Je publie ce témoignage dans l’espoir qu’il puisse aider un ancien Témoin de Jéhovah à ne pas suivre le même chemin que moi.
Après une longue introspection — douloureuse mais salutaire — j’ai enfin pu remettre au Christ mes dernières terreurs.
Pendant vingt ans, j’ai vécu dans la trahison sans en avoir conscience.
J’avais trahi en abandonnant ma foi pour des plaisirs sexuels.
Trois ans plus tard, j’ai sincèrement voulu revenir sur le droit chemin. Mais au lieu de recevoir un accompagnement pastoral, j’ai été excommunié.
Quelques mois plus tard, alors que je vivais dans la honte et le désespoir d’avoir trahi, ma tante m’a appelé pour m’interdire de parler à mes cousins.
Le fond du trou!
Nous sommes restés sept ans ensemble. Puis un jour, cette fille est partie.
J’imagine qu’elle ne savait plus quoi faire pour m’aider.
Il m’a fallu dix ans pour m’en remettre.
J’avais trahi mon Dieu, ma communauté, ma famille… et tout perdu.
Au tout début de cette trahison, la douleur était si intense que je ne comprenais pas pourquoi on ne pouvait pas simplement trouver en pharmacie un cachet pour en finir. J’aurai tout donné pour que cette douleur disparaisse.
Quand j’y repense aujourd’hui, ça me glace le sang.
Vivre dans la trahison, c’est comme être dans la bouche du diable. Dante le décrit très bien dans La Divine Comédie : les traîtres y sont figés dans la glace, au plus profond de l’Enfer, et Satan les dévore sans fin.
On finit par commettre des actes horribles, démoniaques, dans l’espoir d’un peu de consolation. Mais cela ne fait qu’alimenter le désespoir et la honte, jusqu’à faire naître des pensées suicidaires.
Mais le Seigneur est venu me chercher en enfer.
Je Lui appartiens entièrement, désormais.
Je vivais aussi dans la peur de l’autre, nourrie par l’enseignement des Témoins de Jéhovah : le non-TJ est perçu comme un danger, un être dont il faut se méfier — même si cela n’est jamais dit explicitement.
Ce matin, j’ai demandé au prêtre à entrer en catéchuménat.
Il doit me recontacter dans la semaine.
Il pleut à l’instant où j’écris ces lignes, mais je crois que le Ciel pleure de joie.
Je rends grâce à Dieu.



Je publie ce témoignage dans l’espoir qu’il puisse aider un ancien Témoin de Jéhovah à ne pas suivre le même chemin que moi.
Après une longue introspection — douloureuse mais salutaire — j’ai enfin pu remettre au Christ mes dernières terreurs.
Pendant vingt ans, j’ai vécu dans la trahison sans en avoir conscience.
J’avais trahi en abandonnant ma foi pour des plaisirs sexuels.
Trois ans plus tard, j’ai sincèrement voulu revenir sur le droit chemin. Mais au lieu de recevoir un accompagnement pastoral, j’ai été excommunié.
Quelques mois plus tard, alors que je vivais dans la honte et le désespoir d’avoir trahi, ma tante m’a appelé pour m’interdire de parler à mes cousins.
Le fond du trou!
Nous sommes restés sept ans ensemble. Puis un jour, cette fille est partie.
J’imagine qu’elle ne savait plus quoi faire pour m’aider.
Il m’a fallu dix ans pour m’en remettre.
J’avais trahi mon Dieu, ma communauté, ma famille… et tout perdu.
Au tout début de cette trahison, la douleur était si intense que je ne comprenais pas pourquoi on ne pouvait pas simplement trouver en pharmacie un cachet pour en finir. J’aurai tout donné pour que cette douleur disparaisse.
Quand j’y repense aujourd’hui, ça me glace le sang.
Vivre dans la trahison, c’est comme être dans la bouche du diable. Dante le décrit très bien dans La Divine Comédie : les traîtres y sont figés dans la glace, au plus profond de l’Enfer, et Satan les dévore sans fin.
On finit par commettre des actes horribles, démoniaques, dans l’espoir d’un peu de consolation. Mais cela ne fait qu’alimenter le désespoir et la honte, jusqu’à faire naître des pensées suicidaires.
Mais le Seigneur est venu me chercher en enfer.
Je Lui appartiens entièrement, désormais.
Je vivais aussi dans la peur de l’autre, nourrie par l’enseignement des Témoins de Jéhovah : le non-TJ est perçu comme un danger, un être dont il faut se méfier — même si cela n’est jamais dit explicitement.
Ce matin, j’ai demandé au prêtre à entrer en catéchuménat.
Il doit me recontacter dans la semaine.
Il pleut à l’instant où j’écris ces lignes, mais je crois que le Ciel pleure de joie.
Je rends grâce à Dieu. 🙏
❤️❤️❤️