par Phileas Fogg » lun. 17 juin 2013, 11:09
Christophe le rappelle : la propriété est une chose bien différente ce ce qu’énonce le code Civil, lequel une relation absolue, exclusive sur une chose sans critère de bien commun, de finalité.
Pour autant je ne partage pas la légitimation qui est faite du principe de voler les riches pour donner aux pauvres, en tout cas pas sans d'autres éléments.
Pour l'exemple de Robin des Bois :
la circonstance qu'un pouvoir tyrannique oppresse le peuple justifie la révolte, de s'organiser en société parallèle, de se maintenir hors la loi.
Et pour subsister de rançonner l'ordre injuste et ceux qui en sont le ressort.
Dans une certaine mesure.
Mais le principe voler les riches pour donner aux pauvres reste faux il me semble.
D'un point de vue pragmatique :
il suppose de décider qui sont les riches,
décider ensuite combien on va leur soutirer
(aussi de décider comment : avec quel degré de violence)
et décider qui sont les pauvres et combien on va leur donner,
aussi combien on prend au passage.
Dans tout cela, quels sont les critères ?
Chacun peut désigner son prochain et décider qu'il est plus riche que nous.
Comme l'expose le CEC, ce n'est pas du fait que certains sont riches que leurs biens sont disponibles pour les pauvres
mais du fait de la nécessité.
C'est la nécessité (vitale) qui justifie que ceux dont la survie est en jeu, se saisissent de biens et autant que possible de biens qui ne mettent pas celui qui les possède dans la même situation :
des biens qui sont pourrait on dire, confisqués, retenus, gaspillés, qui ne sont pas nécessaires.
Mais on ne parle pas de "riches" ici.
l'expression prendre aux riches pour donner aux pauvres expose un autre principe, que celui du CEC, et ce principe me semble faux et dangereux.
bonne journée
Christophe le rappelle : la propriété est une chose bien différente ce ce qu’énonce le code Civil, lequel une relation absolue, exclusive sur une chose sans critère de bien commun, de finalité.
Pour autant je ne partage pas la légitimation qui est faite du principe de [i]voler les riches pour donner aux pauvres[/i], en tout cas pas sans d'autres éléments.
Pour l'exemple de Robin des Bois :
la circonstance qu'un pouvoir tyrannique oppresse le peuple justifie la révolte, de s'organiser en société parallèle, de se maintenir hors la loi.
Et pour subsister de rançonner l'ordre injuste et ceux qui en sont le ressort.
Dans une certaine mesure.
Mais le principe voler les riches pour donner aux pauvres reste faux il me semble.
D'un point de vue pragmatique :
il suppose de décider qui sont les [i]riches[/i],
décider ensuite combien on va leur soutirer
(aussi de décider comment : avec quel degré de violence)
et décider qui sont les [i]pauvres[/i] et combien on va leur donner,
aussi combien on prend au passage.
Dans tout cela, quels sont les critères ?
Chacun peut désigner son prochain et décider qu'il est plus riche que nous.
Comme l'expose le CEC, ce n'est pas du fait que certains sont [i]riches[/i] que leurs biens sont disponibles pour les [i]pauvres[/i]
mais du fait de la [b]nécessité[/b].
C'est la nécessité (vitale) qui justifie que ceux dont la survie est en jeu, se saisissent de biens et autant que possible de biens qui ne mettent pas celui qui les possède dans la même situation :
des biens qui sont pourrait on dire, confisqués, retenus, gaspillés, qui ne sont pas nécessaires.
Mais on ne parle pas de "riches" ici.
l'expression [i]prendre aux riches pour donner aux pauvres[/i] expose un autre principe, que celui du CEC, et ce principe me semble faux et dangereux.
bonne journée