L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

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Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par fabrice16 » Hier, 19:38

Il y a notre foi, mais aussi nos faiblesses humaines, aimer oui, mais aimer tout le monde, je ne sais pas.

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Fée Violine » mar. 25 août 2026, 1:25

Pour compléter l'image d'Altior sur la roue de vélo avec Dieu au centre et nous sur les rayons : on ne peut pas se rapprocher de Dieu sans se rapprocher des autres.

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Ombiace » mar. 25 août 2026, 1:14

Libremax a écrit : lun. 24 août 2026, 20:56 Le reproche que Jésus fait à ses disciples n'est pas un reproche de manque d'amour de Dieu.
Libremax a écrit : lun. 24 août 2026, 20:56 Jésus leur a reproché leur manque de foi malgré tout parce que de fait, ils ont vacillé dans leur foi, mais aussi parce que, au moins à trois reprises, il les avait prévenus, et parce que de nombreux passages de l'Ecriture prophétisant sa mort et son relèvement auraient pu les soutenir.
Bonjour Libremax

Jésus leur a également reproché :
"la dureté de leurs cœurs".. ,
parce qu'ils n'avaient pas cru.

Aurait il fait ce reproche à la légère ?
Serait ce de sa part une manière approximative de s'exprimer ?

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Ombiace » mar. 25 août 2026, 1:04

Altior a écrit : lun. 24 août 2026, 20:46 Négatif. L'amour chrétien est un truc différent de l'amour en sens commun. D'ailleurs, c'est pourquoi je préfère le terme de "charité" (lat: caritas) qui me semble plus adéquat
Bonjour Altior, et merci.

Oui, cette conclusion est bien celle que je soupçonne, merci à vous
Altior a écrit : lun. 24 août 2026, 20:46 Comment savoir si vous et moi nous sommes bien alignés l'un par rapport à l'autre ? Pour cela, nous devons nous situer sur la circonférence. Dans le cercle où Dieu est le centre. Dans son plan.
Elle ne sont pas mal vos allégories, Altior.. Cela m'évoque un manège tournant de forain pour enfant
Altior a écrit : lun. 24 août 2026, 20:46 Sinon, nous réfléchissons ailleurs, mais ce n'est plus son amour, c'est le nôtre, dévié.
Là ce serait le manège des auto-tamponneuses.

"Heureux sont sans doute les enfants, grands ou petits, qui préfèrent une place sur les manèges tournants"

PS : Vous m'avez influencé, vous feriez un bon influenceur..

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Trinité » lun. 24 août 2026, 21:59

Libremax a écrit : lun. 24 août 2026, 20:56 Bonjour Ombiace,

oui, en théorie, croire en Dieu est censé nous aider à aimer.
Mais, force est de constater que "l'Esprit souffle où il veut, quand il veut" : certains athées développent des ressources inépuisables d'amour du prochain, même dans les épreuves, et certains croyants ont le coeur dur comme pierre, ou sont en fait bien fragiles.
L'âme humaine est chose complexe.

Cher libremax;

Mais alors là , je suis complètement de votre avis...

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Libremax » lun. 24 août 2026, 20:56

Bonjour Ombiace,

oui, en théorie, croire en Dieu est censé nous aider à aimer.
Mais, force est de constater que "l'Esprit souffle où il veut, quand il veut" : certains athées développent des ressources inépuisables d'amour du prochain, même dans les épreuves, et certains croyants ont le coeur dur comme pierre, ou sont en fait bien fragiles.
L'âme humaine est chose complexe.

Le reproche que Jésus fait à ses disciples n'est pas un reproche de manque d'amour de Dieu.
C'étaient des hommes visiblement pétris de foi, très probablement viscéralement convaincus de la bonté et de la justice absolues de Dieu.
Ils étaient même, à mon avis, convaincus aussi de la divinité de Jésus.
Mais ce à quoi ils ne s'attendaient pas du tout, c'était sa mort, son apparent échec écrasant et humiliant devant la justice scélérate des pouvoirs illégitimes et païens. Ça, ce n'était pas rentré dans leur schéma mental. L'idée de salut, de rachat des péchés par la souffrance, la mort et la résurrection, tout ça n'avait aucun précédent dans l'Histoire sainte, rien à quoi se référer. Ils se sont donc retrouvés incapables d'y croire, mais certainement pas d'aimer Dieu, qui devait très certainement, selon eux, protéger son Fils contre tout mal.

Jésus leur a reproché leur manque de foi malgré tout parce que de fait, ils ont vacillé dans leur foi, mais aussi parce que, au moins à trois reprises, il les avait prévenus, et parce que de nombreux passages de l'Ecriture prophétisant sa mort et son relèvement auraient pu les soutenir.

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Altior » lun. 24 août 2026, 20:46

Bonjour, Ombiance !
Ombiace a écrit : mer. 19 août 2026, 3:15 Je me demandais ainsi si l'amour du prochain, isolé de l'amour de Dieu méritait vraiment le nom d'amour.
[...]
Aussi étrange que puisse paraître cette question : L' amour du prochain sans aimer Dieu vérifie t il vraiment la définition de l'amour authentique ?
Qu'en auriez vous à dire, svp ?
Négatif. L'amour chrétien est un truc différent de l'amour en sens commun. D'ailleurs, c'est pourquoi je préfère le terme de "charité" (lat: caritas) qui me semble plus adéquat. On voit bien dans l'énoncé de ce commandement : il faut aimer Dieu plus que nous nous aimons nous-même, il faut aimer le prochain comme nous nous aimons nous-même. Ce ne sont pas deux commandements différent, mais un seul, car le deuxième article est la conséquence du premier.
Cela dit, nous devons aimer le prochain parce que, lui, il est aimé par Dieu. Dieu l'aime avec un amour dont seule sa perfection est capable. Il l'aime tout aussi comme il nous aime. Le vrai amour chrétien pour le prochain, la charité, n'est pas un sentiment, mais un acte qui vient du raisonnement et de volonté.

Pour mieux comprendre le rapport entre l'amour de Dieu et l'amour du prochain, pensons à un cercle. Ce cercle a un centre unique. C'est Dieu. C'est Lui, l'Axe du Monde. Nous, nous tournons sur la circonférence du cercle. Il y a un nombre immense de points sur la circonférence, (nous sommes nombreux sur la terre !) mais un seul centre. Nous sommes liés à Dieu par ses rayons. Ces rayons sont l'amour de Dieu. ces rayons partent de Dieu. Il se définissent par OX. Jamais par XO. O c'est le centre, c'est Dieu. X1 c'est vous. X2 c'est moi. Nous sommes dans deux positions différentes sur la circonférence, mais nous recevons chacun un rayon de la même longueur. C'est que Dieu nous aime tous, il resplendis ses rayons sur tous, les bons comme les moins bons. Comment savoir si vous et moi nous sommes bien alignés l'un par rapport à l'autre ? Pour cela, nous devons nous situer sur la circonférence. Dans le cercle où Dieu est le centre. Dans son plan. Sinon, nous réfléchissons ailleurs, mais ce n'est plus son amour, c'est le nôtre, dévié. La seule garantie que vous et moi nous sommes dans le plan de Dieu est que nos rayons soient les siennes. Comme les point d'une roue sont bien alignées l'un par rapport à l'autre s'ils ont chacun un rayon bien ancré dans l'axe de la roue. Autrement, on pourrait dire que nous sommes déjantés, dans le sens le plus propre du terme.

Que le bon Dieu vous maintient dans son cercle, qu'il chauffe votre coeur de ses rayons !

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Ombiace » lun. 24 août 2026, 18:00

Bonjour Libremax,
Veuillez m'excuser : Votre intervention m'avait échappé
Libremax a écrit : sam. 22 août 2026, 18:01 Pourquoi ? Parce que Dieu est Lui-même ce "plus loin" qui nous dépasse tous, et qu'il s'agit de Le rencontrer, de vivre avec Lui pour l'éternité.

Bien sûr, les personnes qui observent simplement la Loi, ou bien les païens qui tentent simplement d'être justes ont encore du chemin à faire. Mais ils sont en chemin, ils sont déjà sur la bonne voie, c'est cela que je voulais dire.
En fait je me demandais si l'humain qui puise dans l'amour de Dieu de quoi aimer son prochain n'aurait pas, davantage que celui qui ne le fait pas, les ressources pour aimer avec endurance, ceci, même dans l'épreuve la plus .. éprouvante. Tandis que celui qui ne croit pas en Dieu se prive de moyens naturels (ou surnaturels) d'aimer. Voyez Mc 16 :
11 Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.

12 Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.

13 Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.

14 Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
Comment comprenez vous ce reproche que Jésus adresse à ceux qui n'ont pas cru, au verset 14 ?
Pour moi, ça découle de ce qu'ils n'auraient pas cru à la bonté et la Justice de Dieu.. Pour qui prenaient ils Celui qui est le Père du crucifié, eux qui avaient désigné Jésus comme le Fils de Dieu, avant la crucifixion (donc, avant la résurrection, à fortiori) ?

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Libremax » sam. 22 août 2026, 18:01

Ombiace a écrit : ven. 21 août 2026, 20:26 Je pense à l'instant à ce moment, dans Matthieu 5, je crois, où Jésus enseigne d'aller plus loin dans l'amour que de simplement saluer son voisin, comme savent le faire les païens, et autres injonctions du même style, appelant au dépassement. Ce ne serait pas si éloigné de ce que je cherche à apprécier. En tout cas, peut-être ce passage vous aura rendu mon interrogation plus digeste (?)
Oui, mais c'est justement parce qu'il est toujours possible d'aimer davantage, de "se dépasser", comme vous l'écrivez.
Jésus avertit ses contemporains qu'il ne suffit pas de croire en Dieu et d'observer les commandements. Il faut aller plus loin.
Pourquoi ? Parce que Dieu est Lui-même ce "plus loin" qui nous dépasse tous, et qu'il s'agit de Le rencontrer, de vivre avec Lui pour l'éternité.

Bien sûr, les personnes qui observent simplement la Loi, ou bien les païens qui tentent simplement d'être justes ont encore du chemin à faire. Mais ils sont en chemin, ils sont déjà sur la bonne voie, c'est cela que je voulais dire.

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par fabrice16 » sam. 22 août 2026, 14:04

C"est certain, Dieu est amour et est le premier de notre amour.

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Ombiace » ven. 21 août 2026, 20:26

Libremax a écrit : ven. 21 août 2026, 18:28 il me semble un peu étrange, d'une part, de conditionner a priori l'amour du prochain par l'amour de Dieu,
Je conçois cette étrangeté, cher Libremax
Libremax a écrit : ven. 21 août 2026, 18:28 Je ne dis pas que c'est votre point de vue, mais c'est un peu ce qui ressort, j'ai l'impression, de ces échanges.
Vous avez bien compris le sens de mon questionnement, et même si je conçois l'étrangeté que vous ressentez, je cherche bien à creuser dans cette direction.
Vous avez remarqué, et j'en conviens, que les échanges ont vite pris la tournure de "conditionner" (comme vous dites) l'amour du prochain avec l'amour de Dieu. Je vous remercie de pointer la chose ainsi parce que il s'agissait plutôt bien, dans ce fil, d'apprécier les "qualités" respectives de l'amour du prochain avec Dieu et par ailleurs, sans.
Je pense à l'instant à ce moment, dans Matthieu 5, je crois, où Jésus enseigne d'aller plus loin dans l'amour que de simplement saluer son voisin, comme savent le faire les païens, et autres injonctions du même style, appelant au dépassement. Ce ne serait pas si éloigné de ce que je cherche à apprécier. En tout cas, peut-être ce passage vous aura rendu mon interrogation plus digeste (?)
Libremax a écrit : ven. 21 août 2026, 18:28 Je fais cette proposition : Dieu n'est pas seulement l'objet parfait de l'amour parfait,
Il est l'Amour, point, et tout homme est à la recherche de cet amour, pour Lui et pour le prochain,
à la mesure de ses moyens, et de son parcours de foi.
Je suis preneur de votre proposition, au nom d'un universalisme ouvert.
Cela ne m'empêche pas de trouver mon interrogation légitime.. Une manière, peut-être de rendre à Dieu ce qui est à Lui et au prochain, de même.

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Libremax » ven. 21 août 2026, 18:28

Bonjour Ombiace,

il me semble un peu étrange, d'une part, de conditionner a priori l'amour du prochain par l'amour de Dieu,
et d'opposer d'autre part l'amour du prochain à l'athéisme.
Je ne dis pas que c'est votre point de vue, mais c'est un peu ce qui ressort, j'ai l'impression, de ces échanges.

Finalement, ce sujet ne définit pas ce qu'est l'amour, et c'est peut-être là qu'est le souci.
Marie a bien écrit qu'il ne s'agissait pas de sentiment d'accorder un sentiment à un objet, ni d'affection sensible, elle a parlé d'amour spirituel, et même d'être en état de grâce ...
Est-il nécessaire d'aimer Dieu pour "aimer en vérité" son prochain ? Mais qu'en est-il des hommes qui ignorent qui est Dieu, et qui de ce fait, ne peuvent ni croire en Lui, ni donc L'aimer ? Ils seraient donc incapables d'aimer ?
Tout homme, croyant ou non, qui aime son prochain, aime-t-il forcément Dieu comme il convient ?
Tout homme qui aime Dieu aime-t-il forcément son prochain comme il convient ?

On voit bien que les deux sont liés.
Je citerais bien les mots du Seigneur lui-même :
"Aime ton Dieu de toute ton âme, de toute ta force,
et ton prochain comme toi même" :
Voilà la clé de la vie éternelle, les deux sont liés, tout en étant distincts. Et
"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime".

Je fais cette proposition : Dieu n'est pas seulement l'objet parfait de l'amour parfait,
Il est l'Amour, point, et tout homme est à la recherche de cet amour, pour Lui et pour le prochain,
à la mesure de ses moyens, et de son parcours de foi.

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Ombiace » ven. 21 août 2026, 15:09

Bonjour Trinité
Trinité a écrit : ven. 21 août 2026, 13:57 Il me semble cependant, qu'il est préférable d'être "bon pasteur" plutôt que "berger mercenaire"
Voilà une très belle parole de foi.
Vous avez raison d'être mesuré : Tant qu'on n'a pas vu "venir le loup", je suppose qu'il serait présomptueux de prétendre tenir plus du "bon pasteur" que du "berger mercenaire"

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Trinité » ven. 21 août 2026, 13:57

Bonjour Ombiace

Peut-on comptabiliser le bien que l'on fait?

Il me semble cependant, qu'il est préférable d'être "bon pasteur" plutôt que "berger mercenaire" :)

Re: L'amour du prochain (agape) sans aimer Dieu est il vraiment de l'amour ?

par Ombiace » jeu. 20 août 2026, 22:31

Trinité a écrit : jeu. 20 août 2026, 20:40 Par contre, je ne pense pas qu'il soit plus facile de faire le bien , lorsque l'on est pas lié à un engagement , car cela voudrait dire (à mon avis) que le bien que nous faisons est dispensé dans le cadre d'une forme d'obligation par rapport à nos convictions...
Bonsoir Trinité. Vous avez raison en un sens. Voici de quoi être plus manichéen, je suppose.. :
Je pense au berger mercenaire que Jésus compare au bon pasteur de Jn 10 :
11 Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.

12 Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.

13 Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Or, les questions que je vous invite à vous poser sont les suivantes :
Jusqu'où le bien dont le mercenaire est capable va t il ? Jusqu'au don de sa vie ? ou pas ?
Dans mon message précédent , je vous parlais d'engagement et de désengagement. Ce n'est pas sans lien

D'ailleurs pour finir, je vous renvoie encore à la question de mon message précédent remaniée en 2:
Pensez vous qu'il soit mieux pour un enfant d'avoir un parrain et une marraine "bons pasteurs" ou plutôt "bergers mercenaires" ?

Parce que, voilà :
Jusqu'à l'instant décisif où le loup arrive, le berger mercenaire n'est il pas prompt à faire le bien de manière plus éclatante encore que le bon pasteur ?

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