Le choix de Judas Iscariote comme disciple

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Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par gerardh » mer. 25 févr. 2009, 13:25

_________

Bonjour,

Je crois que c'est dans un psaume, que l'Esprit de Christ parle de "mon compagnon, mon intime ami, qui a levé le talon contre moi". jésus savait tout sur Judas de toute éternité ...


__________

Re: Le choix de Judas comme disciple

par Marco Polo » mer. 25 févr. 2009, 8:00

Virgile a écrit :
Il est extrêmement difficile de comprendre la raison exacte de cette trahison. Quel que soit son motif, Judas s'est rendu coupable d'un acte très mystèrieux. Mystèrieux parce que c'est homme était probablement un homme bon, généreux, et qu'il aspirait lui aussi à cette forme de sainteté très particulière qui fut celle des autres disciple du Christ.
Bon et généreux, peut être au départ. Puis on voit bien que les apôtres (tous) sont contrariés et déstabilisés par Jésus. Ce même Jésus qui après avoir dit à Pierre "tu es Pierre et tu bâtiras mon Eglise" lui dit "passe derrière moi satan"
Les apôtres attendent un messie dans le temps, qui prend le pouvoir du Roi Hérode et soumet toute les nations, et petit à petit Jésus leur fait comprendre que ce n'est pas cela, mais qu'il doit passer par la croix pour nous sauver.
Alors surement que Judas (un zélote on le dit, homme qui voulait prendre le pouvoir par la force - attention il y a un autre zélote qui reste apôtre du christ) est le plus déçu de tous... et son péché va le faire dégringolé (comme nous !) petit à petit, il commence par piqué dans la bourse, il n'y a plus de confiance, si ça tourne mal ça sera toujours ça, il dit à Jésus qu'il est stupide qu'une femme déverse du parfum qui devait coûter cher... et il s'enfonce (toujours comme nous quand nous péchons...)
A la fin, il n'est plus capable comme le fera Pierre, d'accepter et de reconnaître ses faiblesses, il voit et comprend son péché mais il se croit perdu, car il ne croit plus que Jésus peut le sauver.
Alors sûrement que Pierre et Judas sont des exemples pour nous, d'hommes qui sont comme nous pécheurs, mais l'un a cru au fond de lui qu'il pouvait être encore sauvé, l'autre non - ce choix d'homme libre, nous l'avons tous en nous.

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par ti'hamo » mer. 25 févr. 2009, 2:16

...Oh, ben... c'est rassurant, alors. :-)

Est-ce que ça veut dire que Dieu le Père existait avant le Fils ? Le Saint-Esprit existait-il avant que Jésus l'envoi ?
Comme on le disait : ça n'a pas tellement de sens, en fait, de parler de temps pour Dieu, ou en tout cas pour ce qui concerne Dieu directement : "avant", "après"... c'est un peu comme si vous me demandiez si l'Univers c'est plutôt vers la droite ou vers ma gauche : beeeen, c'est partout, en fait.

Là, de même, concernant Dieu, il n'y a ni "avant" ni "après".
Je pense même qu'il ne faut pas chercher à se représenter quoi que ce soit : cela sort de notre expérience courante, bien trop pour que nous puissions trouver une représentation imaginaire qui représente cela correctement.

C'est un peu, si vous voulez, comme les questions de 4e, 5e dimension, ou plus encore : cela peut s'étudier en mathématique et très bien se décrire, par des lois et des formules,
mais on ne peut absolument pas se le représenter, même en imagination, car cela sort complètement de nos représentations mentales, qui ne fonctionnent qu'en 3 dimensions d'espace et une de temps.


On ne peut donc pas dire que le Père existait "avant" le Fils : ils existent, de toute éternité. Le Père engendrant le Fils...de toute éternité...
(si VRAIMENT vous voulez vous représenter cela, vous pouvez imaginer une sorte de "courant" qui va perpétuellement dans le même sens, du Père au Fils, un peu comme une éruption solaire perpétuelle et éternelle... c'est très approximatif, mais c'est pour dire qu'il peut y avoir ce concept "d'engendrer", sans cependant aucun début : "engendre", c'est un "courant", un acte orienté. Il peut exister sans avoir de début, enfin, au moins en Dieu en tout cas... :-)

De même, bien sûr, l'Esprit existe de toute éternité, et ne se met pas à exister seulement quand Jésus l'envoie.



Le problème est que nous pouvons, avec notre esprit humain,
soit penser aux personnes de la Trinité et leurs relations, mais en ayant tendance à les penser comme 3 personnes séparées,
soit penser à "Dieu", sans aucune distinction en Lui.

Mais penser les 2 à la fois, simultanément, c'est mentalement équivalent à essayer de se représenter en imagination une figure géométrique en 4 dimensions !
Nous pouvons bien parler des distinctions en Dieu, puis de l'unité de Dieu, et nous voyons chaque fois que cela a un sens,
mais arriver à penser les 2 à la fois, cela nous dépasse.

Il faut donc toujours parler des 2, la distinction des personnes et la nature unique de Dieu,
sans pour autant essayer de se représenter cela en imagination.

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par Dúbida » lun. 02 févr. 2009, 19:11

Mac
le Père n'est pas le Fils, le Fils n'est pas le Saint Esprit, le Saint Esprit n'est pas le Père mais ces trois personnes sont Dieu: donc vous avez bien compris.
D'accord ! C'est juste que je ne comprenais plus quand vous disiez : "Le Fils étant dans le Père ne formant qu'une personne Unique qui est Dieu."
Il me semble qu'il faut être dans un premier temps omniscient pour pouvoir faire tout ce que le Seigneur fait. Je ne sais pas faire parce que je n'ai pas le savoir théorique. En pédagogie c'est un principe.
Je vois assez ce que vous voulez dire, mais il ne faut pas forcément être omniscient pour cela. On peut savoir faire quelque chose, avoir un savoir théorique dans tel domaine et être complètement ignorant dans un autre (donc ne pas tout savoir !). C'est comme ça que je le vois en tous cas, mais je peux me tromper.

ti'hamo
Il y a donc un ordre, puisque le Père engendre le Fils, et du Père et du Fils procède le Saint Esprit,mais pas de hiérarchie, parce que chacun est Dieu, entièrement, et que cet "engendrement" se fait de toute éternité, donc sans commencement.
Pas de fin, j'ai affreusement de mal à le concevoir. Pas de commencement, ça me dépasse complètement (ce qui ne veut pas dire, évidemment, que c'est faux). Et un engendrement de toute éternité, comment est-ce possible ?
Est-ce que ça veut dire que Dieu le Père existait avant le Fils ? Le Saint-Esprit existait-il avant que Jésus l'envoi ?
Pour reprendre ton image : c'est comme si tu allais re-re-re-revoir un ami, pour la N-ième fois, sachant qu'il va être blessant, te trahir, ou que sais-je, mais pour autant tu continues à l'aimer et à le voir comme ton ami.
Et après, lui, de désespoir, il se dit qu'il ne mérite pas d'être ton ami, tellement il est méchant, et va se suicider. Bon, ben toi tu voulais pas du tout ça pour lui.
Pour le coup c'est complètement clair. Merci. :fleur:

Quant au temps, à se mesure, à savoir si il existe vraiment etc, les cours de philo sont déjà bien utiles pour se prendre la tête. Et mon prof est arrivé aux mêmes conclusions que vous.

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par ti'hamo » lun. 02 févr. 2009, 2:53

Quant à ce que "Jésus sait d'avance",
je crois qu'il ne faut pas trop essayer de se le représenter de façon trop "humain", comme une connaissance inscrite dans le temps - comme l'un de nous pourrait, par je ne sais quel phénomène, "savoir à l'avance" ce qui va se passer.

Dieu étant hors du temps, il englobe le temps et l'espace, et donc...bon....oui, il "sait"... mais il faudrait quasiment faire appel à la physique quantique ou à la science-fiction pour donner une image de cela : disons que c'est plutôt, de son point de vue, (oui, bon, approximativement),
comme si Jésus savait que Judas allait le trahit, dans le même temps qu'il prêche au temple, est mis sur la croix, ressuscite, et sait que Judas à ce même moment se pend.
Comme si tout cela était, pour lui, un seul instant.

Ce n'est pas que nos actes son "écrits à l'avance". C'est que nous nous sommes dans le temps, et Dieu, Lui, est hors du temps.
Ce n'est donc pas seulement une question de "savoir d'avance", c'est une question de "point de vue" différent. Un peu comme quelqu'un qui étudie l'Univers depuis la surface de la Terre, en essayant d'interpréter les phénomènes qu'il voit,
et quelqu'un qui décrirait l'Univers, de l'extérieur, en voyant sous ses yeux vivre et fonctionner l'Univers, dans ses moindres détails.

Pareil, sauf que, dans cette métaphore, à la place de l'Univers....tu mets le temps. (et là, ça fait un peu mal à la tête, mais c'est à peu près ça).

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par ti'hamo » lun. 02 févr. 2009, 2:49

> Dubida
"choisir Judas comme disciple, ça n'a pas contribué au salut de ce dernier, j'aurais presque envie de dire qu'au contraire ça l'a presque condamné (il me semble que l'Église ne se prononce pas sur son sort mais j'ai quand même l'impression que c'est mal engagé pour lui...) !"
Alors, attention, précision importante : si le sort de Judas paraît "mal engagé",....ce n'est pas parce qu'il a trahi le Christ, mais parce qu'il a désespéré de son pardon !

Je ne vais faire que reprendre ce qui a déjà été dit, mais :
On connaît, exactement à la même époque, et le même jour, enfin la même nuit, un autre exemple de trahison : celle de Pierre.
Qui "pleure amèrement", ensuite, et demande pardon.

Donc : oui, Jésus choisit des amis qu'il sait faillibles, dont il sait qu'ils le trahiront. Mais le pardon et l'amour sont TOUJOURS offert.
Tu trahis Jésus : oh, ben il t'aime quand-même, toujours.

Pour reprendre ton image : c'est comme si tu allais re-re-re-revoir un ami, pour la N-ième fois, sachant qu'il va être blessant, te trahir, ou que sais-je, mais pour autant tu continues à l'aimer et à le voir comme ton ami.
Et après, lui, de désespoir, il se dit qu'il ne mérite pas d'être ton ami, tellement il est méchant, et va se suicider. Bon, ben toi tu voulais pas du tout ça pour lui.

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par ti'hamo » lun. 02 févr. 2009, 2:48

> Mac
"Rien dans l'évangile à ma relecture des passages concernant Judas ne laissent supposer que Jésus savait dès le départ que Judas allait devenir traitre."
Heu, si quand-même, il dit que l'un des douze va le trahir, et il le désigne quasiment...

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par ti'hamo » lun. 02 févr. 2009, 2:47

> Dubida
Du coup, en toute logique :
"quand quelqu'un prie Dieu, est-ce que cela inclus automatiquement Jésus et le Saint-Esprit?"
Oui.
"Quand quelqu'un prie Jésus, est-ce qu'en même temps il prie aussi Dieu ?"
Oui.
:-)

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par ti'hamo » lun. 02 févr. 2009, 2:47

> Alors, attention, il ne me semble pas qu'il y ait de "hiérarchie" dans la Trinité. C'est toujours Dieu.
Ce sont des relations, au sein de Dieu même.

Relations de Filiation, de Paternité, et d'Amour :
- du Père, par filiation, procède le Fils,
- ce qui fait, en réponse, une relation de paternité (logique !),
- et de la relation d'amour entre le Père et le Fils procède le St Esprit.
(oui, bon, "procède", "sort", comme vous voulez).

Il y a donc un ordre, puisque le Père engendre le Fils, et du Père et du Fils procède le Saint Esprit,
mais pas de hiérarchie, parce que chacun est Dieu, entièrement,
et que cet "engendrement" se fait de toute éternité, donc sans commencement.

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par Mac » dim. 01 févr. 2009, 17:41

Dúbida a écrit :Merci pour le passage :> Question qui n'a rien à voir avec le sujet : le Jean dont parle Jésus (celui qui lui rend témoignage, voir à partir du verset 33) c'est Jean-Baptiste ou Jean, le disciple que Jésus aimait ? Vu qu'il en parle au passé je penche pour la première solution, mais j'aimerai être sûre.
Il s'agit de Saint Jean-Baptiste
Si vous avez compris l'exemple de la bulle de savon vous ne pouvez plus distinguer le Fils du Père de la même façon qu'auparavant: Le Fils étant dans le Père ne formant qu'une personne Unique qui est Dieu.
<: Who, alors là, clairement, ce n'est même plus de l'incompréhension, c'est au-delà ! Il me semblait qu'il fallait justement bien veiller à ne pas confondre les trois personnes de la Trinité - j'ai vu, sur un autre sujet, un schéma qui disait en gros : le Père n'est pas le Fils, le Fils n'est pas le Saint Esprit, le Saint Esprit n'est pas le Père mais ces trois personnes sont Dieu.
Il me semble qu'il y a un passage de la Bible qui dit qu'au jugement dernier le Fils sera assis à la droite du Père : pour cela, il faut bien qu'ils soient "séparés" ?
le Père n'est pas le Fils, le Fils n'est pas le Saint Esprit, le Saint Esprit n'est pas le Père mais ces trois personnes sont Dieu: donc vous avez bien compris.
Sur terre, Il calme la tempête, Il ressuscite, Lazare, la fille de Jaïros, marche sur l'eau, Il guérit tout sorte de maladie, Il chasse les démons des possédés... : donc le Fils de Dieu est omniscient.
Quel est le rapport entre tous ces actes (impressionnants je vous l'accorde) et le fait d'être omniscient, de tout savoir ?
Il me semble qu'il faut être dans un premier temps omniscient pour pouvoir faire tout ce que le Seigneur fait. Je ne sais pas faire parce que je n'ai pas le savoir théorique. En pédagogie c'est un principe.

Et une question pratique : faut-il lire l'Ancien Testament avant le Nouveau Testament, ou le NT avant l'AT, ou alors juste le NT ?
le NT avant l'AT en mettant l'accent sur le nouveau. Certaines information de l'AT permettent de mieux comprendre le nouveau.

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par Dúbida » dim. 01 févr. 2009, 16:44

Merci pour le passage :> Question qui n'a rien à voir avec le sujet : le Jean dont parle Jésus (celui qui lui rend témoignage, voir à partir du verset 33) c'est Jean-Baptiste ou Jean, le disciple que Jésus aimait ? Vu qu'il en parle au passé je penche pour la première solution, mais j'aimerai être sûre.
[+] Texte masqué
Jean 5

1. Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.
2. Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques.
3. Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l’eau ;
4. car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau ; et celui qui y descendait le premier après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie.
5. Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans.
6. Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ?
7. Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi.
8. Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche.
9. Aussitôt cet homme fut guéri ; il prit son lit, et marcha.
10. C’était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : C’est le sabbat ; il ne t’est pas permis d’emporter ton lit.
11. Il leur répondit : Celui qui m’a guéri m’a dit : Prends ton lit, et marche.
12. Ils lui demandèrent : Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton lit, et marche ?
13. Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus avait disparu de la foule qui était en ce lieu.
14. Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.
15. Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.
16. C’est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu’il faisait ces choses le jour du sabbat.
17. Mais Jésus leur répondit : Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis.
18. À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu.
19. Jésus reprit donc la parole, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.
20. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu’il fait ; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’étonnement.
21. Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut.
22. Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils,
23. afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.

24. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie.
25. En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront.
26. Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.
27. Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu’il est Fils de l’homme.

28. Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront.
29. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.
30. Je ne puis rien faire de moi-même : selon que j’entends, je juge ; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.
31. Si c’est moi qui rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai.
32. Il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est vrai.
33. Vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité.
34. Pour moi ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage ; mais je dis ceci, afin que vous soyez sauvés.
35. Jean était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière.
36. Moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir, ces œuvres mêmes que je fais, témoignent de moi que c’est le Père qui m’a envoyé.
37. Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez point vu sa face,
38. et sa parole ne demeure point en vous, parce que vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé.

39. Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi.
40. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
41. Je ne tire pas ma gloire des hommes.
42. Mais je sais que vous n’avez point en vous l’amour de Dieu.
43. Je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez.
44. Comment pouvez-vous croire, vous qui tirez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez point la gloire qui vient de Dieu seul ?
45. Ne pensez pas que moi je vous accuserai devant le Père ; celui qui vous accuse, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.
46. Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, parce qu’il a écrit de moi.
47. Mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ?
Si vous avez compris l'exemple de la bulle de savon vous ne pouvez plus distinguer le Fils du Père de la même façon qu'auparavant: Le Fils étant dans le Père ne formant qu'une personne Unique qui est Dieu.
<: Who, alors là, clairement, ce n'est même plus de l'incompréhension, c'est au-delà ! Il me semblait qu'il fallait justement bien veiller à ne pas confondre les trois personnes de la Trinité - j'ai vu, sur un autre sujet, un schéma qui disait en gros : le Père n'est pas le Fils, le Fils n'est pas le Saint Esprit, le Saint Esprit n'est pas le Père mais ces trois personnes sont Dieu.
Il me semble qu'il y a un passage de la Bible qui dit qu'au jugement dernier le Fils sera assis à la droite du Père : pour cela, il faut bien qu'ils soient "séparés" ?
Sur terre, Il calme la tempête, Il ressuscite, Lazare, la fille de Jaïros, marche sur l'eau, Il guérit tout sorte de maladie, Il chasse les démons des possédés... : donc le Fils de Dieu est omniscient.
Quel est le rapport entre tous ces actes (impressionnants je vous l'accorde) et le fait d'être omniscient, de tout savoir ?
Donc pour reprendre votre question de départ :" pourquoi Dieu n'écrit pas dans le ciel un message...": si vous aviez assez de foi et lui demandiez Il le ferait.
Je ne pense pas qu'Il le ferait. Déjà, évidemment, parce que je n'ai effectivement pas la foi, mais surtout parce que, comme certains intervenants me l'ont expliqué (vous avez de la patience sur ce forum :fleur: ), ça obligerait d'autres personnes à croire en Dieu et ce n'est pas ce qu'Il veut. A moins que je sois la seule à voir cela, mais dans ce cas je ne serais même pas sûre d'avoir bien vu et je croirais à une hallucination.

Merci pour votre petit résumé.
Et une question pratique : faut-il lire l'Ancien Testament avant le Nouveau Testament, ou le NT avant l'AT, ou alors juste le NT ?

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par Mac » dim. 01 févr. 2009, 13:23

Dúbida a écrit : J'ai bien aimé votre exemple avec la bulle de savon, je n'avais encore jamais entendu décrire la Trinité de cette façon. Cependant, je ne comprend pas qu'il soit possible qu'il y ait une hiérarchie entre ces trois personnes. Comment Dieu peut-Il être inférieur à Dieu ? (ou alors vous dites hiérarchie dans un autre sens ?).
Pour mieux comprendre je vous renvois à Jean 5 :Le pouvoir du Fils Lisez ce passage dans son intégralité vous comprendrez mieux la relation du Fils et du Père.

Une phrase de synthèse du passage : " ...car ce que fait le Père, le Fils le fait pareillement. C'est que le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait. Donc il ne faut pas voir cela comme une hiérarchie administrative ou il existe un rapport d'infériorité. C'est une relation d'amour dont il s'agit.
De la même façon, ça me paraît fou que Dieu le Père ait la possibilité de connaitre quelque chose que son fils ne connait pas !
Mathieu 24: Nul n'en connaît le jour : veillez!

" Mais ce jour et cette heure, nul ne les connaît, ni les anges des cieux, ni le Fils, personne sinon le Père, et lui seul."
Les apôtres n'ont pas trouvé cela fou, donc par imitation je ne trouve en cela rien de fou : je crois et j'accepte le mystère puisqu'il a plus à Dieu qu'il en soit ainsi.

Vous allez dire que je me répète, c'est vrai, mais pour moi une des caractéristiques de Dieu, c'est d'être omniscient, or Jésus ne l'est pas, donc comment peut-il être Dieu !
"Tout pouvoir a été remis au Fils sur terre et au ciel": donc le Christ est omniscient. Si vous avez compris l'exemple de la bulle de savon vous ne pouvez plus distinguer le Fils du Père de la même façon qu'auparavant: Le Fils étant dans le Père ne formant qu'une personne Unique qui est Dieu.

Sur terre, Il calme la tempête, Il ressuscite, Lazare, la fille de Jaïros, marche sur l'eau, Il guérit tout sorte de maladie, Il chasse les démons des possédés... : donc le Fils de Dieu est omniscient.

A ses apôtres le Christ explique très clairement :" Si vous aviez la foi, vous diriez à cette montagne ôte toi de là et va te jeter à la mer que cela vous serait accordé." Donc ce n'est pas que le Christ qui n'est pas omniscient : c'est la foi de l'homme
qui est insuffisance, voire fausse et je cite ce passage de l'évangile :" beaucoup crurent en Lui à la vue des signes qu'ils opéraient ce jour là. Mais lui ne croyaient pas en eux car ils les connaissaient tous". Donc la vrai question est la question de la foi de l'homme dans laquelle chaque individu doit avancer. Je ne sais plus quel prophète dit la même chose que dans l'exemple si dessus :" s'ils avait crus, je les aurais guéris." Donc le Christ est omniscient, mais Il accorde à proportion de la foi.

Donc pour reprendre votre question de départ :" pourquoi Dieu n'écrit pas dans le ciel un message...": si vous aviez assez de foi et lui demandiez Il le ferait. Après les hommes se battraient, les uns en disant c'est un signe de Dieu et les autres soutenant que c'est une œuvre du démon. En effet, Le royaume des cieux est en guerre depuis la nuit des temps disaient le Christ dans l'évangile. Est-ce que cette guerre est terminé? Rien dans l'évangile ne me laisse supposé cela : ce qui est sûr c'est que la victoire est acquise par le Christ crucifié mais ressuscité. Si l'homme connaît encore la maladie, les souffrances..., l'homme ressuscite.

Pour résumer : La relation du Père et du Fils est une relation d'amour : donc la hiérarchie est imperceptible.
La fin des temps est connu du Père seul : les apôtres n'y ont vu rien de fou. C'est de l'ordre du Mystère.
La relation d'amour du Père et de Jésus Christ permet de comprendre que le Fils est pareille au Père. Jésus
est donc omniscient. Cependant, c'est la manque de foi qui fait que Dieu n'exauce pas ( cf evg ).

Conseil pratique : En parallèle à votre lecture du catéchisme, il est bon de lire l'évangile. Même si on ne comprend pas tout, il n'en demeure pas moins que l'on comprend l'essentiel du message du Christ.

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par Dúbida » dim. 01 févr. 2009, 10:22

Bonjour Mac,
J'ai bien aimé votre exemple avec la bulle de savon, je n'avais encore jamais entendu décrire la Trinité de cette façon. Cependant, je ne comprend pas qu'il soit possible qu'il y ait une hiérarchie entre ces trois personnes. Comment Dieu peut-Il être inférieur à Dieu ? (ou alors vous dites hiérarchie dans un autre sens ?).
De la même façon, ça me paraît fou que Dieu le Père ait la possibilité de connaitre quelque chose que son fils ne connait pas ! Vous allez dire que je me répète, c'est vrai, mais pour moi une des caractéristiques de Dieu, c'est d'être omniscient, or Jésus ne l'est pas, donc comment peut-il être Dieu !
N'hésitez pas à dire si cela vous embrouille dans votre foi car c'est pas le but..
La foi je ne l'ai pas encore, alors ne vous inquiétez pas pour ça ! C'est juste que je croyais enfin avoir un peu compris, et en fait non !

Bonjour Virgile,
Merci de vous être donné ce mal, c'est très gentil ! Je vais continuer de regarder le catéchisme de l'Église catholique, je réserve Saint Thomas en latin pour plus tard ;)

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par Virgile » dim. 01 févr. 2009, 3:41

Bonjour,

le mieux serait d'aller sur le site du Vatican et de lire le Catéchisme de l'Eglise catholique. En ce qui concerne le libre-arbitre, il y a de tout et de n'importe quoi sur l'Internet... surtout n'importe quoi d'ailleurs. Le mieux, si vous en avez le temps, serait de procéder méthodiquement et de vous procurez des livres sur cette question. En particulier, si vous aimez la difficulté, vous pouvez essayer de lire ce que saint Augustin et saint Thomas d'Aquin ont écrit sur la question de la grâce, de la prédestination et du libre-arbitre. Les oeuvres complètes de ces deux auteurs sont disponibles sur l'Internet (en latin et en français).

Dans le catéchisme de l'Eglise catholique, vous pourvez regarder ici:

(http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P5G.HTM)
[+] Texte masqué
TROISIEME PARTIE LA VIE DANS LE CHRIST
PREMIERE SECTION LA VOCATION DE L’HOMME: LA VIE DANS L’ESPRIT
CHAPITRE PREMIER LA DIGNITE DE LA PERSONNE HUMAINE

Article 3 La liberté de l’homme
1730 Dieu a créé l’homme raisonnable en lui conférant la dignité d’une personne douée de l’initiative et de la maîtrise de ses actes. " Dieu a ‘laissé l’homme à son propre conseil’ (Si 15, 14) pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à Lui, parvenir à la pleine et bienheureuse perfection " (GS 17) :
L’homme est raisonnable, et par là semblable à Dieu, créé libre et maître de ses actes (S. Irénée,
I. Liberté et responsabilité
1731 La liberté est le pouvoir, enraciné dans la raison et la volonté, d’agir ou de ne pas agir, de faire ceci ou cela, de poser ainsi par soi-même des actions délibérées. Par le libre arbitre chacun dispose de soi. La liberté est en l’homme une force de croissance et de maturation dans la vérité et la bonté. La liberté atteint sa perfection quand elle est ordonnée à Dieu, notre béatitude.
1732 Tant qu’elle ne s’est pas fixée définitivement dans son bien ultime qu’est Dieu, la liberté implique la possibilité de choisir entre le bien et le mal, donc celle de grandir en perfection ou de défaillir et de pécher. Elle caractérise les actes proprement humains. Elle devient source de louange ou de blâme, de mérite ou de démérite.
1733 Plus on fait le bien, plus on devient libre. Il n’y a de liberté vraie qu’au service du bien et de la justice. Le choix de la désobéissance et du mal est un abus de la liberté et conduit à " l’esclavage du péché " (cf. Rm 6, 17).
1734 La liberté rend l’homme responsable de ses actes dans la mesure où ils sont volontaires. Le progrès dans la vertu, la connaissance du bien et l’ascèse accroissent la maîtrise de la volonté sur ses actes.
1735 L’imputabilité et la responsabilité d’une action peuvent être diminuées voire supprimées par l’ignorance, l’inadvertance, la violence, la crainte, les habitudes, les affections immodérées et d’autres facteurs psychiques ou sociaux.
1736 Tout acte directement voulu est imputable à son auteur :
Ainsi le Seigneur demande à Adam après le péché dans le jardin : " Qu’as-tu fait là ? " (Gn 3, 13). De même à Caïn (cf. Gn 4, 10). Ainsi encore le prophète Nathan au roi David après l’adultère avec la femme d’Urie et le meurtre de celui-ci (cf. 2 S 12, 7-15).
Une action peut être indirectement volontaire quant elle résulte d’une négligence à l’égard de ce qu’on aurait dû connaître ou faire, par exemple un accident provenant d’une ignorance du code de la route.
1737 Un effet peut être toléré sans être voulu par l’agent, par exemple l’épuisement d’une mère au chevet de son enfant malade. L’effet mauvais n’est pas imputable s’il n’a été voulu ni comme fin ni comme moyen de l’action, ainsi la mort reçue en portant secours à une personne en danger. Pour que l’effet mauvais soit imputable, il faut qu’il soit prévisible et que celui qui agit ait la possibilité de l’éviter, par exemple dans le cas d’un homicide commis par un conducteur en état d’ivresse.
1738 La liberté s’exerce dans les rapports entre les êtres humains. Chaque personne humaine, créée à l’image de Dieu, a le droit naturel d’être reconnue comme un être libre et responsable. Tous doivent à chacun ce devoir du respect. Le droit à l’exercice de la liberté est une exigence inséparable de la dignité de la personne humaine, notamment en matière morale et religieuse (cf. DH 2). Ce droit doit être civilement reconnu et protégé dans les limites du bien commun et de l’ordre public (cf. DH 7).

II. La liberté humaine dans l’économie du salut
1739 Liberté et péché. La liberté de l’homme est finie et faillible. De fait, l’homme a failli. Librement, il a péché. En refusant le projet d’amour de Dieu, il s’est trompé lui-même ; il est devenu esclave du péché. Cette aliénation première en a engendré une multitude d’autres. L’histoire de l’humanité, depuis ses origines, témoigne des malheurs et des oppressions nés du cœur de l’homme, par suite d’un mauvais usage de la liberté.
1740 Menaces pour la liberté.L’exercice de la liberté n’implique pas le droit de tout dire et de tout faire. Il est faux de prétendre que " l’homme, sujet de la liberté, se suffit à lui-même en ayant pour fin la satisfaction de son intérêt propre dans la jouissance des biens terrestres " (CDF, instr. " Libertatis conscientia " 13). Par ailleurs, les conditions d’ordre économique et social, politique et culturel requises pour un juste exercice de la liberté sont trop souvent méconnues et violées. Ces situations d’aveuglement et d’injustice grèvent la vie morale et placent aussi bien les forts que les faibles en tentation de pécher contre la charité. En s’écartant de la loi morale, l’homme porte atteinte à sa propre liberté, il s’enchaîne à lui-même, rompt la fraternité de ses semblables et se rebelle contre la vérité divine.
1741 Libération et salut. Par sa Croix glorieuse, le Christ a obtenu le salut de tous les hommes. Il les a rachetés du péché qui les détenait en esclavage. " C’est pour la liberté que le Christ nous a libérés " (Ga 5, 1). En Lui, nous communions à " la vérité qui nous rend libres " (Jn 8, 32). L’Esprit Saint nous a été donné et, comme l’enseigne l’Apôtre, " là où est l’Esprit, là est la liberté " (2 Co 3, 17). Dès maintenant, nous nous glorifions de la " liberté des enfants de Dieu " (Rm 8, 21).
1742 Liberté et grâce. La grâce du Christ ne se pose nullement en concurrente de notre liberté, quand celle-ci correspond au sens de la vérité et du bien que Dieu a placé dans le cœur de l’homme. Au contraire, comme l’expérience chrétienne en témoigne notamment dans la prière, plus nous sommes dociles aux impulsions de la grâce, plus s’accroissent notre liberté intime et notre assurance dans les épreuves, comme devant les pressions et les contraintes du monde extérieur. Par le travail de la grâce, l’Esprit Saint nous éduque à la liberté spirituelle pour faire de nous de libres collaborateurs de son œuvre dans l’Église et dans le monde :
Dieu qui es bon et tout-puissant, éloigne de nous ce qui nous arrête, afin que sans aucune entrave, ni d’esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta volonté (MR, collecte du 32e dimanche).
EN BREF
1743 " Dieu a laissé l’homme à son propre conseil " (Si 15, 14) pour qu’il puisse librement adhérer à son Créateur et parvenir ainsi à la bienheureuse perfection (cf. GS 17, § 1).
1744 La liberté est le pouvoir d’agir ou de ne pas agir et de poser ainsi par soi-même des actions délibérées. Elle atteint la perfection de son acte quand elle est ordonnée à Dieu, le souverain Bien.
1745 La liberté caractérise les actes proprement humains. Elle rend l’être humain responsable des actes dont il est volontairement l’auteur. Son agir délibéré lui appartient en propre.
1746 L’imputabilité ou la responsabilité d’une action peut être diminuée ou supprimée par l’ignorance, la violence, la crainte et d’autres facteurs psychiques ou sociaux.
1747 Le droit à l’exercice de la liberté est une exigence inséparable de la dignité de l’homme, notamment en matière religieuse et morale. Mais l’exercice de la liberté n’implique pas le droit supposé de tout dire ni de tout faire.
1748 " C’est pour la liberté que le Christ nous a libérés " (Ga 5, 1).

En ce qui concerne le Christ, vous pouvez regarder ici:

(http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P1G.HTM)

PREMIERE PARTIE LA PROFESSION DE LA FOI
DEUXIÈME SECTION LA PROFESSION DE LA FOI CHRETIENNE
CHAPITRE DEUXIEME JE CROIS EN JÉSUS-CHRIST, LE FILS UNIQUE DE DIEU
Article 3 " JESÚS-CHRIST A ETE CONÇU DU SAINT-ESPRIT, IL EST NE DE LA VIERGE MARIE "
Paragraphe 1. LE FILS DE DIEU S’EST FAIT HOMME
Le Cœur du Verbe incarné
478 Jésus nous a tous et chacun connus et aimés durant sa vie, son agonie et sa passion et il s’est livré pour chacun de nous : " Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré pour moi " (Ga 2, 20). Il nous a tous aimés d’un cœur humain. Pour cette raison, le Cœur sacré de Jésus, transpercé par nos péchés et pour notre salut (cf. Jn 19, 34), " est considéré comme le signe et le symbole éminents... de cet amour que le divin Rédempteur porte sans cesse au père éternel et à tous les hommes sans exception " (Pie XII, Enc. " Haurietis aquas " : DS 3924 ; cf. DS 3812).
Bonne fin de semaine à vous.

V.

Re: Le choix de Judas Iscariote comme disciple

par Mac » sam. 31 janv. 2009, 23:33

Bon. La Trinité est pour moi un vrai mystère, c'est bien le cas de le dire. Mais il me semblait quand même avoir compris que Dieu était un mais se "manifestait" en trois personnes. Si Jésus est Dieu, je ne vois pas comment il aurait pu ne pas savoir que Judas allait le trahir. Ou alors il est juste à moitié Dieu, ou alors le Fils est inférieur au Père. De même, quand vous me dites "seul Dieu connait quand viendra le fin des temps", il me semble voir une distinction claire et nette entre Jésus et Dieu (en effet, on dit "seul Dieu", mais Jésus n'est-il pas censé être Dieu ?). Bref, même topo, comment peut-on dire que Jésus est pleinement Dieu alors qu'il y a au moins une chose qu'il ne sait pas (donc il n'est pas réellement omniscient, or Dieu l'est no?).
Malheureux, vous venez de réveiller mes doutes à ce sujet ! :s
Je vais vous expliquez la Trinité avec deux exemples simples ( enfin, je crois personnellement qu'ils sont simples):

L'homme est un être unique. Cependant, on distingue bien l'âme, l'esprit, le corps. Dieu est une Personne Unique. Cependant, on distingue le Père, le Fils, le Saint Esprit. Le Fils a pris chair dans le sein de la Très Sainte Vierge Marie par l'opération du Saint Esprit accomplissant la volonté du Père pour le salut de ses créatures terrestres que nous sommes. Par ailleurs, le Seigneur Jésus nous dit qu'il est celui qui nous conduit au Père.( cf évg et caté ). Donc il y a une "hiéarachie" dans la Trinité. Un autre exemple: Une grosse bulle de savon que vous fractionner en trois autres bulles de dimension différentes. Ce n'est pas parce que chaque bulle est de dimensions différentes, que chaque bulle pris séparément est autre chose qu'un bulle de savon. Si nous réunissons ces bulles qui avaient été séparé, nous nous retrouvons avec une bulle de savon et pas autre chose. Il faut voir la Trinité sous cet angle. Donc le Christ est Dieu ( une de ces bulles pour notre exemple ) à part entière et non moitié de Dieu.
D'accord, l'évangile ne dit pas que Jésus le savait, mais l'évangile ne dit pas tout non plus
Je suis tout à fait d'accord avec votre argument c'est pourquoi je dis qu'on ne peut pas occulter la possibilité que Jésus ne savait pas jusqu'à un moment. C'est une possibilité, j'insiste sur ce point. La question à laquelle j'ai voulu répondre à partir de mon hypothèse est la suivante: l'évangile laisse t-elle apparaitre des informations qui peuvent laisser penser que le Christ sait tout d'avance ou au contraire que Dieu Père lui révèle au moment où il Lui convient. Je reprends les exemples que j'ai donné tiré de l'évangile avec un nouveau:

Seul Dieu connaît la fin des temps, même le Fils ne le sait pas.
guérison de Lazare :" :" Certes, je savais bien que tu m'exauces toujours, mais j'ai parlé à cause de cette foule qui m'entoure afin qu'ils croient que tu m'as envoyé".
Jean 1, 2: " Avant même que Philippe ne t'appelât, alors que tu étais sous le figuier je t'ai vu"

le dernier exemple montre le moment où le Seigneur prend connaissance des évènements ainsi que l'un des moyens: une vision. J'espère que c'est pas trop compliqué pour vous! N'hésitez pas à dire si cela vous embrouille dans votre foi car c'est pas le but..
Mais pourquoi Jésus a t-il besoin que Dieu lui "accorde" quoique ce soit, si il est lui-même Dieu ? Et pourquoi emploi-t-il cette formule : "tu m'as envoyé" (ce qui dans mon esprit le rend assez proche d'un prophète) ?
Par l'accomplissement de sa mission, Dieu à tout mis au pied de son Fils. Donc demander au Fils, c'est comme demandé au Père.

Dieu a envoyé Jésus dans le monde afin que tous ceux qui croit en Lui ( c'est à dire en Jésus: Dieu ) soit sauvé. C'est révélé par le Christ dans l'évangile.

Le Christ n'est pas un prophète au sens commun du terme. C'est le Fils de Dieu :aucun prophète ne ressuscite les morts et encore moins peut sauver une âme. Donc c'est à tord qu'on utilise ce terme en parlant du Christ. Des pseudo-prophètes du nom de Jésus, il peut y en avoir en enfer mais Jésus Christ Fils de Dieu est à la droite du Père. Ceux qui prétendre que le Christ est un prophète uniquement, et lui enlève sa part de Divinité sont dans une erreur monumentale : si le Christ avait dit devant le sanhédrin qu'il était un prophète il n'aurait pas été supprimé. C'est parce qu'il a révélé ouvertement sa Divinité qu'on l'a tué. Je ne sais pas si vous voyez la gravité de l'erreur de ceux qui prétendent que le Christ est un prophète, mais pas Fils de Dieu. Ils pensent comme le sanhédrin qui a condamné Jésus. Personnellement, je fuis ce type de conception.


Que le Seigneur Jésus Christ vous bénisse.

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