Pour peu que j'en sache, l'Opus Dei est une formation élitiste qui vise à regrouper des gens qui exercent une influence dans la société.
Je puis vous assurer en toute sincérité que rien n'est plus éloigné de la réalité. Les membres de l'Opus Dei sont des personnes de diverses conditions sociales qui exercent dans la société une influence chrétienne dans la mesure où elles contribuent à rendre plus conformes à l'Évangiles les institutions dans lesquelles elles se trouvent ; mais toujours à leur niveau, que ce soit au bas ou en haut de l'échelle sociale.
C'est un équivalent catholique de la Franc-maçonnerie, notamment de par son caractère secret.
Il n'y a rien de secret dans l'Opus Dei. L'appartenance à cette institution n'est pas une chose que l'on dissimule, même si on n'en fait pas forcément part à tout le monde, parce que cela relève de la vie privée.
Les moyens de formation chrétienne et les activités profanes qui ont lieu dans les centres de l'Opus Dei sont accessibles à tous.
Le Fondateur, saint Josémaría, a affirmé lui-même que
les membres de l'Œuvre exècrent le secret, parce que ce sont des fidèles courants, des gens strictement identiques aux autres (
Entretiens, n° 34).
C'est donc un lobby, et il n'y a rien de honteux là-dedans. Il est normal que les catholiques s'organisent, eux aussi, pour influer d'une manière ou d'une autre sur la société. En tout cas, il me semble que le contexte est un peu différent.
Le but de l'Opus Dei n'est pas d'être une organisation de ce genre. Il se contente simplement d'apporter à ceux qui le désirent une formation qui leur permet de mieux rencontrer Dieu dans leur vie quotidienne. Lorsque j'assiste à la récollection mensuelle, à la méditation prêchée ou à mon cercle hebdomadaire, on ne m'enseigne pas les techniques pour noyauter les institutions ; on m'apprend plutôt à pratiquer les vertus, à aider mon prochain, à être fidèle aux normes de piété ou encore on me donne des conseils pour travailler plus efficacement.
Là encore, je pourrais citer le Fondateur :
L'Opus Dei n'intervient jamais dans l'ordre politique ; il est absolument étranger à toute tendance, à tout groupe ou régime politique, économique, culturel ou idéologique. Ses buts — je le répète — sont exclusivement spirituels et apostoliques. Il exige simplement de ses membres qu'ils vivent en chrétiens, qu'ils s'efforcent d'ajuster leur vie à l'idéal évangélique. Il ne s'immisce par conséquent, en aucune manière, dans les questions temporelles. (
Entretiens, n° 28).
Je n'ai pas de grief personnel, si ce n'est que j'ai tendance à me méfier des communautés nouvelles. Il me semble que les paroisses sont vidées de leurs forces vives et de leur dynamisme potentiel du fait de ces communautés.
Mon avis diffère du vôtre. Selon moi, les paroisses se seraient vidées de toute façon, en raison du manque d'intérêt de ce qui y était proposé. Les communautés nouvelles, loin de vider les paroisses, permettent à de nombreux catholiques de ne pas s'éloigner de l'Église. Je crois justement que ce qui est vécu dans ces communautés incite leurs membres à s'engager vraiment dans la vie de l'Église.
Or, pour qu'il y ait de la vie, il faut qu'elle se manifeste au centre de la Cité. Et le lieu idéal où peuvent se créer les liens sociaux, au centre de la Cité, c'est la paroisse.
Tout dépend de ce que vous entendez par lien social. En général, je fréquente ma paroisse pour la Messe. Mais ma formation et ma direction spirituelle se font uniquement au centre de l'Opus Dei.
Si les gens veulent être en communauté, pourquoi n'ont-ils pas la vocation monastique dans ce cas ?
N'est-il pas justement audacieux d'imaginer une forme laïque de la vie communautaire ?
Recevoir la communion assis, c'est bizarre quand même.
Cette pratique a été abandonnée par le Chemin néo-catéchuménal suite aux demandes du Saint-Siège. On peut reprocher au Chemin d'avoir une liturgie anticonformiste, mais pas de désobéir à l'autorité de l'Eglise.
De plus, Rome a plusieurs fois insisté pour que cesse la systématisation de l'office dominical célébré le samedi (et on rejoint, du coup, une autre conversation), sans pour autant obtenir le moindre changement.
Ce n'est pas vraiment cela qui est demandé mais plutôt que les membres de la communauté assistent aussi à la Messe paroissiale, ce qui est d'ailleurs le cas.
[quote]Pour peu que j'en sache, l'Opus Dei est une formation élitiste qui vise à regrouper des gens qui exercent une influence dans la société.[/quote]
Je puis vous assurer en toute sincérité que rien n'est plus éloigné de la réalité. Les membres de l'Opus Dei sont des personnes de diverses conditions sociales qui exercent dans la société une influence chrétienne dans la mesure où elles contribuent à rendre plus conformes à l'Évangiles les institutions dans lesquelles elles se trouvent ; mais toujours à leur niveau, que ce soit au bas ou en haut de l'échelle sociale.
[quote]C'est un équivalent catholique de la Franc-maçonnerie, notamment de par son caractère secret. [/quote]
Il n'y a rien de secret dans l'Opus Dei. L'appartenance à cette institution n'est pas une chose que l'on dissimule, même si on n'en fait pas forcément part à tout le monde, parce que cela relève de la vie privée.
Les moyens de formation chrétienne et les activités profanes qui ont lieu dans les centres de l'Opus Dei sont accessibles à tous.
Le Fondateur, saint Josémaría, a affirmé lui-même que [i]les membres de l'Œuvre exècrent le secret, parce que ce sont des fidèles courants, des gens strictement identiques aux autres[/i] ([i]Entretiens[/i], n° 34).
[quote]C'est donc un lobby, et il n'y a rien de honteux là-dedans. Il est normal que les catholiques s'organisent, eux aussi, pour influer d'une manière ou d'une autre sur la société. En tout cas, il me semble que le contexte est un peu différent.[/quote]
Le but de l'Opus Dei n'est pas d'être une organisation de ce genre. Il se contente simplement d'apporter à ceux qui le désirent une formation qui leur permet de mieux rencontrer Dieu dans leur vie quotidienne. Lorsque j'assiste à la récollection mensuelle, à la méditation prêchée ou à mon cercle hebdomadaire, on ne m'enseigne pas les techniques pour noyauter les institutions ; on m'apprend plutôt à pratiquer les vertus, à aider mon prochain, à être fidèle aux normes de piété ou encore on me donne des conseils pour travailler plus efficacement.
Là encore, je pourrais citer le Fondateur : [i]L'Opus Dei n'intervient jamais dans l'ordre politique ; il est absolument étranger à toute tendance, à tout groupe ou régime politique, économique, culturel ou idéologique. Ses buts — je le répète — sont exclusivement spirituels et apostoliques. Il exige simplement de ses membres qu'ils vivent en chrétiens, qu'ils s'efforcent d'ajuster leur vie à l'idéal évangélique. Il ne s'immisce par conséquent, en aucune manière, dans les questions temporelles[/i]. ([i]Entretiens[/i], n° 28).
[quote]Je n'ai pas de grief personnel, si ce n'est que j'ai tendance à me méfier des communautés nouvelles. Il me semble que les paroisses sont vidées de leurs forces vives et de leur dynamisme potentiel du fait de ces communautés.[/quote]
Mon avis diffère du vôtre. Selon moi, les paroisses se seraient vidées de toute façon, en raison du manque d'intérêt de ce qui y était proposé. Les communautés nouvelles, loin de vider les paroisses, permettent à de nombreux catholiques de ne pas s'éloigner de l'Église. Je crois justement que ce qui est vécu dans ces communautés incite leurs membres à s'engager vraiment dans la vie de l'Église.
[quote] Or, pour qu'il y ait de la vie, il faut qu'elle se manifeste au centre de la Cité. Et le lieu idéal où peuvent se créer les liens sociaux, au centre de la Cité, c'est la paroisse. [/quote]
Tout dépend de ce que vous entendez par lien social. En général, je fréquente ma paroisse pour la Messe. Mais ma formation et ma direction spirituelle se font uniquement au centre de l'Opus Dei.
[quote] Si les gens veulent être en communauté, pourquoi n'ont-ils pas la vocation monastique dans ce cas ?[/quote]
N'est-il pas justement audacieux d'imaginer une forme laïque de la vie communautaire ?
[quote] Recevoir la communion assis, c'est bizarre quand même.[/quote]
Cette pratique a été abandonnée par le Chemin néo-catéchuménal suite aux demandes du Saint-Siège. On peut reprocher au Chemin d'avoir une liturgie anticonformiste, mais pas de désobéir à l'autorité de l'Eglise.
[quote]De plus, Rome a plusieurs fois insisté pour que cesse la systématisation de l'office dominical célébré le samedi (et on rejoint, du coup, une autre conversation), sans pour autant obtenir le moindre changement. [/quote]
Ce n'est pas vraiment cela qui est demandé mais plutôt que les membres de la communauté assistent aussi à la Messe paroissiale, ce qui est d'ailleurs le cas.