La confession : l'absolution collective

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Re: Absolution collective ou individuelle?

par BJLP » mar. 16 juin 2009, 11:47

Merci pour votre réponse.

bjlp

Re: Absolution collective ou individuelle?

par Columbanus » mar. 16 juin 2009, 9:03

Bonjour BJLP,

En fait, le sacrement de la Pénitence a été institué par Notre Seigneur Jésus-Christ et s'est ensuite développé (dont la forme de celui-ci) en son Église sous l'action de l'Esprit-Saint. Au départ (les textes), il n'y avait pas de distinguo entre l'individuel et le collectif mais, tout de suite, il y eut des pardons collectifs. Ces derniers étaient toujours, pendant les premiers siècles du christianisme, suivis de pénitences publiques mais elles pouvaient, elles-mêmes, être ensuite collectives ou individuelles.
Ce qui s'est passé (mais il faudrait vérifier), c'est qu'autour des VIème-VIIIème siècles, les moines irlandais nous ont apportés la confession auriculaire et la pénitence privée qu'ils avaient eux-mêmes instituées. L'évangélisation et ses voyages étaient d'ailleurs pour eux une des formes de pénitence. Cette pénitence privée fut progressivement reprise et avalisée par l'Église catholique romaine.
C'est une "réponse grosso modo" mais je dispose de peu de temps aujourd'hui...

In Xto.

Columbanus.

Re: La confession : l'absolution collective

par BJLP » mar. 16 juin 2009, 1:04

Bien souvent le chrétien moyen commet des fautes qui sont trés souvent de mauvaises abitudes répétées

Faut-il aller voir chaque fois un prétre pour lui répéter toujours la même chose.
On demandera à un prétre de nous conseiller.
La célébration pénitentielle est donc appropriée.
Ont Sait que le nombre de prétres est en diminution quoi qu'en pensent certains.

En révision de vie dans une équipe d'action catholique cette réunion peut se terminer par une conféssion individuelle suivit d'une absolution cllective.

Re: La confession : L'absolution collective

par BJLP » mar. 16 juin 2009, 0:56

DavidB a écrit :
AnneT a écrit :C'est un fait que la charge de travail de certains prêtres est déjà énorme!

Pensons aux pauvres curés qui ont la charge de 6 paroisses, comme c'est le cas ici...
:(
6? Anne, dans ma paroisse natale, le pauvre en a 10...
Et moi dans ma paroisse il y a 16 villages .

Absolution collective ou individuelle?

par BJLP » mar. 16 juin 2009, 0:54

Dans quel texte biblique définitons l'absolution "collective" ou "individuelle".

Jésus dit vous remettrez les péchés mais il ne précise pas "le collectif" ou "l'individuel".

Cela n'enléve rien au sens et à la démarche individuel de la confession.

Les protestants sont donc toujours non pardonnés.
Les juifs ont le jour du grand pardon. Sont-ils pardonnés.

Re: La confession : l'absolution collective

par Invité » sam. 07 mars 2009, 23:23

Merci pour votre réaction
Il me semble plus important de voir au regard de la Parole de Dieu l'histoire de mon péché que de faire une liste. Tout le monde peut dire j'ai menti. Il me parait plus important de voir l'histoire de mon mensonge au regard de la parole de Dieu qui me dit que Jésus est le chemin la vérité et la vie et de trouver le passage du menteur que je suis au chercheur de vérité que je suis appelé à être.

Dans ma paroisse le sacrement de pardon a trois temps:
Communautaire écoute de la parole de Dieu et acte de repentance comme faire un signe de croix avec l'eau bénite pour rappeler le baptême
Personnel avec la rencontre d'un prêtre
et pour ceux qui ont le temps : ensemble un temps d'action de grâce

Pour ce qui est de l'absolution collective, je la verrai pour certaine paroisse où le prêtre est seul pour plusieurs clochers pour préserver la liberté des paroissiens vis à vis de leur prêtre.
Tout cela est à discuter en conseil de paroisse et voir avec l'évêque du lieu

Re: La confession : l'absolution collective

par ti'hamo » sam. 07 mars 2009, 11:49

Ah. Présenté comme cela, oui, soit, effectivement.
Mais il s'agit donc là d'enrichir la pratique de la confession individuelle, de l'approfondir, de lui redonner tout son sens,
ça ne me semble pas justifier l'absolution collective plutôt que l'individuelle.

Mais il est vrai qu'il semble plus profitable et plus vrai de se confesser tel que vous le décrivez qu'en en restant à une "liste d'accusations", oui. :oui:

Re: La confession : l'absolution collective

par Invité » sam. 07 mars 2009, 10:42

Le rituel dit de confesser la miséricorde de Dieu en même temps que son péché. Il faut tenir compte de l'ordre dans lequel c'est dit. Par exemple je ne commence pas par dire j'ai manqué de bonté envers quelqu'un. Mais Dieu je confesse que tu es bon et voila ce que j'ai fait contre cette bonté vis à vis de telle personne.
La Parole de Dieu passe avant l'aveu car elle nous apprend la miséricorde de Dieu et éclaire notre façon d'être pécheur pardonné. La Parole de Dieu dans le sacrement de pardon est constitutive de ce sacrement.

Re: La confession : l'absolution collective

par ti'hamo » ven. 06 mars 2009, 9:52

"tout sacrement doit comporter une écoute de la Parole de Dieu. Dans la forme individuelle, il me semble que cette écoute de la Parole a de la difficulté à se mettre en place. Nous passons vite à l'aveu.
Il me semble que la célébration communautaire du pardon respecte mieux cet aspect."
L'essentiel du sacrement de pardon, ce qui fait sa raison d'être, son essence, c'est le regret et l'aveu des fautes, la demande de pardon et la ferme volonté de ne pas recommencer. C'est donc un peu normal de commencer par là.

Étant donné les très nets avantages (spirituels et psychologiques - enfin, humains, quoi), déjà rappelés ici, de la confession individuelle, je ne pense pas que cet aspect là suffira à réhabiliter l'"absolution collective" - d'autant que, dans le cadre de la confession individuelle, l'écoute de la Parole de Dieu est assez facile à mettre en œuvre : parfois le prêtre donne à lire une référence particulière des écritures, qu'il estime bien cadrer avec les aveux du pénitent, et apte à le soutenir et l'inspirer,
...soit il suffit de passer du confessionnal directement à la Messe, tout simplement. :-)

Re: La confession : l'absolution collective

par Théophane » jeu. 05 mars 2009, 22:17

Certaines personnes ont besoin de direction spirituelle, de conseils, de réconfort... Mais il est vrai que lorsque beaucoup de personnes attendent, il faut éviter d'être trop long. De plus, la confession n'a pas vocation à devenir une consultation ou un entretien psychologique. C'est avant tout un sacrement dans lequel on avoue ses fautes.

En province il y a, dans certaines paroisses, des permanences pendant lesquelles on peut venir se confesser. Le problème c'est que parfois les prêtres ne peuvent pas assurer ces permanences qui sont pourtant prévues et annoncées dans les bulletins paroissiaux.

On peut aussi toujours venir un peu avant la Messe pour cela ou après.

Re: La confession : l'absolution collective

par Cadarac » jeu. 05 mars 2009, 20:48

Il y a aussi deux problèmes dont on ne parle jamais, c'est la disponibilité des prêtres, et le temps passé à chaque confession.

Parfois, ça tourne au bavardage ! Une confession doit-elle durer demi-heure ? N'y a-t-il pas une formation, dans les séminaires, pour apprendre à gérer le temps d'une confession, quand il y a devant le confessionnal une file de gens qui attendent, parfois pendant plus d'une heure ? Cette observation, c'est pour les lieux parisiens où il existe de véritables services de confession, comme quoi la demande existe.

Et puis, quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi, si souvent, bien sûr à l'exception de Paris intra-muros, les horaires d'accueil du prêtre du lieu sont du style : mardi 10h15 à 10h35 et vendredi 16h40 à 16h55 ? Que font-ils le reste du temps ? Je sais bien que la chute des vocations entraîne de lourdes charges qui pèsent sur les épaules du petit nombre qui reste, mais n'y a-t-il pas un parti pris d'être le moins possible en contact avec les gens, et de réduire au strict minimum (et encore, je trouve qu'on a même pas le strict minimum) le temps de présence sur place, et le temps passé à accueillir les fidèles ? On ne les voit jamais dans les églises, en dehors des rares messes. Et ces églises sont bien évidemment la plupart du temps fermées. Je me demande comment font les gens en province pour se confesser...

J'ai un peu de mal à comprendre cette situation.

En tout cas, pour rebondir à ce qu'ont dit certains, c'est certain que même dans les endroits où un curé est chargé d'une dizaine de paroisses (mais en général il n'est pas tout seul, il a au moins 2 ou 3 prêtres pour l'aider), vu le nombre complètement minuscule de fidèles qui viennent assister aux offices, il ne devrait pas passer plus de temps à confesser qu'un prêtre parisien. J'en suis persuadé ! Donc cet argument n'a aucune valeur. Le problème est bien ailleurs.

Re: La confession : l'absolution collective

par Invité » jeu. 05 mars 2009, 14:32

Si de pouvoir dire l'histoire de ses péchés en confessant la miséricorde de Dieu est très important dans le sacrement de pardon, il est un autre aspect souligné par la réforme liturgique que tout sacrement doit comporter une écoute de la Parole de Dieu. Dans la forme individuelle, il me semble que cette écoute de la Parole a de la difficulté à se mettre en place. Nous passons vite à l'aveu.
Il me semble que la célébration communautaire du pardon respecte mieux cet aspect.

Pour la célébration avec l'absolution collective, il y a une raison imortante qui n'est pas dite. C'est la garantie de la liberté des pénitents vis à vis du prêtre. Quand il n'y a qu'un prêtre pour un nombre important de communautés, les pénitents ne sont pas obligés de recevoir le pardon du prêtre du lieu. Il faut assurer cette liberté. Autrefois un autre prêtre venait assurer par exemple les confessions de Paques pour préserver cette liberté. maintenant c'es beaucoup plus difficile.

Re: La confession : l'absolution collective

par Anne » jeu. 05 mars 2009, 7:12

Dans cet ordre d'idée, il est probable que le premier étudiant de psychologie 101 venu vous dira (en termes beaucoup plus "fancy" que je ne puis le faire) que le fait de prendre conscience du "mal-fondé" d'un acte, de le nommer, de le verbaliser, d'avouer avoir commis cet acte (dans ce cas-ci, un péché) c'est déjà faire un grand pas en avant dans une démarche d'acceptation et de cheminement en vue d'améliorer une conduite.

Aussi, le verbaliser à quelqu'un d'autre c'est en quelque sorte s'engager, devant témoin, à ne plus poser cet acte, surtout si on affirme à ce témoin qu'on le regrette et qu'on ne désire pas le refaire. Ce qui donne un pouvoir, un début de contrôle, et la personne peut commencer ouvrir une porte sur une réparation, s'il y a lieu.

Et dire qu'avec la confession individuelle, on obtient en prime le PARDON!
:D

Il va sans dire que l'adhésion générique à un listing de péchés, dans l'anonymat d'une foule, ça n'a pas nécessairement la même portée...

Re: La confession : l'absolution collective

par Virgile » jeu. 05 mars 2009, 6:40

Cher Franck,
Franck a écrit : Je tiens tout d’abord à préciser que mon propos s’applique a priori aux Églises orthodoxes orientales (non-chalcédoniennes) et non aux Églises orthodoxes (chalcédoniennes).
j'avais bien compris...
Franck a écrit : Les différences entre ces deux communions sont faibles mais néanmoins réelles. En l’occurrence, la confession publique, qu’elle soit individuelle ou collective, est la dernière étape du sacrement de pardon au sein des Églises orthodoxes orientales. Force est par ailleurs de constater que ces Églises ne pratiquent que de manière on ne peut plus marginale la confession publique individuelle. Je sais ainsi que dans le cas de l’Église apostolique arménienne, le monastère Saint-Jacques de Jérusalem passe pour être la seule paroisse où cette pratique demeure aujourd’hui encore prégnante.

 S'il est nécessaire de recevoir ce sacrement et d'être à jeun pour communier, les fidèles souhaitant recevoir le sacrement de l'Eucharistie se réunissent avant le commencement de la Divine Liturgie dans une chapelle latérale où le prêtre confesseur leur délivre le sacrement de pardon tel qu'il est défini dans le texte joint à mon précédent message.
...mais c'est vous qui avez raison: je me suis trompé, voila tout !
Dans l'église arménienne donc, la confession collective et liturgique est la règle, et le sacrement de pénitence y est donné. Par ailleurs la confession individuelle, en dehors de la liturgie existe aussi, lorsque les circonstances ou la gravité du péché ne permettent pas d'attendre la célébration eucharistique suivante pour recevoir le sacrement.
Mon ignorance, qui n’est pas une excuse, provient du fait qu'il existe aussi une Eglise catholique arménienne, que je connais un peu mieux. Elle possède le même rite que la branche "orthodoxe", mais le sacrement de pénitence y aura donc été "latinisé". Cette Eglise catholique arménienne dépend du Code des Canons des Eglises Orientales (http://webpages.ull.es/users/mbarral/cdcdeor.html)
qui précise :
720
1 La confession individuelle et intégrale avec l'absolution constitue l'unique mode ordinaire par lequel un fidèle chrétien conscient d'un péché grave est réconcilié avec Dieu et l'Eglise ; seule une impossibilité physique ou morale excuse de ce mode de confession, auquel cas la réconciliation peut être obtenue selon d'autres modes.
2 L'absolution ne peut être donnée par mode général à plusieurs pénitents ensemble, sans confession individuelle préalable, sauf :
1). si un danger de mort menace et que le temps manque au prêtre ou aux prêtres pour administrer le sacrement de pénitence à chacun des pénitents ;
2). s'il y a une grave nécessité, c'est-à-dire si, compte tenu du nombre des pénitents, il n'y a pas assez de prêtres disponibles pour administrer le sacrement de pénitence à chacun des pénitents dans un temps convenable de sorte que, sans qu'il y ait faute de leur part, ils seront forcés d'être privés pendant longtemps de la grâce sacramentelle ou de la réception de la Divine Eucharistie ; mais la nécessité n'est pas considérée comme suffisante lorsque des confesseurs ne peuvent pas être disponibles pour le seul motif du grand afflux de pénitents, tel qu'il peut se produire pour une grande solennité ou un grand pèlerinage.
3 Juger si une telle nécessité grave existe appartient à l'Evêque éparchial qui, après échange d'avis avec les Patriarches et les Evêques éparchiaux d'autres Eglises de droit propre exerçant leur pouvoir dans le même territoire, peut déterminer, même par des prescriptions générales, les cas de telle nécessité.
721
1 Pour qu'un fidèle chrétien puisse bénéficier d'une absolution sacramentelle donnée à plusieurs ensemble, il est requis non seulement qu'il y soit dûment disposé, mais qu'il ait en même temps le propos de confesser individuellement, en temps voulu, les péchés graves qu'il ne peut pas confesser ainsi actuellement.
2 Dans la mesure du possible, les fidèles chrétiens seront instruits de ces exigences et, de plus, même en cas de danger de mort, ils seront exhortés à faire chacun un acte de contrition.
Et aussi :
736
1 Le lieu propre pour la célébration du sacrement de pénitence est l'église, restant sauf le droit particulier.
2 Pour cause de maladie ou pour un autre motif juste, ce sacrement peut aussi être célébré en dehors du lieu propre.
Je confesse donc publiquement mon erreur et demande le pardon individuel de celle-ci... en présence de tout le forum assemblé.
Amicalement.
Virgile.

Re: La confession : l'absolution collective

par FMD » mer. 04 mars 2009, 18:36

Bonjour Virgile,



Je tiens tout d’abord à préciser que mon propos s’applique a priori aux Églises orthodoxes orientales (non-chalcédoniennes) et non aux Églises orthodoxes (chalcédoniennes). Les différences entre ces deux communions sont faibles mais néanmoins réelles. En l’occurrence, la confession publique, qu’elle soit individuelle ou collective, est la dernière étape du sacrement de pardon au sein des Églises orthodoxes orientales. Force est par ailleurs de constater que ces Églises ne pratiquent que de manière on ne peut plus marginale la confession publique individuelle. Je sais ainsi que dans le cas de l’Église apostolique arménienne, le monastère Saint-Jacques de Jérusalem passe pour être la seule paroisse où cette pratique demeure aujourd’hui encore prégnante.

 S'il est nécessaire de recevoir ce sacrement et d'être à jeun pour communier, les fidèles souhaitant recevoir le sacrement de l'Eucharistie se réunissent avant le commencement de la Divine Liturgie dans une chapelle latérale où le prêtre confesseur leur délivre le sacrement de pardon tel qu'il est défini dans le texte joint à mon précédent message.

En Christ,

Franck

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