suppose la lecture longue, puisqu’il propose pour l’introït et la communion des passages de l’appel des premiers apôtres (deuxième partie de l’évangile). Ces deux pièces sont utilisées en la fête de saint André (30 novembre) dans le MR1962.
Introït :
[Mt IV, 18-19 V/ Ps 18, 1] Dominus secus mare Galilaeae vidit duos fratres, Petrum et Andream, et vocavit eos : Venite post me : faciam vos fieri piscatores hominum. V/ Caeli enarrant gloriam Dei : et opera manuum eius annuntiat firmamentum. | Le Seigneur, sur les rives du lac de Galilée, vit deux frères, Pierre et André. Il les appela : “Venez à ma suite, je ferai de vous des pêcheurs d’hommes.” V/ Les cieux proclament la gloire de Dieu et le firmament publie l’ouvrage de ses mains.
Communion :
[Mt IV, 19-20] Venite post me : faciam vos piscatores hominum : at illi, relictis retibus et navi, secuti sunt Dominum. | Venez à ma suite, je vous ferai pêcheurs d’hommes ; et eux, laissant barque et filets, suivirent le Seigneur.
[centrer][size=150][color=#0000BF][b][i]Dominica III per annum[/i][/b][/color][/size]
[size=85][b]3ème dimanche du Temps ordinaire[/b][/size][/centrer]
La liturgie de ce troisième dimanche du Temps ordinaire reste dans le sillage du Temps de Noël et de l’Epiphanie. Le thème de la lumière, central à Noël (cf. prologue de saint Jean lu à la messe du jour de Noël) se retrouve aujourd’hui pour évoquer le commencement de la prédication du Seigneur en Galilée, après son baptême dans le Jourdain. Isaïe, dans la première leçon ([color=#FF0000][b]L1[/b][/color] ; [b]Is VIII, 23-IX, 3[/b]), prophétise l’aurore de la “[i]lumière du monde[/i]” ([b]Jn VIII, 12[/b] ; cf. note 1 ci-dessous) en Galilée, “[i]carrefour des païens[/i]” : “[i]Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre, une lumière a resplendi[/i]”. Dans l’évangile ([color=#FF0000][b]L3[/b][/color] ; [b]Mt IV, 12-23[/b]), saint Matthieu évoque, après l’arrestation de Jean-Baptiste, la venue de Jésus en Galilée, en laquelle “[i]s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe[/i]”. Le thème de la lumière est encore présent avec une particulière insistance dans les antiennes que proposent la dernière édition du [i]Missale Romanum[/i] (1). L’écho de la solennité de l’Epiphanie (royauté divine du Messie et allégeance des rois de la terre) se fait quant à lui entendre dans les pièces grégoriennes proposées par le [i]Graduale Romanum[/i], et tout particulièrement dans le répons graduel et l’Alleluia (2).
[size=85](1) [u]Antienne d’ouverture[/u] :
[[b]Ps 95, 1. 6[/b]] [i]Cantáte Dómino cánticum novum, cantáte Dómino, omnis terra. Magnificentia et pulchritudo in conspectu eius, potentia et decor in sanctuario eius[/i]. | Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière. La splendeur et l’éclat, la puissance et la beauté brillent dans son temple saint !
Le psaume 95 est l’un des psaumes de Noël (messe de minuit).
[u]Antiennes de communion[/u] :
[[b]Ps 33, 6[/b]] [i]Accédite ad Dóminum et illuminámini, et fácies vestræ non confundéntur[/i]. | Ensemble, approchez du Seigneur : resplendissez de sa lumière et sur votre visage il n’y aura plus d’ombre.
Ou
[[b]Jn VIII, 12[/b]] [i]Ego sum lux mundi, dicit Dóminus ; qui séquitur me, non ámbulat in ténebris, sed habébit lumen vitæ[/i]. | Je suis la lumière du monde, dit le Seigneur, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie.
La communion eucharistique est communication à notre nature humaine de la lumière divine (la grâce) par le corps et le sang précieux et vivifiants de Celui qui, vrai homme et vrai Dieu, est la “[i]lumière du monde[/i]”.
(2) Répons graduel :
[[b]Ps 101, 16 [color=#FF0000]V/[/color] 17[/b]] [i]Timébunt gentes nomen tuum, Dómine, et omnes reges terræ glóriam tuam[/i]. [color=#FF0000]V/[/color] [i]Quóniam ædificávit Dóminus Sion, et vidébitur in maiestáte sua[/i]. | Les nations craignent votre nom, Seigneur, et tous les rois de la terre votre gloire. [color=#FF0000]V/[/color] Parce que le Seigneur a bâti Sion et qu’il sera vu dans sa majesté.
[u]Alleluia[/u] :
[[b]Ps 96, 1[/b]] [i]Allelúia, allelúia[/i]. [color=#FF0000]V/[/color] [i]Dóminus regnávit, exsúltet terra : læténtur ínsulæ multæ. Allelúia[/i]. | Le Seigneur est roi : que la terre tressaille de joie, que toutes les îles se réjouissent. Alléluia.
Ces chants sont utilisés au 3ème dimanche après l’Epiphanie dans le MR1962.[/size]
Mais plus encore que Noël et l’Epiphanie, c’est la fête du Baptême du Seigneur qui, comme dimanche dernier, se poursuit en quelque sorte en cette messe du troisième dimanche de l’année. Ainsi la collecte (3) est très proche, par certaines de ses expressions, de l’oraison d’entrée de la fête du Baptême du Seigneur (cf. note 2 [url=http://lanneeliturgique.over-blog.com/article-15657542.html][b]ici[/b][/url], ainsi que le dernier paragraphe du commentaire), à tel point que [b]dom Patrick HALA[/b] se demande s’il “[i]est possible que l’auteur de cette composition nouvelle ait eu la collecte n° 3 à l’esprit[/i]” (4). C’est la voix du Père tout-puissant qui retentit encore : “[i]Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour[/i]” ([i]Hic est Filius meus [u]dilectus[/u], in quo mihi [u]complacui[/u][/i]). Dans la deuxième lecture ([color=#FF0000][b]L2[/b][/color] ; [b]1 Co I, 10-13. 17[/b]), saint Paul exhorte les fidèles de Corinthe à mettre fin aux disputes et aux divisions qui les déchirent, et à vivre dans l’unité, “[i]en parfaite harmonie de pensées et de sentiments[/i]” : “[i]Le Christ est-il donc divisé ? Est-ce donc Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?[/i]” C’est au nom très saint de Jésus-Christ que nous sommes baptisés, c’est en Lui, en Sa Passion et en Sa Résurrection, que nous sommes purifiés de la lèpre originelle et régénérés pour une vie nouvelle. Comment le baptême, qui est par excellence le sacrement de l’unité, lui qui nous intègre à l’Eglise qui est une, pourrait-il être cause de division ? C’est pourtant ce qu’il semble s’être passé à Corinthe, où les fidèles se divisaient selon le nom de l’apôtre qui les avait baptisés, d’après ce qu’écrit saint Paul aux versets 14 et 15 (omis dans notre lecture) : “[i]Je rends grâces à Dieu de ce que je n'ai baptisé aucun de vous, si ce n'est Crispus et Gaïus, afin que personne ne puisse dire qu'il a été baptisé en mon nom[/i].” C’est oublier que ce n’est pas une personne, fusse-t-elle apôtre, qui baptise, mais bien le Seigneur et Son Eglise, que cette personne représente (= rend présente).
[size=85](3) [i]Omnípotens sempitérne Deus, dírige actus nostros in beneplácito tuo, ut in nómine dilécti Fílii tui mereámur bonis opéribus abundáre[/i]. | [Traduction [b]Dom HALA[/b]] Dieu éternel et tout-puissant, daigne diriger nos actions selon ton bon plaisir, afin qu’au nom de ton Fils bien-aimé, nous puissions fructifier en bonnes oeuvres.
Cette collecte est employée au dimanche dans l’octave de Noël dans le MR1962.
Voici les deux autres oraisons de la messe :
[u]La [i]Super Oblata[/i][/u]
[i]Múnera nostra, Dómine, súscipe placátus, quæ sanctificándo nobis, quǽsumus, salutária fore concéde[/i]. | Seigneur, dans votre bonté recevez nos offrandres, et accordez, nous vous en prions, que par leur sanctification ils deviennent pour nous des moyens de salut.
Cette oraison n’est pas dans le MR1962, mais se trouve dans le sacramentaire de Vérone ([url=http://wdtprs.com/blog/2006/01/3rd-sunday-in-ordinary-time-super-oblata-2/][b]*[/b][/url]).
[u]La postcommunion[/u]
[i]Præsta nobis, quǽsumus, omnípotens Deus, ut, vivificatiónis tuæ grátiam consequéntes, in tuo semper múnere gloriémur[/i]. | [Traduction [b]Dom LEFEBVRE[/b]] Faites, Dieu tout-puissant, qu’en recevant la grâce par laquelle vous nous communiquez la vie, nous mettions toujours notre gloire en ce don que vous nous faites.
Cette oraison est utilisée au 2ème dimanche après Pâques dans le MR1962.
(4) [b]Dom HALA[/b], [u][i]Habeamus gratiam[/i]. Commentaire des collectes du Temps ordinaire[/u], p. 29, n. 5.[/size]
La deuxième partie de l’évangile (lecture longue) peut être interprétée dans un sens baptismal (5). Jésus parcourt la Galilée et proclame “[i]la Bonne Nouvelle du Royaume[/i]” : “[i]Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche[/i]”. Ce faisant, “[i]il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André[/i]”, puis “[i]deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean[/i]”, tous quatre pêcheurs du lac de Galilée. “[i]Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque, leurs filets et leur père, ils le suivirent[/i].” Tel est le schéma de l’appel que Dieu propose aux catéchumènes qui se tournent vers Lui ([i]convertere[/i] = se tourner vers), d’abord dans le secret de leur âme, puis officiellement par l’évêque du diocèse, lors de l’“[i]appel décisif[/i]”. Dieu nous appelle à Lui : nous devons Lui répondre et, comme les premiers apôtres, abandonner les biens passagers du monde pour nous tourner vers les biens célestes qui demeurent.
[size=85](5) La [i]Graduale Romanum[/i] suppose la lecture longue, puisqu’il propose pour l’introït et la communion des passages de l’appel des premiers apôtres (deuxième partie de l’évangile). Ces deux pièces sont utilisées en la fête de saint André (30 novembre) dans le MR1962.
[u]Introït[/u] :
[[b]Mt IV, 18-19 [color=#FF0000]V/[/color] Ps 18, 1[/b]] [i]Dominus secus mare Galilaeae vidit duos fratres, Petrum et Andream, et vocavit eos : Venite post me : faciam vos fieri piscatores hominum[/i]. [color=#FF0000]V/[/color] [i]Caeli enarrant gloriam Dei : et opera manuum eius annuntiat firmamentum[/i]. | Le Seigneur, sur les rives du lac de Galilée, vit deux frères, Pierre et André. Il les appela : “Venez à ma suite, je ferai de vous des pêcheurs d’hommes.” [i]V/[/i] Les cieux proclament la gloire de Dieu et le firmament publie l’ouvrage de ses mains.
[u]Communion[/u] :
[[b]Mt IV, 19-20[/b]] [i]Venite post me : faciam vos piscatores hominum : at illi, relictis retibus et navi, secuti sunt Dominum[/i]. | Venez à ma suite, je vous ferai pêcheurs d’hommes ; et eux, laissant barque et filets, suivirent le Seigneur.[/size]