Critiques envers l'Opus Dei et le Chemin Néocat.

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philémon.siclone
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Critiques envers l'Opus Dei et le Chemin Néocat.

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Le Chemin n'est cependant pas exempt de critiques. Un grand nombre de témoignages inquiétants circulent à son sujet.
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Théophane
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

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Le Chemin n'est cependant pas exempt de critiques. Un grand nombre de témoignages inquiétants circulent à son sujet.
On critique aussi beaucoup l'Opus Dei ou d'autres institutions pleinement approuvées par l'Eglise. La plupart du temps, et même toujours, ces critiques sont fallacieuses et infondées.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
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philémon.siclone
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

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Ce n'est pas du tout mon impression. De plus, l'Opus Dei n'est pas une communauté nouvelle. On ne peut donc pas comparer. Et les critiques attaquant l'Opus Dei viennent le plus souvent des milieux antichrétiens qui ne peuvent pas supporter que puisse exister un lobby ouvertement catho. Au contraire, les critiques qui concernent le Chemin, ne viennent pas spécialement des milieux antichrétiens, mais de personnes neutres (des psychologues, par ex). Voir ce site, avec son recueil impressionnant de témoignages : http://www.psychologue-clinicien.com/chemin.htm), voire carrément de l'intérieur de l'Eglise (rappels à l'ordre du Pape, évêques réticents, etc.). J'aimerais bien voir que les critiques émises par le Pape sont "fallacieuses et infondées" !
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Théophane
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Cher Philémon,
Ce n'est pas du tout mon impression. De plus, l'Opus Dei n'est pas une communauté nouvelle. On ne peut donc pas comparer.
C'est vrai. Mais de par sa structure et son message, l'Opus Dei était à ses débuts une institution d'une nouveauté radicale. Il a en commun avec le Néo-catéchuménat de s'adresser en premier lieu aux laïcs.
Et les critiques attaquant l'Opus Dei viennent le plus souvent des milieux antichrétiens qui ne peuvent pas supporter que puisse exister un lobby ouvertement catho.
Il me semble fort inexact de qualifier l'Opus Dei de lobby, puisque son but n'est pas de défendre des intérêts temporels mais de favoriser la sanctification du travail professionnel et la rencontre avec Dieu.
Pourtant, même au seins de l'Eglise, il y a des catholiques, voire des prêtres, qui critiquent l'Œuvre. Les premières campagnes de calomnies, en Espagne, étaient organisées par des religieux.
Au contraire, les critiques qui concernent le Chemin, ne viennent pas spécialement des milieux antichrétiens, mais de personnes neutres (des psychologues, par ex. Voir ce site, avec son recueil impressionnant de témoignages : http://www.psychologue-clinicien.com/chemin.htm)
Sans doute ces critiques viennent du fait que le Chemin est lui aussi une nouveauté qui déconcerte et qui dérange les schémas existant déjà. Certains ne comprennent pas que les familles du Chemin puissent avoir jusqu'à dix enfants. D'autres estiment que leurs célébrations eucharistiques sont excessivement longues. D'autres encore ne comprennent pas que les responsables soient des catéchistes laïcs et non des prêtres.
Si vous me permettez cette question, pourriez-vous me dire ce qui vous semble contestable dans le Chemin néo-catéchuménal ?
voire carrément de l'intérieur de l'Eglise (rappels à l'ordre du Pape, évêques réticents, etc.). J'aimerais bien voir que les critiques émises par le Pape sont "fallacieuses et infondées" !
Il me semble excessif de parler d'un rappel à l'ordre. Bien au contraire, le Cardinal Ratzinger parle du Chemin dans plusieurs de ses livres en des termes élogieux. C'est lui qui a contribué à introduire ce mouvement en Allemagne. Une fois devenu Pape, Benoît XVI a rencontré à plusieurs reprises les communautés néo-catéchuménales. Il a présidé la cérémonie de commémoration des quarante ans du Chemin. C'est sous son pontificat que le mouvement a reçu son approbation définitive.
Ce que vous appelez rappel à l'ordre est une simple lettre signée par le Cardinal Arinze qui invite le Chemin à procéder à des ajustements en matière de liturgie.
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

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Théophane a écrit :Cher Philémon,
Ce n'est pas du tout mon impression. De plus, l'Opus Dei n'est pas une communauté nouvelle. On ne peut donc pas comparer.
C'est vrai. Mais de par sa structure et son message, l'Opus Dei était à ses débuts une institution d'une nouveauté radicale. Il a en commun avec le Néo-catéchuménat de s'adresser en premier lieu aux laïcs.
Pour peu que j'en sache, l'Opus Dei est une formation élitiste qui vise à regrouper des gens qui exercent une influence dans la société. C'est un équivalent catholique de la Franc-maçonnerie, notamment de par son caractère secret. C'est donc un lobby, et il n'y a rien de honteux là-dedans. Il est normal que les catholiques s'organisent, eux aussi, pour influer d'une manière ou d'une autre sur la société. En tout cas, il me semble que le contexte est un peu différent.
Au contraire, les critiques qui concernent le Chemin, ne viennent pas spécialement des milieux antichrétiens, mais de personnes neutres (des psychologues, par ex. Voir ce site, avec son recueil impressionnant de témoignages : http://www.psychologue-clinicien.com/chemin.htm)
Sans doute ces critiques viennent du fait que le Chemin est lui aussi une nouveauté qui déconcerte et qui dérange les schémas existant déjà. Certains ne comprennent pas que les familles du Chemin puissent avoir jusqu'à dix enfants. D'autres estiment que leurs célébrations eucharistiques sont excessivement longues. D'autres encore ne comprennent pas que les responsables soient des catéchistes laïcs et non des prêtres.
Si vous me permettez cette question, pourriez-vous me dire ce qui vous semble contestable dans le Chemin néo-catéchuménal ?
Au départ, Théophane, je faisais seulement état des "critiques" circulant à propos de cette communauté. Je n'ai pas de grief personnel, si ce n'est que j'ai tendance à me méfier des communautés nouvelles. Il me semble que les paroisses sont vidées de leurs forces vives et de leur dynamisme potentiel du fait de ces communautés. J'y vois une maladie propre à la décadence occidentale moderne post mai 68, qui n'a pas encore su régler son rapport de crise intergénérationnelle. Or, pour qu'il y ait de la vie, il faut qu'elle se manifeste au centre de la Cité. Et le lieu idéal où peuvent se créer les liens sociaux, au centre de la Cité, c'est la paroisse. Je suppose que le jour où on aura compris ça, l'évangélisation pourra peut-être reprendre. En attendant, chacun se disperse pour aller faire le zouave dans SA tribu, communautarisme et jeunisme obligent. Et les liens sociaux se distendent, ce qui est à mes yeux une véritable catastrophe. Je ne vois pas l'utilité des communautés nouvelles. Si les gens veulent être en communauté, pourquoi n'ont-ils pas la vocation monastique dans ce cas ?
voire carrément de l'intérieur de l'Eglise (rappels à l'ordre du Pape, évêques réticents, etc.). J'aimerais bien voir que les critiques émises par le Pape sont "fallacieuses et infondées" !
Il me semble excessif de parler d'un rappel à l'ordre. Bien au contraire, le Cardinal Ratzinger parle du Chemin dans plusieurs de ses livres en des termes élogieux. C'est lui qui a contribué à introduire ce mouvement en Allemagne. Une fois devenu Pape, Benoît XVI a rencontré à plusieurs reprises les communautés néo-catéchuménales. Il a présidé la cérémonie de commémoration des quarante ans du Chemin. C'est sous son pontificat que le mouvement a reçu son approbation définitive.
Ce que vous appelez rappel à l'ordre est une simple lettre signée par le Cardinal Arinze qui invite le Chemin à procéder à des ajustements en matière de liturgie.
Recevoir la communion assis, c'est bizarre quand même. De plus, Rome a plusieurs fois insisté pour que cesse la systématisation de l'office dominical célébré le samedi (et on rejoint, du coup, une autre conversation), sans pour autant obtenir le moindre changement. Retour aux sources, quand tu nous tiens... ou l'exotisme adolescent sévissant dans l'Occident décadent et à la recherche de lui-même...
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Re: Forme ordinaire et ars celebrandi

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Pour peu que j'en sache, l'Opus Dei est une formation élitiste qui vise à regrouper des gens qui exercent une influence dans la société.
Je puis vous assurer en toute sincérité que rien n'est plus éloigné de la réalité. Les membres de l'Opus Dei sont des personnes de diverses conditions sociales qui exercent dans la société une influence chrétienne dans la mesure où elles contribuent à rendre plus conformes à l'Évangiles les institutions dans lesquelles elles se trouvent ; mais toujours à leur niveau, que ce soit au bas ou en haut de l'échelle sociale.
C'est un équivalent catholique de la Franc-maçonnerie, notamment de par son caractère secret.
Il n'y a rien de secret dans l'Opus Dei. L'appartenance à cette institution n'est pas une chose que l'on dissimule, même si on n'en fait pas forcément part à tout le monde, parce que cela relève de la vie privée.
Les moyens de formation chrétienne et les activités profanes qui ont lieu dans les centres de l'Opus Dei sont accessibles à tous.
Le Fondateur, saint Josémaría, a affirmé lui-même que les membres de l'Œuvre exècrent le secret, parce que ce sont des fidèles courants, des gens strictement identiques aux autres (Entretiens, n° 34).
C'est donc un lobby, et il n'y a rien de honteux là-dedans. Il est normal que les catholiques s'organisent, eux aussi, pour influer d'une manière ou d'une autre sur la société. En tout cas, il me semble que le contexte est un peu différent.
Le but de l'Opus Dei n'est pas d'être une organisation de ce genre. Il se contente simplement d'apporter à ceux qui le désirent une formation qui leur permet de mieux rencontrer Dieu dans leur vie quotidienne. Lorsque j'assiste à la récollection mensuelle, à la méditation prêchée ou à mon cercle hebdomadaire, on ne m'enseigne pas les techniques pour noyauter les institutions ; on m'apprend plutôt à pratiquer les vertus, à aider mon prochain, à être fidèle aux normes de piété ou encore on me donne des conseils pour travailler plus efficacement.
Là encore, je pourrais citer le Fondateur : L'Opus Dei n'intervient jamais dans l'ordre politique ; il est absolument étranger à toute tendance, à tout groupe ou régime politique, économique, culturel ou idéologique. Ses buts — je le répète — sont exclusivement spirituels et apostoliques. Il exige simplement de ses membres qu'ils vivent en chrétiens, qu'ils s'efforcent d'ajuster leur vie à l'idéal évangélique. Il ne s'immisce par conséquent, en aucune manière, dans les questions temporelles. (Entretiens, n° 28).
Je n'ai pas de grief personnel, si ce n'est que j'ai tendance à me méfier des communautés nouvelles. Il me semble que les paroisses sont vidées de leurs forces vives et de leur dynamisme potentiel du fait de ces communautés.
Mon avis diffère du vôtre. Selon moi, les paroisses se seraient vidées de toute façon, en raison du manque d'intérêt de ce qui y était proposé. Les communautés nouvelles, loin de vider les paroisses, permettent à de nombreux catholiques de ne pas s'éloigner de l'Église. Je crois justement que ce qui est vécu dans ces communautés incite leurs membres à s'engager vraiment dans la vie de l'Église.
Or, pour qu'il y ait de la vie, il faut qu'elle se manifeste au centre de la Cité. Et le lieu idéal où peuvent se créer les liens sociaux, au centre de la Cité, c'est la paroisse.
Tout dépend de ce que vous entendez par lien social. En général, je fréquente ma paroisse pour la Messe. Mais ma formation et ma direction spirituelle se font uniquement au centre de l'Opus Dei.
Si les gens veulent être en communauté, pourquoi n'ont-ils pas la vocation monastique dans ce cas ?
N'est-il pas justement audacieux d'imaginer une forme laïque de la vie communautaire ?
Recevoir la communion assis, c'est bizarre quand même.

Cette pratique a été abandonnée par le Chemin néo-catéchuménal suite aux demandes du Saint-Siège. On peut reprocher au Chemin d'avoir une liturgie anticonformiste, mais pas de désobéir à l'autorité de l'Eglise.
De plus, Rome a plusieurs fois insisté pour que cesse la systématisation de l'office dominical célébré le samedi (et on rejoint, du coup, une autre conversation), sans pour autant obtenir le moindre changement.
Ce n'est pas vraiment cela qui est demandé mais plutôt que les membres de la communauté assistent aussi à la Messe paroissiale, ce qui est d'ailleurs le cas.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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