Bonjour, Marie !
Marie2964 a écrit : ↑mar. 16 avr. 2024, 12:06
En effet, j'apprécie beaucoup mon prêtre (et je crois que c'est réciproque) tant et si bien que j'éprouve un peu de résistance à l'idée de lui confier mes péchés. Par honte mais surtout par peur d'être jugée par lui. Je sais bien que je ne devrais pas avoir peur du jugement de qui que ce soit sinon de Dieu mais la nature humaine étant ce qu'elle est... Bref, je pense ne pas être encore suffisamment humble pour me livrer à lui même si je me dis qu'au contraire, ce pourrait être un excellent exercice d'humilité.
Il n'y a aucune obligation de vous confesser au curé. Bien que "curé" vient justement de
cura animarum. Un bon prêtre, comme il me semble que c'est le vôtre, n'émet pas de jugement de vive voix sur la personne, mais au plus sur les péchés. Pour être plus clair : il ne dira pas "vous êtes une terrible pécheresse", mais, au plus "vous réalisez que cela est un péché grave ?".
Par contre, il est bien (même si pas obligatoire) d'avoir un (seul) confesseur. Seulement ainsi, allant chaque fois chez le même, il peut se rendre compte de la "dynamique" de l'âme, c'est à dire si vous êtes en progrès, en stagnation ou en regrès spirituel. Avoir un seul confesseur est aussi un exercice d'humilité.
Je m'interroge sur le fait d'être véritablement scrupuleuse. J'ai dit à mon prêtre que je pensais l'être avec une légère tendance à la paranoïa (bon là, je ne suis pas médecin donc vous mettrez tous les guillemets aux termes employés)
En effet, quelqu'un qui a une paranoïa est plutôt scrupuleux...avec les autres !
Il m'a alors dit que dans ce cas -et pour ne pas me mettre en "danger"- que je pouvais bénéficier du privilège du scrupuleux.
Je n'ai jamais entendu d'un "privilège du scrupuleux". Ce que j'ai noté est le fait que beaucoup de confesseurs, lorsqu'ils voient que des gens viennent souvent pour confesser des péchés mineurs, demandent que la confession soit plus rare (par exemple une fois par mois ou par trimestre).
Sur le moment je me suis dite que c'était bien en effet mais après coup je m'interroge sur le fait d'être scrupuleuse. Quand bien même, le fait de bénéficier de ce "privilège" m'angoisse un peu car j'ai peur de ne pas faire des confessions complètes car selon ce privilège, je devrais me limiter dans le nombre des péchés à confesser. C'est ce qui m'angoisse en fait: de ne pas faire de vraies bonnes confessions et d'en offenser Dieu !
Je comprends bien, car effectivement on a souvent du mal à "hierarchiser" les péchés. Bien qu'une absolution soit valide même si le pénitent est "coupé" avant qu'il confesse un seul péché, comment faire une exortation adaptée à celui qui fait des confessions incomplètes ? Peut-être il a passé à côté de l'essentiel ! Padre Pio faisait remarquer souvent aux pénitents qu'ils confessent des futilités, mais ils sont passés à côté d'un vrai péché (bon, lui il avait des yeux spirituels).
Parfois je me dis qu'il faut que je me "détende" et que je ne suis pas si scrupuleuse que ça. Je me dis aussi que cette angoisse que j'éprouve est peut-être due à cette "première fois" même si je dois reconnaître que je culpabilise facilement à cause de mon intransigeance ...
Là, aucun souci : le vrai danger est lorsqu'on entre dans la routine.
D'après ce que j'ai noté, les religieux qui reçoivent des confessions sont eux-mêmes plus scrupuleux en confession. Bon, ce n'est pas une règle absolue. Moi, un des plus durs canon de pénitence je l'ai reçu lors d'une confession à St Nicholas du Chardonnet. Là, ça ne marche pas avec trois Pater et trois Ave !
Même après une bonne confession, lorsqu'on est conscient que le bon Dieu nous a pardonné, la honte subsiste. Une honte de type "mais comment j'ai pu faire ça ?" vient du Saint Esprit. C'est la bonne honte ! Rassurez vous ! Cette honte que vous ressentez fait que votre ange gardien soit fier de vous !
Votre avis? Vos conseils ?
Nous parlons de confession pendant que vous êtes censée de préparer votre Baptême. Le plus important match est celui qui suit. Vous aurez assez d'occasions de vous confesser, mais le Baptême est unique. Lorsque vous direz "
Abrenuntio !", cela doit marquer un changement dans votre vie. Profitez bien de l'unicité du Baptême, n'oubliez pas que seul le Saint Baptême efface les
péchés, tandis que la Confession efface seulement les
conséquences spirituelles des péchés sur l'âme. En langage juridique, entre Baptême et Confession c'est la même différence qu'entre amnistie et grâce. Gardez sur votre âme le plus possible le vêtement blanc que vous recevrez bientôt (et oui, c'est possible de le garder à jamais !) vous savez bien que le jour viendra où il vous sera demandé de le montrer à l'accueil.
Que le bon Dieu vous bénisse, que la Grâce du Baptême perdure en vous, que les fruits du Saint Esprit remplissent votre nouvelle vie !