Je dirais que c'est l'Église qui est infaillible pour commencer.
Le concile réuni par l'empereur devait être endossé à son tour par la communauté chrétienne de Rome (= évêque de Rome) mais afin qu'il puisse prendre effet réellement dans toute l'étendue de l'Église.
Il n'existe pas d'autorité suprême autonome de tels évêques par ici, telle une autorité étrangère au pape et auquelle lui-même devrait se soumettre sans discuter. Les évêques du concile doivent plutôt en arriver à un accord avec l'évêque de Rome et tout comme l'évêque de Rome tiendra compte évidemment de ce que les évêques lui disent. Il s'agit d'une autorité collégiale et dont l'évêque de Rome doit être partie prenante.
Vous remarquerez ce qui arrive avec nos chrétiens orthodoxes depuis leur scission d'avec le pape. Les Églises nationales et autocéphales dites ''orthodoxes'' n'auront jamais réuni un seul concile depuis la séparation avec Rome. Pas un seul. Et pour cause ! Parce que n'importe quel concile là-bas serait inoppérant du au fait de l'absence de cet arbitre qu'est la communauté de Rome.
Les différentes Églises n'arrivent tout simplement pas à s'entendre, à l'exacte réplique de ce que l'on voit dans le monde protestant. L'amour propre des uns ne parvient pas à céder quand il n'est pas cette reconnaissance ultime de l'autorité à Rome.
Alors il est vrai que nombre des premiers conciles ne sont pas convoqués par le pape à strictement parler, et ces conciles peuvent même se tenir loin de Rome, en terre des Grecs. Il n'en fait rien à l'affaire ! Ces mêmes conciles finissent par être reçus par tous les Grecs mais parce que l'évêque de Rome les aura approuvés aussi. La sédition ou les contestataires sont réduits au silence à Corinthe, à Éphèse et ailleurs, à dix mille kilomètres de Rome, mais parce que l'avis de l'évêque de Rome est d'un poids déterminant jusque dans le fond de l'Asie.
Théodose,
Le pape n'avait pas le pouvoir de bloquer la décision d'un concile au niveau universel.
La communauté chrétienne de Rome a constitué l'épine dorsale animant la résistance à l'empereur et à une multitudes d'évêques orientaux qui tous passaient dans le camp de l'arianisme par cent et par mille. Il n'y avait pas là qu'une petite pression de rien du tout. Le camp de l'évêque de Rome a fini par triompher parce que ce dernier était revêtu d'un prestige moral dont ne pouvait disposer aucune autre Église à l'échelle de l'oikoumène. On peut dire que le pape aura mis son véto dans la balance. Et l'arianisme n'aura pas pu devenir le dogme universel de l'Église. Rome aura fait plus que simplement bloquer un concile.
Je dirais que c'est l'Église qui est infaillible pour commencer.
Le concile réuni par l'empereur devait être endossé à son tour par la communauté chrétienne de Rome (= évêque de Rome) mais afin qu'il puisse prendre effet réellement dans toute l'étendue de l'Église.
Il n'existe pas d'autorité suprême autonome de tels évêques par ici, telle une autorité étrangère au pape et auquelle lui-même devrait se soumettre sans discuter. Les évêques du concile doivent plutôt en arriver à un accord avec l'évêque de Rome et tout comme l'évêque de Rome tiendra compte évidemment de ce que les évêques lui disent. Il s'agit d'une autorité collégiale et dont l'évêque de Rome doit être partie prenante.
Vous remarquerez ce qui arrive avec nos chrétiens orthodoxes depuis leur scission d'avec le pape. Les Églises nationales et autocéphales dites ''orthodoxes'' n'auront jamais réuni un seul concile depuis la séparation avec Rome. Pas un seul. Et pour cause ! Parce que n'importe quel concile là-bas serait inoppérant du au fait de l'absence de cet arbitre qu'est la communauté de Rome.
Les différentes Églises n'arrivent tout simplement pas à s'entendre, à l'exacte réplique de ce que l'on voit dans le monde protestant. L'amour propre des uns ne parvient pas à céder quand il n'est pas cette reconnaissance ultime de l'autorité à Rome.
Alors il est vrai que nombre des premiers conciles ne sont pas convoqués par le pape à strictement parler, et ces conciles peuvent même se tenir loin de Rome, en terre des Grecs. Il n'en fait rien à l'affaire ! Ces mêmes conciles finissent par être reçus par tous les Grecs mais parce que l'évêque de Rome les aura approuvés aussi. La sédition ou les contestataires sont réduits au silence à Corinthe, à Éphèse et ailleurs, à dix mille kilomètres de Rome, mais parce que l'avis de l'évêque de Rome est d'un poids déterminant jusque dans le fond de l'Asie.
Théodose,
[quote] Le pape n'avait pas le pouvoir de bloquer la décision d'un concile au niveau universel.[/quote]
La communauté chrétienne de Rome a constitué l'épine dorsale animant la résistance à l'empereur et à une multitudes d'évêques orientaux qui tous passaient dans le camp de l'arianisme par cent et par mille. Il n'y avait pas là qu'une petite pression de rien du tout. Le camp de l'évêque de Rome a fini par triompher parce que ce dernier était revêtu d'un prestige moral dont ne pouvait disposer aucune autre Église à l'échelle de l'oikoumène. On peut dire que le pape aura mis son véto dans la balance. Et l'arianisme n'aura pas pu devenir le dogme universel de l'Église. Rome aura fait plus que simplement bloquer un concile.