par Libremax » jeu. 03 sept. 2026, 13:49
Ombiace a écrit : ↑mar. 01 sept. 2026, 4:23
On dirait qu'une nouvelle fois, mes lacunes linguistiques me jouent des tours.
Cependant, je peine à donner à ce mot le coté réducteur que vous lui donnez, car le mot de "dureté" y est associé, comme s'il s'agissait d'un manque de souplesse..
Dans l'optique hébraïque, le "coeur dur", c'est celui sur lequel on ne peut rien graver, ou bien rien effacer. C'est une mémoire morte, mal ou non utilisable. Il y a un manque de souplesse, c'est certain.
On ne peut pas trop imaginer que le "coeur" influencerait la mémoire, dans le texte, puisque pour les évangélistes, c'est la même chose.
Bien entendu, la transmission de la Bonne Nouvelle tient à coeur de celui qui veut la transmettre, et en premier lieu Jésus. Mais notez que le sens originel fonctionne parfaitement, même pour cette formulation : notre mémoire déborde de cette bonne nouvelle, et nous ne pouvons faire autrement, du coup, que de la transmettre.
Le coeur "brûlant" des disciples d'Emmaüs est à envisager, lui aussi, sous le même angle. Leur mémoire s'éclaire, se ravive, redevient vivante et efficace, et dès lors, c'est la joie qui inonde toute la personne.
Cela dit, il est intéressant de voir qu'en araméen, les disciples disent avoir eu le "coeur
pesant" pendant qu'il leur parlait : en fait, ils avaient le coeur lourd. Ils reconnaissent qu'eux aussi, avaient un coeur de pierre, qu'ils étaient aveuglés dans leur foi, et que Jésus, qui leur est clairement apparu, leur a fait tout comprendre. A vrai dire, ils vivent une petite Pentecôte.
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On dirait qu'une nouvelle fois, mes lacunes linguistiques me jouent des tours.
Cependant, je peine à donner à ce mot le coté réducteur que vous lui donnez, car le mot de "dureté" y est associé, comme s'il s'agissait d'un manque de souplesse.. [/quote]
Dans l'optique hébraïque, le "coeur dur", c'est celui sur lequel on ne peut rien graver, ou bien rien effacer. C'est une mémoire morte, mal ou non utilisable. Il y a un manque de souplesse, c'est certain.
On ne peut pas trop imaginer que le "coeur" influencerait la mémoire, dans le texte, puisque pour les évangélistes, c'est la même chose.
Bien entendu, la transmission de la Bonne Nouvelle tient à coeur de celui qui veut la transmettre, et en premier lieu Jésus. Mais notez que le sens originel fonctionne parfaitement, même pour cette formulation : notre mémoire déborde de cette bonne nouvelle, et nous ne pouvons faire autrement, du coup, que de la transmettre.
Le coeur "brûlant" des disciples d'Emmaüs est à envisager, lui aussi, sous le même angle. Leur mémoire s'éclaire, se ravive, redevient vivante et efficace, et dès lors, c'est la joie qui inonde toute la personne.
Cela dit, il est intéressant de voir qu'en araméen, les disciples disent avoir eu le "coeur [i]pesant[/i]" pendant qu'il leur parlait : en fait, ils avaient le coeur lourd. Ils reconnaissent qu'eux aussi, avaient un coeur de pierre, qu'ils étaient aveuglés dans leur foi, et que Jésus, qui leur est clairement apparu, leur a fait tout comprendre. A vrai dire, ils vivent une petite Pentecôte.