par Altior » dim. 24 mai 2026, 17:31
Avec la consécration annoncée, j'ai l'impression que l'histoire se répète. 2026 et 1988 sont en miroir. Durante causa, durat effectus.... La situation des choses en 2026 est-elle la même qu'en 1988 ? Grosso modo, oui. À quelques différences notables près.
Oui, parce que la Messe en latin est de nouveau sous un quasi interdit. Le fidèle lambda a du mal à trouver une messe en latin à une distance raisonnable. Après Traditionis Custodes, nombreux lieux de Messe ont été fermés. Oui, parce que les Confirmations en rite traditionnel sont bannies (en dehors de la FSSPX, où justement les Confirmations posent le plus de problèmes de validité). Oui, parce qu'un jeune qui veut devenir prêtre en bénéficiant d'un enseignement traditionnel a du mal à trouver une place dans un séminaire diocésain. Oui encore, car les deux évêques FSSPX qui en restent des 5 sont maintenant âgés.
Et les différences ? Les différences on peut les voire aussi, bel et bien. Les deux parties, le Vatican (comprenant pas ça l'administration de l'Église de Rome, pape en tête) et la FSSPX se sont radicalisés. En 1988 il ne s'agissait pas de faire communier les divorcés remariés. Encore moins de bénir des couples homosexuels. La Messe en latin était interdite seulement de facto, de façon implicite. Maintenant, après Traditionis Custodes, elle est interdite de façon explicite, argument théologique (ou, en tout cas, disciplinaire) à l'appui, car les livres d'après Vatican-2 sont considérés la seule lex orandi du rite romain. La FSSPX aussi s'est radicalisé. Mons Lefèbvre n'a pas rejeté le dialogue avec Rome. Il eu un long échange avec Rome, il a accepté une visite apostolique. Lors des consecrations, il était mortellement malade, une impatience de sa part est humainement acceptable. L'argument de l'état de nécessité n'était pas farfelu, car la FSSPX était le seul endroit où la Messe traditionnelle était pratiquée. Jamais jusqu'à nos jours la FSSPX n'est pas allée tellement loin jusqu'à considérer la validité des sacrements en rite nouveau comme questionnable.
Cela dit, les nouvelles consécrations sont un bien ou un mal ? Malheureusement, un mal, et il faut le dire. Un acte tellement important contre la volonté du Pape est un acte de rébellion et la rébellion est un mal. Rome pourrait pas seulement excommunier les nouveaux consacrés (et excommunier de nouveau les anciens), mais aussi déclarer la FSSPX sous interdit, voire en schisme. Le Pape, garant de l'unité de l'Église, serait dans son rôle. Néanmoins, le bon Dieu (et Lui seul) peut transformer un mal dans un bien. Pour la FSSPX, être considérée officiellement en schisme porterait des avantages, car ses prêtres et ses fidèles aurait le même rang que nos "frères orthodoxes en communion incomplète". Pour l'Église aussi, car n'oublions pas que c'est justement après les premières excommunications que la situation des tradis s'est détendu. Le fait que l'Église aura perdu quelques 500 prêtres et un million de fidèles pourrait être un facteur pour qu'elle se pose les bonnes questions. Par exemple la question du comment se fait qu'AUCUN prêtre de la FSSP, IBP, ICPK, etc, etc, n'a pas été consacré évêque. Il y a sans doute un rapport entre le schisme de Luther et le Concile de Trente, qui a renforcé l'aile le plus traditionnelle de l'Église. D'un mal, Dieu a fait qu'un bien en sorte. Tout est dans Ses mains !
Avec la consécration annoncée, j'ai l'impression que l'histoire se répète. 2026 et 1988 sont en miroir. [i]Durante causa, durat effectus...[/i]. La situation des choses en 2026 est-elle la même qu'en 1988 ? Grosso modo, oui. À quelques différences notables près.
Oui, parce que la Messe en latin est de nouveau sous un quasi interdit. Le fidèle lambda a du mal à trouver une messe en latin à une distance raisonnable. Après Traditionis Custodes, nombreux lieux de Messe ont été fermés. Oui, parce que les Confirmations en rite traditionnel sont bannies (en dehors de la FSSPX, où justement les Confirmations posent le plus de problèmes de validité). Oui, parce qu'un jeune qui veut devenir prêtre en bénéficiant d'un enseignement traditionnel a du mal à trouver une place dans un séminaire diocésain. Oui encore, car les deux évêques FSSPX qui en restent des 5 sont maintenant âgés.
Et les différences ? Les différences on peut les voire aussi, bel et bien. Les deux parties, le Vatican (comprenant pas ça l'administration de l'Église de Rome, pape en tête) et la FSSPX se sont radicalisés. En 1988 il ne s'agissait pas de faire communier les divorcés remariés. Encore moins de bénir des couples homosexuels. La Messe en latin était interdite seulement [i]de facto[/i], de façon implicite. Maintenant, après Traditionis Custodes, elle est interdite de façon explicite, argument théologique (ou, en tout cas, disciplinaire) à l'appui, car les livres d'après Vatican-2 sont considérés la seule lex orandi du rite romain. La FSSPX aussi s'est radicalisé. Mons Lefèbvre n'a pas rejeté le dialogue avec Rome. Il eu un long échange avec Rome, il a accepté une visite apostolique. Lors des consecrations, il était mortellement malade, une impatience de sa part est humainement acceptable. L'argument de l'état de nécessité n'était pas farfelu, car la FSSPX était le seul endroit où la Messe traditionnelle était pratiquée. Jamais jusqu'à nos jours la FSSPX n'est pas allée tellement loin jusqu'à considérer la validité des sacrements en rite nouveau comme questionnable.
Cela dit, les nouvelles consécrations sont un bien ou un mal ? Malheureusement, un mal, et il faut le dire. Un acte tellement important contre la volonté du Pape est un acte de rébellion et la rébellion est un mal. Rome pourrait pas seulement excommunier les nouveaux consacrés (et excommunier de nouveau les anciens), mais aussi déclarer la FSSPX sous interdit, voire en schisme. Le Pape, garant de l'unité de l'Église, serait dans son rôle. Néanmoins, le bon Dieu (et Lui seul) peut transformer un mal dans un bien. Pour la FSSPX, être considérée officiellement en schisme porterait des avantages, car ses prêtres et ses fidèles aurait le même rang que nos "frères orthodoxes en communion incomplète". Pour l'Église aussi, car n'oublions pas que c'est justement après les premières excommunications que la situation des tradis s'est détendu. Le fait que l'Église aura perdu quelques 500 prêtres et un million de fidèles pourrait être un facteur pour qu'elle se pose les bonnes questions. Par exemple la question du comment se fait qu'AUCUN prêtre de la FSSP, IBP, ICPK, etc, etc, n'a pas été consacré évêque. Il y a sans doute un rapport entre le schisme de Luther et le Concile de Trente, qui a renforcé l'aile le plus traditionnelle de l'Église. D'un mal, Dieu a fait qu'un bien en sorte. Tout est dans Ses mains !