Les apôtres des apôtres

« Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. » (Lc 24.45)
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etienne lorant
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Les apôtres des apôtres

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,1-3.

Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.

Ces nombreuses femmes qui suivent les disciples, qui suivent Jésus, saint Thomas d'Aquin les avait appelées: "Les apôtres des apôtres". Elles ne sont pas souvent mentionnées, mais elles sont présentes tout au long de l'Evangile. Je me souviens de l'épisode dans lequel la mère de Jacques et Jean, ayant entendu Jésus parler de sa fin prochaine, Lui avait demandé, pour ses fils, les deux premières places dans le Royaume. Elle ne devait pas être loin pour introduire sa demande avec une telle promptitude.
Se déplaçant de village en village, Jésus était donc très entouré et j'imagine aisément qu'à la fin de la troisième année de mission, compte tenu de tous les signes, les miracles, mais aussi tous les enseignements donnés par Jésus, ils étaient une foule à le suivre.

Il y a comme un "esprit de famille" dans ce passage. Cette foule n'est pas une foule au sens d'un regroupement d'individus qui ne se connaissent pas entre eux. Il s'agit d'une communauté en marche, et d'une communauté à caractère familial. Qui dit femmes, dit enfants et je me représente facilement qu'aux étapes, ils sortaient des maisons en courant pour accueillir la famille de passage.
Ce sont également ces femmes qui, après la déroute de la nuit de Gethsémani, sont demeurées comme "le dernier rempart". Les hommes les plus braves en paroles sont souvent les premiers à fuir, tandis que les femmes que le monde assure trop émotives et impressionnables en remontrent en ténacité dans l'épreuve.

La famille de l'Eglise... Aujourd'hui, nous étions neuf dans la petite chapelle de Vaulx et j'ai reconnu vaguement deux des femmes qui étaient venues - mais depuis quinze ans que je vais chaque jour puiser ma force et ma joie dans la célébration de l'Eucharistie, il y a toujours eu un minimum de quatre femmes pour un homme. Cette présence nombreuse des femmes dans la vie de l'Eglise signifie quelque chose, qui selon moi, va bien au-delà du débat habituel !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Etrigan
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Re: Les apôtres des apôtres

Message non lu par Etrigan »

C'est une remarque intéressante que vous faites là mais que voulez-vous vraiment dire ? Pensez-vouq que les femmes devraient être plus valorisées aujourd'hui dans l'Eglise ?
« Le Verbe s’est incarné pour la Rédemption du Péché. Faudra-t-il que le Saint-Esprit s’incarne pour la rédemption de la sottise ? » Léon Bloy
etienne lorant
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Re: Les apôtres des apôtres

Message non lu par etienne lorant »

Non, simple constat. Après avoir écrit mon partage du jour, j'ai tout de même continué dans mon carnet:

"D’aussi loin que je peux me souvenir, j’ai toujours vu plus de femmes que d’hommes dans une église. C’est une constante aussi établie que le nombre d’hommes dans les bistrots (toujours une majorité d’hommes, de tous âges, contre une minorité de femmes.)

C’est une catholique pratiquante, une femme que j’avais cru choisir pour l’aimer, un dimanche dans un cinéma, que j’avais suivie en rue pour finalement l’aborder à une terrasse… qui m’a reconduit à l’Evangile et à la pratique des sacrements. C’est une de mes tantes, Thérèse, qui m’a mis dans les mains son chapelet alors qu’elle était en phase terminale de son cancer – et c’est la sœur de Thérèse qui m’a rapporté de Lourdes un ouvrage de Jean Prieur sur la prière. Un petit livre sur le Rosaire, qui n’avait l’air de rien mais dont j’ai retenu l’essentiel : c’est en priant beaucoup que l’on apprend à prier ; c’est en priant encore plus que l’on devient « homme » ou « femme » de prière.

J’ai remarqué encore que parmi toutes ces femmes dans l’Eglise, du moins celles que j’ai pu rencontrer, les plus nombreuses s’appellent Bernadette ou portent un prénom composé avec celui de Marie, ou associé à Marie : Lise-Marie, Marie-Bénédicte, Marie-Ange, Marie-Reine, Régine, etc. Je connais de vue trois Bernadette et je connais même une Bernadette-Marie qui est sacristine.

Mais la question demeure : pourquoi autant de femmes et si peu d’hommes ? J’ai posé la question à haute voix mais la seule réponse que j’ai reçue, c’est celle-ci : « Les femmes ressentent plus de choses que les hommes ». Pour en savoir plus, il serait intéressant d’effectuer un comptage des mystiques (reconnus comme saints par l’Eglise) et l’on y verrait plus clair… du moins du point de vue statistique. Mais je suis pratiquement persuadé qu’on trouvera plus de mystiques féminines que masculins. Quant à résoudre ce mystère, si c’est un choix de Dieu, alors ce genre de question a toutes les chances de demeurer ouverte jusqu’à la fin des temps !"

(Voilà. Je ne reviens jamais sur le débat de l'ordination des femmes, qui conduit invariablement à soulever la question du célibat des prêtres et à une foule d'autres polémiques. Mon idée, c'est qu'il y a un mystère là-dessous et les mystères sont là pour être explorés, sondés, pénétrés... mais quant à la résoudre, je n'y songe même pas, mais est-ce qu'il existe un comptage différencié par sexe du nombre des mystiques-saints ou saintes, dans l'Eglise catholique ? Cela m'apporterait beaucoup quant à la "sensibilité" féminine dont une femme m'a dit que c'est la raison de tout...)
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Re: Les apôtres des apôtres

Message non lu par Etrigan »

Il me semble aussi que les mystiques femmes sont plus nombreuses.
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Olivier JC
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Re: Les apôtres des apôtres

Message non lu par Olivier JC »

MOTUS IN FINE VELOCITOR
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