Des erreurs dans la Bible ?

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Re: Des erreurs dans la Bible ?

par Bip1 » ven. 13 août 2010, 19:49

J'ai l'impression que nous nous écartons du sujet ... mais je dois dire que ce ,n'était pas sans intérêt .
Les différences que l'on trouve dans les évangiles sont voulues . Ces différences produisent un effet : la " stéréologie " ( voir ce mot sur internet ) qui enrichit le texte en lui donnant du relief et un sens particulier . Cet effet , que je n'ai jamais vu ailleurs , est très fréquent dans les évangiles .
Je donnerai comme exemples la pêche miraculeuse ou la parabole du semeur .
Chaque récit de la pêche miraculeuse est porteur de sens , mais si on met les deux récits en parallèle , les différences entre les deux apportent un jour nouveau à ces épisodes .
Je dis bien un jour nouveau
En ce qui concerne la parabole du semeur , si un évangéliste écrit " un donne trente soixante ou cent " , s'il le répète , dans le même ordre et fait dire à Jésus :" Que celui qui a des oreilles entende..." et si un autre évangéliste écrit " un donne cent ou soixante ou trente " , s'il le répète ... donc en utilisant les mêmes chiffres mais dans un ordre différent , on ne m'enlèvera pas de l'idée qu'il y a une intention , celle d'amener le lecteur sur une piste .( je pense au nombre abusif des lois juives ) .
Alors , pour moi , toutes ces contradictions , loin de représenter un défaut , sont une mine pour l'exégète .

Re: Des erreurs dans la Bible ?

par gerardh » mer. 14 juil. 2010, 23:15

__________

VR a écrit :
il est bien connu que les évangiles ont été traduit de l'araméen en grec !
A ma connaissance, cela n'est qu'une hypothèse émise par certains spécialistes. En tout état de cause, le canon du NT est le texte grec.


___________

Re: Des erreurs dans la Bible ?

par Bip 1 » mer. 14 juil. 2010, 11:19

Oméga , vous avez écrit un peu plus haut :"la vigne (symbole de la connaissance spirituelle) avec le figuier (symbole du savoir intellectuel).
Je trouve cela intéressant mais j'aimerais savoir d'où vient cette symbolique ?
Autrement dit , quelles sont vos sources ?
Merci

par Christian » mar. 10 mai 2005, 10:31

Avec la meilleure volonté du monde, l'exégète le plus conciliant a tout de même du mal à imaginer Jésus faisant de mauvais calembours en grec pour un pêcheur du lac de Tibériade qui ne devait comprendre que l'araméen.
[align=justify]Une vision misérabiliste de l’Eglise primitive nous empêche de voir que Jésus le maître charpentier et ses disciples pêcheurs, collecteurs d’impôts, fabricants de tentes, etc., se rattachaient sociologiquement à la classe moyenne. Ils vivaient dans un confort et entourés d'un prestige social dont pouvaient seulement rêver les travailleurs journaliers, domestiques, esclaves, étrangers sans terre, sans même parler, bien sûr, des mendiants, lépreux et handicapés qui traînaient dans les villes. Voir dans ‘la bande à Jésus’ des campesinos, des wetbacks, des exclus économiques, comme le voudraient certains théologiens guevaristes est une sottise au regard même des textes. Les pêcheurs avaient leur propres bateaux, leur équipement et même des serviteurs. La mère de Pierre possédait une maison à Capharnaüm, assez grande pour loger Jésus et ses disciples. Levi, alias Mathieu, collabo des Romains, était certainement mal vu de ses compatriotes, mais trouvait des compensations financières. Lui aussi était propriétaire de sa maison. On ne comprendrait pas le courage de ‘tout quitter’ pour suivre Jésus si justement, ses disciples ne possédaient rien.

Cette classe moyenne n’était pas non plus inculte. Certainement ne l’était pas un collecteur d’impôts qui devait connaître la comptabilité et les lois, et les interpréter en trois langues, le latin de l’administration, le grec des marchands, l’araméen local. Jésus lui-même avait fait de fortes études. A douze ans, il argumentait dans le Temple avec les docteurs de la Loi. Outre l’hébreu biblique et l’araméen, il parlait sans doute le grec, langue véhiculaire de la région, et peut-être bien le latin (il s’entretient avec le centurion et Pilate — c’eut pu être en grec avec ce dernier, mais on doute que ces colonisateurs aient pris la peine d’apprendre l’araméen, pas plus qu’un gendarme français ou un gouverneur du Sénégal n’aurait appris le wolof).

Mon opinion toute personnelle est que les Evangiles ont été écrits directement en grec, pour la même raison qu’on écrirait aujourd’hui en anglais un texte promis à une diffusion intercommunautaire. Mais leurs auteurs n’avaient pas le grec pour langue maternelle selon les spécialistes, dont Tresmontant. On y relève nombre d’hébraïsmes, ce qui tend à prouver que la rédaction des Evangiles suit de très près la mort du Christ, sinon on aurait trouvé des Grecs convertis pour les écrire dans une langue plus pure.

Tout ça pour dire que 1) Pierre aurait compris le jeu de mots sur son nom, même si Jésus l’avait fait en grec, et 2) on peut excuser des journalistes (les sieurs Mordillat et Prieur) de n’être « ni exégètes, ni biblistes, ni historiens,ni linguistes, ni philosophes, ni même épistémologues », mais on peut leur tenir rigueur de ne pas lire les textes qu’ils critiquent.

Christian[/align]

par VexillumRegis » mar. 10 mai 2005, 8:23

[align=justify]Saint Robert Bellarmin : "Augustin a été trompé par son ignorance de l'hébreu : en effet l'argument qui l'a amené à changer d'avis c'est que le Christ n'a pas dit Tu es Petra mais Tu es Petrus,.... S'il avait réfléchi que Céphas signifie en réalité Pierre, et que par conséquent la parole du Seigneur revient à dire tu es petra, et super hanc petram aedificabo, il aurait admis la vérité de notre interprétation."[/align]

- VR -

par zefdebruz » lun. 09 mai 2005, 23:21

[align=justify]Attention, Prieur et Mordillat ne sont ni exégètes, ni biblistes, ni historiens,ni linguistes, ni philosophes, ni même épistémologues, mais de "simples" journalistes : les auteurs de "Jésus contre Jésus " et de Jésus après Jésus" ,qui se sont illustrés il y a quelques années avec la série Corpus Christi, sur Arte, utilisent des arguments tirés de la révolution Bultmannienne, réfutés depuis par les progrès remarquables dans toutes les disciplines touchant à l'étude des Ecritures , y compris la papyrologie ! ( découvertes de l'allemand Peter Carsten Thiede publiées en 1994, totalement ignorées de nos compères apprentis biblistes).
La plupart des arguments de Prieur et Mordillat remontent au XIXe, voir début XXe avec quelques emprunts à Renan et Loisy.

Le principal problème est que a télévision leur ont offert une tribune de choix s'agissant de thèses d'inspiration protestantes, souvent anti-catholiques, parfois anti-chrétiennes tout court, présentées sous un aspect pseudo-scientifique qui peut donner au téléspectateur non averti, voir à des catholiques peu ou prou formés, une impression d'enquête sérieuse et bien argumentée ! Certains iront même jusqu'à se sentir plus intelligents après avoir lu un de leurs ouvrages : ils ont une grande qualité, celle de la synthèse et de la vulgarisation, alliée une bonne dose de culôt, a peine visible sous un verni d'érudition, mais malheureusement leur parti pris les a empêché d'aller plus loin et de vérifier la solidité de ces vieilles thèses que plus aucun bibliste actuel n'oserait soutenir de peur de se couvrir de ridicule vis-à-vis de ses pairs.

Le fait d'être journaliste est plutôt un avantage de ce côté là, puisqu'il s'agit d'embobiner le plus grand nombre en faisant fi de l'avis des spécialistes, et la recette semble bien fonctionner à voir la notoriété de nos deux compères, cités allègrement dans les discussions de café du commerce.
Tout n'est cependant pas faux dans leurs écrits et présentations, loin de là, ce qui rend encore plus dangereuses les pointes mensongères venimeuses dissimulées ci et là où les procès d'intentions faciles et sans preuves véritables, avec force utilisation de " de toute évidence", "on peut en conclure que ", " il est notoire que " etc, etc.

Bref de la bien mauvaise littérature... mais hélas ça marche auprès du grand public.[/align]

Pierre(s)

par FMD » lun. 09 mai 2005, 18:59

[align=justify]
Soleil d'Orient a écrit :On a trouvé une contradiction entre ce dernier passage et notre récit : d'après Jean, Pierre aurait reçu ce nom dès le commencement. Mais ici Jésus ne lui donne pas ce nom, il le lui confirme : tu es Pierre.

On distingue généralement le surnom de « Pierre » dont le Christ affuble Simon dès sa rencontre du véritable nom propre qu'il devient dans ce passage suivant Pâques, il s'agit donc effectivement d'une confirmation. Cela dit il est vrai que cette remarque illustre assez bien le niveau de ces deux « historiens » cités par omega et/ou leur honnêteté intellectuelle.[/align]

par VexillumRegis » lun. 09 mai 2005, 18:50

Dans l'évangile de Matthieu, Jésus [...] prononcesa célèbre sentence : "et bien moi je te le dis : Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église" (mt16,18). L'authenticité de cette parole fondant l'Eglise sur Pierre est absolument improbable. Si jamais une pareille phrase avait été prononcée par Jésus, il serait invraisemblable qu'elle figure exclusivement dans l'évangile de Matthieu. D'autant qu'en grec le jeu de mot est un peu approximatif (si Pierre se dit Petros, la pierre se dit petra). Avec la meilleure volonté du monde, l'exégète le plus conciliant a tout de même du mal à imaginer Jésus faisant de mauvais calembours en grec pour un pêcheur du lac de Tibériade qui ne devait comprendre que l'araméen.
[align=justify]Mais n'est-ce pas plutôt la remarque de Mordillat et Prieur qui prête à rire ? Car il est bien connu que les évangiles ont été traduit de l'araméen en grec ! A l'origine, c'est donc bien entendu en araméen que Jésus a parlé à Pierre, et non en grec...[/align]

Voici l'exégèse de ce passage de Matthieu disponible sur le site dont j'ai indiqué le lien à la page précédente :

[align=justify]Grec : "tu es Petros (masculin), un roc : et sur cette petra (féminin), sur ce roc, je bâtirai..." On voit que l'évangéliste a employé en grec ces deux synonymes de manière à ce que l'un soit un nom propre, l'autre un nom commun.

Le français comme le grec rend ce jeu de mots : "Tu es Pierre, et sur cette pierre..." Mais Jésus parlait araméen et répéta identiquement le même terme : "Tu es Kèphas (roc) et sur ce Kèphas..." (Jean 1.43)

- On a trouvé une contradiction entre ce dernier passage et notre récit : d'après Jean, Pierre aurait reçu ce nom dès le commencement. Mais ici Jésus ne lui donne pas ce nom, il le lui confirme : tu es Pierre.

- Quel est le sens des paroles si longuement controversées : sur ce roc je bâtirai mon Eglise ? Et d'abord, qu'est-ce ici que l'Eglise, mot qui ne se trouve nulle part dans nos évangiles, sauf dans notre passage et dans Matthieu 18.17 ?

Le terme français Eglise est grec par son étymologie (ecclèsia), et dans la langue originale, il signifie toute assemblée ou plutôt convocation même en dehors d'un but religieux. (Actes 19.39,40) Jésus se servit sûrement du mot hébreu kahal, qui désignait les convocations solennelles du Peuple israélite. Par ce terme, il n'entendait pas désigner une Eglise particulière, mais l'ensemble de ceux qui croiraient en lui. (Il en est autrement au Matthieu 18.17)

Enfin, il considère l'Eglise, suivant une figure de langage qu'emploiera fréquemment l'apôtre Paul, comme un édifice qu'il s'agit de bâtir.

La critique négative, n'admettant pas que Jésus pût ainsi parler de son Eglise avant qu'elle existât, révoque en doute l'authenticité de ces paroles, qui, selon elle, appartiennent à un ordre de faits postérieurs.

Comment alors Jésus pourrait-il parler si souvent de son royaume (vers. 19), en décrire tous les caractères et tous les développements, jusqu'à la perfection ? La notion d'une telle société spirituelle était d'ailleurs donnée par la communion des âmes pieuses du milieu du peuple d'Israël, qui formaient déjà une Eglise. Et même le petit nombre de croyants réunis autour du Sauveur n'étaient-ils pas déjà son Eglise ? Et Jésus n'aurait pu en prévoir tous les développements futurs ! Il faut s'y résigner : retrancher du Nouveau Testament la prescience et la divinité de Jésus-Christ, c'est se condamner à n'y plus trouver qu'une longue suite d'énigmes.

- Maintenant, quelle prérogative le Seigneur confère-t-il à Pierre par ces paroles ? Il faut d'abord en écarter toutes les interprétations contraires à une saine exégèse. Ainsi l'idée d'Augustin que Jésus, en disant : sur ce roc, se désignait lui-même du geste. Ainsi encore celle de plusieurs Pères et de la plupart des interprètes protestants que ce roc, c'est la confession de Pierre, ou sa foi considérée dans un sens abstrait. Sans doute, c'est a cause de cette foi que le Seigneur le proclame le roc sur lequel il fondera. son Eglise, et l'instant d'après quand Pierre ne comprendra point les choses divines, il l'appellera Satan. (verset 23)

Mais il faut bien reconnaître que Jésus en lui disant : Tu es Pierre,...sur cette pierre, je bâtirai,...désigne bien la personne de l'apôtre. C'est sur sa personne, pour autant du moins qu'il se montrera, par l'obéissance et la foi, un rocher, c'est sur son action personnelle, que reposera l'édifice de l'Eglise.

L'événement a confirmé la prophétie. Les premiers chapitres du livre des Actes nous présentent Pierre comme le fondateur de l'Eglise, parmi les Juifs, Matthieu 2 parmi les Samaritains (Matthieu 8.14 et suivants) et parmi les païens. (Matthieu 10) Dans tous les catalogues des apôtres, Pierre est nommé le premier. (Matthieu 10.2 ; Marc 3.16 ; Luc 6.14 ; Actes 1.13) Il a donc bien occupé aux yeux de l'Eglise primitive le rang que le Maître lui avait assigné.
[/align]

[align=justify]Et l'on ne peut pas accuser ce site d'être partial et pro-catholique, puisque l'exégèse poursuit immédiatement après le passage précédent : "Qu'y a-t-il dans ce fait qui puisse donner le moindre prétexte aux inventions absurdes et impies de l'Eglise de Rome ?"....[/align]

Pour vérifier : cliquer ici

- VR -

Saint Judas Thaddée, suite et fin

par FMD » lun. 09 mai 2005, 17:15

[align=justify]Notice biographique disponible sur le site MISSEL:
MISSEL a écrit :Plût à Dieu, écrivait saint Jean Chrysostome, qu'il y eût eu quelqu'un pour nous transmettre soigneusement l'histoire des apôtres ! Ce vœu ne s'est pas réalisé pour saint Jude dont l'Evangile ne nous a guère conservé que le nom. Le saint apôtre Thaddée, frère de Jacques le Mineur et cousin de Notre Seigneur Jésus-Christ, portait le prénom de Jude mais était désigné par un surnom ; on lui en donnait même deux : Lebbée et Thaddée, ce qui fait dire à saint Jérôme qu'il était trinomius, à trois noms. Les deux surnoms peuvent se traduire par l'expression : homme de cœur ; encore que le premier exprime plutôt le courage, tandis que le second exprime plutôt la tendresse, qui, sans doute, étaient les caractéristiques de cet apôtre. Et c'est peut-être pour son âme affectueuse, que le peuple chrétien l'a de préférence nommé Thaddée. A la suite de Notre-Seigneur, saint Thaddée ne se distingua pas des autres apôtres. Très attaché à sa personne, mais ne voyant en lui que le restaurateur temporel du royaume d'Israël, ne comprenant guère les hauts enseignements et les terribles prédictions par lesquels Jésus s'efforçait d'ouvrir et d'élever l'intelligence de ses apôtres, Jude fut peut-être, avec ses frères Simon et Josès, de ces frères du Seigneur qui doutaient de lui et le poussaient à se manifester au monde 1, et qui, après la résurrection, eurent quelque peine à reconnaître sa vérité, comme le leur reprocha le Maître 2. Ainsi le permettait la Providence divine pour donner à notre foi une base plus inébranlable. Il fallait la diffusion du Saint-Esprit dans ces âmes d'enfants du peuple, pour y faire germer la foi inébranlable et les vues sublimes. Après la Pentecôte, Simon et Thaddée unirent leurs efforts à ceux de leurs frères pour l'évangélisation de la Palestine. Bientôt la persécution éclata. Jacques, fils de Zébédée, mis à mort, Simon Pierre emprisonné par Hérode et miraculeusement délivré, il sembla que l'heure était venue d'obéir à l'ordre du Seigneur : " Si on vous poursuit dans une ville, sortez-en, secourant la poussière de vos pieds, et fuyez dans une autre " 3. Les apôtres se partagèrent donc le monde avec une émouvante audace, et partirent. " On aime à se représenter cette suprême réunion où les Douze, tout pénétrés encore de la bénédiction et de la parole de Pierre, qui leur a rappelé les bontés du Maître, se séparent en s'embrassant. Ils ont au front un rayonnement céleste. Leur main serre énergiquement le bâton de voyageur qui sera leur houlette ou leur sceptre. Ils n'ont rien autre pour lutter contre l'ennemi, que la foi au Maître qui les envoie, et cependant on sent que leur triomphe est certain. C'est par ces paysans galiléens pauvres, ignorants, inexpérimentés, que le paganisme sera vaincu, comme Goliath l'avait été par David, le pâtre de Bethléem ". Thaddée avait accompli à la lettre le précepte de détachement du Maître et laissé sa famille, car il aurait été marié au moment de sa vocation par Notre-Seigneur, et avait eu des enfants : sous le règne de Domitien ses descendants, dénoncés à l'empereur comme fils de David, furent mandés à Rome, soigneusement interrogés sur leur fortune, qui était petite, sur leur travail, qui avait durci leurs mains, sur leurs espérances au Christ, qui étaient toutes surnaturelles ; enfin ils furent renvoyés dans leur pays, où ils vécurent en paix jusqu'au règne de Trajan. Thaddée, sans doute, commença par prêcher en Samarie et en Idumée, puis en Arabie et en Syrie. C'est alors qu'il écrivit l'épître qui porte son nom où il stigmatise les erreurs que saint Pierre condamne dans sa seconde épître ; entre ces deux documents il existe des ressemblances qui forcent à conclure à une influence mutuelle, à une imitation volontaire de l'un des écrivains par l'autre, constatations nécessaires mènent à placer la composition de l'épître de saint Jude à une époque peu avancée de sa vie apostolique. Du reste, si particulièrement utile qu'elle fût pour ses contemporains, cette lettre ne le reste pas moins pour nous, lorsqu'elle nous apprend à " élever de plus en plus haut l'édifice de notre foi, à nous conserver dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de Notre-Seigneur Jésus-Christ " 4. Elle porte à chaque ligne la justification de ce nom de Thaddée, l'homme de cœur, que fut Jude et qui se montre si à découvert dans la doxologie qui la termine : " A celui qui a le pouvoir de vous préserver de toute chute et de vous faire paraître irrépréhensibles et pleins d'allégresse devant le trône de sa gloire, au seul Dieu ; notre Sauveur, par Notre-Seigneur Jésus-Christ, soient gloire, majesté, force et empire dès avant tous les siècles et maintenant et dans tous les siècles ! Amen ! " 5. Sortant d'Arabie, marchant vers l'est, il entra en Mésopotamie, il pénétra en Perse. Il semble toutefois que c'est entre les fleuves de l'Euphrate et du Tigre qu'il prêcha et fut, selon la tradition la plus vraisemblable, martyrisé, en un lieu mal défini qu'on appelle Arat ou Arara [bien défini en réalité : il s'agit de la région de l'Ararat, dont l'appelation provient de l'ancien royaume païen d'Urartu, situé au coeur de l'Arménie historique. Romaric THOMAS]. Dans des circonstances absolument ignorées, il aurait été cloué à la croix, et son supplice se serait achevé sous les traits ou les pierres dont on l'aurait accablé.

1 Evangile selon saint Jean, VII 4 & XIV 22. 2 Evangile selon saint Marc, XVI 14. 3 Evangile selon saint Luc, IX 5 & X 10-11 ; évangile selon saint Matthieu, X 14 ; évangile selon saint Marc, VI 11. 4 Epître de saint Jude, 20. 5 Epître de saint Jude, 24-25.
[/align]

Morillat et Prieur, deux pseudos historiens !

par Francoise » lun. 09 mai 2005, 16:22

Mais d'où est-ce que tu nous sorts ce genre d'inepties, Cher Omega ?
Ne laisse pas ses pseudos historiens faire injure à ton intelligence en tenant pour vrai tout ce qu'ils disent !

Sache qu'un étudiant en droit, m'a dit qu'en faisant des recherches en Histoire, il avait découvert que beaucoup d'historiens se contentaient dans leurs propres recherches d'écrits d'autres historiens (donc sans vérifier les sources), et que parfois non contents de répéter ce qu'ils avaient lu ils paraphrasaient sans scrupule !
Alors moi tu comprends, des journalistes qui se font passer pour historien, déjà je me gausse, mais en plus quand on apprend qu'ils sont trotskiste (dans leur mentalité tout au moins), là on se roule par terre de rire ! Comment veux-tu qu'ils soient crédibles après cela auprès de gens sérieux?

Et puis, si le témoin qui rapporte cet événement de la vie de Jésus-Christ peut écrire ce qu'Il a dit, il faut que ce témoin comprenne la langue parlée, non?

Et puis, avec mes petites notions minables de Grec ancien, je vais te dire ce que j'ai trouvé dans mon dico :

Petra, as : 1-rocher, roche // 2-rocher dans la mer ou sur le rivage.
Petros, ou : 1-pierre // 2-rocher.

Bien à toi

par omega » lun. 09 mai 2005, 15:07

@ Charles: Merci de me donner suffisemment d'importence pour prétendre que Saint Jude avait prophétisé ma venue sur ce forum ;-) Mais puisque tu cites l'épitre de Jude, tu auras certainement remarqué que le nom de Thadée n'intervient nulle part et que tu l'as placé toi-même en tête de l'épitre. Tu auras aussi remarqué que la bible en ligne sur le site du Vatican n'établit aucun lien entre les deux personnages dans l'introduction à cette épitre.
This letter is by its address attributed to "Jude, a slave of Jesus Christ and brother of James" (? Jude 1:1). Since he is not identified as an apostle, this designation can hardly be meant to refer to the Jude or Judas who is listed as one of the Twelve (? Luke 6:16; ? Acts 1:13; cf ? John 14:22). The person intended is almost certainly the other Jude, named in the gospels among the relatives of Jesus (? Matthew 13:55; ? Mark 6:3), and the James who is listed there as his brother is the one to whom the Letter of James is attributed (see the Introduction to James). Nothing else is known of this Jude, and the apparent need to identify him by reference to his better-known brother indicates that he was a rather obscure personage in the early church.
S'il était si évident que les deux personnages n'en faisaient qu'un, c'eut été la moindre des choses que de le signaler. non ? :cool:


Allez, laissons tomber ce treizième apôtre un peu trop encombrant ! Je vous en propose un dernier pour la route, bien plus embêtant pour l'Eglise Catholique, puis je vous laisse tranquilles.

Extrait de Jésus après Jésus de Mordillat et Prieur
pp.37-38 a écrit : Dans l'évangile de Matthieu, Jésus [...] prononcesa célèbre sentence : "et bien moi je te le dis : Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église" (mt16,18). L'authenticité de cette parole fondant l'Eglise sur Pierre est absolument improbable. Si jamais une pareille phrase avait été prononcée par Jésus, il serait invraisemblable qu'elle figure exclusivement dans l'évangile de Matthieu. D'autant qu'en grec le jeu de mot est un peu approximatif (si Pierre se dit Petros, la pierre se dit petra). Avec la meilleure volonté du monde, l'exégète le plus conciliant a tout de même du mal à imaginer Jésus faisant de mauvais calembours en grec pour un pêcheur du lac de Tibériade qui ne devait comprendre que l'araméen.
[Provocation de mauvais goût supprimée- Charles]

par MB » dim. 08 mai 2005, 16:40

Bon, je n'ai rien dit. :oops:

par guelfo » sam. 07 mai 2005, 18:12

Je crois que la présence de certaines personnes, la mienne pour commencer, déplait à notre ami Charles.

Re: Extraits de l'Epître de saint Jude (Thaddée)

par MB » sam. 07 mai 2005, 17:21

Euh, Charles, quel est le rapport avec le fil ?
Amicalement

Extraits de l'Epître de saint Jude (Thaddée)

par Charles » sam. 07 mai 2005, 0:58

[align=justify]Mes bien-aimés, j'étais bien décidé à vous écrire au sujet du salut qui nous est commun ; or me voici forcé de vous écrire pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux fidèles une fois pour toutes. Car il s'est infiltré parmi vous des individus que l'Écriture condamne depuis longtemps pour ce qu'ils font, des impies qui confondent la grâce de notre Dieu avec le droit de se livrer à la débauche, et qui renient Jésus Christ, notre seul maître et Seigneur.

Et pourtant, ces individus, dans leurs chimères, font la même chose : ils souillent leur corps, ils méprisent la souveraineté de Dieu, ils outragent les anges glorieux. Or l'archange Michel, discutant avec le démon dans la querelle au sujet du corps de Moïse, n'osa pas porter contre lui un jugement outrageant ; il lui dit seulement : Que le Seigneur te punisse ! Eux, au contraire, tout ce qu'ils ne connaissent pas, ils l'outragent ; et tout ce qu'ils savent les corrompt, car ils ne le saisissent que par l'instinct, comme des bêtes sans raison. Malheureux sont-ils ! Ils sont partis sur le chemin de Caïn ; pour de l'argent, ils se sont laissés emporter par l'égarement de Balaam ; ils ont péri avec la révolte de Coré au temps de Moïse. Ces individus sont l'écueil de vos agapes, ils s'empiffrent sans pudeur, ils ne se préoccupent que d'eux-mêmes : nuages sans eau emportés par le vent ; arbres de fin d'automne sans fruits, deux fois morts, déracinés ; flots sauvages de la mer, crachant l'écume de leur propre honte ; astres errants, pour lesquels est réservée à jamais l'obscurité des ténèbres. C'est encore pour eux qu'a prophétisé Hénok, le septième patriarche depuis Adam, qui disait :
Voici que le Seigneur, avec ses saints anges par dizaines de milliers, vient siéger pour le jugement universel et accuser tous les hommes pour tous les actes d'impiété qu'ils ont commis, et pour toutes les paroles intolérables que les pécheurs impies ont prononcées contre lui.

Ce sont des gens qui récriminent, qui protestent contre leur sort, qui s'en vont au gré de leurs passions ; leur bouche profère des énormités, ils n'ont d'égard pour les gens qu'en fonction de leur intérêt.

Mais vous, mes bien-aimés, souvenez-vous de ce qui vous a été prédit par les Apôtres de notre Seigneur Jésus Christ. Ils vous disaient en effet qu'aux derniers temps, il y aura des railleurs, menés par leurs passions impies. Ce sont des fauteurs de divisions, ils ne dépassent pas l'humain, ils ne possèdent pas l'Esprit. Mais vous, mes bien-aimés, que votre foi très sainte soit le fondement de la construction que vous êtes vous-mêmes. Priez dans l'Esprit Saint, maintenez-vous dans l'amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ en vue de la vie éternelle. Ceux qui sont hésitants, prenez-les en pitié, sauvez-les en les arrachant au feu ; quant aux autres, prenez-les aussi en pitié, mais avec crainte, en détestant jusqu'au vêtement souillé par leur corps.

Gloire à Dieu, qui a le pouvoir de vous préserver de la chute et de vous rendre irréprochables et pleins d'allégresse, pour comparaître devant sa gloire :
au Dieu unique, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et puissance, avant tous les siècles, maintenant et pour tous les siècles. Amen.


Saint Jude, le bon et courageux Thaddée, que l'Eglise a appelé ainsi pour ne pas confondre sa mémoire avec celle de l'Iscariote (le sicaire : celui qui se fait payer pour tuer)... il serait bon d'écouter ce qu'il a à nous dire... ;-) [/align]

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