par zélie » dim. 19 avr. 2009, 12:46
Comme vous l'ont dit Camino, Etienne et Gérard, si c'est cette mort-là qui fut, c'est parce qu'elle était exploitable en terme d'enseignement, et ultime en terme d'humilité. Or l'humilité, le don de soi, le basculement des valeurs, et beaucoup d'autres choses encore sont des thèmes récurrents de l'enseignement chrétien.
Cette mort avait en plus l'avantage d'un symbolisme "bras ouvert" sur la foule des pécheurs, d'être publique et visible d'une foule nombreuse, inconstablement prouvable par le nombre de témoins ... et sûrement d'autres aspects qui m'échappent. Cette mise à mort n'est pas un hasard, ni les tortures avant la crucifixion.
Mais ce n'est pas la forme de la mort qui conditionne la résurrection; cette dernière eût été, même avec une autre mort.
fallait-il absolument qu'il mourût sur la croix pour payer nos péchés ?
je vais laisser les spécialistes vous répondre, je crains d'avancer une bourde...
Mais à mon simple avis:
D'une certaine façon, non. Etant Dieu, il n'a pas de limitation de pouvoir sur Sa création.
Il pouvait mourir ailleurs, autrement, ne verser qu'une seule goutte de sang divin, (si on se place sous un angle de pouvoir divin).
Mais s'il l'a fait quand même, c'est parce que par Amour pour le genre humain, il a volontairement voulu être "THE" victime expiatoire, la personne au monde qui a enduré le pire cauchemar en matière de torture qui soit, pour que personne au monde, qui souffre, ne puisse se tourner vers Lui et lui dire: "comment peux-tu me juger, Toi qui n'a pas souffert le dixième de ce que je souffre, moi, ici-bas, là où tu m'as placé!" Il est venu assumer une nature humaine, et il l'a fait jusqu'au bout, complètement, le plus complètement possible que le lui a permis cette nature humaine.
Soit dit en passant, à propos de ses tortures, il n'a pas fait qu'endurer un martyre du corps, mais il a été encore plus éprouvé dans son âme, dans son esprit, et dans sa divinité. Je comprends tout à fait que cela n'apparaisse pas à un non-chrétien. Mais à se poser les questions que vous vous posez, il faut savoir aller jusqu'à assimiler aussi cette partie de la souffrance, sans la diminuer parce qu'on ne la comprend pas.
Il est des souffrances sur cette terre qui sont indicibles, je prends un cas extrême, un enfant battu et vendu à des mains hostiles; ce petit être souffre dans son corps, énormément, mais ô combien plus de ne plus avoir les bras maternels affectueux, qui plus est au lieu de le garder l'ont rejeté, la sécurité paternelle, de ne plus savoir où se tourner pour avoir un semblant de sentiment de sécurité, nécessaire au développement de tout être humain, sans lequel il sombre dans la folie.
Comment et qui pourrait juger plus tard le bourreau qu'il pourrait devenir si Quelqu'un, en endurant plus de souffrances encore, ne lui a pas montré le chemin alternatif de la libération de la haine et de la colère par l'amour et le pardon? De quel droit Dieu nous appellerait aux valeurs qu'il développe, s'il ne savait pas de l'intérieur ce que ça fait de souffrir ultimement?
Il n'aurait aucune crédibilité, et tout le monde serait à la merci de perdre son âme dans les méandres de l'enfer. Donc il fallait que pour nous sauver, son chemin ici-bas soit des plus ardus, que sa souffrance soit invitation à Le suivre, à l'amour, mais que notre liberté reste entière.
Mais je pense que là, il faut vraiment avoir un autre avis. Je ne suis spécialiste de rien.
Comme vous l'ont dit Camino, Etienne et Gérard, si c'est cette mort-là qui fut, c'est parce qu'elle était exploitable en terme d'enseignement, et ultime en terme d'humilité. Or l'humilité, le don de soi, le basculement des valeurs, et beaucoup d'autres choses encore sont des thèmes récurrents de l'enseignement chrétien.
Cette mort avait en plus l'avantage d'un symbolisme "bras ouvert" sur la foule des pécheurs, d'être publique et visible d'une foule nombreuse, inconstablement prouvable par le nombre de témoins ... et sûrement d'autres aspects qui m'échappent. Cette mise à mort n'est pas un hasard, ni les tortures avant la crucifixion.
Mais ce n'est pas la forme de la mort qui conditionne la résurrection; cette dernière eût été, même avec une autre mort.
[quote]fallait-il absolument qu'il mourût sur la croix pour payer nos péchés ?[/quote]
je vais laisser les spécialistes vous répondre, je crains d'avancer une bourde...
Mais à mon simple avis:
D'une certaine façon, non. Etant Dieu, il n'a pas de limitation de pouvoir sur Sa création.
Il pouvait mourir ailleurs, autrement, ne verser qu'une seule goutte de sang divin, (si on se place sous un angle de pouvoir divin).
Mais s'il l'a fait quand même, c'est parce que par Amour pour le genre humain, il a volontairement voulu être "THE" victime expiatoire, la personne au monde qui a enduré le pire cauchemar en matière de torture qui soit, pour que personne au monde, qui souffre, ne puisse se tourner vers Lui et lui dire: "comment peux-tu me juger, Toi qui n'a pas souffert le dixième de ce que je souffre, moi, ici-bas, là où tu m'as placé!" Il est venu assumer une nature humaine, et il l'a fait jusqu'au bout, complètement, le plus complètement possible que le lui a permis cette nature humaine.
Soit dit en passant, à propos de ses tortures, il n'a pas fait qu'endurer un martyre du corps, mais il a été encore plus éprouvé dans son âme, dans son esprit, et dans sa divinité. Je comprends tout à fait que cela n'apparaisse pas à un non-chrétien. Mais à se poser les questions que vous vous posez, il faut savoir aller jusqu'à assimiler aussi cette partie de la souffrance, sans la diminuer parce qu'on ne la comprend pas.
Il est des souffrances sur cette terre qui sont indicibles, je prends un cas extrême, un enfant battu et vendu à des mains hostiles; ce petit être souffre dans son corps, énormément, mais ô combien plus de ne plus avoir les bras maternels affectueux, qui plus est au lieu de le garder l'ont rejeté, la sécurité paternelle, de ne plus savoir où se tourner pour avoir un semblant de sentiment de sécurité, nécessaire au développement de tout être humain, sans lequel il sombre dans la folie.
Comment et qui pourrait juger plus tard le bourreau qu'il pourrait devenir si Quelqu'un, en endurant plus de souffrances encore, ne lui a pas montré le chemin alternatif de la libération de la haine et de la colère par l'amour et le pardon? De quel droit Dieu nous appellerait aux valeurs qu'il développe, s'il ne savait pas de l'intérieur ce que ça fait de souffrir ultimement?
Il n'aurait aucune crédibilité, et tout le monde serait à la merci de perdre son âme dans les méandres de l'enfer. Donc il fallait que pour nous sauver, son chemin ici-bas soit des plus ardus, que sa souffrance soit invitation à Le suivre, à l'amour, mais que notre liberté reste entière.
Mais je pense que là, il faut vraiment avoir un autre avis. Je ne suis spécialiste de rien.