par steph » mer. 20 août 2008, 21:49
Le Christ est enseveli (en nous), "Que toute chair humaine fasse silence" ("qu'elle se tienne immobile avec crainte et tremblement et qu'elle n'arrête son esprit à rien de terrestre, car le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs s'avance pour être immolé et donné en nourriture aux croyants. Il est précédé des choeurs des Archanges avec les Principautés et les Puissances¨, des Chérubins aux yeux innombrables et les Séraphins aux six ailes qui se couvrent la face et qui clament cette hymne: Alléluia, alléluia, alléluia.") Ce chant remplace l'hymne des Chérubins (chant d'offertoire) à la messe du Samedi saint (vigile pascale) chez les byzantins.
De même, après le vendredi saint, le Christ enseveli à l'office de la Passion, il y a comme un silence, un désert, un moment vide et plein en même temps pendant tout le samedi...
Ce temps de silence, c'est le moment où les âmes de concert acclament Celui qui vient les libérer et leur ouvre les portes de l'hades.
Première piste me semble-t-il.
Ensuite:
Dans la liturgie byzantine, avant le début de la Liturgie, le prêtre fait la Préparation, le diacre encensant l'église récite le Ps 50, le lecteur lit les Heures (Tierce et Sexte), les fidèles font leur prière en entrant dans l'église, en vénérant les icônes, en offrant les cierges...
Et voici ce que dit P. Denis Guillaume:
« Nous aimons cette polyvalence, qui n'a rien de commun avec la logique et la rationalité occidentales, auxquelles certains de nos frères néanmoins voudraient réduire notre divine Liturgie, en éliminant par exemple la concomitance d’une prière plus profondément théologique du Prêtre et d’une louange plus simple chantée par le peuple, ou bien en confiant à toute l’assemblée sous prétexte de sacerdoce royal des laïcs, cette action mystérieuse de Dieu dans la Liturgie, qui la rend proprement ‘‘divine’’. »
Où veux–je en venir ?
La liturgie post-conciliaire n’a pas éliminé certaines prières secrètes (prononcées à voix basse par le prêtre). Ainsi, par exemple, à l’offertoire, le prêtre présente les dons et l’assemblée (chante, écoute le chant, la musique) prie de son côté. Et dans le cas de la musique, chaque fidèle est laissé à lui-même dans le cœur à cœur avec Dieu.
Ainsi, ces prières simultanées et personnelles des fidèles peuvent-elles, voire même, doivent-elles trouver leur place dans la liturgie.
Cela divise-t-il le corps ???
Pas du tout, car « Les membres malgré leur nombre ne font qu’un seul Corps » Et les organes, malgré diverses fonctions accomplissent simultanément leur rôle…
Voilà quoi pour les prières plus personnelles (ou individuelles) pendant la messe. Pourvu qu’elles n’entravent pas l’attention générale. Tout comme d’ailleurs elle ne l’empêche pas chez les byzantins qui savent faire leurs métanies au moment opportun, etc.
(edit:) alors que d'autre part ils prient personnellement.
D'ailleurs, la légende de Saint Bernard nous montre le Saint face à un rustre qui lui dit n'être jamais distrait dans sa prière: mal lui en prend: il a tort... Nous aussi sommes distraits d'une part, et d'autre part, (en tout cas moi) spontanément nous présentons notre prière qui résulte de tout le cadre liturgique, certes, mais notre prière quand même, en la superopsant (ou plutôt la subposant) à la prière extérieure, liturgique...
Le Christ est enseveli (en nous), "Que toute chair humaine fasse silence" ("qu'elle se tienne immobile avec crainte et tremblement et qu'elle n'arrête son esprit à rien de terrestre, car le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs s'avance pour être immolé et donné en nourriture aux croyants. Il est précédé des choeurs des Archanges avec les Principautés et les Puissances¨, des Chérubins aux yeux innombrables et les Séraphins aux six ailes qui se couvrent la face et qui clament cette hymne: Alléluia, alléluia, alléluia.") Ce chant remplace l'hymne des Chérubins (chant d'offertoire) à la messe du Samedi saint (vigile pascale) chez les byzantins.
De même, après le vendredi saint, le Christ enseveli à l'office de la Passion, il y a comme un silence, un désert, un moment vide et plein en même temps pendant tout le samedi...
Ce temps de silence, c'est le moment où les âmes de concert acclament Celui qui vient les libérer et leur ouvre les portes de l'hades.
Première piste me semble-t-il.
Ensuite:
Dans la liturgie byzantine, avant le début de la Liturgie, le prêtre fait la Préparation, le diacre encensant l'église récite le Ps 50, le lecteur lit les Heures (Tierce et Sexte), les fidèles font leur prière en entrant dans l'église, en vénérant les icônes, en offrant les cierges...
Et voici ce que dit P. Denis Guillaume:
« Nous aimons cette polyvalence, qui n'a rien de commun avec la logique et la rationalité occidentales, auxquelles certains de nos frères néanmoins voudraient réduire notre divine Liturgie, en éliminant par exemple la concomitance d’une prière plus profondément théologique du Prêtre et d’une louange plus simple chantée par le peuple, ou bien en confiant à toute l’assemblée sous prétexte de sacerdoce royal des laïcs, cette action mystérieuse de Dieu dans la Liturgie, qui la rend proprement ‘‘divine’’. »
Où veux–je en venir ?
La liturgie post-conciliaire n’a pas éliminé certaines prières secrètes (prononcées à voix basse par le prêtre). Ainsi, par exemple, à l’offertoire, le prêtre présente les dons et l’assemblée (chante, écoute le chant, la musique) prie de son côté. Et dans le cas de la musique, chaque fidèle est laissé à lui-même dans le cœur à cœur avec Dieu.
Ainsi, ces prières simultanées et personnelles des fidèles peuvent-elles, voire même, doivent-elles trouver leur place dans la liturgie.
Cela divise-t-il le corps ???
Pas du tout, car « Les membres malgré leur nombre ne font qu’un seul Corps » Et les organes, malgré diverses fonctions accomplissent simultanément leur rôle…
Voilà quoi pour les prières plus personnelles (ou individuelles) pendant la messe. Pourvu qu’elles n’entravent pas l’attention générale. Tout comme d’ailleurs elle ne l’empêche pas chez les byzantins qui savent faire leurs métanies au moment opportun, etc.
(edit:) alors que d'autre part ils prient personnellement.
D'ailleurs, la légende de Saint Bernard nous montre le Saint face à un rustre qui lui dit n'être jamais distrait dans sa prière: mal lui en prend: il a tort... Nous aussi sommes distraits d'une part, et d'autre part, (en tout cas moi) spontanément nous présentons notre prière qui résulte de tout le cadre liturgique, certes, mais notre prière quand même, en la superopsant (ou plutôt la subposant) à la prière extérieure, liturgique...