Jésus bénit nos actes de miséricorde

« J'enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ez 36.26)
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etienne lorant
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Jésus bénit nos actes de miséricorde

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,1-12.

Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison.
Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenir de tels raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire au paralysé : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi, prends ton brancard et marche' ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre,
je te l'ordonne, dit-il au paralysé : Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. »
L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »

Dans un précédent Evangile, j'avais découvert un lépreux que Jésus purifie selon la demande que lui formulé le malade: "Si tu le veux, tu peux !" Et le Seigneur, posant la main sur lui avait répondu : "Je le veux, sois purifié". Dans le cas du paralytique, c'est la foi des compagnons du paralysé qui va susciter la miséricorde de Jésus. Mais s'agit-il bien de leur foi ou bien, également, d'une réponse à leur miséricorde ? En effet, ne leur faut-il pas, en plus de la foi, beaucoup de compassion envers le paralytique ? Je me dis qu'il y a des deux: c'est la compassion qui les a mobilisés pour transporter le malade sur un brancard et le conduire à Jésus; mais lorsque l'obstacle de la foule s'est présenté, leur foi a pris le relais. Car sans craindre de se voir reprocher d'abîmer le toit de la maison pour mener à bien leur entreprise, ils y vont, car ils sont persuadés du succès final.

Et le Seigneur, qui lit aussi bien dans leur coeur qu'il saisit les raisonnements des scribes, va leur donner pleinement satisfaction. Mais ll commence par lui remettre ses péchés, par délivrer son âme - ce qu'aucun d'entre nous n'aurait songé ! A présent, je suis convaincu qu'il existe un lien, bien que mystérieux, entre les souffrances du corps et l'état de l'âme. Je songe à la délivrance des Juifs de leur esclavage en Egypte. N'y avait-il pas un double malheur: l'esclavage en lui-même , mais aussi l'état d'esprit qui fait qu'un esclave n'essaie pas de s'enfuir ? Dans ce sens, je crois qu'il doit exister un lien entre les épreuves qui nous frappent et notre résistance à changer, à nous repentir, à nous en remettre à Dieu tout à fait. Ou encore : comment expliquer que les malades qui ont meilleur moral s'en sortent souvent mieux que les dépressifs ?

Et Jésus passe donc très facilement de l'invisble au visible - s'Il m'est possible de pardonner des péchés aussi facilement, alors c'est encore plus facile de dire au paralytique : "Lève-toi et marche !" Et aussitôt, aussitôt fait.

Aujourd'hui, ma prière du vendredi ira spécialement aux personnes âgées et aux enfants malades, et j'invite tous ceux qui liront ce partage à se joindre à moi. Si nous avons un coeur aussi simple et lumineux que celui des hommes qui ont porté le paralytique à Jésus, celui-ci, aujourd'hui comme autrefois, fera miséricorde !

"Si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux. (Matthieu 18:18)"
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Noemi
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Re: Jésus bénit nos actes de miséricorde

Message non lu par Noemi »

Bonsoir a vous Etienne

je trouve votre texte tres intéréssant et je béni le Seigneur pour l'esprit de partage qu' il a mit en vous.

je suis tout a fait d'accord quand vous dites que le Seigneur bénit nos actes de miséricorde. Pour moi c'est très claire car la misecorde envers son prochain est un geste d'amour, l'amour qui est une recommandation particulière de Dieu.
"je vous donne un commandement nouveau, aimer vous les uns les autres".
Ainsi celui qui aime son prochain et qui est au service de celui-ci ne peut être que benit par le Seigneur puisqu'il lui obeit.

Mais quand vous dites qu'il ya un lien entre nos souffrances et nos resitances a changer, je me pose la question de savoir si c'est toujours le cas? je veux dire est ce que nos souffrances ne sont pas souvent du a autre choses?
Je voudrais prendre ici comme exple le cas de job, n est ce pas de lui que Dieu a dit lui même:" c'est un homme bon et intêgre, il n ya point son semblable sur la terre "?.
Mais il a quand même permit que le satan le fasse souffrir.

Il ya aussi l exemple de tobit (je sais pas si vous avez lu ce livre dans la bible) qui était un homme bon au coeur large, il a été fidèle a Dieu de tout son coeur et le Seigneur lui faisait toujours faveur jsuqu'à ce qu'il ait un jour la cécite et ses malheurs ont commencer.
Il était déjà désespérer et ne croyait même plus avoir encore du bonnheur un jour quand le Seigneur envoya un ange le guerrir et le benir. Puis l'ange lui dit après:" j'ai été envoyé pour éprouver ta foi et Dieu m'envoya en même temps pour te guerrir ".

Ainsi je me pense que nos souffrances peuvent être liées à differentes raisons:
-cela peut être pour punir de nos resistances envers Dieu ou alors de nos desobéissance
-cela peut être pour eprouver notre foi .Le Seigneur voudrait voir si on a vraiment confiance en lui ou alors si ce n'est que dans les moments de bonnheur.
-ou alors voudrait t-il nous voudrais t-il à travers ces souffrances nous éléver davantage dans la foi, nous enseigner la patiente comme a dit Saint Jacques dans ses ecrits:" ..bien eprouvé votre foi produit la patience...."
-ou alors voudrait-il simplement nous enseigner a travers nos souffrances des lecons à nous même ou a notre entourage?

personellement je pense que seul Dieu a la reponse à ces questions et qu'il peut nous le faire savoir si on le lui demande. Car en ce qui me concerne le Seigneur m'a souvent fait connaître l'origine de mes souffrances après qu'elle soit passées.

Qu'en penser vous?
Que Dieu vous benisse
Fraternellement
etienne lorant
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Re: Jésus bénit nos actes de miséricorde

Message non lu par etienne lorant »

Noemi a écrit :Ainsi je me pense que nos souffrances peuvent être liées à differentes raisons:
-cela peut être pour punir de nos resistances envers Dieu ou alors de nos desobéissance
-cela peut être pour eprouver notre foi .Le Seigneur voudrait voir si on a vraiment confiance en lui ou alors si ce n'est que dans les moments de bonnheur.
-ou alors voudrait t-il nous voudrais t-il à travers ces souffrances nous éléver davantage dans la foi, nous enseigner la patiente comme a dit Saint Jacques dans ses ecrits:" ..bien eprouvé votre foi produit la patience...."
-ou alors voudrait-il simplement nous enseigner a travers nos souffrances des lecons à nous même ou a notre entourage?

personellement je pense que seul Dieu a la reponse à ces questions et qu'il peut nous le faire savoir si on le lui demande. Car en ce qui me concerne le Seigneur m'a souvent fait connaître l'origine de mes souffrances après qu'elle soit passées.

Qu'en penser vous?
Que Dieu vous benisse
Fraternellement
Je me souviendrai toujours qu’après un an et trois mois sans travail, ayant dû retourner vivre et m’occuper de mes parents âgés, j’ai pu rouvrir ma boutique et recommencer – par des affichages publicitaires pour récupérer ma clientèle. Cependant, deux mois avant l’ouverture, comme j’hésitais à m’inscrire à la formation « Faustinum » (mouvement des apôtres de la miséricorde divine), il s’est passé quelque chose qui explique en quelque sorte que Dieu ait permis une épreuve. J’avais reçu le « Petit Journal » de sainte Faustine, que j’avais trouvé un peu indigeste parfois – mais je lis vite (c’est un peu mon métier). Bref, j’étais conscient de n’avoir pas "fait retraite" pour bien discerner ce que le Seigneur attendait de moi.
Or, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2004, des fêtards ont fait sauter des pétards dans ma rue. J’ai descendu l’escalier pour voir ce que c’était, et puis : un faux pas, et je me suis cassé un orteil. Oh, les orteils, ce n’est pas grave, mais qu’est-ce que c’est douloureux ! Bloqué d’abord sur mon lit puis dans un fauteuil, j’ai repris le « Petit Journal » et cette fois, j’ai consenti à prendre les choses au sérieux et j’ai envoyé ma carte d’adhésion. L’extraordinaire, c’est que le jour où enfin rouvert le magasin, j’étais complètement guéri.

Dans ce cas particulier, je crois vraiment avoir été "rappelé à l'ordre"...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Kerniou
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Re: Jésus bénit nos actes de miséricorde

Message non lu par Kerniou »

La psychanalyse explique bien les liens parfois très complexes qui existent entre la souffrance, la maladie et l'état psychique du sujet. Les résistances ne sont pas toujours aussi simples ni aussi conscientes qu'on pourrait le croire.C'est pourquo, dans l'attention portée aux souffrances, il me paraît important de faire ce qu'il faut mais pas trop. La surprotection peut signifier pour le sujet qu'il ne peut s'en sortir seul ou que sa souffrance compte plus que lui dans son rapport à l'autre ou que les attentions et avantages secondaires qu'il retire de sa situation pourraient devenir un mode de fonctionnement voire instaurer une relation de dépendance ( aux personnes et aux médicaments ) qui retarderait la guérison ou en écarterait la perspective.
Ce qui ne veut pas dire que les soins ne soient pas indispensables. Mais il ne faut pas leur abandonner toute la place et laisser un espace pour Dieu et s'en remettre à Lui. C'est peut-être ce que les médecins veulent nous signifier quand ils disent que le moral est la moitié de la guérison ou que le médicament ne fait que la moitié du travail ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
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