Coco lapin a écrit : ↑lun. 11 sept. 2023, 13:37
L'Eglise pense qu'elle n'a pas besoin de connaître les solutions parce qu'elle croit
a priori que l'Ecriture est forcément sans erreur.
Il n’y a pas de rapport… Et c’est absurde : dans ce cas les solutions ne feraient pas partie de la vérité et elle n’en aurait pas besoin (ce qui est exact).
Coco lapin a écrit : ↑lun. 11 sept. 2023, 13:37
En ce qui me concerne, le problème n'est pas que j'ignore la solution, mais que je
sais qu'il n'y en a pas (ça crève les yeux).
Ce qui n’a rien de gênant en soi. Bien qu’il y en a bien une, celle de ce qui s’est vraiment passé (car c’est souvent des cas comme cela qui vous turlupinent), mais que nous ne connaitrons qu’au ciel.
La vérité que Dieu nous donne par l’Ecriture, vous serait-il vraiment trop difficile de comprendre qu’elle se moque de la réalité des faits historiques quand ceux-ci n’y sont pas appréhendables, mais qu’elle puisse cependant s’en servir ?
Coco lapin a écrit : ↑lun. 11 sept. 2023, 13:37
Dans le cas du chant du coq, il y a erreur :
Il n’y a d’erreur que dans la restitution exacte et fidèle de l’événement ou de la prophétie, c’est donc une erreur de mémoire de l’une au moins des traditions, mais ce n’est pas manquer à la vérité ; au contraire, puisque nous pouvons savoir qu’il y a erreur : c’est ne pas toute la donner !
Et indiquer que ce qui n’est pas donné est sans importance.
Je conçois que ce soit pour vous déstabilisant de ne pas avoir de "support" ancré dans le réel, du moins sa certitude totale (alors qu'il l'est éminemment), mais dans le surnaturel qui a d'autres priorités. Mais quelle importance exagérée vous y donnez et qui n'a aucune conséquence (au contraire, cette absence témoigne de ce que c'est réel) en dehors de ce reproche de principe et qui se trompe d'approche.
Coco lapin a écrit : ↑lun. 11 sept. 2023, 13:37
L'inerrance n'est pas une vérité dogmatique, c'est un dogme qui va contre la vérité et contre la raison. Voilà pourquoi je ne puis y croire.
Vu l’idée que vous vous en faites, ce n’est pas étonnant !
Coco lapin a écrit : ↑lun. 11 sept. 2023, 13:37
C'est une blague ?! Vous venez vous-même de répondre en montrant pourquoi il est logique de penser qu'il s'agit de deux événements différents.
Vous pensez donc cela !
C’est effectivement l’avantage d’avoir une vue littéraliste comme la vôtre…
Et le fait qu’il soit monté à Jérusalem une seule fois chez les synoptiques ce qui rend impossible la rencontre avec la Samaritaine, avec la femme adultère, etc., - et plusieurs dans saint Jean, vous en faites quoi ? Ils sont 3 à l’avoir « oublié », gommé, effacé ? Pourvu que cela puisse ne pas être contradictoire (et encore que si on entre dans les circonstances des événements, cela puisse prendre une tournure plus problématique) cela vous suffit ?!
Pourtant cela aussi ne condamnerait-il pas l’inerrance, s’ils l’avaient fait délibérément ? Ou dans ce cas vous accepteriez leur mensonge et l’erreur ?
Car ce n’est pas que le fait d’y monter, il y a aussi les récits fort différents du jeudi saint, et tout ce qui concerne l’eucharistie après la multiplication des pains chez Jean, les 3 autres qui ne l’ont pas jugé « intéressant »…
Finalement, à votre place, je penserais assez rapidement comme Loïc que ces histoires pourraient bien n’être que des romans, greffés sur une histoire dont la vérité nous échappera toujours…
Pourtant, elle semble vous intéresser énormément, cette histoire !
Je vous rappelle que ces récits sont en réalité des témoignages, écrits dans un but bien précis qui n’était pas la fidélité à l’histoire : pour cela les destinataires avaient des témoins vivants qu’ils pouvaient interroger.
Quand on est comme vous un lecteur critique, on doit passer du texte à l’histoire des communautés croyantes au sein desquelles les évangiles ont été rédigés. Ensuite, il est plus difficile de revenir à l’histoire de Jésus, comme y sont allé directement les autres. Il faut en passer par des critères dont vous faites allégrement fi. Tout comme de ce que les exégètes appellent l’actualisation, qui n’est pas trahison. Ce qui en aurait été une pour les rédacteurs, c’est ce que vous auriez attendu d’eux : une restitution fidèle de faits matériels qui n’auraient pas tenu compte de la Bonne Nouvelle annoncée et de l’amour de Jésus pour ses brebis.
Lequel Jésus, en bien des situations et pour aggraver les choses, semble s’être peu préoccupé de s’exprimer de façon à être bien compris, si bien qu’il n’est pas étonnant qu’il y ait eu des désaccords de compréhension entre eux et sur plusieurs moments. Il aurait fallu qu'ils se rencontrent et en discutent, et encore (cette distorsion du souvenir est bien connue, même des amoureux dont l'un se souvient d'autre chose que l'autre...)
Ainsi, comment a-t-il annoncé à Pierre son reniement, exactement ? Mystère… Mais il l’a fait, il l’a prédit, et de façon fort originale, et presque parce que Pierre l’y a obligé…
Autre chose : il n’y a pas de différence, aux yeux de l’Eglise, entre une parole reconnue pour authentique par l’exégèse et une qui aura été retravaillée et avec des variations, pour correspondre aux exigences de leur actualité.
Pas de différence entre la graine (ou semence), et la plante une fois qu’elle a poussé… C’est la même parole exécutée à des stades différents de maturation.
Bref, vous risquez d’y perdre tous vos cheveux !