Les partis politiques et les religions

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Re: Les partis politiques et les religions

par Utilisateur_999 » jeu. 19 févr. 2026, 20:03

Olivier JC a écrit : mer. 18 févr. 2026, 9:10 J'avais en tête les violences physiques, sexuelles et psychologiques.
mouais... dans le temps peut-être, mais je pense qu'aujourd'hui l'Enseignement Catholique s'est modernisé enfin je l’espère..
Moi je parlais surtout du fond. Quand on part de la Croyance, je pense que les méthodes doivent différer quelque peu.

Re: Les partis politiques et les religions

par Olivier JC » mer. 18 févr. 2026, 9:10

Utilisateur_999 a écrit : mar. 17 févr. 2026, 19:31
Olivier JC a écrit : lun. 16 févr. 2026, 9:46
Plus précisément des méthodes non catholiques...
ha oui..c'est à peu près la même chose pour moi..
Mais c'est quoi au juste,des méthode catholique en matières d'enseignement ? Je suppose que c'est partir de la Croyance et non du Savoir pour présenter le monde..
J'avais en tête les violences physiques, sexuelles et psychologiques.

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Re: Les partis politiques et les religions

par veilleur » mar. 17 févr. 2026, 20:19

Utilisateur_999 a écrit : mar. 17 févr. 2026, 19:33
veilleur a écrit : mar. 17 févr. 2026, 15:11 ... pour eux la liberté c'est de faire ce que l'on veut quand on le veut.
Pour vous c'est quoi sinon ?
Pour moi, être libre, c'est ne pas être entravé par des vices, des addictions, par le péché en somme. Etre libre c'est choisir de faire le bien en soi et autour de soi. Quand on aime, on est libre.

Re: Les partis politiques et les religions

par Utilisateur_999 » mar. 17 févr. 2026, 19:33

veilleur a écrit : mar. 17 févr. 2026, 15:11 ... pour eux la liberté c'est de faire ce que l'on veut quand on le veut.
Pour vous c'est quoi sinon ?

Re: Les partis politiques et les religions

par Utilisateur_999 » mar. 17 févr. 2026, 19:31

Olivier JC a écrit : lun. 16 févr. 2026, 9:46
Plus précisément des méthodes non catholiques...
ha oui..c'est à peu près la même chose pour moi..
Mais c'est quoi au juste,des méthode catholique en matières d'enseignement ? Je suppose que c'est partir de la Croyance et non du Savoir pour présenter le monde..

Re: Les partis politiques et les religions

par Foxy » mar. 17 févr. 2026, 16:03

veilleur a écrit : mar. 17 févr. 2026, 15:11 Avez vous remarqué le silence de la gauche à propos de l'assassinat de Quentin Deranque à Lyon ?
Il me semble qu'on en parle quand même :

https://www.lemonde.fr/societe/article/ ... 0010800536

https://www.franceinfo.fr/faits-divers/ ... =DM1242222

Re: Les partis politiques et les religions

par veilleur » mar. 17 févr. 2026, 15:11

Avez vous remarqué le silence de la gauche à propos de l'assassinat de Quentin Deranque à Lyon ?
Vous ne m'ôterez pas de l'esprit que le dénominateur commun de tous les partis de gauche en France et dans le monde est l'opposition à la morale chrétienne. Ils veulent s'affranchir comme ils disent du "carcan de la morale" . Ils se disent pour la liberté, mais pour eux la liberté c'est de faire ce que l'on veut quand on le veut.

Re: Les partis politiques et les religions

par Olivier JC » lun. 16 févr. 2026, 9:46

Utilisateur_999 a écrit : ven. 13 févr. 2026, 19:53
Olivier JC a écrit : mar. 10 févr. 2026, 10:03

Quand on voit tout ce qui sort quant aux méthodes éducatives ayant (eu ?) cours dans les établissements d'enseignement gérés par des congrégations religieuses... cela n'a rien de très étonnant, finalement...

+
Vous voulez parler de méthodes non républicaines sans doute ?
Plus précisément des méthodes non catholiques...

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Re: Les partis politiques et les religions

par Utilisateur_999 » ven. 13 févr. 2026, 19:53

Olivier JC a écrit : mar. 10 févr. 2026, 10:03
Gaudens a écrit : lun. 09 févr. 2026, 20:33il faut noter qu'une partie du personnel politique était d'autant plus hostile à l'Eglise qu'elle avait été formée par elle ; voir Emile Combes, élève au Grand séminaire d'Albi qu'il quitta pour rejoindre la Franc Maçonnerie et sans doute bien d'autres ...
Quand on voit tout ce qui sort quant aux méthodes éducatives ayant (eu ?) cours dans les établissements d'enseignement gérés par des congrégations religieuses... cela n'a rien de très étonnant, finalement...

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Vous voulez parler de méthodes non républicaines sans doute ?

Re: Les partis politiques et les religions

par Olivier JC » mar. 10 févr. 2026, 10:03

Gaudens a écrit : lun. 09 févr. 2026, 20:33il faut noter qu'une partie du personnel politique était d'autant plus hostile à l'Eglise qu'elle avait été formée par elle ; voir Emile Combes, élève au Grand séminaire d'Albi qu'il quitta pour rejoindre la Franc Maçonnerie et sans doute bien d'autres ...
Quand on voit tout ce qui sort quant aux méthodes éducatives ayant (eu ?) cours dans les établissements d'enseignement gérés par des congrégations religieuses... cela n'a rien de très étonnant, finalement...

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Re: Les partis politiques et les religions

par Gaudens » lun. 09 févr. 2026, 20:33

Bonsoir Patate Douce,
Je souscris volontiers à vos analyses ci-dessus concernant la montée d'élites détachées de l'influence intellectuelle de l'Eglise mais il faut noter qu'une partie du personnel politique était d'autant plus hostile à l'Eglise qu'elle avait été formée par elle ; voir Emile Combes, élève au Grand séminaire d'Albi qu'il quitta pour rejoindre la Franc Maçonnerie et sans doute bien d'autres ...
A propos des séminaires, je pense que l'aspect sociologique a joué ( et qui rejoint votre réflexion sur la perte de prestige, au moins en termes relatifs):à partir de l'après-guerre en gros, la voie du petit puis du grand séminaire n'était plus pour beaucoup de milieux, surtout ruraux, la seule voie de l'ascension sociale comme ce le fut depuis des siècles.

Au total, il y avait là bien plus qu'une sanction à des fautes intellectuelles ou politiques de la hiérarchie catholiques, même si elles ont pu jouer.Au reste la fin du XIXè siècle avait vu une remontée des intellectuels catholiques français : voyez les Frédéric Ozanam, Auguste Cochin que je citais plus haut, Henri Ghéon, Péguy,Ernest Psichari et bien d'autres.

Pour la comparaison avec d'autres pays européens,je ne sais trop. En ce qui concerne les Pays-Bas, l'attitude collective courageuse des évêques contre la persécution des juifs, outre qu'elle fut critiquée pour avoir suscité des poursuites contre les catholiques sans freiner( et même peut-être en l'accélérant) les déportations des Juifs , permit-elle de diminuer la baisse de la pratique et des ordinations, ce serait à voir mais la débandade hollandaise de l'après V II fut au moins aussi forte qu'en France, sinon pire.

Re: Les partis politiques et les religions

par patatedouce » ven. 06 févr. 2026, 0:22

Je souhaiterais apporter deux nuances à mon propos. La question initiale de Veilleur porte sur l'origine de la déchristianisation de la France. J'interprète sa réponse comme l'imputation de ce déclin à la perte d'une domination sociétale consécutive à Vatican II.

Pour ma part, je soutiens que la rupture est bien plus ancienne et se cristallise autour de trois crises majeures : une remise en question intellectuelle (la crise du modernisme), une remise en question politique (l'Affaire Dreyfus) et une remise en question morale (le régime de Vichy).

1) Je vous rejoins sur un point : l’Église ne pouvait sans doute pas empêcher l’émancipation intellectuelle des élites. Toutefois, force est de constater qu'elle s'est braquée. Au lieu de chercher à concilier foi et raison, elle a choisi l'intransigeance absolue, ce qui a irrémédiablement entaché sa crédibilité. La condamnation des Fleurs du Mal de Baudelaire n'est qu'un symptôme parmi d'autres : de la mise à l'Index des grands romans du siècle au refus de la méthode expérimentale, l'institution a fini par transformer la foi en un exil de l'intelligence.

Sur la question intellectuelle, a-t-elle bien fait ou mal fait ? Je ne saurais trancher. Je pense surtout qu'elle a subi ce mouvement de fond plus qu'autre chose. L'émancipation des esprits était une lame de fond historique.

En revanche, là où sa responsabilité est engagée et où elle a manifestement "mal fait", c'est sur ses choix politiques et moraux, notamment lors de l'Affaire Dreyfus et sous Vichy.

2) Je pense qu'il faut distinguer deux visages de l'institution : l'Église de la foi et l'Église comme acteur politique.

Au sortir de la Révolution, Napoléon assoit son pouvoir sur un double pilier :

- D'un côté, il restaure une société d'ordre (une forme de "remise en ordre" aristocratique et religieuse avec le Concordat).

- De l'autre, il instaure un système de mérite avec la création des Grandes Écoles (Polytechnique, l'ENS), un univers intellectuel et technique totalement indépendant de l'Église (Certes, ce système est né sous la Révolution, mais c'est Napoléon qui l'a véritablement façonné pour en faire l'outil de sélection des élites de la nation.).

Ce sont ces deux éléments qui ont engendré une société bicéphale. Durant presque tout le XIXe siècle, le catholicisme reste religion d'État (ou "religion de la majorité"), mais parallèlement, une nouvelle élite se forme hors de son giron.

Au lendemain de 1871, alors que l'Assemblée nationale est encore majoritairement monarchiste, c'est cette élite du mérite et des Grandes Écoles qui va progressivement prendre l'ascendant. Elle a su profiter de la faillite politique et morale des milieux catholiques pour s'emparer des rênes du pouvoir et imposer un nouveau modèle. Françaises n'est pas de dire que la société française était monolithique — ce serait historiquement faux — mais de souligner que le leadership intellectuel et politique a basculé de l'élite de "l'Ordre" vers l'élite du "Mérite".

Du coup, on a ce phénomène :

Année Ordinations Population France
1850 1 600 36 millions
1950 950 42 millions
1960 595 46 millions

Ce qui est logique car en 1850 le prêtre avait une autorité intellectuelle, politique et moral et en 1950, il est marginalisé.
Après, s’il n’y a pas de prêtre il n’y a pas de fidèle. Alors, je sais que c’est simplifié et qu’il y a d’autres facteurs mais les prêtres sont le moteur de l’évangélisation.

Pour répondre à Fée Violine sur la "persécution républicaine" et l'élite voltairienne : c'est précisément ce que je souligne. L'existence même d'une élite voltairienne au pouvoir est la preuve que l'Église avait déjà perdu son influence intellectuelle bien avant les lois de séparation.

On ne persécute pas une institution qui détient encore l'autorité morale sur le pays ; on ne peut voter 1905 que parce que l'Église est déjà affaiblie de l'intérieur. La "persécution" n'est que la conséquence politique d'une défaite déjà consommée dans le domaine des idées.

PS : Sur la Seconde Guerre mondiale, il serait intéressant de comparer la situation française avec celle d’autres pays. Là où l’Église a agi différemment en s'opposant plus fermement aux régimes totalitaires.

Re: Les partis politiques et les religions

par Gaudens » jeu. 05 févr. 2026, 23:22

Je vois, Patate Douce, que Fée Violine va dans le même sens que ce que je vous écrivais.
J'aimerais revenir sur ce que vous avez écrit au sujet de la science. Vous me semblez vous tromper totalement en mettant au même niveau sciences exactes (les "dures") et les sciences humaines , dont l'exégèse biblique (paradoxalement humaine...) en ce qui concerne la méthode expérimentale.Celle-ci n'a rien à faire dans les sciences humaines et en particulier en théologie ou en exégèse ;je ne vois d'ailleurs pas comment elle pourrait s'y appliquer. II n'y a donc aucune "preuve" de la méthode historico-critique telle que certains chercheurs la concevaient dès le XIXè siècle -et pour certains la conçoivent encore- .Pire encore; elle est souvent le développement de présupposés qui sont autant de préjugés.Par exemple, justifier la rédaction de certains évangiles après l'an 70 par le fait que cette même année est celle de la destruction de Jérusalem par les armées de Titus, a pour présupposé que , bien entendu, Jésus n'aurait pu prédire l'évènement car personne ne pourrait le faire. C'est donc un préjugé qui, de plus, attaque frontalement la foi de l'Eglise dans la personne divine de Jésus et je m'étonne qu'un fidèle comme vous puisse ainsi tomber dans le panneau. L'Eglise a donc eu raison de résister jusqu'à ce qu'une exégèse raisonnable (institut biblique pontifical, RP Lagrange) puisse faire intelligemment la part des choses.
Et non, la Sorbonne , aux mains de bourgeois voltairiens souvent franc-maçons n' avait pas attendu telle ou telle querelle exégétique pour mettre les clercs à la porte; c'était un programme de longue date. Il faudrait à ce sujet reprendre les travaux d'un Auguste Cochin, par exemple.

Re: Les partis politiques et les religions

par Fée Violine » jeu. 05 févr. 2026, 18:38

En 1871, la France hésitait encore entre la monarchie et la République. Depuis la Révolution, l'idée persistait que pour être un "bon Français", il fallait être catholique. L'Affaire Dreyfus a fait exploser ce paradigme : ce sont des catholiques, au nom de la défense de l'institution, qui ont fabriqué de fausses preuves pour condamner un innocent. Ce scandale a consacré le principe de laïcité : il a prouvé qu'être Français ne dépendait plus de l'adhésion au catholicisme, mais de l'attachement aux valeurs de Justice et de Vérité.
Pourtant au XIXe siècle la bourgeoisie était majoritairement voltairienne, matérialiste et athée (l'argent étant la religion dominante). Mais ils étaient favorables à la religion catholique comme outil pour maintenir les inférieurs (femmes, enfants, pauvres) dans la soumission.
Fin XIXe et début XXe, les gouvernements anticléricaux ont persécuté les catholiques, y compris les officiers. Les congrégations religieuses ont été expulsées de France vers 1880 et de nouveau dans les premières années du XXe.
Bref, ce n'est pas aussi simple que ce que vous dites.

Re: Les partis politiques et les religions

par patatedouce » mer. 04 févr. 2026, 23:56

Concernant la crise moderniste, l'Église s'est en réalité opposée à des vérités scientifiques tangibles. L'émergence de la méthode expérimentale, fondée sur la preuve, a radicalement remis en cause la méthode ecclésiale, fondée sur l'affirmation. Ce divorce intellectuel est d'ailleurs historiquement acté par l'expulsion du clergé de la Sorbonne : l'Université a préféré la rigueur des faits à l'autorité des dogmes.

Dreyfus n'était pas un "simple officier" ; il était un pur produit de l'excellence républicaine. Sa mise à l'écart a commencé dès l'École Supérieure de Guerre en 1892. Le général Bonnefond a reconnu avoir dégradé ses notes au seul motif que "les juifs n'étaient pas désirés" à l'État-Major. C'est la preuve qu'avant même l'Affaire, l'élite militaire — véritable bastion catholique — pratiquait une ségrégation intellectuelle. On préférait saboter le classement d'un officier brillant plutôt que de laisser un non-catholique accéder aux secrets de l'État.

En 1871, la France hésitait encore entre la monarchie et la République. Depuis la Révolution, l'idée persistait que pour être un "bon Français", il fallait être catholique. L'Affaire Dreyfus a fait exploser ce paradigme : ce sont des catholiques, au nom de la défense de l'institution, qui ont fabriqué de fausses preuves pour condamner un innocent. Ce scandale a consacré le principe de laïcité : il a prouvé qu'être Français ne dépendait plus de l'adhésion au catholicisme, mais de l'attachement aux valeurs de Justice et de Vérité.

Au fond, c’est un mouvement logique : il est bien plus facile de recruter des prêtres en leur promettant une domination intellectuelle, politique et morale qu’en leur proposant le déclin. La chute des ordinations s'amorce dès 1950, prouvant que l’attrait pour le sacerdoce s'est brisé en même temps que le prestige social et l’autorité de l’institution.

L’analyse de Guillaume Cuchet porte sur les fidèles (la pratique), alors que la mienne se concentre sur la crise des vocations (le sacerdoce). J’avais lu son livre, mais je l’ai relu attentivement après avoir fait ce constat.

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