Un enfant ou un plaisantin vous dirait que c'est la trace de l'Esprit Saint

lorsqu'il est descendu sur un moine ou un clerc

, lors de ses vœux ou lors de son entrée en cléricature (par le sous-diaconat autrefois, par le diaconat aujourd'hui).
Soyons plus sérieux.
La tonsure est inconnue des premiers Chrétiens. Elle semble apparaître en Orient dans le courant du 4ème s. puisque saint Jérôme l'approuve à condition que ce ne soit pas une tonsure totale, marque des esclaves. Comme je l'ai écrit plus haut, elle ne se généralise qu'au 6ème s. pour les moines et lentement au 7ème s. pour les autres clercs. Elle devient alors un signe distinctif majeur pour les membres du clergé (monastique autant que séculier), mais ne remplace évidemment en aucun cas la prononciation des vœux ou l'ordination.
En matière de distinction sociale, notez qu'à l'époque les rois et les puissants gardent et entretiennent une longue tignasse, et que raser le crâne d'un fils de roi équivaut à lui retirer toute légitimité à régner. C'est ce qui est arrivé à plusieurs héritiers royaux de la lignée mérovingienne (dont je ne me rappelle plus les noms pour l'instant).
La forme de la tonsure a pu varier selon les régions du monde et les époques.
- tonsure
orientale ou
de saint Paul, la plus ancienne, qui malgré l'avertissement de saint Jérôme consistait à un rasage complet du crâne,
- tonsure
romaine ou
de saint Pierre, celle que nous connaissons, formant couronne,
- tonsure
celtique ou
de saint Jean, qui consistait à raser le front et le devant du crâne jusqu'aux oreilles,
Précisons immédiatement que l'attribution à telle ou telle forme de tonsure à l'un des saints Apôtres n'a absolument rien de biblique ou d'historique. N'empêche que chaque tradition avait ses défenseurs irréductibles. Pour exemple, le débat sur les tonsures dite
de saint Jean ou dite
de saint Pierre a longtemps cristallisé les débats ecclésiaux qui ont illustré la
romanisation (promue par saint Augustin de Cantorbery au 6ème s.) du christianisme
celtique (celui de saint Patrick, venu du 4ème s., que saint Colomban a importé en Gaule au début du 7ème s.).
Un enfant ou un plaisantin vous dirait que c'est la trace de l'Esprit Saint :paix! lorsqu'il est descendu sur un moine ou un clerc :sign: , lors de ses vœux ou lors de son entrée en cléricature (par le sous-diaconat autrefois, par le diaconat aujourd'hui). :mdr:
Soyons plus sérieux. :saint:
La tonsure est inconnue des premiers Chrétiens. Elle semble apparaître en Orient dans le courant du 4ème s. puisque saint Jérôme l'approuve à condition que ce ne soit pas une tonsure totale, marque des esclaves. Comme je l'ai écrit plus haut, elle ne se généralise qu'au 6ème s. pour les moines et lentement au 7ème s. pour les autres clercs. Elle devient alors un signe distinctif majeur pour les membres du clergé (monastique autant que séculier), mais ne remplace évidemment en aucun cas la prononciation des vœux ou l'ordination.
En matière de distinction sociale, notez qu'à l'époque les rois et les puissants gardent et entretiennent une longue tignasse, et que raser le crâne d'un fils de roi équivaut à lui retirer toute légitimité à régner. C'est ce qui est arrivé à plusieurs héritiers royaux de la lignée mérovingienne (dont je ne me rappelle plus les noms pour l'instant).
La forme de la tonsure a pu varier selon les régions du monde et les époques.
- tonsure [i]orientale[/i] ou [i]de saint Paul[/i], la plus ancienne, qui malgré l'avertissement de saint Jérôme consistait à un rasage complet du crâne,
- tonsure [i]romaine[/i] ou [i]de saint Pierre[/i], celle que nous connaissons, formant couronne,
- tonsure [i]celtique[/i] ou [i]de saint Jean[/i], qui consistait à raser le front et le devant du crâne jusqu'aux oreilles,
Précisons immédiatement que l'attribution à telle ou telle forme de tonsure à l'un des saints Apôtres n'a absolument rien de biblique ou d'historique. N'empêche que chaque tradition avait ses défenseurs irréductibles. Pour exemple, le débat sur les tonsures dite [i]de saint Jean[/i] ou dite [i]de saint Pierre[/i] a longtemps cristallisé les débats ecclésiaux qui ont illustré la [i]romanisation[/i] (promue par saint Augustin de Cantorbery au 6ème s.) du christianisme [i]celtique[/i] (celui de saint Patrick, venu du 4ème s., que saint Colomban a importé en Gaule au début du 7ème s.).