par etienne lorant » mar. 21 oct. 2008, 14:42
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-38.
Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour.
Voici qu'en ces simples mots transparaît l'amour insondable, inconcevable, du Seigneur. Il ne lui suffit pas d'avoir donné sa vie librement, pour chacun d'entre nous (j'insiste : pour tous, mais aussi individuellement - c'est le coeur de ma conversion), il ne lui suffit pas non plus d'avoir lavé les pieds de ses disciples la veille même de sa passion (ce qui n'a pas manqué de choquer Pierre - et comme je comprends Pierre !), mais Il se propose de recommencer de devenir le serviteur doublement glorifié qu'Il est le maître, et cela dans l'éternité.
C'est un amour que je ne pouvais pas comprendre, et c'est ce que je me suis écrié durant ma brève vision de 1985: "Non, ce n'est pas possible, ce n'est pas juste, tu ne peux pas mourir à cause de moi, l'amour ne va pas jusque là !" Après toutes ces années, en découvrant l'Evangile d'aujourd'hui, je dois admettre que je ne comprends toujours pas.
Ce que je comprends, toutefois, c'est que cette impossibilité de comprendre, c'est elle qui est venue à bout de mon incroyance. Mon incroyance tenait à ma raison et à mon intelligence (à mon individualisme aussi, ce dont je ne me rendais pas compte), mais ce don de Jésus, total, dans la peine et la souffrance, car Il semblait ne pas supporter de me voir malheureux... a détruit toutes mes fausses conceptions du divin. Tel est donc le pouvoir, et même la puissance, de l'Amour: l'Amour renverse tout, c'est un mystère absolu (sinon, quel intérêt ?), Il est inconnaissable, mais Il se fait proche de nous.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-38.
Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour.
Voici qu'en ces simples mots transparaît l'amour insondable, inconcevable, du Seigneur. Il ne lui suffit pas d'avoir donné sa vie librement, pour chacun d'entre nous (j'insiste : pour tous, mais aussi individuellement - c'est le coeur de ma conversion), il ne lui suffit pas non plus d'avoir lavé les pieds de ses disciples la veille même de sa passion (ce qui n'a pas manqué de choquer Pierre - et comme je comprends Pierre !), mais Il se propose de recommencer de devenir le serviteur doublement glorifié qu'Il est le maître, et cela dans l'éternité.
C'est un amour que je ne pouvais pas comprendre, et c'est ce que je me suis écrié durant ma brève vision de 1985: "Non, ce n'est pas possible, ce n'est pas juste, tu ne peux pas mourir à cause de moi, l'amour ne va pas jusque là !" Après toutes ces années, en découvrant l'Evangile d'aujourd'hui, je dois admettre que je ne comprends toujours pas.
Ce que je comprends, toutefois, c'est que cette impossibilité de comprendre, c'est elle qui est venue à bout de mon incroyance. Mon incroyance tenait à ma raison et à mon intelligence (à mon individualisme aussi, ce dont je ne me rendais pas compte), mais ce don de Jésus, total, dans la peine et la souffrance, [i][b]car Il semblait ne pas supporter de me voir malheureux..[/b].[/i] a détruit toutes mes fausses conceptions du divin. Tel est donc le pouvoir, et même la puissance, de l'Amour: l'Amour renverse tout, c'est un mystère absolu (sinon, quel intérêt ?), Il est inconnaissable, mais Il se fait proche de nous.