par etienne lorant » ven. 15 janv. 2010, 10:58
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,1-12.
Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison.
Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre,
je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. »
L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »
Dans un précédent Evangile, j'avais découvert un lépreux que Jésus purifie selon la demande que lui formulé le malade: "Si tu le veux, tu peux !" Et le Seigneur, posant la main sur lui avait répondu : "Je le veux, sois purifié". Dans le cas du paralytique, c'est la foi des compagnons du paralysé qui va susciter la miséricorde de Jésus. Mais s'agit-il bien de leur foi ou bien, également, d'une réponse à leur miséricorde ? En effet, ne leur faut-il pas, en plus de la foi, beaucoup de compassion envers le paralytique ? Je me dis qu'il y a des deux: c'est la compassion qui les a mobilisés pour transporter le malade sur un brancard et le conduire à Jésus; mais lorsque l'obstacle de la foule s'est présenté, leur foi a pris le relais. Car sans craindre de se voir reprocher d'abîmer le toit de la maison pour mener à bien leur entreprise, ils y vont, car ils sont persuadés du succès final.
Et le Seigneur, qui lit aussi bien dans leur coeur qu'il saisit les raisonnements des scribes, va leur donner pleinement satisfaction. Mais ll commence par lui remettre ses péchés, par délivrer son âme - ce qu'aucun d'entre nous n'aurait songé ! A présent, je suis convaincu qu'il existe un lien, bien que mystérieux, entre les souffrances du corps et l'état de l'âme. Je songe à la délivrance des Juifs de leur esclavage en Egypte. N'y avait-il pas un double malheur: l'esclavage en lui-même , mais aussi l'état d'esprit qui fait qu'un esclave n'essaie pas de s'enfuir ? Dans ce sens, je crois qu'il doit exister un lien entre les épreuves qui nous frappent et notre résistance à changer, à nous repentir, à nous en remettre à Dieu tout à fait. Ou encore : comment expliquer que les malades qui ont meilleur moral s'en sortent souvent mieux que les dépressifs ?
Et Jésus passe donc très facilement de l'invisble au visible - s'Il m'est possible de pardonner des péchés aussi facilement, alors c'est encore plus facile de dire au paralytique : "Lève-toi et marche !" Et aussitôt, aussitôt fait.
Aujourd'hui, ma prière du vendredi ira spécialement aux personnes âgées et aux enfants malades, et j'invite tous ceux qui liront ce partage à se joindre à moi. Si nous avons un coeur aussi simple et lumineux que celui des hommes qui ont porté le paralytique à Jésus, celui-ci, aujourd'hui comme autrefois, fera miséricorde !
"Si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. (Matthieu 18:18)"
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,1-12.
Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison.
Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre,
je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. »
L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »
Dans un précédent Evangile, j'avais découvert un lépreux que Jésus purifie selon la demande que lui formulé le malade: "Si tu le veux, tu peux !" Et le Seigneur, posant la main sur lui avait répondu : "Je le veux, sois purifié". Dans le cas du paralytique, c'est la foi des compagnons du paralysé qui va susciter la miséricorde de Jésus. Mais s'agit-il bien de leur foi ou bien, également, d'une réponse à leur miséricorde ? En effet, ne leur faut-il pas, en plus de la foi, beaucoup de compassion envers le paralytique ? Je me dis qu'il y a des deux: c'est la compassion qui les a mobilisés pour transporter le malade sur un brancard et le conduire à Jésus; mais lorsque l'obstacle de la foule s'est présenté, leur foi a pris le relais. Car sans craindre de se voir reprocher d'abîmer le toit de la maison pour mener à bien leur entreprise, ils y vont, car ils sont persuadés du succès final.
Et le Seigneur, qui lit aussi bien dans leur coeur qu'il saisit les raisonnements des scribes, va leur donner pleinement satisfaction. Mais ll commence par lui remettre ses péchés, par délivrer son âme - ce qu'aucun d'entre nous n'aurait songé ! A présent, je suis convaincu qu'il existe un lien, bien que mystérieux, entre les souffrances du corps et l'état de l'âme. Je songe à la délivrance des Juifs de leur esclavage en Egypte. N'y avait-il pas un double malheur: l'esclavage en lui-même , mais aussi l'état d'esprit qui fait qu'un esclave n'essaie pas de s'enfuir ? Dans ce sens, je crois qu'il doit exister un lien entre les épreuves qui nous frappent et notre résistance à changer, à nous repentir, à nous en remettre à Dieu tout à fait. Ou encore : comment expliquer que les malades qui ont meilleur moral s'en sortent souvent mieux que les dépressifs ?
Et Jésus passe donc très facilement de l'invisble au visible - s'Il m'est possible de pardonner des péchés aussi facilement, alors c'est encore plus facile de dire au paralytique : "Lève-toi et marche !" Et aussitôt, aussitôt fait.
Aujourd'hui, ma prière du vendredi ira spécialement aux personnes âgées et aux enfants malades, et j'invite tous ceux qui liront ce partage à se joindre à moi. Si nous avons un coeur aussi simple et lumineux que celui des hommes qui ont porté le paralytique à Jésus, celui-ci, aujourd'hui comme autrefois, fera miséricorde !
"Si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. (Matthieu 18:18)"