par etienne lorant » ven. 19 sept. 2008, 11:30
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,1-3.
Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.
Ces nombreuses femmes qui suivent les disciples, qui suivent Jésus, saint Thomas d'Aquin les avait appelées: "Les apôtres des apôtres". Elles ne sont pas souvent mentionnées, mais elles sont présentes tout au long de l'Evangile. Je me souviens de l'épisode dans lequel la mère de Jacques et Jean, ayant entendu Jésus parler de sa fin prochaine, Lui avait demandé, pour ses fils, les deux premières places dans le Royaume. Elle ne devait pas être loin pour introduire sa demande avec une telle promptitude.
Se déplaçant de village en village, Jésus était donc très entouré et j'imagine aisément qu'à la fin de la troisième année de mission, compte tenu de tous les signes, les miracles, mais aussi tous les enseignements donnés par Jésus, ils étaient une foule à le suivre.
Il y a comme un "esprit de famille" dans ce passage. Cette foule n'est pas une foule au sens d'un regroupement d'individus qui ne se connaissent pas entre eux. Il s'agit d'une communauté en marche, et d'une communauté à caractère familial. Qui dit femmes, dit enfants et je me représente facilement qu'aux étapes, ils sortaient des maisons en courant pour accueillir la famille de passage.
Ce sont également ces femmes qui, après la déroute de la nuit de Gethsémani, sont demeurées comme "le dernier rempart". Les hommes les plus braves en paroles sont souvent les premiers à fuir, tandis que les femmes que le monde assure trop émotives et impressionnables en remontrent en ténacité dans l'épreuve.
La famille de l'Eglise... Aujourd'hui, nous étions neuf dans la petite chapelle de Vaulx et j'ai reconnu vaguement deux des femmes qui étaient venues - mais depuis quinze ans que je vais chaque jour puiser ma force et ma joie dans la célébration de l'Eucharistie, il y a toujours eu un minimum de quatre femmes pour un homme. Cette présence nombreuse des femmes dans la vie de l'Eglise signifie quelque chose, qui selon moi, va bien au-delà du débat habituel !
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,1-3.
Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.
Ces nombreuses femmes qui suivent les disciples, qui suivent Jésus, saint Thomas d'Aquin les avait appelées: "Les apôtres des apôtres". Elles ne sont pas souvent mentionnées, mais elles sont présentes tout au long de l'Evangile. Je me souviens de l'épisode dans lequel la mère de Jacques et Jean, ayant entendu Jésus parler de sa fin prochaine, Lui avait demandé, pour ses fils, les deux premières places dans le Royaume. Elle ne devait pas être loin pour introduire sa demande avec une telle promptitude.
Se déplaçant de village en village, Jésus était donc très entouré et j'imagine aisément qu'à la fin de la troisième année de mission, compte tenu de tous les signes, les miracles, mais aussi tous les enseignements donnés par Jésus, ils étaient une foule à le suivre.
Il y a comme un "esprit de famille" dans ce passage. Cette foule n'est pas une foule au sens d'un regroupement d'individus qui ne se connaissent pas entre eux. Il s'agit d'une communauté en marche, et d'une communauté à caractère familial. Qui dit femmes, dit enfants et je me représente facilement qu'aux étapes, ils sortaient des maisons en courant pour accueillir la famille de passage.
Ce sont également ces femmes qui, après la déroute de la nuit de Gethsémani, sont demeurées comme "le dernier rempart". Les hommes les plus braves en paroles sont souvent les premiers à fuir, tandis que les femmes que le monde assure trop émotives et impressionnables en remontrent en ténacité dans l'épreuve.
La famille de l'Eglise... Aujourd'hui, nous étions neuf dans la petite chapelle de Vaulx et j'ai reconnu vaguement deux des femmes qui étaient venues - mais depuis quinze ans que je vais chaque jour puiser ma force et ma joie dans la célébration de l'Eucharistie, il y a toujours eu un minimum de quatre femmes pour un homme. Cette présence nombreuse des femmes dans la vie de l'Eglise signifie quelque chose, qui selon moi, va bien au-delà du débat habituel !