par FPio » ven. 10 juin 2011, 23:21
Raistlin a écrit :Petit Matthieu a écrit :C'est oublier toutes les réserves et les critiques de Rome, non ?
Ca dépend des communautés. La communauté de l'Emmanuel ne pose aucun souci à Rome.
En effet, et pour cause, comme cela a déjà été dit, la communauté de l'Emmanuel présente un sérieux doctrinal et un goût pour la formation non-négligeables. Pour avoir vécu et grandit pendant 11 ans dans la communauté de l'Emmanuel, j'y ai reçu les fondements de ma foi et le goût pour les études des choses de la Foi.
La question que je me pose aujourd'hui est celle de la place que doivent avoir les charismes dans l'Eglise.
Je cite le CEC n°2003 : "La grâce est d’abord et principalement le don de l’Esprit qui nous justifie et nous sanctifie. Mais la grâce comprend aussi les dons que l’Esprit nous accorde pour nous associer à son œuvre, pour nous rendre capables de collaborer au salut des autres et à la croissance du Corps du Christ, l’Église. Ce sont les grâces sacramentelles, dons propres aux différents sacrements. Ce sont en outre les grâces spéciales appelés aussi " charismes " suivant le terme grec employé par S. Paul, et qui signifie faveur, don gratuit, bienfait (cf. LG 12). Quel que soit leur caractère, parfois extraordinaire, comme le don des miracles ou des langues, les charismes sont ordonnés à la grâce sanctifiante, et ont pour but le bien commun de l’Église. Ils sont au service de la charité qui édifie l’Église (cf. 1 Co 12)."
Et CEC n° 800 : "Les charismes sont à accueillir avec reconnaissance par celui qui les reçoit, mais aussi par tous les membres de l’Église. Ils sont, en effet, une merveilleuse richesse de grâce pour la vitalité apostolique et pour la sainteté de tout le Corps du Christ ; pourvu cependant qu’il s’agisse de dons qui proviennent véritablement de l’Esprit Saint et qu’ils soient exercés de façon pleinement conforme aux impulsions authentiques de ce même Esprit, c’est-à-dire selon la charité, vraie mesure des charismes (cf. 1 Co 13)."
Ce qu'il en ressort, c'est que les charismes sont des moyens en vue d'une fin plus grande, le bien commun et ultimement l'économie du salut. De ce fait ils doivent êtres considérés comme tels et non pas comme des fins en soit. Cela me sert, disons, de critère. Chercher plus que de raison les charismes est le signe d'une compréhension limitée de ce que sont les charismes et du rôle réel qu'ils ont à jouer dans l'Eglise.
Soit dit en passant cette bonne compréhension des dons et des charismes ne date pas, comme bon nombre le croient, de l'apparition des communautés charismatiques. C'est là un enseignement qui existe depuis les origines de l'Eglise.
L'opposition "tradis/chacha" se fonde en grande partie sur la compréhension qui est faite des charismes. Il y a eu et il y a des excès chez les charismatiques dans la compréhension des charismes. Mais cela n'est pas vrai de tous (ex : l'Emmanuel, je crois, et d'autres...). Toutefois ces excès ont marqué le milieu "tradi" qui a tendance à indentifier une compréhenxion qui ne leur semble pas (et de fait ne l'est pas)conforme à la tradition de l'Eglise, aux communautés charismatiques, qui pour la plupart sont fidèles à la tradition de l'Eglise (comme c'est le cas de l'Emmanuel).
En Marie,
FPio
[quote="Raistlin"][quote="Petit Matthieu"]C'est oublier toutes les réserves et les critiques de Rome, non ? [/quote]
Ca dépend des communautés. La communauté de l'Emmanuel ne pose aucun souci à Rome.[/quote]
En effet, et pour cause, comme cela a déjà été dit, la communauté de l'Emmanuel présente un sérieux doctrinal et un goût pour la formation non-négligeables. Pour avoir vécu et grandit pendant 11 ans dans la communauté de l'Emmanuel, j'y ai reçu les fondements de ma foi et le goût pour les études des choses de la Foi.
La question que je me pose aujourd'hui est celle de la place que doivent avoir les charismes dans l'Eglise.
Je cite le CEC n°2003 : "La grâce est d’abord et principalement le don de l’Esprit qui nous justifie et nous sanctifie. Mais la grâce comprend aussi les dons que l’Esprit nous accorde pour nous associer à son œuvre, pour nous rendre capables de collaborer au salut des autres et à la croissance du Corps du Christ, l’Église. Ce sont les grâces sacramentelles, dons propres aux différents sacrements. Ce sont en outre les grâces spéciales appelés aussi " charismes " suivant le terme grec employé par S. Paul, et qui signifie faveur, don gratuit, bienfait (cf. LG 12). Quel que soit leur caractère, parfois extraordinaire, comme le don des miracles ou des langues, les charismes sont ordonnés à la grâce sanctifiante, et ont pour but le bien commun de l’Église. Ils sont au service de la charité qui édifie l’Église (cf. 1 Co 12)."
Et CEC n° 800 : "Les charismes sont à accueillir avec reconnaissance par celui qui les reçoit, mais aussi par tous les membres de l’Église. Ils sont, en effet, une merveilleuse richesse de grâce pour la vitalité apostolique et pour la sainteté de tout le Corps du Christ ; pourvu cependant qu’il s’agisse de dons qui proviennent véritablement de l’Esprit Saint et qu’ils soient exercés de façon pleinement conforme aux impulsions authentiques de ce même Esprit, c’est-à-dire selon la charité, vraie mesure des charismes (cf. 1 Co 13)."
Ce qu'il en ressort, c'est que les charismes sont des moyens en vue d'une fin plus grande, le bien commun et ultimement l'économie du salut. De ce fait ils doivent êtres considérés comme tels et non pas comme des fins en soit. Cela me sert, disons, de critère. Chercher plus que de raison les charismes est le signe d'une compréhension limitée de ce que sont les charismes et du rôle réel qu'ils ont à jouer dans l'Eglise.
Soit dit en passant cette bonne compréhension des dons et des charismes ne date pas, comme bon nombre le croient, de l'apparition des communautés charismatiques. C'est là un enseignement qui existe depuis les origines de l'Eglise.
L'opposition "tradis/chacha" se fonde en grande partie sur la compréhension qui est faite des charismes. Il y a eu et il y a des excès chez les charismatiques dans la compréhension des charismes. Mais cela n'est pas vrai de tous (ex : l'Emmanuel, je crois, et d'autres...). Toutefois ces excès ont marqué le milieu "tradi" qui a tendance à indentifier une compréhenxion qui ne leur semble pas (et de fait ne l'est pas)conforme à la tradition de l'Eglise, aux communautés charismatiques, qui pour la plupart sont fidèles à la tradition de l'Eglise (comme c'est le cas de l'Emmanuel).
En Marie,
FPio