Bonjour Incertain,
Incertain a écrit : ↑lun. 16 févr. 2026, 3:49
j'ai quand même du mal à comprendre en quel sens il y a péché si :
- deux adultes consentants, qui s'aiment, sont en couple, vivent une vie sexuelle avant ou sans mariage.
Vous avez raison de poser ici la question du péché, mais vous semblez l’assimiler à une erreur, une faute, un dommage à un autre.
Or, le péché, ce n’est pas principalement ça. C’est ce qui détruit notre vie créée qui nous vient de notre Créateur. C’est ce qui nous sépare de la source même de notre vie qui est Dieu.
Notre Seigneur Jésus de Nazareth nous a fait découvrir que Dieu est amour et qu’il n’est donc pas seul, mais qu’il est une communion d’amour de trois personnes que sont le Père, le Fils et l’Esprit. La vie, c’est cet amour qui circule en Dieu, entre le Père qui est la source, le Fils par qui le Père se rend visible dans la création et l’Esprit qui transmet la vie, l’amour, la connaissance.
C’est cette vie éternelle que Dieu nous partage comme à des enfants dont il est le Père.
Et, à l’origine de notre création, à l’image de la communion éternelle d’amour qu’est la vie en Dieu, il crée l’homme et la femme pour en faire une seule chair à son image et à sa ressemblance.
Cette union de deux créatures, qui est à l’image de l’union indissoluble en Dieu, est le chemin de base de la vie qui nous est offerte.
L’humain est invité à sortir de sa solitude pour entrer dans cette vie de communion.
Chaque humain reçoit la vie indivisiblement et indissolublement de l’union de ses père et mère. Cette union sexuelle des parents de tout humain est le fondement de la vie.
Par une telle union, chaque humain a une possibilité de se donner aussi totalement que le don total partagé en Dieu par le Père, le Fils et l’Esprit.
Vous pouvez comprendre que ce don total de deux personnes dans une fidélité qui s’étend à toute leur vie réalise en eux un chemin de transmission pour la vie de Dieu elle-même.
Si vous détruisez ce chemin pour transformer l’union sexuelle en un acte physique distinct du don des personnes en cause, vous sortez du chemin de vie montré par le Créateur dès l’origine.
Le consentement des deux individus en cause, l’affection qu’ils se portent, et, le cas échéant, la vie en couple qu’ils partagent vous paraissent suffire pour exclure le péché d’une union sexuelle dans un tel cas «
avant ou sans mariage ».
Mais, par le mot «
mariage », vous comprenez bien qu’il s’agit de la réalité d’un engagement à vie que vous qualifiez d’éternel, ce qui n’est pas vraiment approprié et excessif pour une union dans une réalité terrestre précaire.
Sans engagement, chacun peut apprécier individuellement et de manière changeante la suite à donner ou non à l’union en cause, chacun est seul et privé de la confiance en l’autre lui assurant de continuer ensemble leur vie de couple quels que soient les aléas de l’existence terrestre.
Incertain a écrit : ↑lun. 16 févr. 2026, 3:49
Dans ce contexte, il n'y a personne de lésé, personne qui souffre, personne qui trompe.
Votre appréciation me semble erronée.
Être privé du don de la personne dans l’union sexuelle est un dommage profond à la personne, à la vie qui vient de Dieu. Tous deux sont lésés.
L’incertitude de l’amour aléatoire de l’autre est une souffrance et les nombreuses séparations générées par l’absence d’engagement sont autant de souffrances parfois très douloureuses même si elles ne sont pas ressenties comme telles au moment même d’une union sexuelle sans engagement.
Quant à la réalité d’une tromperie, elle peut certes être niée mais elle n’en est pas moins réelle car l’union totale des corps fait ressentir une union totale des personnes qui est fausse dans une union précaire sans engagement.
Incertain a écrit : ↑lun. 16 févr. 2026, 3:49
En quoi Dieu serait-il dérangé par cela ? Tout le monde y est consentant et heureux.
Il me semble que vous considérez Dieu comme un être dérangé par les humains dans sa quiétude éternelle et qui attendrait nos faveurs et notre soumission.
Cette perspective oublie que Dieu est amour et qu’Il nous veut libres pour pouvoir partager avec nous cet amour fidèle éternel.
Le seul consentement à un bonheur précaire d’un instant ne correspond pas au bonheur réel de la vie qu’il nous offre.
Déjà dans le jardin d’Eden, manger le fruit de la connaissance procurait un bonheur temporaire, et bien des poisons peuvent procurer un bien-être passager, mais Dieu avait cependant prévenu nos premiers parents : si vous en mangez (si vous mettez la connaissance en vous-même au lieu de la laisser sur l’arbre pour la partager ainsi en communion avec Dieu) vous mourrez (vous vous couperez de la source de la vie qui est amour).
Incertain a écrit : ↑lun. 16 févr. 2026, 3:49
La seule différence avec le mariage c'est qu'il n'y a pas eu de cérémonie religieuse ET que la relation ne repose pas sur un engagement "éternel", puisque les partenaires ne savent pas s'ils seront à même de rester toujours ensemble (ce qui est réaliste).
Attention, une cérémonie n’est qu’une manière à une époque et dans un environnement religieux de réaliser pleinement l’engagement dans le mariage.
En ce qui concerne l’engagement, j’ai déjà relevé qu’il me semble inapproprié d’évoquer exagérément un caractère «
éternel » car, dans notre réalité, il concerne notre vie terrestre, même si toute notre vie terrestre est liée à l’éternité en Dieu à laquelle notre Créateur nous invite.
Pour le surplus, un engagement est précisément un prolongement volontaire dans un futur ignoré. Ne pas savoir ce que sera demain, ce que nous penserons demain, est une réalité humaine incontournable.
Vous avez raison de penser que «
les partenaires ne savent pas s'ils seront à même de rester toujours ensemble », mais c’est un regard partiel sur le réel qui, pour celui qui se limite à cela, indique qu'il ne croit pas (ou plus) à la possibilité d’un engagement à maintenir fidèlement son amour même dans une telle situation future possible encore inconnue.
Incertain a écrit : ↑lun. 16 févr. 2026, 3:49
L'engagement éternel du mariage est bien trop sérieux et complexe pour être contracté par des humains ordinaires, qui souvent se trompent ou peuvent se tromper sur leurs propres sentiments et capacités à rester unis. Il est irréaliste de le demander à des gens de 20 ans sans expérience, vierges de surcroît, et d'ailleurs le mariage aboutit souvent à des divorces.
Et oui, vous avez évidemment raison de penser que des humains ordinaires que nous sommes «
souvent se trompent ou peuvent se tromper sur leurs propres sentiments et capacités à rester unis » et a fortiori «
des gens de 20 ans sans expérience, vierges de surcroît ».
Mais, c’est d’abord précisément la conviction d’un engagement à vie qui peut réduire sensiblement le risque d’erreur d’une affection précaire d’un moment sans solidité suffisante.
À cet égard, l’engagement dans le mariage n’est pas fondé sur les capacités humaines incertaines des conjoints, mais sur la force que Dieu a mis en l’humain de pouvoir rester fidèle dans l’amour, malgré ses incapacités, ses faiblesses, ses fautes.
De très nombreux couples en témoignent tout au long de l’histoire, parce que l’union conjugale vient de Dieu Lui-même, même si un grand nombre n’y croient pas ou cessent d’y croire. À tort.