par etienne lorant » mar. 11 nov. 2008, 11:12
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 30-50)
30 Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !'
31 « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
32 Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :
33 il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
34 Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.
35 Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
36 j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !'
37 Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
38 tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
39 tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?'
40 Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.'
41 Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
42 Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
43 j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.'
44 Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?'
45 Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.'
46 Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Cette scène du jugement dernier, entendue ce matin à l'occasion de la fête de saint Martin (lequel avait partagé son manteau en deux pour en donner la moitié à un pauvre), fut un jour au coeur d'une argumentation douloureuse sur un forum de chrétiens évangéliques (protestants). Tout avait commencé par l'évocation d'un souvenir: peu avant le décès de mon père, un de ses collègues, qui savait bien que papa ne pourrait lui répondre, voulut tout de même lui témoigner son amitié. Il vint avec une tondeuse et lui servit de coiffeur. J'avais rapporté cette histoire avec beaucoup d'enthousiasme et j'avais écrit:
"Dans la journée d’hier, une de mes connaissances a accompli un acte d’amour qui, selon moi, fait de lui un juste devant Dieu."
Dès ma première ligne, j'avais écrit quelque chose de suspect. En effet dans la première réponse à ce sujet, j'ai lu:
"Suite à ce que tu dis au début (un geste d'amour qui, selon toi, fait un juste devant Dieu), je voudrais toutefois citer 2 versets bibliques parmi d'autres: "C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu; non pas sur la base des oeuvres,..." (Ephésiens 2.8-9) "L'homme n'est pas justifié sur la base des oeuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ" (Galates 2.16)
Je pense que tu es d'accord sur ce point et j'ai voulu apporter cette précision afin qu'il n'y ait pas de trouble ou de doute dans l'esprit d'un lecteur qui chercherait la vérité."
Et ensuite, de la part d'un autre membre:
"Il est vrai que les oeuvres ne rendent pas juste et que par contre on s'attend à ce que les justes accomplissent de tels gestes."
J'avais répondu en citant:
Lettre de saint Jacques Apôtre (Jc 2, 1-30)
20 Pauvre homme, veux-tu une preuve que la foi sans les oeuvres ne sert à rien ?
21 Regarde Abraham notre père : Dieu a fait de lui un juste à cause de ses actes, quand il a offert sur l'autel son fils Isaac.
22 Tu vois bien que sa foi était à l'oeuvre avec ses actes, et ses actes ont rendu sa foi parfaite.
23 Ainsi s'est accomplie la parole de l'Écriture :
Abraham eut foi en Dieu,
et de ce fait Dieu estima qu'il était juste,
24 Vous le constatez : l'homme devient juste à cause de ses actes, et pas seulement par sa foi.
25 Il en fut de même pour Rahab, la prostituée ; n'est-ce pas à cause de ses actes qu'elle est devenue juste, en accueillant les envoyés de Josué et en les faisant repartir par un autre chemin ?
26 En effet, comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte.
Pour moi, il semblerait donc d'après les textes que la foi seule ne suffit pas mais qu'il faut avoir aussi les actes qui manifestent la foi..
A ce moment, un "Modérateur" est intervenu et la compréhension des textes est devenue de plus en plus difficile et règlementée:
"«La foi sans les œuvres est morte» (Jacques 2.28)
Ce verset est souvent mal compris et bien des personnes s’en servent pour proclamer qu’il faut faire des œuvres pour obtenir le salut. Remarquons d’abord que cette déclaration de Jacques ne signifie aucunement que les œuvres sauvent, autrement elle contredirait les enseignements de Paul tels que : «Vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie» [Eph.2.8] «L’homme n’est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ» (Galates 2.16)
«Dieu nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde…» (Tite 3.5)
Quand Jacques dit que la foi sans les œuvres est morte, il rejoint la pensée du Seigneur Jésus : «Vous les reconnaîtrez à leurs fruits… Tout bon arbre produit des bons fruits, mais l’arbre mauvais produit des mauvais fruits. Un bon arbre ne peut pas produire de mauvais fruits, ni un arbre mauvais produire de bons fruits» (Mat. 7, 15 à 20)
Les œuvres sont les fruits de la foi ainsi prouvée aux yeux des hommes, mais Dieu qui connaît nos cœurs jusque dans les moindres recoins, n’a pas besoin de voir nos œuvres pour savoir si nous avons la foi.
Imaginons que je me présente à un architecte en vue d’une embauche, lui déclarant que je suis un excellent dessinateur. L’architecte va me demander que je lui prouve mes talents en lui montrant ce que je sais faire. Dieu, lui, n’a pas besoin de preuve parce qu’il me connaît et sait si j’ai des talents de dessinateur ou non.
Quelles œuvres pourrions-nous d’ailleurs faire pour gagner la faveur du Dieu saint ? Toute œuvre aussi bonne, aussi grande, aussi sincère soit-elle ne peut rien ôter au fait que nous sommes pécheurs. Seule, l’Œuvre de Jésus Christ accomplie à la croix sauve le croyant à tout jamais. Il l’a accomplie parfaitement, il n’y a rien à ajouter. Vouloir faire des œuvres pour le salut de son âme, c’est vouloir ajouter à l’Œuvre de Christ, c’est donc considérer que son sacrifice n’est pas suffisant. Le croyant doit faire des œuvres, non pas pour son salut, mais pour plaire à son Sauveur et par amour pour son prochain. Voilà le fruit de la foi. "
Et, pour terminer, avant de me retirer de ce site (je m'y sentis très mal d'un seul coup), j'avais évoqué le cas de toutes ces âmes, lors de la scène du jugement dernier, qui n'ont pas connu le Christ, qui ne connaissent même pas Dieu, mais qui ont néanmoins nourri le Seigneur, Lui ont donné à boire, L'ont accueilli, L'ont visité en prison, etc. Comme ce dialogue est émouvant ! Je ne peux m'empêcher de le reproduire :
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?' Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.'
Il m'est doux de croire que nombre de mes connaissances qui s'affichent athées pourtant sont des personnes investies dans le coeur par un immense besoin de partager et de donner. Ne croyant pas en Dieu, ils développent en eux comme des "anti-corps" à l'incroyance et s'émeuvent (parfois plus que moi !) du sort des malheureux autour d'eux. N'est-ce pas aussi à cause d'eux que le Seigneur s'est réjoui en proclamant:
"Je te bénis, Père, Dieu du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et ce que Tu les a révélées aux petits et aux simples !
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 30-50)
30 Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !'
31 « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
32 Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :
33 il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
34 Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.
35 Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
36 j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !'
37 Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
38 tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
39 tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?'
40 Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.'
41 Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
42 Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
43 j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.'
44 Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?'
45 Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.'
46 Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Cette scène du jugement dernier, entendue ce matin à l'occasion de la fête de saint Martin (lequel avait partagé son manteau en deux pour en donner la moitié à un pauvre), fut un jour au coeur d'une argumentation douloureuse sur un forum de chrétiens évangéliques (protestants). Tout avait commencé par l'évocation d'un souvenir: peu avant le décès de mon père, un de ses collègues, qui savait bien que papa ne pourrait lui répondre, voulut tout de même lui témoigner son amitié. Il vint avec une tondeuse et lui servit de coiffeur. J'avais rapporté cette histoire avec beaucoup d'enthousiasme et j'avais écrit:
"Dans la journée d’hier, une de mes connaissances a accompli un acte d’amour qui, selon moi, fait de lui un juste devant Dieu."
Dès ma première ligne, j'avais écrit quelque chose de suspect. En effet dans la première réponse à ce sujet, j'ai lu:
"Suite à ce que tu dis au début (un geste d'amour qui, selon toi, fait un juste devant Dieu), je voudrais toutefois citer 2 versets bibliques parmi d'autres: "C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu; non pas sur la base des oeuvres,..." (Ephésiens 2.8-9) "L'homme n'est pas justifié sur la base des oeuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ" (Galates 2.16)
Je pense que tu es d'accord sur ce point et j'ai voulu apporter cette précision afin qu'il n'y ait pas de trouble ou de doute dans l'esprit d'un lecteur qui chercherait la vérité."
Et ensuite, de la part d'un autre membre:
"Il est vrai que les oeuvres ne rendent pas juste et que par contre on s'attend à ce que les justes accomplissent de tels gestes."
J'avais répondu en citant:
Lettre de saint Jacques Apôtre (Jc 2, 1-30)
20 Pauvre homme, veux-tu une preuve que la foi sans les oeuvres ne sert à rien ?
21 Regarde Abraham notre père : Dieu a fait de lui un juste à cause de ses actes, quand il a offert sur l'autel son fils Isaac.
22 Tu vois bien que sa foi était à l'oeuvre avec ses actes, et ses actes ont rendu sa foi parfaite.
23 Ainsi s'est accomplie la parole de l'Écriture :
Abraham eut foi en Dieu,
et de ce fait Dieu estima qu'il était juste,
24 Vous le constatez : l'homme devient juste à cause de ses actes, et pas seulement par sa foi.
25 Il en fut de même pour Rahab, la prostituée ; n'est-ce pas à cause de ses actes qu'elle est devenue juste, en accueillant les envoyés de Josué et en les faisant repartir par un autre chemin ?
26 En effet, comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte.
Pour moi, il semblerait donc d'après les textes que la foi seule ne suffit pas mais qu'il faut avoir aussi les actes qui manifestent la foi..
A ce moment, un "Modérateur" est intervenu et la compréhension des textes est devenue de plus en plus difficile et règlementée:
"«La foi sans les œuvres est morte» (Jacques 2.28)
Ce verset est souvent mal compris et bien des personnes s’en servent pour proclamer qu’il faut faire des œuvres pour obtenir le salut. Remarquons d’abord que cette déclaration de Jacques ne signifie aucunement que les œuvres sauvent, autrement elle contredirait les enseignements de Paul tels que : «Vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie» [Eph.2.8] «L’homme n’est pas justifié sur le principe des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ» (Galates 2.16)
«Dieu nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde…» (Tite 3.5)
Quand Jacques dit que la foi sans les œuvres est morte, il rejoint la pensée du Seigneur Jésus : «Vous les reconnaîtrez à leurs fruits… Tout bon arbre produit des bons fruits, mais l’arbre mauvais produit des mauvais fruits. Un bon arbre ne peut pas produire de mauvais fruits, ni un arbre mauvais produire de bons fruits» (Mat. 7, 15 à 20)
Les œuvres sont les fruits de la foi ainsi prouvée aux yeux des hommes, mais Dieu qui connaît nos cœurs jusque dans les moindres recoins, n’a pas besoin de voir nos œuvres pour savoir si nous avons la foi.
Imaginons que je me présente à un architecte en vue d’une embauche, lui déclarant que je suis un excellent dessinateur. L’architecte va me demander que je lui prouve mes talents en lui montrant ce que je sais faire. Dieu, lui, n’a pas besoin de preuve parce qu’il me connaît et sait si j’ai des talents de dessinateur ou non.
Quelles œuvres pourrions-nous d’ailleurs faire pour gagner la faveur du Dieu saint ? Toute œuvre aussi bonne, aussi grande, aussi sincère soit-elle ne peut rien ôter au fait que nous sommes pécheurs. Seule, l’Œuvre de Jésus Christ accomplie à la croix sauve le croyant à tout jamais. Il l’a accomplie parfaitement, il n’y a rien à ajouter. Vouloir faire des œuvres pour le salut de son âme, c’est vouloir ajouter à l’Œuvre de Christ, c’est donc considérer que son sacrifice n’est pas suffisant. Le croyant doit faire des œuvres, non pas pour son salut, mais pour plaire à son Sauveur et par amour pour son prochain. Voilà le fruit de la foi. "
Et, pour terminer, avant de me retirer de ce site (je m'y sentis très mal d'un seul coup), j'avais évoqué le cas de toutes ces âmes, lors de la scène du jugement dernier, qui n'ont pas connu le Christ, qui ne connaissent même pas Dieu, mais qui ont néanmoins nourri le Seigneur, Lui ont donné à boire, L'ont accueilli, L'ont visité en prison, etc. Comme ce dialogue est émouvant ! Je ne peux m'empêcher de le reproduire :
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?' Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.'
Il m'est doux de croire que nombre de mes connaissances qui s'affichent athées pourtant sont des personnes investies dans le coeur par un immense besoin de partager et de donner. Ne croyant pas en Dieu, ils développent en eux comme des "anti-corps" à l'incroyance et s'émeuvent (parfois plus que moi !) du sort des malheureux autour d'eux. N'est-ce pas aussi à cause d'eux que le Seigneur s'est réjoui en proclamant:
"Je te bénis, Père, Dieu du ciel et de la terre, de ce que Tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et ce que Tu les a révélées aux petits et aux simples !