par prodigal » Hier, 18:47
Je crois que nous arrivons au cœur du problème, et je vous en remercie.
Je le formulerai de cette façon, un peu forte, mais claire : pour la majorité de nos contemporains. le dogme catholique n'est pas crédible. Deux remarques immédiates cependant.
1) le monde contemporain détient-il la vérité? ce serait imprudent de le déclarer a priori.
2) on peut bien sûr être chrétien et refuser le dogme de la conception virginale (je reprends votre exemple), mais cela s'appelle être protestant.
Mais vous me direz peut-être que certains voudraient rester catholiques, et que c'est la faute du dogme s'ils quittent quand même l'Eglise. Mais s'ils ne croient pas ce que l'Eglise enseigne n'est-ce pas d'une logique implacable qu'ils quittent l'Eglise?
Mais je ne comprends que trop bien que ceci est un problème et non une solution. Ne faut-il pas un peu d'indulgence? Certainement oui il en faut, et de la tolérance aussi. En cherchant à vous répondre, j'ai imaginé les différentes attitudes qu'un catholique pouvait avoir envers le dogme. J'en ai trouvé six, ma liste n'étant pas exhaustive.
1) ceux qui croient spontanément au surnaturel, et s'en nourrissent par l'étude et par la prière. De nos jours, en nos contrées, c'est certainement dans les monastères qu'il faut les chercher.
2) ceux qui croient sincèrement mais ne peuvent éviter le "poison du doute". Pour eux, la vie spirituelle est un combat. C'est un thème très présent dans l'œuvre de Bernanos.
3) ceux qui se savent incapables de croire en tous les dogmes, mais par esprit d'obéissance n'en parlent pas, et vivent spirituellement de la foi de l'Eglise pour le reste, et veulent se tenir disponibles en attendant le retour du Christ (auquel ils ne croient pas tous).
4) ceux qui adhèrent à toutes les vérités révélées, mais en les considérant comme purement symboliques. Ce sont ceux que l'on appelle les modernistes
5) ceux qui considèrent l'enseignement de l'Eglise comme une curiosité intéressante, qu'ils sont prêts à défendre, souvent pour des raisons politiques, sans y croire, comme par exemple Charles Maurras.
6) ceux qui veulent supprimer le dogme et transformer l'Eglise en une sorte de secte de braves gens progressistes.
Eh oui, rien de simple là-dedans (sauf peut-être pour ceux qui relèvent de la catégorie 1).
Je crois que nous arrivons au cœur du problème, et je vous en remercie.
Je le formulerai de cette façon, un peu forte, mais claire : pour la majorité de nos contemporains. le dogme catholique n'est pas crédible. Deux remarques immédiates cependant.
1) le monde contemporain détient-il la vérité? ce serait imprudent de le déclarer a priori.
2) on peut bien sûr être chrétien et refuser le dogme de la conception virginale (je reprends votre exemple), mais cela s'appelle être protestant.
Mais vous me direz peut-être que certains voudraient rester catholiques, et que c'est la faute du dogme s'ils quittent quand même l'Eglise. Mais s'ils ne croient pas ce que l'Eglise enseigne n'est-ce pas d'une logique implacable qu'ils quittent l'Eglise?
Mais je ne comprends que trop bien que ceci est un problème et non une solution. Ne faut-il pas un peu d'indulgence? Certainement oui il en faut, et de la tolérance aussi. En cherchant à vous répondre, j'ai imaginé les différentes attitudes qu'un catholique pouvait avoir envers le dogme. J'en ai trouvé six, ma liste n'étant pas exhaustive.
1) ceux qui croient spontanément au surnaturel, et s'en nourrissent par l'étude et par la prière. De nos jours, en nos contrées, c'est certainement dans les monastères qu'il faut les chercher.
2) ceux qui croient sincèrement mais ne peuvent éviter le "poison du doute". Pour eux, la vie spirituelle est un combat. C'est un thème très présent dans l'œuvre de Bernanos.
3) ceux qui se savent incapables de croire en tous les dogmes, mais par esprit d'obéissance n'en parlent pas, et vivent spirituellement de la foi de l'Eglise pour le reste, et veulent se tenir disponibles en attendant le retour du Christ (auquel ils ne croient pas tous).
4) ceux qui adhèrent à toutes les vérités révélées, mais en les considérant comme purement symboliques. Ce sont ceux que l'on appelle les modernistes
5) ceux qui considèrent l'enseignement de l'Eglise comme une curiosité intéressante, qu'ils sont prêts à défendre, souvent pour des raisons politiques, sans y croire, comme par exemple Charles Maurras.
6) ceux qui veulent supprimer le dogme et transformer l'Eglise en une sorte de secte de braves gens progressistes.
Eh oui, rien de simple là-dedans (sauf peut-être pour ceux qui relèvent de la catégorie 1).